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ARZAL |
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La commune d' Arzal ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de ARZAL
Arzal vient, semble-t-il, de "Harzal" (frontière).
Arzal est, semble-t-il, un démembrement de Marzan. Une charte du Cartulaire de Redon, datée "vers 1089", concerne un certain Riocus d'Arzal que l'on retrouve dans une autre charte vers 1120.
Parmi les témoins cités dans la première charte figure Rouaud, prêtre d'Arzal, ce qui laisse supposer qu'elle existait déjà, en tant que telle, à cette époque. Elle a comme patron saint Martin de Vertou, mort vers 600. Plus tardivement, on lui adjoignit saint Pierre.
Depuis le XIIème ou le XIIIème siècle, les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem possédaient un établissement au village de Lantiern et y exerçaient la justice. Cependant, le recteur dîmait sur toute la paroisse qui comprenait les frairies du Bourg, de Lantiern, du Diston, de Bourgerel ou du Moustoir et de Kerdavid. La paroisse relevait alors du doyenné de Péaule.
Les registres de catholicité gardent le souvenir de la bataille navale, dite des Cardinaux. Une division de la flotte de Monsieur de Conflans chercha refuge, le 21 novembre 1759 dans l'estuaire de la Vilaine où elle demeura bloquée jusqu'en 1762. La paroisse d'Arzal fut mise à contribution pour héberger les blessés et les malades et inhumer les morts. La paroisse d'Arzal est créée au XVème siècle et placée sous la juridiction des seigneurs de Broël.
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PATRIMOINE de ARZAL
l'église Saint-Martin (XVème siècle), restaurée au XVI-XVIIème siècle et reconstruite en 1735, comme en fait foi une inscription gravée au-dessus de la porte occidentale. Cette église remplace une église primitive, dont l'existence semble confirmée par la découverte de sarcophages de granit exhumés dans le sous-sol de l'ancien presbytère. L'édifice actuel est en forme de croix latine, avec choeur arrondi. Une tour trapue s'élève sur le carré du transept. La nef sans bas-côtés est couverte d'une charpente comme tout l'édifice. On y trouve un joli bénitier carré, orné de trilobes et de quatrefeuilles du début du XVIème siècle, ainsi qu'une cuve baptismale monolithe sculptée ; | |
la chapelle Saint-Jean-Baptiste de Lantiern (1182). Il s'agit d'un ancien édifice appartenant aux templiers. En 1312, à la suppression de l'ordre des Templiers, elle devient la propriété de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem. La chapelle est remaniée en 1627. L'édifice possède un bas-côté sur une partie du flanc septentrional. Les deux premières arcades de la nef, en plein cintre, reposent sur d'énormes piles rectangulaires à simple tailloir. Le choeur communique avec le bas-côté et la chapelle Sud par des arcs en tiers-point reposant d'une part sur des piliers octogonaux et pénétrant d'autre part dans la muraille. Les fenêtres ont pour la plupart été refaites. Cette chapelle renferme sept autels qui paraissent tous remonter au XIIIème siècle. L'un d'eux dont la table est soutenue par deux petits piliers polygonaux est particulièrement remarquable. A l'Ouest, une tribune de bois du XVIIIème siècle, à laquelle on accède par un couloir pratiqué dans l'épaisseur du mur, en a remplacé une autre plus ancienne. Lantiern a été un temps un lieu de pèlerinage : la chapelle abritait jusqu'à la Révolution, une relique, fragment de la Vraie Croix ; |
Nota : Le temple de Saint-Jean-de-Lantiern , en la parosse d'Arzal , distant de celui de Fescal " d'environ une bonne lieue" est seulement nommé dans l'aveu de 1574 : le commandeur de Carentoir y prenait le tiers des oblations. L'aveu de 1677 est un peu plus explicite : " Est dans la paroisse d'Arzal un temple fondé de Monsieur Saint-Jan-Baptiste, appelé Saint-Jean-de-Lantiern, dans lequel se font les enterrages ; autour d'iceluy il y a un grand tennement sur lequel le commandeur prend la dixme à la coustume". L'état de la commanderie au temps du commandeur du Buisson nous parle comme il suit de cette chapelle : " En la paroisse d'Arzal il y a une très belle église et temple, avec quantité de chapelles et sept autels, une croix d'argent avec des reliques de la Vraie-Croix, un callice d'argent et deux d'estain. Et ceux qui gardent les ornements se nomment Mre Jan de la Lande et Louis Guillet. Autour duquel temple il y a quelques tenues qui doivent des rentes et dixmes , et s'appelle Saint-Jan-de-Lantiern ; la chapelle est couverte d'ardoises avec trois cloches, le tout en bon et deub estat, et n'y a aucune habitation, ny domaine du propre de la commanderye, et s'afferme ledit lieu 18 livres". Ce document se termine par cette injonction du commandeur de Carentoir : " avons ordonné que au lieu du recteur de la paroisse seront appelés à reddition de compte ceux qui servent la chapelle avec les officiers (de la commanderie)".
"L'église trévialle de Lantiern, proche le passage de la Roche-Bernard et à deux lieues de Prières" est encore nommée au commencement du siècle dernier comme rapportant : " un dixmereau et le tiers des oblations, le tout affermé 18 livres", mais il n'en est pas question dans la déclaration de 1755.
Nous empruntons encore à M. Cayot-Délandre la description de la chapelle de Lantiern : " C'est un édifice de l'époque romane de transition réédifié extérieurement en 1627, mais qui a conservé à l'intérieur tout le caractère de sa construction primitive. Elle n'a qu'un bas-côté (nord) qui se compose de deux arcades romanes. Deux autres arcades, placées de chaque côté du chœur, sont de style ogival et reposent sur de massifs piliers octogones. La fenêtre du fond est ogivale aussi ; elle était autrefois orné de vitraux peints dont il ne reste plus qu'un fragment d'écusson armorié, sur lequel on voit 5 hermines placées 2,1,2. Cette curieuse petite église, renferme, outre le maître-autel, sept autels latéraux presque tous fort anciens. L'ancienne tribune seigneuriale est placée au-dessus de la porte de l'ouest, on y accède par un couloir pratiqué dans l'épaisseur du mur".
Enfin M. Cayot-Délandre nous apprend que les moines de l'abbaye de Prières avaient coutume jadis de se rendre processionnellement, deux fois par an, à Lantiern pour y vénérer les reliques de la Vraie-Croix que nous avons signalées plus haut. Aujourd'hui Saint-Jean-de-Lantiern est une chapelle frairienne desservie par le clergé d'Arzal (l'abbé Guillotin de Corson).
l'ancienne chapelle de Broël (XVème siècle). Elle sert aujourd'hui de baptistère ; | |
la croix de la chapelle Saint-Jean-Baptiste (XIVème siècle). La croix s'élève au chevet de la chapelle ; | |
la croix du cerf (XIIIème ou XIVème siècle). Cette croix est située à proximité d'un vieux puits ; | |
le calvaire de Kergour (XVIème siècle) ; | |
la croix de la forge de la lande (1807) ; | |
le château de Silz (XVIIIème siècle), berceau de la famille du comte Sébastien de la Haye de Silz. Ce dernier était à la tête des chouans des districts de La Roche-Bernard et de Rochefort-en-Terre à partir de 1793 et jusqu'en 1795. La seigneurie de Silz avait basse et moyenne justice et s'exerçait au port de Vieille Roche. Propriété de Jehan Rhuis en 1427 et en 1481. Le château possédait autrefois une chapelle privée ; | |
le manoir de Broël (XIV-XVIIème siècle), berceau de la famille Broël. La seigneurie avait haute, moyenne et basse justice. Elle possédait autrefois une chapelle privée. Propriété successive des familles Hule (Pierre Hule en 1427), Coudray, du Bois de La Motte (XVIIIème siècle), Lorois (en 1799) et Pluyette (en 1866) ; | |
l'ancien manoir de la Noy, visible encore en 1840. Siège de l'ancienne seigneurie de la Noye ou de la Noë ayant appartenu à la famille Jocet de La Charquetière ; | |
la maison de la sénéchaussée (XVIIème siècle), située à Lantiern. Les seigneurs de Broël y exerçaient jadis leur juridiction ; | |
la maison (XVIIème siècle), située à Lantiern ; | |
le manoir de Vieille-Roche (XVIIème siècle) ; | |
le barrage (1965-1972) ; | |
les moulins à vent de Cosca, de Keror, Neuf, de Séréac (1651), et le moulin à eau de Prénué ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de ARZAL
Lors de la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Arzal : Guillaume Le Pisquezre (Collon), Jehan Rhuis (Sciz), Jehan de Cozquat et Jehan Cluzon (Coscat), Jehan de Noueal et Rolland Leffloch (Coscat), Jehan Leffloch et son fils Ollic (Trénevé), Pierre Hule et Jehan Le Daufin (Broël), Mahé Bojust et Guillaume Simon (Kermoisan), Laurence Bretagne et son fils Jehan, Jehan de Musuillac (Roz), Guillaume Goureden (Roz), Pierre de Heules (Moustoir), Allain Peillac (Mello, Lantierne), sire de Malestroit, Guillo Rouxeau et Eon Souval (Bilair, frairie de Diston, Keralvé).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 5 nobles de Arzal :
Jehan de BROUEL (700 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ; | |
Hochaud MELO (100 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ; | |
Jehan de COZQUAT (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée ; | |
Jehan BOULIO (10 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; | |
Jehan du BOSCHET, remplacé par Nouel Regent : porteur d'un paltoc et d'une salade, comparaît armé d'une épée et d'un arc ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 7 nobles de Arzal :
Eonnet MELO, décédé et remplacé par Pierre Melo ; | |
Jehan, sieur de BROEL : comparaît en homme d'armes ; | |
Jehan de COZCAT : comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan BOULLYO ; | |
Jehan du BOSCHET ; | |
Jehan de REUYS : comparaît en archer ; | |
Ollivier du PLESSIX ; |
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