|
|
Bienvenue ! |
L'EGLISE ET LES CHAPELLES D'ABBARETZ. |
Retour page d'accueil Retour Ville d'Abbaretz
EGLISE ET CHAPELLES
L'ANCIENNE ÉGLISE. - LES CHAPELLENIES. - VISITES ARCHIDIACONALES. - LA NOUVELLE ÉGLISE. - CHAPELLE SAINT-SYMPHORIEN ET LÉPROSERIE DE LA MAGDELEINE. - LA GRANGE D'ABBARETZ ET LA CHAPELLE SAINTE-MARGUERITE. - NOTRE-DAME-DES-CROIX. - CHAPELLES DES MANOIRS DE LA RIVIÈRE ET DE LA BEAUTRAYE.
L'ancienne église d'Abbaretz fut rasée en 1862 pour faire place à l'église actuelle.

Le vieux sanctuaire, dédié à saint Pierre, n'avait pas grand style, mais remontait certainement à une époque très reculée. Il se composait d'une simple nef, communiquant par une arcade romane avec un chœur à chevet droit construit au XIVème siècle, comme l'indiquaient la fenêtre de ce chevet et la petite rose quadrilobée qui la surmontait. Quant à la nef, elle semblait appartenir en grande partie au XIème siècle.
Au haut de cette nef, près de l'arcade, s'élevait originairement le clocher, assis partie sur la muraille et partie sur six piliers en bois ; il menaçait ruine en 1780 et force fut alors de le démolir. On construisit, en conséquence, à côté et au nord de la nef, une tour formant chapelle à sa base, ayant 24 pieds de maçonnerie en hauteur sur 12 pieds de largeur. Le tout, surmonté d'une charpente et d'une flèche en bois revêtue d'ardoises, coûta 2,500 #. C'était loin d'être un monument, mais la paroisse n'était pas riche et il fallut, pour solder cette dépense, les aumônes des principaux habitants : le recteur Jean Lefeuvre, François du Matz, seigneur de Villeneuve, Mlle Biré de la Gahotière et M. Boutard de la Barre, jointes aux charrois gratuits faits par les paroissiens de bonne volonté [Note : Archives communales d'Abbaretz, Reg. de 1781].
Outre le maître-autel, l'église d'Abbaretz avait deux autres autels dédiés à la Sainte-Vierge et à saint Jean et placés au haut de la nef, de chaque côté de l'arcade romane ; on transporta alors sous la tour l'autel de la Sainte-Vierge. Puis, M. Lefeuvre, recteur d'Abbaretz, donna une chaire qu'il paya 150# et fit également à ses frais lambrisser et peindre le chœur, ce qui lui coûta 300 # [Note : Archives communales d'Abbaretz, Reg. de 1781].
Quelques années plus tard, pour régulariser l'église et lui donner la forme d'une croix latine, on construisit au sud de la nef une seconde chapelle faisant pendant à celle de la Sainte-Vierge ; elle fut bénite, ainsi que son autel, le 25 avril 1786 et dédiée à saint Jean-Baptiste [Note : Archives communales d'Abbaretz, Reg. de 1786].
Dans cette vieille église se trouvaient deux cloches : l'une fondue à Abbaretz par Mathurin Couret, bénite le 19 mai 1641 et nommée Marie par Laurent Gicquel et Françoise Poulain ; l'autre provenant d'une ancienne chapelle de la ville de Nozay et portant cette inscription : Cloche de la chapelle Saint-Jean et Saint-Nicolas de la ville de Nozay, 1668 [Note : Cette dernière cloche avait été donnée à Abbaretz après la Révolution].
Une singularité de l'église d'Abbaretz, c'est qu'il s'y trouvait un puits rempli de pierres, découvert quand on démolit l'édifice. Ce puits, creusé sous la muraille du temple, avait évidemment une grande antiquité ; peut-être appartenait-il à l'église mérovingienne qui avait dû précéder la construction romane du XIème siècle , dont nous nous occupons.
Le seigneur de Nozay (en 1789, le prince de Condé) prétendait avoir dans l'église d'Abbaretz tous les droits de supériorité, patronage et fondation ; on voyait encore les débris de sa litre seigneuriale peinte à l'extérieur du temple quand celui-ci fut démoli.
Néanmoins, les possesseurs de terres nobles en Abbaretz jouissaient de quelques prééminences dans cette même église, telles que bancs, enfeus et armoiries ; les seigneurs de la Rivière s'y faisaient inhumer dans le chœur, ceux de Villeneuve devant l'autel de Notre-Dame, et les possesseurs de la Jahotière au pied de l'autel de saint Jean-Baptiste.
Les recteurs d'Abbaretz étaient ordinairement enterrés dans le sanctuaire et les notables de la paroisse dans la nef, moyennant finances au profit de la fabrique.
Un certain nombre de fondations pieuses étaient, avant la Révolution, desservies dans l'église d'Abbaretz :
1° La chapellenie de Mortestier fondée de deux meses hebdomadaires par le seigneur de la Rivière. Desservie à l'origine tous les lundis et vendredis au grand autel de l'église d'Abbaretz, cette fondation se trouvait en 1640 transférée à la chapelle du manoir de la Rivière ; elle était alors entre les mains de François de la Neufville, clerc tonsuré, qui la faisait desservir par Jean Marchand, prêtre d'Issé [Note : Archives de la Loire-Inférieure, G, 48] ;
2° La chapellenie des Dauffy — qu'Ogée appelle à tort chapellenie du Dauphin — fondée au XVIème siècle par un prêtre nommé Jean Dauffy, consistait en une seule messe tous les samedis, à l'autel de Notre-Dame, en l'église d'Abbaretz. En 1631, écuyer Christophe Le Vavasseur, fils de Guillaume Le Vavasseur et de Claudine Dauffy, sieur et dame de la Gendronnière, habitant la Billonnière, en Orvault, présentèrent à l'ordinaire Barthélemy Boutard, clerc tonsuré, pour cette chapellenie que venait de résigner Pierre Grenet, chanoine de Notre-Dame de Nantes et recteur de Saint-Denis en cette ville [Note : Archives de l’Evêché de Nantes, Registres des insinuations du diocèse]. Barthélemy Boutard prit possession le 28 janvier 1632, de la dite chapellenie que posséda en 1640 un autre clerc tonsuré, François du Matz, fils du seigneur de Villeneuve [Note : Archives de la Loire-Inférieure, G, 48]. La terre, constituant le bénéfice des Dauffy, fut vendue nationalement 4,600 #, le 20 mai 1791 [Note : Archives de la Loire-Inférieure, Q, 306] ;
3° La chapellenie de la Fouaye, assez considérable à l'origine, fut d'abord divisée, puis réduite en 1754 ; ses biens furent vendus 2,281 # par la Nation, le 1er mars 1792. De ses deux messes hebdomadaires, l'une était dite en l'église d'Abbaretz et l'autre en la chapelle de la Rivière [Note : Archives de la Loire-Inférieure, G, 63 et Q, 306] ;
4° Le légat de la Fourcaudière consistait en une seule grand'messe pour les défunts chaque année ;
5° Le légat des Castières, fondé d'une messe de la Vierge tous les samedis, fut réduit, à cause de la modicité de ses revenus (8 # par an en 1640) à une messe par mois [Note : Archives de la Loire-Inférieure, G, 48].
L'abbé Grégoire mentionne, en outre, les chapellenies de Fay, la Friardecée et Montfort, et celles qui étaient originairement desservies dans les chapelles des Croix, de Sainte-Marguerite et de la Rivière [Note : Etat du diocèse de Nantes en 1790, p. 178].
Avant la Révolution, les évêques visitaient assez, rarement les paroisses de leurs diocèses, mais ils tenaient à ce que leurs archidiacres fissent régulièrement des visites à leur place. Voici, un exemple de la façon dont s'accomplissait ce devoir.
Le 15 octobre 1755, Isaac-Bénigne de Regnon, prêtre, licencié ès-loix, abbé commendataire de Saint-Maurice de Carnoët, vicaire général de l'évêque de Nantes et archidiacre de la Mée, vint à Abbaretz, dans la soirée, en compagnie de L. de Lagrange, promoteur diocésain, et de MM. Garaud et Levoyer, vicaires à Abbaretz, venus à sa rencontre jusqu'à Puceul.
L'archidiacre coucha à la cure d'Abbaretz et se rendit solennellement le lendemain matin, 16 octobre, à la principale porte de l'église d'Abbaretz où le recteur, Pierre Roul « lui donna l'étole, sans en prendre lui-même ». Entré avec le clergé dans le temple, M. de Regnon donna la bénédiction du Saint-Sacrement, puis visita minutieusement l'église et la sacristie ; il trouva trop élevée la pierre sacrée de l'autel de la Vierge et « indécent » le crucifix de l'autel Saint-Jean ; il défendit d'user de certains ornements et ordonna l'acquisition d'un propre des Saints du diocèse pour le missel. Cette visite, terminée par l'ouverture du coffre des archives, se fit en présence des « fabriqueurs en charge » Pierre Serraud et Jean Roux et dequatre témoins synodaux Michel Saffré, Jean Etienne, Jacques Lerat et René Chauvin. L'archidiacre ne quitta Abbaretz que le 17 ; les vicaires de la paroisse le reconduisirent ce jour-là jusqu'à l'abbaye de Melleray où il coucha, devant se rendre à Auverné le lendemain matin [Note : Archives de la Loire-Inférieure, G, 55. — En 1640, les témoins synodaux avaient été Jean Boutard, sieur des Coudrais ; Jean Picard, sieur de la Mitaye ; Mathurin Chrétien, sieur du Boisvert ; Jean Saffré et Jacques Leparoux].
Cette vieille église d'Abbaretz n'existe plus, avons-nous dit son emplacement fut bénite, le 15 août 1862, la première pierre d'un nouveau temple construit sur les plans de M. Liberge, architecte de Nantes, et dédié comme l'ancien à l'apôtre saint Pierre.
De style ogival primitif, avec un double transept, une riche abside et deux absidioles, cette nouvelle église est vraiment belle. Le 22 juin 1866, elle reçut mie solennelle bénédiction de Mgr Guynemer de la Hélandière, ancien évêque de Vincennes et représentant l'Evêque de Nantes [Note : Registre paroissial d'Abbaretz]. Depuis lors, l'édifice — auquel il ne manque qu'une flèche de tour — a été ornementé avec beaucoup de goût par l'aimable et vénérable curé d'Abbaretz, M. Delaprée, qui l'a dotée, en outre, d'un grand orgue, d'une sonnerie et d'une horloge.
Cinq chapelles se sont élevées et ont été desservies dans la paroisse d'Abbaretz.
1° Saint-Symphorien. — Nous avons déjà signalé cette chapelle, aussi ancienne que l'église romane d'Abbaretz. C'était un petit édifice du XIème siècle, conservé intact depuis huit cents ans et formant un simple rectangle terminé par une abside. Elle se trouvait en dehors mais non loin du bourg, près du village de la Magdeleine, et ce dernier nom donne à croire qu'à l'origine s'élevait, là une léproserie. Peut-être même avait-on construit Saint-Symphorien pour les besoins spirituels de cet établissement charitable ; c'est l'opinion de M. Léon Maître, qui ajoute : « Il est regrettable qu'en prenant son paradis [Note : On appelait paradis le cimetière environnant une léproserie] pour en faire le cimetière communal, on n'ait pas pu conserver la chapelle. La foire fondée en cet endroit le 22 août, depuis des siècles, n'est pas tombée en désuétude » [Note : Léon Maître, L'assistance publique dans la Loire-Inférieure avant 1789, p. 141]. Nous avons dit qu'on retrouvait jusqu'autour de Saint-Symphorien des tombeaux mérovingiens en pierres d'ardoise ; la tradition populaire voulait même que cette chapelle eût la première église paroissiale d'Abbaretz, mais rien ne justifie cette assertion.
Le 5 mai 1832 on inaugura le cimetière paroissial d'Abbaretz autour de la chapelle Saint-Symphorien depuis lors, le vieux sanctuaire roman a disparu ; il a dû faire place à une chapelle funéraire élevée par la famille de Goyon, propriétaire de la Rivière, et bénite le 30 octobre 1879.
2° Sainte-Marguerite. — Cette chapelle, bâtie non loin de l’ancienne route d'Abbaretz à Issé, dépendait d'une propriété de l'abbaye de Melleray, appelée la Grange d'Abbaretz. En 1230, Brient Le Bœuf, seigneur d'Issé, donna, avons-nous dit, cette terre au monastère de Melleray ; les religieux ayant reçu, vers le même temps, une partie des dimes d'Abbaretz, y construisirent une grange dîmeresse qui donna son nom à la terre. Les abbés de Melleray en firent plus tard, à leur usage particulier, une sorte de maison des champs et bâtirent un petit manoir avec sa « cour close de murailles et son portail de pierres de taille ». A côté s'éleva une chapelle dédiée à sainte Marguerite, sur le placis de laquelle fut établie une grosse foire au jour de la fête patronale, 20 juillet. Un bois-futaie et des jardins entourèrent ce qu'on appela la « Maison-à-l’Abbé » enfin, les métairies de la Grange et de la Fréchetaye, ainsi que la prairie du Houx « contenant sept hommées », en devinrent les dépendances. Matheureusement, la guerre de la Ligue dévasta cette propriété de l'abbé de Melleray, ruina complètement le manoir et ne laissa subsister que les métairies et la chapelle [Note : Archives de la Loire-Inférieure, fonds de Melleray].
A propos de ces métairies, remarquons qu'en 1223 Guillaume de Beaumont donna à l'abbaye de Melleray une rente de dix sols assise sur sa terre de la Flécheterie « Flecheteria » ; cette terre n'était pas celle qu'on appela plus tard la Fréchelaye ?
Quant à la métairie de Rouillon, qu'Ogée dit être possédée de son temps (1778) dans la paroisse d'Abbaretz par les moines de Melleray [Note : Dict. hist. et géogr. de Bret. (nouvelle édit.), I, 35], elle se trouvait en réalité sur le territoire de Meilleraye.
Au XVème siècle, les paroissiens d'Abbaretz admettaient volontiers que la Grange-Sainte- Marguerite fût exempte de l'imposition des fouages, mais ils refusaient ce privilège aux métayers de la Fréchetaye, ce qui suscita entre eux et les moines de Melleray un procès mentionné en 1444 [Note : Anciennes réformations ms. de la noblesse de Bret. (Bibliothèque de Rennes)].
L'abbaye de Melleray possédait aussi en Abbaretz un fief, dont, nous reparlerons à propos des seigneuries, et deux bois appelés l'un bois du Moulin — parce qu'à l'origine les moines avaient droit d'y avoir un moulin pour les besoins de leurs vassaux — et l'autre bois de la Tonnerie.
A la Révolution, tous ces biens furent vendus nationalement : la métairie de la Marguerite — comme on disait alors — fut adjugée pour 24,000 # ; celle de la Fréchetaye, pour 8,225 #, et le bois du Moulin n'atteignit que 1,400 # ; quant au bois de la Tonnerie, il ne trouva pas d'acquéreur [Note : Archives de la Loire-Inférieure, Q, 495].
Dès 1755, la chapelle Sainte-Marguerite tombait en ruine et n'était plus desservie. L'archidiacre, dans sa visite de la paroisse d'Abbaretz, ordonna qu'on prévint l'abbé et le prieur de Melleray d'avoir soin de la réédifier immédiatement pour qu'on pût y acquitter les fondations [Note : Archives de la Loire-Inférieure, G, 55].
Comme toutes les chapelles de granges dimeresses, Sainte-Marguerite avait d'ailleurs été bâtie pour le service des messes dites en faveur des paroissiens, vivants et morts, dont les dîmes étaient levées par les religieux. L'abbaye de Melleray se contenta de restaurer Sainte-Marguerite.
Cette chapelle, sécularisée par la Révolution, subsiste toujours avec ses fenêtres ogivales témoignant de son antiquité. Naguères se tenait encore à l'entour la foire du 20 juillet, aujourd'hui transférée au bourg d'Abbaretz [Note : Cette foire fut rétablie en 1809 par un décret de Napoléon signé à Valladolid].
3° Notre-Dame des Croix. — Au point culminant de la paroisse d'Abbaretz et au bord de la route de Meilleraye se dressaient, au commencement de ce siècle, les ruines assez pittoresques de la chapelle Notre-Dame des Croix. Dédié à la Vierge des Sept-Douleurs, cet édifice tirait son nom de plusieurs croix groupées très anciennement sur cette colline dominant le pays ; il avait intérieuremçnt 30 pieds de longueur et 12 pieds d'élévation ; les trois ouvertures ogivales de son chevet annonçaient une construction du XIIIème ou du XIVèm siècle.
Le petit sanctuaire des Croix était fondé de quelques messes, et à côté de lui s'élevait la maison de son chapelain avec son jardin et trois pièces de terre [Note : Archives de la Loire-Inférieure, 28, Q, 3134].
Il est fait mention en 1560 de la chapelle « Notre-Dame des Crouez » et, le 4 février 1629, Jean Le Louet, seigneur du Bottan, y épousa Aliénor du Matz, fille de la maison de Villeneuve. Au reste, les seigneurs de Villeneuve prétendaient à certains droits sur cette chapelle, qui fut même comprise en 1796 parmi les biens du dernier d'entre eux, l'émigré Pierre du Matz [Note : Archives de la Loire-Inférieure, 28, Q, 3134].
Actuellement, il ne reste pas pierre sur pierre de la chapelle des Croix et de la demeure de son chapelain ; tout a disparu quand a été faite la récente route d'Abbaretz à Meilleraye ; néanmoins, la piété des habitants voisins leur a fait élever près du nouveau chemin une croix de Pierre rappelant l'ancien sanctuaire. On continue même d'y venir en pèlerinage pour faire marcher les enfants et pour obtenir la guérison de la colique et la destruction des vers blancs et des chenilles.
4° Chapelle du manoir de la Rivière. — Les seigneurs de la Rivière d'Abbaretz construisirent dans la cour de leur maison noble une chapelle qu'ils fondèrent de messes. Au siècle dernier, on y desservait cinq messes chaque semaine: deux pour la fondation de Mortestier et trois pour les fondations de la Raterie, la Fouaye et la Rivière ; M. Coué disait ces messes en 1755 [Note : Archives de la Loire-Inférieure, G, 56]. Le 21 février 1634., Roch de la Ferrière, seigneur de la Prévosté, épousa dans ce sanctuaire Renée de la Neufville, fille du seigneur de la Rivière.
Peu de temps avant la Révolution, Pierre Richard de la Pervanchère, dernier seigneur de la Rivière, reconstruisit la chapelle de son manoir. Elle fut bénite, le 5 novembre 1788, sous l'invocation de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, par le recteur d'Abbaretz assisté de celui de Treffieuc et, de deux religieux de Melleray [Note : Archives communales d'Abbaretz. Registre de 1788].
Restaurée vers 1820 et placée alors sous le patronage de sainte Anne, la chapelle de la Rivière fut desservie de temps à autre jusqu'au moment de l'incendie du manoir ; celui-ci n'ayant pas été relevé, sa chapelle se trouve par là même abandonnée.
5° Chapelle du manoir de la Beautraye. — Bâtie en l'honneur des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie, par Ferdinand Guillotin de Corson, propriétaire de la Beautraye, cette chapelle, avoisinant le manoir de ce nom, est un édifice octogonal de style roman et d'architecture élégante, intérieurement surtout. La première pierre en fut bénite le 6 mars 1873 ; le sanctuaire achevé reçut une bénédiction solennelle, le 2 octobre de la même année, des mains de l'abbé Guillotin de Corson, frère du fondateur, en présence du curé d'Abbaretz, de ses vicaires et de plusieurs autres prêtres [Note : Registre paroissial d'Abbaretz]. Desservie régulièrement pendant quelques années, la chapelle de la Beautraye est encore en très bon état au début du XXème siècle.
(abbé Guillotin de Corson).
© Copyright - Tous droits réservés.