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INFORMATIONS DIVERSES SUR LA VILLE DE LOUARGAT |
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LOUARGAT (en 1890).
Superficie : 5,718 hectares. — Population : 4,416 habitants.
On croit que cette commune doit son nom à saint Ergat ou Pergat, ermite qui a vécu, dit-on, au village de ce nom.
Son territoire s'étend au nord du canton. Il est traversé sur une longueur de 4 kilomètres par le chemin de fer de Paris à Brest, qui y pénètre près de la gare de Belle-Isle-Bégard.
Le sol est granitique en partie ; on trouve aux environs du Menez-Bré des roches amphiholiques, et du minerai de fer au sud. Les terres sont généralement bonnes, assez bien boisées. La forêt de Coat-an-Nay (bois du ciel) est comprise en grande partie en Louargat.
Le château de Largez, aujourd'hui détruit, a donné le jour à plusieurs seigneurs de ce nom, parmi lesquels il convient de citer Raoul qui prit part, avec Guillaume-le-Conquérant, à la conquête de l'Angleterre.
En 1160, les Templiers possédaient à Louargat une aumônerie.
Avant 1789 on comptait beaucoup de maisons de nobles en cette commune. Une des plus importantes était celle de Guermorvan, dont il reste encore des ruines.
Au hameau de Pen-an-Stang et près de la voie romaine, il existe un tumulus, fort bien conservé, mesurant 153 mètres de circonférence à la base, et d'une hauteur de 15 mètres environ. Au tumulus se rattache une légende, que tous les cultivateurs racontent : Ceux qui manquaient de charette pour leur travail, se présentaient au soleil couchant, sur le sommet du tumulus, et y prononçaient ces paroles : « Trouverai-je une charrette demain ? » Il pouvait se retirer ; il était sûr que le lendemain matin, au lever du jour, il aurait à sa disposition la charrette demandée. En effet, il la trouvait au pied du tumulus. Mais il fallait la rendre au même endroit le soir même. Un cultivateur, l'ayant gardée plusieurs jours, il la vit rouler d'elle-même et disparaître avec un bruit effroyable quand il l'eut ramenée à l'endroit fixé. Depuis elle n'a plus reparu.
A Peyrat, on voit un beau menhir dont le sommet a tout l'air de figurer une vierge ou une druidesse.
Sur le point culminant du Hoguené, on distingue encore l'endroit où les suppliciés étaient pendus après condamnation par le seigneur de Coat-Couziou, qui avait une haute juridiction et droit de haute justice.
Le pourtour conserve des restes du talus qui maintenait les spectateurs à distance Avant de gravir la fatale montagne, le condamné faisait une halte au hameau qui a conservé le nom de Pors-Anquen (cour des angoisses).
Le bourg de Louargat est cité a juste titre comme un des plus beaux du département. L'église, reconstruite en 1865, dans le style du XVème siècle, est vaste et d'un très bel effet.
Parmi les chapelles rurales, la plus célèbre est celle de Saint-Eloi, érigée en église paroissiale en 1874. La nouvelle paroisse comprend la partie nord de la commune. Le pardon qui s'y tient le 1er dimanche de juillet, est célèbre dans la région. On y amène les chevaux pour les mettre sous la protection de saint Eloi, dont la statue en argent massif orne l'église.
Il existe au bourg deux écoles communales. A celle des filles est annexée une classe enfantine.
Le village de Saint-Eloi possède également une école pour chaque sexe.
Le bourg est traversé par la route nationale N° 12, et les chemins de grande communication N°s 15 et 31.
(J. Rigaud).
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