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L'église de Saint-Juvat est citée dès 1156 dans une charte du prieuré Saint-Magloire de Léhon (Anciens évêchés III, 233 ; IV, 359, 362, ..). Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesia Sancti Juvati en 1156, 1181 et en 1187.
Paroisse du diocèse de Saint-Malo sous l'Ancien Régime, Saint-Juvat a élu sa première municipalité au début de 1790.
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Les monuments inscrits sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques sont :
1) La croix du cimetière (XVIème siècle) ;
2) La croix de la Mettrie, inscrite en même temps que la précédente le 27 février 1926 ;
D'autres monuments ne sont pas protégés au titre des monuments historiques :
3) L'église a été construite en 1364, avec réemploi d'un portail du XIIème siècle et elle a été remontée en 1508 (bas-côté nord, porte sud), 1668 (choeur, charpente, sacristie) et depuis ;
4) Le manoir de Caragat, du XVIIIème siècle, avec sa chapelle. Il appartient à M. Rouault de la Vigne ;
5) Le manoir de la Sigonnière, reconstruit vers 1572.
Le 2 août 1944, un détachement de douze F F I, participant aux combats de la Libération, a attaqué un convoi allemand à Saint-Juvat, sur la route de Saint-Maden. Le combat a duré quatre heures.
(Bulletin d'informations des maires).
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SAINT-JUVAT (en 1890).
Superficie : 1,741 hectares. — Population : 1,396 habitants.
Cette commune est bornée au nord par Trévron et Calorguen ; à l'est par la Rance ; au sud par Saint-Maden, et à l'ouest par Plumaudan.
C'est le principal centre d'un bassin calcaire qui fournit des sablons contenant jusqu'à 90 % de matières fertilisantes. On y trouve des agglomats, appelés jauges dans le pays, dont on se sert comme pierres à bâtir.
Dans ces sablons, on remarque des coques, des vermisseaux tubulaires, des huîtres, des coraux, des volatiles enchassés, des coquilles entières de crustacés d'espèces antédiluviennes.
Les principales carrières exploitées sont celles de Biffard, du Bernard et de Picouays.
Cette facilité donnée aux cultivateurs de se procurer à bon compte un amendement précieux, n'a pas peu contribué à donner à l'agriculture un large essor dans un territoire dont le sol est, du reste, de nature très fertile.
L'origine de cette paroisse est très ancienne ; en 1632, lors d'un procès qui s'éleva entre l'évêque, de Saint-Malo et les religieux de Marmoutiers, ceux-ci invoquèrent un droit remontant à l'an 609.
L'église, sous le vocable de saint Juvat, est un monument très irrégulier. Elle aurait été bâtie à quatre époques différentes ; on y trouve des parties datant de 1364, 1668, 1694 et 1836. Le bas-côté sud, bâti à cette dernière date, est lourd et disgracieux ; il forme contraste avec l'autre côté qui est ogival et svelte.
Saint Jean-Baptiste y est invoqué dans les épizooties et toute l'année pour la conservation des animaux.
On remarque dans le cimetière de Saint-Juvat une croix en granit, très ancienne, admirée des connaisseurs ; elle représente, à son sommet, une descente de croix.
Une école communale de garçons, établie en 1833, et une école de filles créée en 1839, existent à Saint-Juvat.
Le bourg est traversé par le chemin de grande communication N° 12 et le chemin d'intérêt commun N° 19.
(J. Rigaud).
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