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BAIS |
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La commune
de Bais ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BAIS
Bais vient semble-t-il d'un dérivé du mot Abbaye.
La paroisse de Bais sur laquelle étaient implantés deux prieurés (celui de Saint-Pierre et celui de Saint Mars) est mentionnée au XIIème siècle. Le prieuré de Saint-Pierre, qui appartenait à l'Abbaye de Saint-Melaine de Rennes dès 1152, était situé dans les villages du Bourg-Saint-Père et de la Chapelle-Saint-Père. Il est uni dès 1411 à la mense abbatiale. Son église subsiste jusqu’au XVIIème siècle. Le prieuré de Saint-Mars (ou Saint-Marse) relevait de l'Abbaye de Saint-Sulpice vers 1164.
Les Bénédictins
de Saint-Melaine et les religieuses de Saint-Sulpice fondèrent à Bais deux établissements
existant au XIIème siècle. Mais les premiers se retirèrent de bonne heure
devant l'abbesse de Saint-Sulpice, et leur prieuré de Saint-Pierre de Bais fut
réuni à la mense abbatiale de Saint-Melaine en 1411. Ils conservèrent
toutefois en Bais la métairie d'Elberte, appelée en 1157 « concessio
Girberti presbyteri de ecclesia Beisci » (Dom Morice, Preuves de l'Histoire
de Bretagne, I, 630) dont la jouissance fut donnée à cette époque au prieuré
de Notre-Dame de Vitré, membre de Saint-Melaine, et une rente de 48 boisseaux
de froment à prendre sur les dîmes de la paroisse de Bais, laissée également
aux religieux de Vitré. Quant aux Bénédictines de Saint-Sulpice-des-Bois,
auxquelles Guillaume, fils de Hamon, donna en 1164 une partie des dîmes de
Bais, elles n'établirent point en ce lieu un monastère proprement dit, mais
elles confièrent l'administration de cette paroisse à leurs frères Condonats
; comme ceux-ci portaient dans les derniers temps le titre de prieurs, on appela
naturellement prieurés ou prieurés-cures les bénéfices qu'ils possédaient ;
c'est dans ce sens qu'il faut entendre le nom de prieuré de Bais donné à la
cure de cette paroisse. A l'origine, les recteurs de Bais n'étaient donc que
les vicaires perpétuels de l'abbesse, considérée comme jouissant elle-même
de la dignité pastorale. Lorsque la société des frères Condonats de
Saint-Sulpice disparut, l'abbesse choisit autant que possible des Bénédictins,
pris dans les abbayes voisines de la sienne, pour administrer la paroisse ; elle
ne fut obligée, faute de sujets, de prendre des prêtres séculiers qu'à la
fin du XVIIème siècle. En 1790, le recteur de Bais avait un revenu net de 2
547 livres, et la fabrique de cette paroisse jouissait de 247 livres 2 sols de
rente, toutes charges déduites (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1
V, 29). Au XIXème siècle, la rectorerie de Bais a été érigée en cure de 2ème
classe par ordonnance royale de Charles X, en date du 24 mars 1826 (Pouillé de
Rennes).
L'église est placée sous la protection de saint Mars ou Marse (V-VIème siècle), enfant du pays et disciple de saint Melaine, évêque de Rennes. Saint Mars meurt vers 535 et est inhumé près de l'église paroissiale. Bais dépendait autrefois de la baronnie de La Guerche. La paroisse de Bais dépendait autrefois de la Châtellenie du Désert et de l'ancien évêché de Rennes.
On rencontre les appellations suivantes : ecclesia Beisci (en 1157), Baes (en 1164), Bais (en 1212), Bedeseum (en 1213), Baiscum (en 1516).
Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Bais : Girbert, "presbyter de ecclesia Beisci" (avant 1157), Osmond, "Osmondus sacerdos de Bais" (vers 1213, il fit en 1213 un accord avec l'abbesse de Saint-Sulpice), Frère Pierre Le Mouton, "Petrus de Mouton vicarius perpetuus de Bais" (fut condamné par le Pape Jean XXII vers 1330, à rendre à l'abbesse de Saint-Sulpice les devoirs qu'il lui devait), Frère Jehan Lesvesque (1507-1545), Guillaume Caud (en 1545, âgé de 17 ans, et jusqu'en 1578), Jehan Huet (1578-1594), Jacques Babin (en 1594), François de Valtère (en 1625), Dom Charles Girault (1828-1640), Denis Fabron (1640-1665), Dom François-Joseph de la Marqueraye (1666-1668), Pierre Le Héricy (1668-1687, inhumé dans l'église, sous la lampe), Antoine Duclos (1687-1719, inhumé dans l'église, sous la lampe), Marc Le Colledo (1719-1724), Louis-François Poulain (1725-1738, inhumé dans l'église), Michel Conry ou O'Connery (1739-1772), Thomas Charlton (1772-1775), Michel O'Connery (1775-1780, inhumé dans le choeur de l'église), Julien Bertin (1781-1788, inhumé dans le choeur de l'église), Claude-Richard Bailleul (1788-1789), Gilles-François Chevalier (en 1803), Jean Hattais (1804-1807), Mathurin Haloche (1808-1826), Jean Chumier (1826-1871), Paul Percel (à partir de 1871), ....
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PATRIMOINE de BAIS
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l'église
Saint-Mars ou Saint-Marse (XV-XVI-XIXème siècle). Le patron de Bais est
saint Marse, très vraisemblablement évêque de Nantes, mort solitaire dans
cette paroisse, dont il était natif. Il fut l'ami de saint Melaine, aux funérailles
duquel il assista en 530. Son corps fut honoré dans l'église de Bais
jusqu'en 1427. A cette époque, les habitants, effrayés de l'envahissement
de la Bretagne par l'armée anglaise du duc de Bedfort, portèrent ces
saintes reliques au château de Vitré, fortifié contre l'ennemi. Le corps
de saint Marse fut honorablement traité à Vitré. Dès 1430, l'évêque de
Rennes Guillaume Brillet « ordonna l'office de saint Marse dans l'église
collégiale de la Magdeleine de cette ville et une procession générale
pour être faite tous les ans autour de la ville avec les reliques du saint
au jour de sa fête (21 juin) ». En 1521, l'évêque Yves Mahyeuc
autorisa le transport du saint corps de l'ancien reliquaire dans un autre
plus précieux | |
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la
chapelle Notre-Dame-d'Alliance (1829-1953), reconstruite vers 1828-1829,
elle conserve un bénitier ancien en granit et un retable ancien. Notre-Dame
d'Alliance, mentionnée en 1662 et dans le Pouillé ms. de Rennes
(1711-1723), est une chapelle située sur les limites méridionales de la
paroisse et entretenue par les habitants. Elle était desservie en 1738 par
André Le Lièvre. Ruinée par la Révolution, cette chapelle a été
reconstruite et bénite solennellement, le 18 mai 1828, par Mgr de Lesquen,
évêque de Rennes. On s'y rendait processionnellement aux Rogations et il
s'y faisait beaucoup de pèlerinages (Pouillé de Rennes) | |
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la
chapelle Saint-Mars (1843-1960), édifiée à l'emplacement de l'ermitage de
saint Mars (ancien évêque de Nantes au VIème siècle). Cette
chapelle a été construite en 1842 par
M. Chumier, recteur de Bais, au village de Marsé, et bénite par le chanoine Dubourdieu le 18 avril 1843 ; elle était entretenue
et desservie souvent. D'après la tradition, saint Marse
naquit en ce lieu, ou tout au moins vint s'y retirer lorsqu'il eut abdiqué la dignité épiscopale ; on y montre encore
son puits, et c'est sur l'emplacement de la maison habitée par lui
qu'a été construite la chapelle dont nous parlons (Pouillé de Rennes). | |
l'ancienne chapelle Saint-Pierre, aujourd'hui disparue. Il s'agissait d'une chapelle priorale dépendant à l'origine de l'abbaye de Saint-Melaine, dans laquelle on faisait encore des mariages au XVIIème siècle (Pouillé de Rennes) ; | |
l'ancienne chapelle Notre-Dame. Dépendant du couvent des Filles de la Sagesse, cette chapelle a été bénite au XIXème siècle par Mgr Charbonneau, évêque missionnaire. Elle était desservie de temps à autre et on s'y rendait en procession (Pouillé de Rennes) ; | |
l'ancien prieuré Saint-Pierre, membre de l'abbaye de Saint-Melaine. On a peu de renseignements sur cet ancien prieuré, mentionné en 1152 dans une charte d'Alain, évêque de Rennes, en 1158 dans un acte de Josse, archevêque de Tours, en 1170 dans une lettre d'Etienne, également évêque de Rennes, en 1185 dans la bulle de Luce III, et en 1213 dans une charte du Chapitre de Rennes. Tous ces titres confirment les moines de Saint-Melaine dans la possession de ce bénéfice appelé alors « capella Sancti Petri de Bedesco » (Cartulaire de l'abbaye de Saint-Melaine). Ce nom nous prouve que l'établissement des moines de Saint-Melaine se trouvait à Bais dans les villages actuels du Bourg-Saint-Père et de la Chapelle-Saint-Père, voisins tous les deux du bourg de Bais ; la dénomination de Bourg-Saint-Père indique même l'importance primitive de cet établissement religieux. Mais en 1679, l'abbaye de Saint-Melaine n'avait plus à Bais que la présentation de cette chapelle Saint-Pierre, fondée de deux messes par semaine, et un trait de dîme appelé « dîme de Baye », qui se levait à la treizième gerbe (abbé Guillotin de Corson) ; | |
l'ancien
prieuré de Saint-Marse, membre de l'abbaye de Saint-Sulpice-des-Bois. En
1164, Guillaume, fils de Hamon, pour obtenir le pardon de ses péchés et le
salut de son âme, donna aux religieuses de Saint-Sulpice deux portions de
la dîme de Bais, « dedit sanctismonialibus Sancti Sulpicii duas partes
decimœ de Baes ». Il fit ce don en l'église de Notre-Dame de Vitré,
en présence de Robert, seigneur de Vitré, dans la seigneurie duquel se
trouvait cette dîme, et avec l'assentiment de ce baron (Bibliothèque
Nationale, ms. lat., n° 12663). C'est vers cette époque qu'il faut
naturellement placer la fondation du prieuré de Bais, membre de
Saint-Sulpice, et l'arrivée des frères Condonats en cette paroisse pour la
desservir. Ces derniers possédaient encore la cure en 1330 : eux ou
d'autres Bénédictins desservirent même la paroisse jusqu'à la fin du
XVIIème siècle (abbé Guillotin de Corson) ; | |
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9 moulins dont les moulins à eau de Bretelle, de Millac, de Chantrerie, du Tertre de Montigné, et les moulins à vent de Pouez, de Bourg-Saint-Pair ; |
A signaler aussi :
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la découverte en 1907 de monnaies mérovingiennes près de la ferme du Cap ; | |
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l'ancien manoir de la Fauvelière. Propriété de la famille Bouschet en 1440 ; | |
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l'ancien manoir de Vaucelles. Propriété de la famille Cornillé en 1427 et en 1440 ; | |
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l'ancien manoir de Haut-Préameneu (vers 1566) ; | |
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l'ancien manoir de la Courie. Propriété de la famille de Pouez en 1427 ; | |
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l'ancien manoir de Beauvais. Propriété de la famille la Cigogne en 1427 ; | |
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l'ancien manoir de la Perraudière. Propriété de la famille du Val en 1427, et de la famille de Pouez en 1440 ; | |
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l'ancien manoir de l’Abbaye. Propriété de la famille Coëtquen en 1427 et en 1440, puis de la famille Morel en 1513 ; | |
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les anciens manoirs du Haut et du Grand-Fougerais. Le Haut-Fougerais était la propriété de la famille Cadoré en 1427 et en 1513. Le Grand-Fougerais était la propriété de la famille de Chaunay en 1427 ; | |
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l'ancien
manoir du Bois-Mellet. Il possédait autrefois une chapelle privative du
XVIIème siècle. Par
testament du 29 avril 1590, Pierre
de la Valette, seigneur de la Rivière, en Piré, ordonna
la fondation d'une chapelle au manoir du Bois-Mellet,
en Bais. René de la Valette, son neveu et son héritier, seigneur
du Bois-Mellet, accomplit ses dernières volontés et fit
bâtir, dès avant 1633, la chapelle du Bois-Mellet dans le jardin de ce manoir ; il y fonda plus tard, en 1667, une messe
tous les dimanches et fêtes de l'année, et dota le chapelain de 62
livres de rente (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 79 et
Pouillé de Rennes). | |
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l'ancien manoir de Villescoz. Propriété de la famille Tinténiac en 1427 et en 1440, puis de la famille Cornillé en 1513 ; | |
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l'ancien manoir de la Bugonnière ou de la Bussonnière. Propriété de la famille Farret en 1427 ; | |
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l'ancien manoir du Perray. Propriété de la famille le Vayer en 1427 ; | |
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l'ancien manoir de Millac. Propriété de la famille Tinténiac en 1440, et de la famille de Beauvais en 1513 ; | |
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les anciens manoirs de la Grande et de la Petite-Villatte. La Petite-Villatte était la propriété de la famille la Cigogne (ou Cigoigne) en 1440 et de la famille Baud en 1513. La Grande-Villatte était la propriété de la famille l'Espinay en 1427 et en 1440, puis de la famille de Maubier en 1513 ; | |
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l'ancien manoir de Montigné. Il possédait un droit de haute justice. Propriété de la famille Champagné en 1427 et en 1513 ; | |
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la ferme de la Maladrerie. Elle marque semble-t-il l’emplacement d’une ancienne léproserie. Cet établissement charitable se trouvait non loin du Bourg-Saint-Père, au bord du grand chemin de Louvigné ; | |
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l'ancien manoir de la Grousserie ou de la Gouverie. Propriété de la famille de Pouez en 1427 et en 1513 ; | |
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l'ancien manoir d'Elberte ou d’Albert. Elberte dépendait autrefois de la châtellenie de Sauldecourt en Louvigné-de-Bais. Propriété successive des familles de Pouez (en 1513), l'Espinay (XVIème siècle). Le duc de Trémoille, baron de Vitré et seigneur d'Espinay le vendit en 1637 aux Bénédictins de Vitré ; | |
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l'ancien manoir de la Rougerie. Propriété de la famille le Veyer en 1427, et de la famille Gaud en 1513 ; |
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ANCIENNE NOBLESSE d
e BAIS(à compléter)
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