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INFORMATIONS DIVERSES SUR LA VILLE DE SAINT-BRANDAN

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L'adjectif brandanais qualifie, depuis 1966 au moins, les gens et les choses de Saint-Brandan.

Sainct-Bedan avait le titre de paroisse dès 1599. La même année cette paroisse est aussi appelée trefve de Sainct-Brandan (Arch. des C-du-N, 1 E 2648). Elle était, sous l'Ancien Régime, une succursale de la paroisse de Plaintel et elle élut sa première municipalité le 24 janvier 1790 (2 G par. de Plaintel).

Le territoire de la commune de Saint-Brandan a perdu deux fractions :

1) L'une, située entre les déversoirs de l'étang du Pas, a été réunie à Lanfains par arrêté du 24 février 1829 ;

2) L'autre, comprenant plusieurs villages, a été réunie à Quintin par ordonnance du 3 juillet 1837.

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Les principaux monuments anciens de cette commune sont :

1) Le site archéologique du Rillan (3ème quart du 1er s.). Il est surtout connu par la stèle du "dieu au maillet" que l'on y découvrit vers 1716 (articles de M. Louis Richard, notamment dans Soc. d'émul. des C-du-N, c, mém. de 1971, avec bibliographie) [Note : Si le nom du Rillan provient du latin Aurelianum : il est le même que celui de la ville d'Orléans (Aurelianum › Aureian > au Rillan). A propos de la ville qui existait à l'époque gallo-romaine au village du Rillan, un dicton rapporté par Jollivet en 1854 prétend que "cette ville ressuscitera lorsque Quintin périra" (Les C-du-N, I, 336). La statue du dieu était considérée dans le pays, au XIXème siècle, comme celle de saint Auron, inconnu par ailleurs (La Borderie, Hist. de Bret., I, 1896, p. 177)] ;

2) L'église Saint-Brandan (1750, sauf la tour) ;

3) La chapelle Saint-Eutrope (XVIème s.) ;

4) Le moulin à eau de la Perche (1803), inutilisé depuis 1956 ;

5) Le manoir de la Villeneuve, servant aujourd'hui de ferme ;

6) Le manoir de la Ville-Fréhour (1730) ;

7) La croix de la Hutte (XVIIIèm s.) ;

8) Le manoir de Carbrien (1670), aujourd'hui ferme ;

9) Le manoir du Fretay (XVIIIème s.), servant de ferme ;

10) La croix de la Jarroussaie (1777) ;

11) Une maison du bourg (1610) ;

12) La croix de Carboureux ;

13) La ferme de la Brousse-ès-Bannier (1781) ;

14) La ferme de La Noë (1722) ;

15) La maison de la Ville-Noë (1765) ;

16) La maison de Caron (1725) ;

17) La stèle du bourg (Age du Fer).

(Bulletin d'informations des maires).

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SAINT-BRANDAN (en 1890).

Superficie : 2,516 hectares. — Population : 2,540 habitants.

Saint-Brandan, vulgairement appelé Sembedan ou Semdan, est située au sud-est du canton.

Le territoire de cette commune, assez plat vers le nord, est montagneux, tourmenté vers le sud. L'agriculture y fait de notables progrès ; les terres incultes diminuent de jour en jour.

La nature du sol est granitique et schisteuse en grande partie ; près du bourg , on trouve du grès. Non loin du village du Rillan, on a découvert, il y a quelques années, des débris romains.

L'église paroissiale est dédiée à saint Brandan, abbé, auquel la commune doit son nom. Elle n'offre rien de remarquable ; son clocher vient d'être reconstruit.

Les chapelles de Saint-Germain et de Saint-Eutrope sont sans intérêt ; cette dernière tombe en ruines.

C'est sur le territoire de cette commune que se trouve la gare de Quintin, sur la ligne de Saint-Brieuc à Pontivy.

Bien que l'agriculture soit la principale occupation des habitants, beaucoup cependant se livrent au commerce des chiffons.

Le hameau de Carestiemble, situé au sud-ouest du bourg, est habité par un certain nombre de boulangers qui vendent, sur les marchés voisins, du pain, à la levure de bière, appelé communément pain miraud.

Saint-Brandan possède deux écoles communales au bourg, l'une de garçons et l'autre de filles. A Carestiemble, une école mixte communale a été créée, il y a quelques années ; une école privée de filles fondée par la famille de Robien y existe également.

Le territoire de cette commune s'étend au nord-ouest du canton. On y parle le breton et le français.

Le sol mi-partie quartz et granit, est montagneux, profondément coupé par de nombreux vallons et généralement de médiocre qualité. On remarque encore beaucoup de jachères qui diminuent peu à peu, grâce à l'emploi des amendements calcaires que fournissent les fours à chaux de Cartravers, en La Harmoye.

Le bourg n'est traversé que par des chemins vicinaux de 3ème catégorie.

(J. Rigaud).

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