|
Bienvenue ! |
INFORMATIONS DIVERSES SUR LA VILLE DE FREHEL |
Retour page d'accueil Retour Ville de Fréhel
Par arrêté préfectoral du 29 décembre 1972, Fréhel a été formé par la fusion de deux communes :
1) Pléhérel, où est situé le chef-lieu ;
2) Plévenon, commune associée, dont l'article sera traité par ailleurs.
Peu après cette fusion, la nouvelle commune de Fréhel a reçu, par délibération municipale du 9 juin 1973, des armoiries proposées par M. Ermoy et qui doivent être blasonnées ainsi : d'azur chapé d'hermines, les deux pièces du champ chargées chacune d'un besant d’or.
Les habitants de Pléhérel sont dits pléhérellois.
Pléhérel est cité comme paroisse dès 1159 dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Aubin-des-Bois. Cette paroisse appartenait au diocèse de Saint-Brieuc et a élu sa première municipalité au début de 1790.
En 1866, le bourg a été transféré du lieu appelé aujourd'hui le Vieux-Bourg (sur la baie de Saint-Brieuc) au village de l'Abbaye.
![]()
Il existe à Pléhérel plusieurs édifices intéressants dont un seul est protégé comme monument historique :
1) La chapelle Saint-Sébastien, construite en 1536 et aujourd'hui en ruines, a été inscrite sur l'inventaire supplémentaire le 25 février 1928 ;
2) De l'ancienne église paroissiale, aux Vieux-Bourg, il reste le choeur, construit en 1786, avec une porte et une piscine, toutes deux du XVIème siècle et réemployées ;
3) Le château de la Ville-Roger, qui a appartenu au marquis de la Moussaye, pair de France de 1835 à 1848 ;
4) Le château du Vaurouault, construit en 1643 et vers 1770, restauré de nos jours.
La baie de la Fresnaye, le Port-à-la-Duc et la vallée du Frémur dont il a été question à propos de Pléboulle appartiennent aussi à Pléhérel, où il faut signaler en outre la plage de Sables-l'Or-les-Pins.
Au Papeu en Pléhérel se rattache Joseph-François-Anne Gesril, seigneur du Papeu, né à Saint-Malo en 1767. On l'a surnommé le Regulus breton car, ayant été fait prisonnier par les Républicains lors de l'affaire de Quiberon, il rejoignit à la nage l'escadre anglaise pour faire cesser le feu après la capitulation puis, fidèle à sa parole, il revint sur la côte où il fut fusillé à Vannes le 29 août 1795.
(Bulletin d'informations des maires).
![]()
PLÉHÉREL (en 1890).
Note : Par arrêté préfectoral du 29 décembre 1972, Fréhel a été formé par la fusion de deux communes : Pléhérel et Plévenon.
Superficie : 1,895 hectares. — Population : 1,075 habitants.
Cette commune occupe la partie sud de la presqu'île comprise entre le Frémur et la baie de la Fresnaye à l'est, et la baie de Saint-Brieuc à l'ouest. Au nord s'étend la commune de Plévenon et au sud celle de Plurien.
Depuis 18 ans, le chef-lieu communal a été déplacé. Autrefois il était situé sur le bord de la mer, au lieu dit le Vieux-Bourg, où existe encore une chapelle de l'ancienne église.
L'église nouvelle, bâtie en 1869, est élégante, elle est sous le vocable de saint Hilaire.
Le territoire est accidenté dans la partie nord. Il est découvert en grande partie et comprend encore quelques landes.
A Port-à-la-Duc existe un petit hâvre fréquenté par les pêcheurs et quelques navires de faible tonnage.
On remarque la chapelle de Saint-Fabien et de Saint-Sébastien avec ses vitraux du XIIIème siècle, représentant le martyre de ces deux saints.
On voit aussi le château de la Ville-Roger, qui appartenait au marquis de la Moussaye, ambassadeur et pair de France.
Deux écoles communales, parfaitement aménagées, existent à Pléhérel.
Le bourg est traversé par le chemin de grande communication N° 17.
![]()
PLÉVENON (en 1890).
Note : Par arrêté préfectoral du 29 décembre 1972, Fréhel a été formé par la fusion de deux communes : Pléhérel et Plévenon.
Superficie : 1,373 hectares. — Population : 1,188 habitants.
Le territoire de cette commune comprend un vaste plateau, entouré de tous côtés, excepté au sud, de collines élevées qui bordent le littoral.
Le sol, en dehors des steppes pendant longtemps incultes et qui se plantent ou se défrichent, est de bonne qualité ; le froment qu'on y semait presque exclusivement, il y a quelques années, était appelé le blé du cap.
Plévenon occupe la partie nord de la presqu'île qui se termine par le cap Fréhel. De ce point une mer immense s'étend devant le spectateur, en même temps qu'une grande étendue du littoral. Des rochers formidables, taillés à pic et crevassés par de profondes grottes, opposent à la mer en furie une barrière infranchissable. Parmi ces cavernes, nous devons citer, à l'ouest du cap le Toul-an-Ifern (trou de l'Enfer) immense fissure large de 1m50 et d'une profondeur évaluée, dit-on, à 1 kilomètre.
On remarque aussi le beau phare électrique et à éclipses qui a 79 mètres d'élévation.
Le fort de La Latte qui domine l'entrée de la baie de la Fresnaye, a été longtemps une place de guerre de 3ème classe.
Nous en avons parlé à l'article de Matignon. Il fut vainement assiégé en 1490 et en 1689 par les Anglais.
Au port Saint-Jean-de-l'Hôpital se trouvent les restes d'une ancienne maladrerie. Les navires qui, par manque d'eau, ne peuvent arriver au Port-à-la-Duc, s'arrêtent à la jetée de Port-Nieux.
L'église vient d'être reconstruite, elle est d'un bel effet.
Le château du Meurtel, sur les bords de la baie, mérite d'être visité. On trouve au nord du grès de belle qualité, le granit domine dans le sud.
Plévenon possède deux écoles communales, une pour chaque sexe.
Le bourg est traversé par le chemin de grande communication N° 36.
(J. Rigaud).
© Copyright - Tous droits réservés.