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Les gens et les choses de cette commune sont dits cavanais (J O, 26 août 1911) ou cavannais (J O, 21 janvier 1949).
La famille de Cavan, à laquelle appartenait les seigneurs de Cavan et de Caouënnec au Moyen Age, portait pour armes d'or à trois merlettes de sable (Guy Le Borgne, Armorial breton, 1667). Cette famille est éteinte et ces armes peuvent être considérées comme celles de la commune de Cavan (ce pourraient être des armes parlantes, car le nom signifie "chouette" en breton).
Kaguan était une paroisse du diocèse de Tréguier dès 1283 (Rec. d'actes inéd. publ. par A. de la Borderie, p. 233). Le nom de cette paroisse a sa forme actuelle Cavan dès 1330 environ (Pouillé publ. par Longnon, p. 339). Elle avait pour succursale la paroisse de Caouënnec. La première municipalité de Cavan fut élue au début de 1790.
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Un seul édifice est protégé, au titre de la législation sur les monuments historiques :
1) l'église Saint-Chéron, autrefois Saint-Cavan (XIVème, XVème, XVIIème s.). Le clocher (1744) a été inscrit sur l'inventaire supplémentaire le 17 décembre 1926.
Les autres édifices anciens sont :
2) la chapelle Notre-Dame des Anges (début XVIème s.) ;
3) la chapelle Saint-Trémeur (début XVIIème s.), en ruines ;
4) le manoir de Boisriou-L'Abbé (vers 1500) ;
5) le manoir de Kerverrot (XVIème s.) ;
6) le tumulus de Touhezou et le retranchement circulaire édifié non loin au sud [Note : Sur les tumulus de Cavan, voir : Soc. d'émul. des C-du-N, t. XVII, mémoires, 1880, p. 65-83)].
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Les principaux événements qui ont eu lieu sur le territoire de cette commune sont les suivants :
1) le 3 décembre 1785, l'église fut endommagée par la foudre tombée sur le clocher ;
2) le 16 novembre 1799, le curé constitutionnel de Cavan fut attaqué dans son presbytère, qui fut pillé par les Chouans ;
3) le 22 juin 1944, une ferme fut pillée et incendiée par les Allemands au village de Roudevine.
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Les personnages connus ayant un rapport avec Cavan sont :
1) Jean Saliou de Chefdubois, dont il a été question dans la notice de Lannion et qui tirait son nom du lieu noble de Chefdubois en Cavan, acheté par son père Fiacre Saliou de Traouléguer le 12 mai 1627. Le nom de Chefdubois a été porté par cette famille jusqu'à ce qu'elle se soit éteinte en 1827 ;
2) Charles-Marie Avril, né à Cavan le 1er janvier 1897, religieux dominicain (1924), prêtre (1929), prédicateur à la radio et à la télévision, provincial des Dominicains de Paris (1947). Il dût démissionner de cette charge en 1959 lors de la condamnation de l'expérience des prêtres-ouvriers et devint prieur à Jérusalem. Il se retira en 1972 et mourut à Paris le 11 septembre 1978. Son frère Henri Avril mourut à Saint-Brieuc, étant préfet des Côtes-du-Nord, le 17 janvier 1949.
(Bulletin d'informations des maires).
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CAVAN (en 1890).
Superficie : 1,638 hectares. — Population : 1,659 habitants.
Le nom de cette commune vient probablement du patron de l'église paroissiale, saint Chéron, qui est prononcé Garan ou Gavan, en breton, d'où Cavan.
Elle s'étend dans la partie sud-ouest du canton, jusque sur les bords du Guindy qui la sépare de Tonquédec et de Pluzunet.
Le territoire est accidenté vers sa circonférence, mais assez uni dans la partie centrale. De constitution granitique, les terres sont en général de bonne qualité, bien cultivées et bien plantées en pommiers ; les prairies sont bien aménagées.
L'église appartient en grande partie au XVème siècle.
La tour, surmontée d'une flèche élancée et flanquée de deux tourelles couronnées en dôme, porte la date de 1684.
Plusieurs chapelles près desquelles se tiennent des pardons, existent en Cavan : citons celle de Saint-Mémoire près de laquelle se trouve un menhir et celle de Saint-Herbaut.
On compte jusqu'à quatre tumulus sur le territoire de cette commune et deux menhirs.
Des ruines d'anciens forts romains ont été découvertes à Trao-an-Hoat et à Kerampoul.
Deux écoles communales, une pour chaque sexe, existent à Cavan ; une classe enfantine a été récemment annexée, à l'école des filles.
Le bourg est traversé par la route nationale N° 167.
(J. Rigaud).
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