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AUGAN |
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La commune de Augan ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de AUGAN
Augan vient du breton "kam" ou "cam" (cercle) et fait allusion à un ancien camp militaire. Augan semble être une ancienne paroisse primitive. En 833, est mentionnée l'église d'Augan (condita Algam). Au IXème siècle, Augan est mentionné en tant que paroisse et fait partie du diocèse d'Aleth, l'actuel Saint-Malo. Son histoire est liée à celle de l'abbaye de Redon, fondée en 823. Augan est érigé en commune en 1790. Nota : Installation vers 1900 sur le territoire d'Augan, du camp militaire de Coëtquidan Saint-Cyr.
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PATRIMOINE de AUGAN
| l'église Saint-Joseph (1150 et 1868), édifiée par les Montauban, seigneurs de Binio. L'église actuelle, oeuvre de l'architecte Maignan, est reconstruite en 1868. L'ancienne église était dédiée à saint Marc. L'église actuelle est consacrée le 28 octobre 1868 et possède un plan en forme de croix latine avec deux bas-côtés ; | |
la chapelle Sainte-Catherine (VIIème siècle), située route de Guer et reconstruite vers le XIVème ou XVème siècle et en 1889. Elle a été en partie détruite pendant la Révolution ; | |
la chapelle Saint-Nicolas (vers 850, XIII-XVème siècle), située à Binio (anciennement Ran-Winio), et propriété de la famille Rohan, puis des familles Montauban, Volvire (en 1510), Lopriac (en 1682). Cette chapelle, de forme rectangulaire, est construite à l'emplacement des ruines d'un temple païen. Elle est restaurée aux XIIIème et XIVème siècles, et reconstruite vers 1400 par Guillaume de Montauban. Ce dernier y est inhumé en 1486. La porte et une petite fenêtre cintrée de la nef datent du XIIIème siècle. La façade de l'édifice comporte deux contreforts ; | |
la chapelle du Plessis-de-la-Provotaie (XVIIIème siècle), située à La Coudraie. Elle est dédiée à saint Malo, évêque d'Aleth. Elle abrite une statue en bois polychrome de la Vierge et une statue en bois polychrome de saint Malo (ou Maclou) ; | |
la chapelle Saint-Méen (XIVème siècle), située au village de Gerguy et édifiée par un seigneur de Boisguehenneuc. Cette chapelle était jadis le siège d'une paroisse citée en 1481 et 1505. La nef et la façade Sud-Ouest sont du XVIIème siècle. Les restaurations du XVII-XVIIIème siècle ont fait disparaître à peu près tout l'édifice ancien dont on retrouve à peine quelques traces dans l'appareil du mur Sud. Les contreforts de la longère Nord et du chevet ainsi qu'une petite fenêtre carrée au Sud du choeur sont de style roman. L'époque flamboyante laisse une fenêtre de chevet et une petite baie trilobée sur la longère Sud. Les façades Sud et Ouest de la nef datent du XVIIIème siècle. Des écus armoriés, enclavés dans un collier de Saint-Michel, sont visibles au-dessus de deux portes ; | |
la chapelle de la Vallée-Sainte-Anne (1642 et 1891), située route de Guer et fondée par un seigneur de Boisguehenneuc. Cette chapelle, de forme rectangulaire, est reconstruite en 1891 ; | |
la croix du nouveau cimetière (XVIème siècle) ; | |
le château de Beaurepaire (XVIème siècle), situé route de Campénéac. Propriété successive des familles Le Normand de Trieux (XIVème siècle), Trévégat, Sévigné (en 1564), Guémadeuc (en 1584), Ermar (en 1640), Farcy (en 1743), Savignac (en 1850), Du Boisbaudry (en 1887) et Frotier de La Messelière. Les dépendances du château de Beaurepaire datent du XVIème siècle. Il possédait jadis une chapelle privée ; | |
l'ancien château du Bois-du-Loup (XIVème siècle), situé route de Beignon, reconstruit au XVIIème siècle, restauré en 1872 et aujourd'hui disparu (à la suite de son expropriation par l'armée lors de l'établissement du camp de Coëtquidan). Il possédait jadis une chapelle privée. L'ancienne seigneurie a appartenu successivement aux familles Bellouan (Jehan de Bellouan en 1480), Albret (en 1549), Riou (en 1630), Larcher de La Ville-Martel (en 1634), Langan (en 1732), Adolphe des Clos de La Fonchais (en 1801) ; | |
le château de la Ville-Voisin (vers 1370), reconstruit au XIXème siècle. Propriété de Guillaume du Boisguehenneuc (ou Boisgueheneuc) en 1480. Il s'agit d'un édifice rectangulaire flanqué d'une tour carrée avec un toit à quatre pans pointus ; | |
le château de Lémo (XIVème siècle), restauré en 1720. Propriété de la famille Lémo (au XIVème siècle), puis des familles Chausson (1430-1450), Lézenet (en 1588), Kermeno (en 1650), Le Douarain (en 1667), Mouësan de La Villerouët (en 1872) et La Guerrande. Il possédait jadis un droit de haute justice jusqu'en 1450 et une chapelle privée ; | |
le château de La Touraille (vers 1622), reconstruit au XIXème siècle. L'ancienne seigneurie de la Touraille ou la Touralle a appartenu successivement aux familles Desgrées (au XVème siècle, Jehan Des Grées en 1480), Le Douarain (en 1622), Liger (en 1709), Larcher (en 1716), Le Douarain (en 1765), La Villerouët (en 1832), Bellevue (en 1874) et La Guerrande. Il possédait jadis une chapelle privée ; | |
le château ou manoir du Hardouin (XVIème siècle), situé route de Monteneuf et restauré au XIXème siècle par Arthur de Carheil. L'ancienne seigneurie a appartenu successivement aux familles du Quengo (au XVème siècle, Alain de Cango en 1480), Henry (en 1514), Picaud (en 1758), Halgouët (1786), Granier de Liliac (en 1809), Chaillou (en 1830), Carheil depuis 1860. Il s'agit d'un édifice rectangulaire flanqué de deux tourelles. Le château possédait jadis une chapelle privée ; | |
le manoir de Trieuc. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Le Normant dits "de Trieuc" (en 1480), Desbrées (en 1510), La Fresnays (en 1590), Macé, Rozé, Ermar, Pringué. Il possédait jadis une chapelle privée ; | |
le manoir de Villefief (ou Ville-Fiel). Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Le Normant de Trieuc, Bellouan (en 1401, Guillaume de Bellouan en 1480), La Fresnays (en 1594) et Charbonneau. Il possédait jadis une chapelle privée; | |
le château des Landérieux ; | |
le moulin de Pomereau (XVIIIème siècle) ; |
A signaler aussi :
| une sépulture dans le bois de Lémo ; | |
l'allée couverte, située à La Coudraie, surnommée La Roche aux Fées. On y trouve 9 mégalithes (époque néolithique) ; | |
la grotte du Saint-Couturier (XVème siècle), située dans la vallée de Roherman. On y trouve une fontaine miraculeuse qui guérit des fièvres. Une statue en bois peint est également vénérée par les filles à marier qui la percent d'épingles ; | |
la découverte de 200 haches en bronze ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de AUGAN
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Augan.
Dans le dictionnaire des feudataires des évêchés de Dol et Saint-Malo en 1480, on comptabilise la présence de 23 nobles de Augan :
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Jehan ALLAIN de Gergny (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
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Jehan BOSCHIER de le Puitz, notaire en 1472 (15 livres de revenu) : défaillant ; | |
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Robert BUISNART (140 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ; | |
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Galhot CHAUSSON de Lesme (200 livres de revenu) : excusé, appartenant à la maison du duc ; | |
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Allenecte CHAUSSON ( livres de revenu) : défaillant ; | |
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Messire Jehan DE BELOUAN de Bois-au-Loup (500 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ; | |
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Guillaume DE BELOUAN de Ville-Fiel (120 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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Alain DE CANGO de Hardouin (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
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Jehan DE CANGO de Cango (240 livres de revenu) : défaillant ; | |
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Jehan DE LEZENNET (200 livres de revenu) : excusé, appartenant à une compagnie d'ordonnance ; | |
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la femme de Jehan DE LEZENNET (30 livres de revenu) : défaillante ; | |
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Jamet DE TREVEGAT (60 livres de revenu) ; | |
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DE TRIEUC, sieur de Trieuc (240 livres de revenu) : défaillant ; | |
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Jehan DES GREES de la Touraille (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
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Geoffroy DES GREES (20 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
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Olivier DREAN (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
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les héritiers de François DU BOISGUEHENEUC de Bois Guéhneuc (120 livres de revenu) : défaillants ; | |
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la femme de Guillaume DU BOISGUEHENEUC de Ville Voisin (40 livres de revenu) : défaillante ; | |
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Jehan DU VERGIER (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
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Jehan GARET (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
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l'héritiers Pr. LESCOUBLE de Lescoublère (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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Jehan MAINGAULT (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
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Arthur SOREL (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; |
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