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BAGUER-PICAN

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La commune de Baguer-Pican (bzh.gif (80 octets) Bagar-Bihan) fait partie du canton de Dol-de-Bretagne. Baguer-Pican dépend de l'arrondissement de Saint-Malo, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BAGUER-PICAN

Baguer-Pican vient de "bagad" (troupe) et de "pican". A moins qu’il ne s’agisse d’un hagionyme (Bagar en 1181). 

La fondation de la paroisse date du VIème siècle. En 1209, les habitants de Baguer-Pican étaient désignés par « parrochianos ecclesie de Bagar ». Ce qui suppose que Baguer-Pican et Baguer-Morvan ne formaient à l’époque qu’une seule et même paroisse et ceci jusqu’au XIIIème siècle. La paroisse de Baguer-Pican dépendait autrefois de l'ancien évêché de Dol.

Comme Baguer-Morvan, cette paroisse peut bien remonter à l'époque où le breton était encore parlé sur notre littoral ; nous admettons même volontiers l'étymologie donnée par l'annotateur du Dictionnaire de Bretagne, Bagad Bic'han vel Bihan ; mais nous traduisons ces mots par la petite troupe, la petite émigration, et non pas par le petit Baguer, car nous ne croyons pas que Baguer-Pican, qui n'est pas même limitrophe de Baguer-Morvan, ait été détaché de cette dernière paroisse, comme le dit cet annotateur. Quoi qu'il en soit, la paroisse de Baguer-Pican est certainement très-ancienne ; nous n'avons pas cependant de documents antérieurs au XIIIème siècle la concernant, mais elle devait exister bien auparavant. En 1209, l'évêque et le Chapitre de Dol firent une convention avec les chanoines réguliers du prieuré de Saint-Macaire, dépendant de l'abbaye de Beauport et situé en Baguer-Pican ; il y est fait mention des habitants de cette paroisse, appelée simplement Baguer, « parrochianos ecclesie de Bagar » (Anciens évêchés de Bretagne, IV, 67). Vers le même temps, Jean de Lanvallay donna aux moines de l'abbaye de la Vieuville sa terre de la Harelière, en Baguer-Pican. Un peu plus tard, en 1270, Julienne, dame de Trémehin, leur abandonna une dîme se levant dans le fief de Trémehin, dans la même paroisse ; elle avait acheté cette dîme de Geffroy Dinel et Jean de la Haye, et elle en fit l'aumône aux Cisterciens, afin qu'ils priassent pour le repos de l'âme de son premier mari, Bertrand de Saint-Gilles, et pour l'heureux retour de son second, Robert de Melesse, alors en Terre-Sainte (Bibliothèque Nationale, Blancs-Manteaux, XLI, 533). L'abbé de la Vieuville devint ensuite possesseur du manoir même de Trémehin, mais il aliéna ce dernier, qui appartenait en 1513 à Jeanne du Chastel. Les religieux de la Vieuville acquirent ainsi une certaine importance à Baguer-Pican ; toutefois, le Chapitre de Dol y conserva toujours la prépondérance. Aussi lorsque le roi érigea, en 1661, les terres de la Mancellière, le Breil-l'Epine et Launay-Baudouin en châtellenie, les chanoines s'opposèrent aux prétentions du nouveau châtelain, qui disait que le patronage de l'église de Baguer-Pican lui appartenait à cause de sa terre du Breil-l'Epine ; le Chapitre répondit à ce seigneur que de temps immémorial lui seul était en possession de présenter la cure de cette paroisse et d'y lever la plus grande partie des dîmes. Il paraît que les évêques de Dol avaient donné à leurs chanoines une notable portion de leurs droits sur Baguer-Pican à une époque fort reculée A l'approche de la Révolution, M. Forget, recteur de Baguer-Pican, déclara qu'il avait 885 livres 1 sol 10 deniers de revenu, mais que ses charges montaient à 367 livres. Voici en quoi consistait ce revenu : le presbytère, avec sa cour, deux jardins, un verger et 4 journaux de terre, 150 livres, — le clos de Trémehin, 36 livres, — une prairie en Montdol, 24 livres, — dîmes novales, 18 livres, — dîme des lins, 70 livres, — dîme des agneaux, 24 livres ; — pensions payées : par le Chapitre de Dol, 185 livres, — par le diacre de ce Chapitre, 30 livres, — par l'abbé de la Vieuville, 156 livres 6 sols 8 deniers, — par l'abbé du Tronchet (qui avait quelques dîmes dans la paroisse), 37 livres 10 sols, — part du recteur dans les fondations, 154 livres 5 sols 2 deniers (Archives du district de Dol et Pouillé de Rennes).

La paroisse de Baguer était une paroisse primitive et englobait les territoire de Baguer-Morvan, Baguer-Pican, de Dol, (avec ses trois paroisses de Saint-Samson, Carfantin et Mezuoit, devenue Maboué puis l'Abbaye), Bonnemaine, et semble-t-il l’ancienne paroisse de Saint-Léonard, aujourd’hui en Epiniac. C’est en fait, semble-t-il, l’érection d’une paroisse épiscopale à Dol, qui a fait éclater l’unité primitive de Baguer. 

La seigneurie de Mancelière possédait jadis un droit de haute justice à quatre piliers. Cette seigneurie est érigée en châtellenie en 1659, puis supprimée en 1735 suite à la réclamation de l'évêque de Dol. Elle relevait des Régaires de l'Evêché de Dol. L'auditoire des seigneurs de la Mancelière se trouvait autrefois au bourg de Baguer-Pican. 

On rencontre les appellations suivantes : Ecclesia de Bagar (en 1209), Bagar-Picquan (au XIVème siècle), Bagne-Pican (en 1513).

Note 1 : le général Westermann est battu en 1793 à Baguer-Pican par la colonne royaliste de la Rochejacquelein.

Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Baguer-Pican :  Pierre du Grasmesnil (chanoine et scholastique de Dol, décédé vers 1550). Raoul Sanour (en 1585). Adrien Rivière (recteur dès 1602 ; décédé en 1623). Jean Thomas (chanoine de Dol, il fut présenté par le Chapitre de cette ville le 14 janvier 1623 ; il prit possession de l'évêché de Dol, le 25 août 1630, au nom de Mgr d'Ouvrier, devint prieur de Saint-Guinaël, au diocèse de Vannes, et dut résigner sa cure vers 1640). Julien Gaultier (il fit un accord avec le Chapitre de Dol en 1646 ; décédé la même année). Jean Thomas (chanoine de Dol, il fut nommé le 14 septembre 1646 ; décédé quelques jours après). Claude Denyau (chanoine théologal de Dol et docteur en Sorbonne, il fut pourvu le 21 décembre 1646). André Le Breton (chanoine de Dol, il résigna en 1648). François Chéreau (chanoine et trésorier de Dol, il fut nommé le 3 août 1648 et résigna vers 1651). Gilles Perroguy (décédé en 1656). Joseph de la Vallée (il résigna le 23 octobre 1733 en faveur du suivant). Pierre Morand (prêtre de Saint-Ydeuc, il prit possession le 4 janvier 1734). Julien Ganche (il mourut peu après ; il paraît que ces deux derniers recteurs ne firent que passer ; peut-être se disputaient-ils le bénéfice). Joseph Le Ban (recteur de Cendres, il fut nommé par le Chapitre après la mort de M. Ganche, le 14 mai 1734, et prit possession le 17 ; décédé en 1756). Louis Le Rouillé (vicaire à Baguer-Pican, présenté par le Chapitre le 14 mai 1756, il fut pourvu le 18 et prit possession le lendemain ; décédé en 1763). Julien Picard (prêtre du diocèse d'Avranches et sous-chantre de la cathédrale de Dol, il fut présenté par le Chapitre le 23 novembre 1763 et pourvu le 1er décembre ; il prit possession le 6 de ce mois et résigna en faveur du suivant le 13 avril 1788). Thomas-Gilles Forget (prêtre du diocèse d'Avranches et vicaire à Languenan, il fut pourvu à Rome et prit possession le 22 juillet 1788 ; il conserva la cure jusqu'à la Révolution). Hippolyte de Margaro (1803-1805). Guillaume Launay (1805-1808). Joseph Le Maître (1808, décédé en 1829). Pierre Lemot (1830-1846). N... Delalande (en 1846). Casimir Troprée (1847-1862). François-Elysée Foucher (1862, décédé en 1878). Malo Sorre (à partir de 1878), .....

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PATRIMOINE de BAGUER-PICAN

l'église Saint-Martin (1789-1832-1833), restaurée en 1833 par l'architecte Jean Gabriel Frangeul. Il ne reste plus rien de l'ancienne église de Baguer-Pican, sauf la tour, bâtie en 1789. Le comte de Combourg prétendait en 1682 y avoir les droits de seigneur fondateur et supérieur. Dès 1636, le recteur fit des démarches à Bonne-Nouvelle pour obtenir à Baguer l'érection de la confrérie du Rosaire. La première pierre de la nouvelle église, dédiée comme l'ancienne à saint Martin, évêque de Tours, fut posée le 4 juillet 1832 ; Mgr de Lesquen vint faire la bénédiction de l'édifice le 29 avril 1833. Cette église est une simple croix avec ouvertures en plein cintre (Pouillé de Rennes). La nef date de 1887. L'église renferme une statue de saint Macaire et un lutrin du XIXème siècle. L'ancienne église contenait deux enfeus appartenant aux seigneurs de la Mancelière, l'un à cause de la seigneurie du Breil-l'Epine, l'autre sous l'arcade du choeur à cause de la seigneurie de Launay-Baudouin ; 

la chapelle Saint-Gilles (XVII-XVIIIème siècle), dépendance du manoir de La Mancelière (ou Mancellière). Son abside est demi-circulaire. La chapelle possède un petit campanile à une cloche et un débris de bas-relief provenant, dit-on, de l'Abbaye de la Vieuville, en Epiniac. Cette chapelle existait en 1634, car Raoul Richard y épousa alors Renée de Saint-Gilles ; elle était fondée de messes, et Jacquette de Rahier, dame de la Mancellière, nomma le 8 juin 1713 Jean Hervé pour les desservir. Mais Sylvestre Mainguy, nommé chapelain en 1721, trouva la chapelle Saint-Gilles « grandement indigente de réparations et menaçant tellement ruine qu'on n'y peut dire la messe ». A la prière de Louis-René de Ranconnet, comte de Noyan et seigneur de la Mancellière, l'évêque de Dol unit, le 14 juillet 1788, le prieuré de Saint-Macaire, dont le seigneur de la Mancellière se prétendait fondateur, à la chapellenie de Saint-Gilles. Dès lors les deux fondations furent desservies par un même chapelain, Louis Longrais, dans la chapelle de la Mancellière, qui avait été restaurée ou rebâtie. Cette chapelle existe encore ; on y dit encore la messe à la fin du XIXème siècle et on y évangélise à la fête de saint Gilles, et ce jour-là se tient une foire à la Mancellière (Pouillé de Rennes)

l'ancien Prieuré de Saint-Macaire, situé près du village de Launay-l'Abbé. Ce prieuré dépendait, à l'origine, de l'Abbaye de Saint-Rion (près de Paimpol), puis dès 1209 de l'Abbaye de Beauport. Une croix (située à l'emplacement de la chapelle) et une fontaine en rappellent le souvenir ;

Note : Dans la paroisse de Baguer-Pican, sur le versant des collines qui entourent à l'Est les marais de Dol d'une façon si pittoresque, près du village de Launay-l'Abbé, on montre encore l'emplacement du prieuré de Saint -Macaire ; une simple croix s'élève aujourd'hui là où fut jadis la chapelle, et tout près coule une source limpide qui conserve le nom de fontaine de Saint-Macaire. Nous ignorons par qui fut fondé ce petit monastère, mais il est bien ancien, car il remonte aux origines mêmes de l'abbaye de Beauport, à laquelle il fut donné (nota : En 1202, Alain, comte de Goëllo, fonda dans la paroisse de Plouézec, évêché de Saint-Brieuc, l'abbaye de Notre-Dame de Beauport, qu'il donna à l'ordre des chanoines réguliers de Prémontré, dont il fit venir quelques membres de l'abbaye de la Luzerne, en Normandie. Beauport subsista jusqu'en 1790 et offre aujourd'hui d'admirables ruines). Dès l'an 1209, en effet, sept ans après la fondation de Beauport, fut fait un règlement des droits respectifs de l'église paroissiale de Baguer-Pican et de la chapelle priorale de Saint-Macaire ; ce fut une convention passée entre Jean, évêque de Dol, et le Chapitre de Dol, d'une part, et l'abbé et les chanoines réguliers de Beauport, d'autre part, au sujet de cette chapelle de Saint-Macaire, « super capellam Sancti Macharii ». Voici le résumé de cet acte dont l'original, malheureusement détérioré, est en partie devenu illisible : Il fut convenu que les chanoines, frères ou chapelains de Beauport, demeurant à Saint-Macaire, « canonici, vel fratres, vel capellani Belli Portus qui ibidem moram fecerint », ne recevraient en leur chapelle, aux offices divins, aucun paroissien de Baguer, « nullum parrochianum ecclesie de Bagar », les jours de fêtes solennelles, de dimanche, de fêtes de la Sainte Vierge et des Apôtres, et à la Saint-Martin, fête patronale de la paroisse ; les étrangers seuls, de passage au prieuré, pourraient assister ces jours-là à la messe des religieux, les portes de la chapelle étant préalablement fermées. Nonobstant leurs privilèges, les chanoines de Saint-Macaire paieraient à l'église paroissiale la dîme de toutes les terres qu'ils cultiveraient en dehors de leur clôture ; ils auraient le droit de choisir leur sépulture là où ils voudraient, pourvu qu'ils respectassent les droits paroissiaux ; enfin, ils partageraient certains revenus avec le Chapitre de Dol (Anciens évêchés de Bretagne, IV, 67). Nous ne savons combien de temps les religieux de Beauport demeurèrent à Saint-Macaire, mais au XVIIIème siècle ils n'y avaient plus aucune autorité. Cependant, en 1557, ce prieuré était encore entre les mains d'un religieux, frère Jehan de Channe, moine de la Vieuville, qui en rendit aveu au roi le 16 mai. D'après cette déclaration, le bénéfice de Saint-Macaire ne se composait alors que de ce qui suit : la chapelle priorale ; — la maison du prieuré, avec son jardin ; — un pourpris contenant 5 journaux de terre, et borné par le chemin de Dol à Saint-Broladre ; — trois autres pièces de terre comprenant ensemble 8 journaux, et sises tant en Baguer-Pican qu'en Cherrueix (Archives départementales de la Loire-Inférieure). Donné de bonne heure vraisemblablement en commende, le prieuré de Saint-Macaire était tombé aux XVIIème et XVIIIème siècles en la présentation des seigneurs de la Mancellière, en Baguer-Pican, — qui s'en disaient les fondateurs, — et en la collation de l'évêque de Dol. Une seule fois, en 1727, nous voyons l'abbé de Beauport nommer pour occuper ce bénéfice un chanoine régulier de son monastère (Registre des insinuations ecclésiastiques de l'évêché de Dol). Vers cette époque, du reste, la chapelle priorale de Saint-Macaire devint une ruine, car voici la description qui en fut faite lorsque François Guillaume prit possession du prieuré en 1738 : En la paroisse de Baguer-Pican est « l'emplacement de la chapelle Saint-Macaire, dont les costales sont tombées et dont il ne reste plus que les pignons vers Orient et Occident, qui sont aussi sur le point de tomber ; dans lequel pignon vers Occident il y a un bénistier de pierre de taille, et à celuy vers Orient il y a une grande pierre d'autel aussi de taille, et à costé de l'épistre est une vieille statue de saint qui est cassée » (Registre des insinuations ecclésiastiques de l'évêché de Dol). Nous venons de dire que les seigneurs de la Mancellière se prétendaient fondateurs et présentateurs du prieuré de Saint-Macaire ; or, ils avaient une chapelle dédiée à Saint-Gilles et bâtie à leur manoir même de la Mancellière. Ils prirent donc l'habitude de nommer un seul chapelain pour desservir ces deux bénéfices, et comme la chapelle de Saint-Macaire était ruinée, ils firent ce chapelain dire les messes du prieuré en la chapelle de leur manoir. L'évêque de Dol, Mgr de Bercé, sachant cela et n'entendant aucune réclamation venir du côté de l'abbaye de Beauport, unit alors canoniquement et à perpétuité, le 14 juillet 1788, le prieuré de Saint-Macaire avec tous ses revenus à la chapelle Saint-Gilles du manoir de la Mancellière. Le fonds du bénéfice de Saint-Macaire ne consistait plus alors qu'en une métairie appelée encore le Prieuré et affermée 165 livres en 1790. A cette dernière époque, les deux chapellenies de Saint-Macaire et de Saint-Gilles réunies ne valaient ensemble que 344 livres de rente ; elles étaient chargées cependant de six messes par semaine. Liste des prieurs : — Frère Jehan de Channe rendit aveu en 1557. — Gabriel Beaudouin résigna vers 1641. — Laurent Beaudouin, clerc de Rennes, fut pourvu par l'évêque de Dol le 14 décembre 1641 et prit possession le 16 du même mois. — Urbain Tanguy mourut vers 1713. — Jean Hervé, prêtre de Saint-Malo, fut présenté en 1713 par Françoise de Rahier, dame de la Mancellière ; mais l'évêque de Dol refusa de le pourvoir, disant que le prieuré de Saint-Macaire était conféré ab antiquo par l'évêque ou par le Pape. A la suite de ce refus, Jean Hervé demanda et obtint la collation de l'archevêque de Tours et prit possession de la chapelle priorale le 2 septembre 1713 ; décédé en 1716. —  Pierre Le Franc, prêtre de Vannes, fut nommé par le roi, en mars 1716, prieur de Saint-Macaire et chapelain de la Mancellière ; décédé quelques mois après. — Guillaume-Joseph Le Chat, clerc de Saint-Brieuc, présenté par Françoise de Rahier, dame de la Mancellière, pour les deux bénéfices, fut pourvu de Saint-Macaire par l'évêque de Dol le 14 novembre 1716, et prit possession du prieuré ; décédé en 1727. — Frère Jean-Joseph Le Vayer, chanoine régulier de Beauport, fut nommé le 8 juin 1727 par l'abbé de ce monastère. — Sylvestre de Marigny mourut en 1737. — François-Gabriel Guillaume, vicaire de la cathédrale de Dol, présenté le 12 septembre 1737 par Antoine de Ranconnet, comte de Noyan, et Jacquette de Rahier, dame de la Mancellière, sa femme, fut pourvu le 24 du même mois ; décédé en 1740. — Jean de Rahier, diacre de Saint-Malo, présenté par Mme de la Mancellière, et pourvu le 18 mai 1740, prit possession deux jours après ; décédé vers 1772. — Hippolyte-Modeste de Margaro, clerc de Dol, présenté par le seigneur de la Mancellière pour les deux bénéfices de Saint-Macaire et de Saint-Gilles, fut pourvu de Saint-Macaire le 22 janvier 1772 et en prit possession le 19 février ; il résigna en 1788. — Louis Longrais, prêtre de Dol, présenté par le même seigneur de la Mancellière, fut pourvu le 22 juillet 1788 des deux bénéfices de Saint-Macaire et de Saint-Gilles unis par l'évêque de Dol, et en prit possession le 29 juillet (abbé Guillotin de Corson).

l'ancien Prieuré de Trémehin, situé route de Dol-de-Bretagne. Propriété des seigneurs de Trémehin, puis de l'Abbaye de la Vieuville en Epiniac et de la famille du Chastel en 1513 ;

la croix située au village de La Diolais ; 

la croix située au village de Languenan ;

le manoir de Breil-L'Epine. Il possédait autrefois une chapelle privée. Propriété de la famille du Port en 1480 et de Romillé en 1513 ; 

le manoir du Grand-Lerguay (ou Lairguer ou Salle-du-Grand-Ergay ou de Lergué). Propriété de la famille Madeuc, puis de la famille du Breil en 1513 ; 

le manoir de Launay-Baudouin (XVIIIème siècle). Il conserve une chapelle sécularisée et un colombier. Propriété successive des familles Baudouin, de la Bouëxière (en 1480), de Bréhan (en 1513), de Poilly (en 1650), Trublet, le Bonhomme sieurs du Monnier (au XVIIIème siècle), Gibon seigneurs de Kerisouët ; 

le manoir de La Mancelière ou Mancellière (XVIIIème siècle). Il conserve une fuie, un puits (XXème siècle) et une chapelle. Il est pillé en 1590 par les ligueurs de Dol. Propriété successive des seigneurs de la Mancelière, puis des familles de Chasné, de Vignoc ou Vigneuc (en 1480), de Vigneuc (en 1513), de l'Escu (au XVIème siècle) et de Françoise Jacquette de Rahier épouse d'Antoine René de Ranconnet (en 1705 et en 1789) ; 

le vieux presbytère (XVIIIème siècle), restauré au XXème siècle ; 

les moulins à eau du Breil, de Choussel, du Chénay, de Lairguer, de Launay, et les moulins à vent de Vaujour, de Villeneuve ; 

A signaler aussi : 

l'ancienne voie romaine Corseul-Avranches (époque gallo-romaine) ;
le dolmen ruiné, situé dans le Champ des Tombes ;   
l'ancien manoir de la Roche ;
l'ancien manoir de Launay-l'Abbé. Propriété de la famille du Han en 1513 ;
l'ancien manoir des Carreaux ;
l'ancien manoir du Châtel, situé route de Sains. Propriété des seigneurs du Châtel en 1513 ;
l'ancien manoir de Cour-en-Val, situé route de Sains ;
l'ancien manoir de Villejean, situé route de Sains. Il dépendait jadis du Breil-l'Epine et appartenait à la famille Couësgon en 1513 ;

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ANCIENNE NOBLESSE de BAGUER-PICAN

La seigneurie de la Mancelière, en la paroisse de Baguer-Pican appartint à l'origine à une famille du même nom qui se fondit dans celle de Chasné. Le blason des sires de la Mancelière était d'azur au croissant d'or, accompagné de trois étoiles d'argent. Mais en 1513 Guillaume de Vigneuc possédait la maison noble de la Mancelière. Catherine de Vigneuc épousa Rolland de Lescu, fils de Guillaume de Lescu, seigneur de la Samsonnaye en Lanvallay, et lui apporta la terre seigneuriale de la Mancelière, qui resta longtemps dans sa famille. Les deux époux vivaient encore en 1563. Ils donnèrent naissance à Gilles de Lescu, seigneur du Colombier-Lanvallay et de la Mancelière, qui épousa le 15 août 1575 Louise Bertrand, fille du seigneur de Launay-Bertrand. Jacques de Lescu, fils des précédents, seigneur de la Mancelière et du Colombier-Lanvallay, fut créé par le roi en 1608 chevalier de Saint-Michel : il avait épousé le 13 juillet 1605 Marguerite de la Fontaine, dame de Bréhigné. Ce seigneur mourut à la Mancelière le 10 mai 1638 et fut inhumé le 12 en l'église de Baguer-Pican. Il laissait deux garçons, Jean et Louis. Jean de Lescu, seigneur de la Mancelière, épousa Renée Bonnier, fille du seigneur de Lorgerais. Il obtint en 1659 l'érection en châtellenie de sa seigneurie de la Mancelière, mais ses fils moururent jeunes, Pierre à l'âge de cinq ans et François avant d'avoir pu contracter mariage. Jean de Lescu mourut lui-même vers 1677 et fut inhumé à Saint-Germain de Rennes, où sa veuve fit en 1680 une fondation d'enfeu. Le successeur de Jean de Lescu à la Mancelière fut son frère Louis de Lescu, seigneur du Breil, mari de Françoise de Hirgarz. Il ne laissa qu'une fille, Marie-Gabrielle de Lescu, dame de la Mancelière, qui épousa : 1° Louis de Kernezne, marquis de la Roche; 2° en 1690, Jean d'Acigné, marquis de Carnavalet. Cette dame décéda sans postérité en 1705, et sa succession fut recueillie par Françoise-Jacquette de Rahier, fille de Jean-François de Rahier, seigneur de la Fresnaye, petit-fils lui-même de François-Hector de Rahier et de Françoise de Lescu, seigneur et dame de la Fresnaye. Françoise-Jacquette de Rahier épousa Antoine-René de Ranconnet, comte de Noyant au Maine, et lui apporta la châtellenie de la Mancelière. Elle mourut âgée de soixante et dix ans, le 17 avril 1767, et fut inhumée le 19 au chanceau de l'église de Baguer-Pican. M. et Mme de Ranconnet laissaient plusieurs enfants, notamment Antoine marquis d'Escoire, Louis comte de Noyant, et une fille qui épousa le comte de Beaupoil-Saint-Aulaire. De cette dernière union naquit à la Mancelière, en 1778, Louis de Beaupoil, comte de Saint-Aulaire, qui devint chambellan de Napoléon Ier, ambassadeur de France et membre de l'Académie de France. Il décède en 1854. Le second de ces enfants, Louis-René de Ranconnet, comte de Noyant, fut le dernier seigneur de la Mancelière et épousa Anne-Marguerite d'Aydie. Quand vint la Révolution, il se réfugia en Lorraine et mourut à Paris en 1812. Par lettres patentes datées du 23 septembre 1659, Louis XIV érigea la châtellenie de la Mancelière en faveur de Jean de Lescu. Il unit pour cela les trois terres seigneuriales de la Mancelière, le Breil-Epine et Launay-Baudouin, toutes sises en Baguer-Pican, et il autorisa le nouveau châtelain à jouir d'une haute justice, au lieu d'une moyenne qu'il avait jusqu'alors, et à élever en conséquence des fourches patibulaires à quatre piliers. Ces lettres royales furent confirmées en 1671, mais les évêques de Dol, dont relevaient féodalement les trois seigneuries de la Mancelière, le Breil-Epine et Launay-Baudouin, firent entendre si longtemps et si vigoureusement leurs réclamations au sujet de l'érection de cette châtellenie que le Conseil du roi consentit, le 21 mai 1735, à retirer les lettres de Louis XIV. En conséquence, la châtellenie fut supprimée, les trois seigneuries furent désunies et la juridiction fut réduite à n'être plus qu'une moyenne justice. Ce fut au tour du seigneur de la Mancelière de se plaindre. Antoine de Ranconnet et Jacquette de Rahier, sa femme, firent si bien plaider leur cause près de Louis XV que le roi leur expédia de nouvelles lettres patentes, datées d'avril 1736 et enregistrées au Parlement de Bretagne le 21 du même mois. Par ces lettres, le roi, se .taisant au sujet de l'érection de la châtellenie, réunit de nouveau et irrévocablement les trois seigneuries de la Mancelière, le Breil-Epine et Launay-Baudouin, en une seule seigneurie qu'il ne qualifie pas, mais pour faire cesser les réclamations de l'évêque de Dol, Sa Majesté décide que cette seigneurie, malgré son importance, ne jouira que d'une moyenne justice (Archives du Parlement de Bretagne). Comme l'on voit, la Mancelière et ses annexes relevaient directement des regaires de l'évêché de. Dol. La châtellenie s'étendait en treize paroisses : Baguer-Pican, Baguer-Morvan, La Boussac, Epiniac, Carfantain, Saint-Broladre, Notre-Dame de Dol, Cherrueix, Montdol, Hirel, Le Vivier, La Fresnaye et Bonnemain. En Baguer-Pican, le seigneur de la Mancelière jouissait du droit de tenir au bourg une foire chaque année et un marché chaque semaine. Il avait, de plus, une autre foire à la Mancelière même, le jour Saint-Gilles, fête patronale de la chapelle du manoir. Cette dernière foire, qui subsiste encore, avait été établie par Louis XIV en 1646. Le mardi de Pâques, tous ceux qui s'étaient dans l'année mariés en la paroisse de Baguer-Pican devaient comparaître devant l'auditoire où s'exerçait au bourg la juridiction de la Mancelière, et là, réunis, « sauter publiquement le bacquot proche le cimetière, à l'issue de l'audience et en présence des officiers » du seigneur. Dans l'église même de Baguer-Pican, le seigneur de la Mancelière, à cause de son fief du Breil-Epine, disputait au Chapitre de Dol et au sire de Combour la présentation de la cure et le droit de fondation. Il jouissait plus, paisiblement de plusieurs prééminences en cette église, y ayant deux enfeus et deux bancs armoriés, l'un à cause du Breil-Epine, l'autre à raison de Launay-Baudouin. Le tombeau des anciens seigneurs de cette dernière terre se trouvait même sous l'arcade du choeur. Enfin, à La Boussac, le presbytère relevait du seigneur de la Mancelière, qui se disait aussi fondateur du prieuré et de la chapelle Saint-Macaire en Baguer-Pican. Quant au domaine proche de la châtellenie, il se composait des manoirs de la Mancelière et de Launay-Baudouin, chacun d'eux décorés de chapelles et de colombiers, de la maison noble du Breil-Epine et de plusieurs métairies aux environs. Présentement, le manoir de la Mancelière, propriété de la famille Gitton-Lefranc, apparaît encore bien conservé à l'extrémité d'une longue et belle avenue de hêtres. A côté et cachée dans la verdure s'élève sa chapelle, où saint Gilles reçoit un culte tout particulier. Maintenant encore, le jour de la fête de ce bienheureux, on vient de très loin s'y faire évangéliser (abbé Guillotin de Corson).

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 10 nobles de Baguer-Pican

Jehan BEDEL de Fallaize : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Jehan BOUESSART : défaillant ;

Estienne BOUTIER du Rartel : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan COJALU (120 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume DE LA BOUEXIERE de Laun-Baudoyn (200 livres de revenu) : comparaît comme homme d'armes ;

Jehan DE POUELY de Cour-Tenbau : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan DU VIGNOC de Manalière (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Jehan DES LANDES ;

Pierre DU PORT du Breil (100 livres de revenu), remplacé par son fils Raoul : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan GARNIER : défaillant ;

Lors d'une réformation de l'évêché de Dol en 1513 (rapport fait en partie par Renaud Viel, Jehan Eudes, Macé Auffray et Jehan Rouyer, élus), sont mentionnées à Baguer-Pican (Bagne-Pican) les personnes et maisons nobles suivantes :

Guillaume de Vigneuc tient la métairie de la Mercellière,

Jean de Poelly possède la métairie de Cortenval.

Etienne Boutier (Bouthier).

Macé Bedel l'aisné.

Macé Bedel, le jeune, fils Jehan.

Noble écuyer Arthur de Roumillé (ou Romillé) et demoiselle Guillemette du Port (Poul) sa femme, possède la métairie du Breil-Epinne (Vieille-Epinne).

Damoiselle Jeanne de Coueshon (Couesgon), possède à douaire la métairie de la Ville-Jean, dépendantent dudit lieu de Breil-Epinne.

François de Bréhan (Bréhant), écuier, par raison de demoiselle Jaqueminne de la Bouexière sa compagne, possède la métairie de Launay-Baudouin, avec celle de la Higourdave et des Noës.

François du Han, écuier, possède la métairie de Launay-à-l'Abbé,

Etienne Boutin possède la métairie de Ruel.

Roland du Breil (Breill), écuier, sieur des Hommeaux possède le manoir de la Salle du Grand Argay, pour raison de l'acquest qu'en fist deffunct Charles du Breil écuier, père dudit Roland de Messire Roland Madeuc et Gilles Madeuc.

(Mr. Roland Madeuc et Gilles Madeuc).

(Jeanne du Chastel, dame dudit lieu et du Tranchin).

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