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INFORMATIONS DIVERSES SUR LA VILLE DE LA MOTTE |
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Sur le nom de cette commune a été formé le nom-adjectif ethnique motterieux (J O, 22 mars 1968).
La Motte était une paroisse dès 1640. Cette paroisse était une succursale de celle de Loudéac. On lui trouve le nom de la Motte Gargajan en 1687 et 1689 [Note : Gargajan (ou Pertuis) est aujourd'hui le nom d'un village de la commune de la Motte, à un kilomètre au nord-est du bourg] mais non plus en 1695 (état civil). A partir de cette date, elle est appelée la Motte tout court, comme aujourd'hui. Elle élut sa première municipalité le 17 février 1790, devenant ainsi une commune. De 1795 à 1801, la Motte, chef-lieu du canton rural de Loudéac, fut le siège d'une municipalité cantonale.
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Les principaux monuments anciens de cette commune sont les suivents :
1) L'église Saint-Vincent-Ferrier (1748-1749 ; tour 1724 ; chapelle des fonts 1767). L'autel, en marbre de Carrare (Toscane, Italie), sculpté à Marseille, fut transporté par mer en 1778, mais, saisi par les Anglais à Guernesey, il n'arriva pas à la Motte avant 1787 (J. Darsel, Les tribulations du maître-autel de la Motte-Loudéac, dans : Soc. d'émul. des C-du-N, Bull. et mém., t. LXXXV (1956), p. 108-112) ;
2) La motte et l'enceinte de la Douve-aux-Louais (haut Moyen Age). Cette motte a peut-être fourni son nom à la commune. Du 31 mai au 15 juin 1876, elle fit l'objet de fouilles dont Ernoul de la Chénelière rédigea le rapport ;
3) Deux maisons du bourg : un café (1710) et une communauté de religieuses (1720) ;
4) Les fermes de la Ville-Neuve (1720) et Gardembourg (1760).
La commune de la Motte contient la partie nord de la forêt de Loudéac.
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La guerre n'a pas épargné le territoire de la Motte aux époques de la Chouannerie et de la Résistance :
1) Le 25 juillet 1799 les chouans de Pierrot (Robinault de Saint-Régent) attaquèrent la voiture qui transportait le recette des constributions de l'arrondissement de Loudéac et s'emparèrent de 32 000 F ;
2) Le 29 septembre 1800 le chef chouan Dujardin (déserteur flamand), passant à la Motte, y fit couper au ras du sol et repiquer l'arbre de la Liberté de manière à ce qu'on ne s'en aperçoive pas tout de suite ;
3) Les 24 et 28 février et les 28 et 29 mars 1801, les chouans de Dujardin pillèrent les maisons de plusieurs habitants de la Motte.
(Bulletin d'informations des maires).
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LA MOTTE (en 1890).
Superficie : 2,298 hectares. — Population : 2,211 habitants.
Cette commune tire très probablement son nom d'une butte ou motte de terre de forme cônique, située à 150 mètres environ à l'est du bourg, dans un ravin pittoresque appelé Douve-Louais ou Douve-aux-Lois. On y a pratiqué des fouilles qui n'ont amené aucune découverte. Trois ou quatre mètres du sommet ont été enlevés, de sorte que cette motte peut avoir 8 à 9 mètres de hauteur, sur 120 mètres de circuit à sa base.
Situé au nord du canton, traversé par la route de Loudéac à Plouguenast, le territoire de La Motte est très accidenté, coupé de ravins profonds, très boisé en certaines parties, mais possédant quelques sommets dénudés. Dans la partie sud-est, cette commune renferme les 2/3 de la forêt de Loudéac. On n'y trouve que de petits ruisseaux utilisés pour l'irrigation de fertiles et nombreuses prairies.
Le sol, de nature schisteuse en général, est humide et froid ; l'agriculture y a fait de grands progrès. Les landes ont à peu près disparu. Les pommiers produisent en abondance. Bon nombre d'habitants vivent du commerce des toiles et de leur tissage.
L'émigration se fait sur une assez grande échelle. On estime actuellement à environ 200 le nombre des personnes de l'un et l'autre sexe qui habitent Paris ou les départements voisins.
L'église, sous le patronage de saint Vincent-Ferrier, n'offre aucun intérêt au point de vue architectural. Elle date de 1747. Le maître-autel, en beau marbre de Carrare, est remarquable.
La Motte possède une école communale pour chaque sexe. De plus, au hameau de Saint-Pôtan, existe une école mixte depuis 1868.
Une halte est établie à 3 kilomètres à l'ouest du bourg, sur le chemin de fer de Saint-Brieuc à Pontivy.
Le bourg, situé à proximité de la route nationale N° 168, est traversé par le chemin de grande communication N° 53.
(J. Rigaud).
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