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LE CLERGÉ D'ABBARETZ.

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CLERGÉ

CHARGES ET REVENUS DE LA CURE D'ABBARETZ. —
LISTE CHRONOLOGIQUE DES RECTEURS D’ABBARETZ ET DE LEURS VICAIRES AVANT 1792. — CLERGÉ CONSTITUTIONNEL. — CURÉS ET VICAIRES D'ABBARETZ DEPUIS LE CONCORDAT.

Rien ne prouve que les barons de Châteaubriant aient jamais, comme le dit Ogée [Note : Diction. histor. et géogr. de Bret., (nouvelle édit.) I, 35], joui du droit de présenter la cure d'Abbaretz. Cette paroisse faisant à l'origine partie des régaires épiscopaux de Nantes, la nomination de son recteur appartint naturellement à l'évêque de Nantes, et jusqu'à la Révolution l'Ordinaire diocésain continua d'exercer ce privilège alternativement avec le Pape. Lorsqu'en 1740 Benoit XIV établit des concours pour les cures, les Etats de Bretagne demandèrent que ces concours se fissent toujours dans notre province, sans avoir besoin d'aller à Rome, ce que le Pape accorda par un bref daté de 1743 [Note : Archives d'Ille-et-Vilaine, C, 2680].

D'après la propre déclaration du recteur d'Abbaretz faite en 1640, ce bénéficier était, tenu à administrer tous les sacrements à ses paroissiens, à dire, pour eux trois meses par semaine, à célébrer toutes les fêtes solennelles par le chant de l'office entier comprenant matines, laudes, grand'messe et vêpres, et à chanter les dimanches et autres fêtes, la grand'messe et les vêpres seulement [Note : Archives de la Loire-Inférieure, G, 56].

Le revenu du recteur d'Abbaretz consistait surtout en dîmes de blé, seigle, froment, avoine et lin ; lorsqu'on cultivait en grand la vigne dans la paroisse, c'est-à-dire avant le XVIème siècle, il jouissait aussi d'une dîme de vin. Nous avons vu qu'au XIIIème siècle une partie des dîmes de grain en Abbaretz fut donnée à l'abbaye de Melleray ; en 1640 le recteur déclara que les religieux de ce monastère recueillaient, par suite de ce don, 80 boisseaux de seigle et 40 boisseaux d'avoine ; il ajouta que le reste de la dîme lui appartenant valait environ 700 # [Note : Archives de la Loire-Inférieure, G, 56].

Aux approches de la Révolution on prétendait que les dîmes d'Abbaretz rapportaient beaucoup plus. En 1788, disait-on, le recteur avait recueilli 108 boisseaux de froment, valant 729 # à 6 # 15 s le boisseau — 321 boisseaux de seigle, valant 1,801 # 12 s 3 d., à 5 # 12 s 3 d le boisseau — 41 boisseaux d'avoine, valant 127 #, à 3 # 6 d le boisseau — 212 boisseaux de blé noir, valant 728 # 15 s, à 3 # 8 s 9 d le boisseau — enfin une dîme de lin estimée 110 # ; total de la dîme : 3,596 # 8 s 3 d [Note : Archives de la Loire-Inférieure, L, 8]. Ces chiffres étaient certainement exagérés, quoique la culture des terres eut fait d'incontestables progrès à Abbaretz à cette époque, le prince de Condé, seigneur de la paroisse, y ayant afféagé une grande quantité de landes. Mais il s'agissait en 1791 de déterminer administrativement le traitement qu'on se proposait de donner, en échange des dîmes-supprimées, aux recteurs des paroisses. Ceux-ci laissaient volontiers majorer les chiffres de leurs précédents revenus. Aussi le directoire de Châteaubriant estima-t-il que le recteur d'Abbaretz avait droit, d'après le revenu de ses dîmes, à recevoir un traitement d'au moins 2,000 # [Note : Archives de la Loire–Inférieure, L, 8].

En réalité, lorsqu'en 1702, on estimait 1,200# le revenu de la cure d'Abbaretz [Note : Bibliothèque de Nantes, Notes ms. de Chevas], on devait se trouver à peu près dans le vrai ; ceci permettait d'arriver aussi en 1789 non pas à 3,596 #, mais. à environ 2,000 #, somme sur laquelle le recteur d'Abbaretz devait payer son vicaire ou ses vicaires, s'il lui plaisait d'en avoir deux.

Outre les dîmes, le recteur d'Abbaretz avait la jouissance d'un presbytère et de son pourpris. Cette maison existe encore (au début du XXème siècle) au sud de l'église paroissiale ; c'est une construction soignée de la fin du XVIème siècle ou du commencement du XVIIème. On y pénètre par un vaste portail cintré en pierres de taille, accompagné d'un portillon ogival et surmonté d'un appartement ; au sommet du cintre est gravé sur la pierre-un écusson portant un croissant, accompagné en chef de deux pièces et en pointe d'une pièce semblable, qui semblent des billettes allongées forme d'I. Ce sont évidemment les armoiries du recteur qui fit construire ce manoir presbytéral, mais nous ne pouvons lui assigner un nom d'une façon certaine. Quant au logis lui-même, il se fait remarquer à l'extérieur par ses larges ouvertures à croisées de pierre, et intérieurement, par ses hautes cheminées à colonnes sculptées. La plaque de fonte de l'une de ces cheminées est aux armes du prince de Condé. Le recteur d'Abbaretz tenait féodalement son presbytère du seigneur de Nozay, auquel il devait chaque année 18 deniers de coutume à la Saint-André et 5 sols de rente à la Mi-Carème [Note : Archives de la Loire-Inférieure, Domaine de Nantes, 20e vol., fol. 829].

Du presbytère dépendaient un jardin et le pourpris. Ce dernier comprenait, deux vignes, l'une plantée entre le Haut-Chemin et le chemin de la Rouaudière, conduisant tous les deux au bourg d'Abbaretz — l'autre située au fier Martin, près ce même bourg. Mais ces vignes, pour lesquelles il était dû 8 sols de rente annuelle au sire de Nozay, n'étaient plus cultivées dès 1560 ; elles devinrent en 1680 une prairie et un bois taillis [Note : Archives de la Loire-Inférieure, Domaine de Nantes, 20e vol., fol. 829]. En 1792 les prés de la Rouaudière et de la cure furent, vendus nationalement 3,200 # ; le presbytère fut aussi vendu, mais nous ignorons combien. De la cure d'Abbaretz dépéndaient encore, en la paroisse d'Issé, les prés de la Gravelle et la pièce de Malgonne que la Nation vendit 1,800 # au mois de janvier 1793 [Note : Archives de la Loire-Inférieure, Domaine de Nantes, G, 306 et suiv.].

A la restauration du culte, le nouveau recteur d'Abbaretz se logea comme il put dans le bourg. Heureusement, en 1819, M. Pierre Gautron, demeurant à Châteaubriant, autorisé à faire ce don par Mme Julienne Bodinier, veuve Thelot, offrit, au « desservant » au curé d'Abbaretz le presbytère actuel ; la Fabrique paroissiale fut autorisée à accepter cette donation par ordonnance royale en date du 19 janvier 1820 [Note : Registre paroissial d'Abbaretz].

Voici maintenant la suite chronologique des recteurs d'Abbaretz, dont les noms sont parvenus jusqu'à nous :

1° Geoffroy obtint, en 1270, de l'Evêque de Nantes un règlement pour la levée de certaines dîmes de sa paroisse que lui contestaient les moines de l'abbaye de Melleray [Note : Bibliothèque nationale, Collection des Blancs-Manteaux, vol. XXXVI, p. 204].

2° Jean Bénibaud, ou plutôt Réniband « dominus Joannes Renibandi, presbyter, rector ecclesie de Albarrez, diocesis Nannetensis » [Note : Dom Morice, Preuv. de l'Hist. de Bret., I, 1414], trésorier « argentarius » et secrétaire de Jean III, duc de Bretagne. Il déposa après la mort de ce prince, en 1341, le trésor ducal dans la sacristie de la cathédrale de Nantes, où les exécuteurs testamentaires du duc le trouvèrent duement scellé du sceau du recteur d'Abbaretz, qualifié par eux d'homme distingué par sa science « peritus vir dominus » [Note : Dom Morice, Preuv. de l'Hist. de Bret., I, 1414].

3° Jean Barbe, chanoine de la collégiale Notre-Dame de Nantes, jouissait en même temps, en 1501 et 1509, de la cure d'Abbaretz et de celle de Parigné au diocèse de Rennes [Note : De la Nicollière, Hist. de la collégiale N.-D. de Nantes, 196].

4° Guillaume de Listré, également chanoine de Notre-Dame de Nantes, appartenait à une famille noble de la paroisse de Combour. Né vers 1485, il se trouvait en 1517 recteur d'Abbaretz. Il conserva ce bénéfice jusqu'en 1547, aidé dans son saint ministère par François Gontier, son vicaire, et Jean Dauffy, Julien Chrestien et Olivier Bachelier, prêtres de la paroisse [Note : Archives communales d'Abbaretz].

5° Bertrand de Listré succéda au précédent, à la fin de 1547, non seulement dans la cure d'Abbaretz, mais encore dans le prieuré-cure de la Celle-Guerchoise, au diocèse de Rennes, dont jouissait Guillaume de Listré dès 1527. Malgré cette accumulation de bénéfices, ces deux recteurs résidaient le plus souvent à Abbaretz, et Bertrand de Listré y fit encore un baptême le 28 mai 1556. Il avait alors pour coopérateurs Julien Chrestien et Olivier Bachelier [Note : Archives communales d'Abbaretz].

6° Julien Piace fut pourvu de la cure d'Abbaretz vers la fin de 1556 et appartenait, semble-t-il, à une famille de cette paroisse. Il gouverna jusqu'en 1591, époque à laquelle il mourut. Il eutpour vicaire Pierre Devay et pour prêtres auxiliaires René Bommé et Janvier Fresnay [Note : Archives communales d'Abbaretz].

7° Jean Martin ne fit que passer à Abbaretz ; pourvu en Cour de Rome, il prit, possession de sa cure le 3 juin 1592, mais décéda dans le courant de l'année [Note : Archives de l'Evêché de Nantes, Reg. des insinuations du diocèse].

8° Michel Beaubras, natif de Saint-Sulpice des Landes, avait reçu la tonsure et les ordres mineurs en 1584. Promu au sacerdoce en 1588, il obtint en 1592 la cure d'Abbaretz, dont il prit possession le 3 janvier 1593. Michel Beaubras, aidé dans son ministère jusqu'en 1595 par René Bommé et Janvier Fresnay, eut pour vicaire l'année suivante Guillaume Fleury. Mais ce recteur d'Abbaretz résigna de bonne heure son bénéfice en faveur du suivant, dès 1598 [Note : Archives de l'Evêché de Nantes - Archives communales d'Abbaretz].

9° François Beaubras, alors simple diacre, fut autorisé, le 5 août 1598, par François de Bodieu, vicaire général de Nantes, à prendre possession de la cure d'Abbaretz ; il le fit au mois de novembre suivant. Il prit pour vicaire, en 1600, Mre Crouezand, mais, demeuré seul en 1602, il fit, alors lui-même tous les baptêmes, mariages et sépultures jusqu'en 1613. A cette époque, il quitta le pays, obligé de céder devant certaine opposition qui allait jusqu'à le qualifier de « faux prestre » [Note : Archives de l'Evêché de Nantes - Archives communales d'Abbaretz].

10° Gabriel Huguet, natif de Nantes et reçu maître-ès-arts, le 14 juillet 1605, au collège Saint-Clément de cette ville, se fit bientôt après pourvoir de la cure d'Abbaretz en Cour de Rome ; cette provision, fondée sur l'indignité prétendue de François Beaubras, fut approuvée par Charles de Baurgneuf, évêque de Nantes. En 1611, Gabriel Huguet fit prendre, par procureur, possession de la cure d'Abbaretz, malgré, François Beaubras qui réussit à se maintenir encore deux ans dans la paroisse. Lorsque celui-ci se fut enfin soumis à ses supérieurs ecclésiastiques, Gabriel Huguet vint prendre lui-même, le jour Saint-Michel, 29 septembre 1613, « entière et paisible possession de la cure d'Abbaretz ». Il eut pour vicaires d'abord André Anjubaud, puis Olivier Denis. Tombé malade au commencement de 1618, Gabriel Huguet résigna sa cure en faveur du suivant et mourut peu de temps après, dans le courant de septembre [Note : Archives de l'Evêché de Nantes, Reg. des insinuations du diocèse. - Archiv. communales d'Abbaretz].

11° Philippe Jourdanot, fils de Nicolas Jourdanot et de Renée Bizeul, tonsuré en 1607, pourvu de la cure d'Abbaretz sur la résignation du précédent, en prit possession le 30 mai 1618. Sur les entrefaites, Gabriel Huguet étant mort , M. Jourdanot craignit quelques difficultés ; pour plus de sûreté, il se fit pourvoir en Cour de Rome et reprit de nouveau possession, le 7 octobre 1618, en présence de son vicaire André Anjubaud, de Jean Picard, prêtre d'Abbaretz, et de Jean Boutard, sieur des Coudrais. Philippe Jourdanot gouverna la paroisse d'Abbaretz jusque vers 1630, aidé dans son ministère par ses vicaires Anjubaud et Denis et par les prêtres Raoul Lefeubvre et Jean Plessix [Note : Archives de l'Evêché de Nantes, Reg. des insinuations du diocèse. - Archiv. communales d'Abbaretz].

12° Antoine du Ponceau appartenait à une famille noble du diocèse de Nantes ; en même temps que recteur d'Abbaretz, il était en 1635 prieur commendataire de Massérac et de Beaulieu en Nozay. Il eut pour vicaire Jean Poret, dont nous reparlerons, et pour prêtre auxiliaire Pierre Corbin. En 1635, il résigna la cure d'Abbaretz en faveur du suivant [Note : Archives de l'Evêché de Nantes, Reg. des insinuations du diocèse. — Archiv. communales d'Abbaretz].

13° Mathurin Binet ou Binot , prêtre et chapelain d'Espinoze, habitant la Chapelle-sur-Erdre, pourvu en Cour de Rome sur la résignation de M. du Ponceau, fit prendre, par procureur, possession de la cure d'Abbaretz, le 17 juin 1635. Cette prise de possession fut très mouvementée : Jean Poret, alors vicaire à Abbaretz, s'y opposa obstinément, nous ignorons pourquoi. Non seulement il fit fermer l'église et le presbytère pour empêcher le procureur de Mathurin Binet d'y entrer, mais il arma les gens du bourg de bâtons et même d'épées et enleva de force au notaire chargé de rédiger l'acte de prise de possession « ses papiers, écritoires, plumes et canif, » l'obligeant enfin à chercher un refuge chez son hôte M. des Coudrais-Boutard. Ce scandale n'empêcha pas Mathurin Binet de venir lui-même à Abbaretz bientôt après et de s'y installer paisiblement. Il Pardonna même à Jean Poret qu'il conserva comme vicaire et qui, en cette qualité, assista le 12 octobre 1637 à la bénédiction de la première pierre de la chapelle Notre-Dame des Langueurs en Joué. Mathurin Binet mourut d'ailleurs dès la fin de 1638 ou au commencement de 1639 [Note : Archives de l'Evêché de Nantes, Reg. des insinuations du diocèse. — Archives communales d'Abbaretz].

14° Nicolas Bourgevin, prêtre originaire de Paris, aumônier et secrétaire de l'Evêque de Nantes, se fit pourvoir en Cour de Rome de la cure d'Abbaretz à la mort du précédent. Le 28 mars 1639, il obtint de l'Ordinaire un visa approuvant sa nomination et, le 5 avril suivant, il fit prendre en son nom possession de l'église Saint-Pierre d'Abbaretz ; il vint lui-même résider en cette paroisse au mois de septembre suivant. Pour vicaire, il conserva d'abord Jean Poret, qu'aida un autre prêtre du lieu, nommé Julien Provost, décédé en 1649 et inhumé le 3 janvier dans le chanceau de l'église paroissiale. M. Bourgevin fut, sur les entrefaites, chargé d'une « affaire important au bien spirituel et temporel du monastère des dames Ursulines de Nantes, » ce qui l'obligea à quitter momentanément sa paroisse et à gagner Rome, où il demeura près de trois ans, avec la permission de l'Evêque de Nantes. De retour à Abbaretz au mois d'août 1650, il trouva le registre des baptêmes, faits par Jean Poret, plein de feuillets restés blancs faute d'enregistrement des actes. Cette négligence le contraria tant qu'il ne put ensuite, dit-il lui-même, « le souffrir pour vicaire ; » il le remplaça par Pierre Mahé. En 1654, Nicolas Bourgevin résigna la cure d'Abbaretz en faveur du suivant ; il devint promoteur du diocèse de Nantes, grand vicaire de Mgr de Beauveau, évêque de Nantes, conseiller et aumônier du Roi, protonotaire apostolique et, enfin, recteur de Saint-Colombin. Il vivait encore, jouissant de ces dignités et bénéfices, en 1666, ayant reçu, le 4 janvier de l'année précédente, ses lettres de vicaire général [Note : Archives de l'Evêché de Nantes, Reg. des insinuations du diocèse. — Archives communales d'Abbaretz].

15° Philippe Hébert de Géminville, prêtre appartenant une famille noble de la ville de Chartres, pourvu en Cour de Rome de la cure d'Abbaretz, sur la résignation du précédent, reçut le 16 avril 1654 le visa de l'Evêque de Nantes et prit possession d'Abbaretz le 17 mai suivant, en présence de Pierre Mahé, vicaire, et de Bertrand Reimbert, prètre de la paroisse. On trouve rarement la signature de Philippe Hébert sur les registres d'Abbaretz. Outre M. Mahé, il eut aussi pour vicaire M. Gaucher, en 1655, et mourut, ou quitta Abbaretz en 1658 [Note : Archives de l'Evêché de Nantes, Reg. des insinuations du diocèse. — Archives communales d'Abbaretz].

16° Pierre Hébert, probablement parent du précédent, dut lui succéder en vertu d'une résignation que nous n'avons pas retrouvée. Il ne conserva la cure d'Abbaretz que de 1658 à 1663 et disparut alors, comme son prédécesseur, sans que nous connaissions ensuite son sort [Note : Archives communales d'Abbaretz] ;

17° Jean Lidely devint recteur d'Abbaretz en 1663 ; 40 ans plus tard, il fit enregistrer ses armoiries : de sinople à une barre ondée d'argent [Note : Bibliothèque nationale. Armorial général, ms. de 1703]. Il eut d'abord pour vicaire Pierre Mahé que nous connaissons déjà et qui fut inhumé dans l'église d'Abbaretz le 31 mai 1665. Philippe Chrestien, vicaire ensuite, décéda lui-même le 19 juin 1697 et fut enterré le 20 dans la même église. Enfin, M. Lidely fut aidé dans son long ministère par les prêtres dont voici les noms : Durand, vicaire de 1702 à 1709 ; François Girard, vicaire en 1714 ; Bourdault, Brûlé, Lelay, Monnier, Lemartre, Ménard et Tribard, simples chapelains. Jean Lidely mourut âgé de 85 ans, le 11 janvier 1715, et fut inhumé le lendemain dans le chœur de l'église d'Abbaretz [Note : Archives communales d'Abbaretz].

18° François Corbel, prêtre du diocèse de Saint-Pol-de-Léon, fils de Maurice Corbel et de Jacquette Le Diouguel, pourvu en Cour de Rome de la cure d'Abbaretz, reçut le 14 octobre 1715 le visa d'approbation de l'évêché de Nantes. Il prit possession de la paroisse deux jours après, en présence de Claude-Charles du Matz, seigneur de Villeneuve. M. Corbel conserva, comme vicaire, François Girard jusqu'en 1717, puis eut au même titre : Pierre Taingny (1717-1718), Pierre Lestéven (1718-1719), Louis Bezely (1719-1721), N.... Bretone (1722-1723) et Gabriel Lescop (1723). De son temps vécurent, en Abbaretz, René du Matz, prêtre et fils du seigneur de Villeneuve, et Pierre Coué, également prêtre habitué. François Corbel mourut en août 1724 ; il fut inhumé le 12 de ce mois, dans l'église d'Abbaretz, en présence des recteurs de Nozay, d'Issé et de Saffré, du seigneur de Villeneuve et des abbés du Matz et Coué. Le vicaire Gabriel Lescop devint vice-gérant de la paroisse [Note : Archives de l'Evêché de Nantes, Reg. des insinuations du diocèse. — Archives communales d'Abbaretz].

19° Julien Chevrel, prêtre du diocèse de Vannes, se fit pourvoir en Cour de Rome de la cure d'Abbaretz ; ayant reçu le visa de l'Evêque de Nantes le 7 mai 1725, il prit, deux jours après, possession de son bénéfice, en présence du seigneur de Villeneuve et des prêtres Joseph Benoît et Gabriel Lescop. Il conserva ce dernier comme vicaire jusqu'en 1729, puis demeura seul pendant, 4 ans ; il eut ensuite pour vicaires Pierre Houée (1733-1737) et Pierre Coué (1737-1745). Le recteur Julien Chevrel mourut âgé de 51 ans et fut inhumé le 15 septembre 1745, dans son église paroissiale, en présence des recteurs de Nozay, Issé, Saffré, Treffieuc et Saint-Vincent-des-Landes. Après sa mort, Pierre Coué fut nommé vice-gérant [Note : Archives de l'Evêché de Nantes, Reg. des insinuations du diocèse. — Archives communales d'Abbaretz] ;

20° Pierre Roul obtint la cure d'Abbaretz, au concours que le Pape venait d'établir en Bretagne ; il en prit possession le 6 décembre 1745. Ce recteur eut successivement pour vicaires : Pierre Coué jusqu'en 1746, Charles Pothier (1746-1747), Rabouesnel (1747-1753), Maussion (1754), Jacques Le Royer (1754-1755), Pierre Garaud (1755-1757), F. Blanchard (1758), Robert Lebeau (1759), J. Jehoux (1760), J. Focrain (1761), J.-J. Le Royer (1762), F. Joalland (1763-1764), F. Mainguet (1765) et Jérôme Le Torzec (1765-1768). Pierre Roul décéda à la cure d'Abbaretz, âgé de 54 ans, le 11 novembre 1768 ; il fut inhumé le lendemain dans le cimetière paroissial, en présence des recteurs de Treffieuc et de Meilleraye et des vicaires de Joué, Issé et Saffré. Jérôme Le Torzec devint vice-gérant [Note : De Kersauson, Etat séculaire du clergé dans le diocèse de Nantes, 266].

21° Jean-Baptiste Lefeuvre. Pour donner au plus méritant la cure d'Abbaretz, un concours fut assigné au 15 février 1769, dans une salle de l'évêché de Nantes. Dix-sept vicaires s'y présentèrent à l'examen que présida l'évêque, Mgr Mauclerc de la Muzanchère, assisté de M. de Ramaceul, chanoine de la Cathédrale et vice-chancelier de l'Université, et des recteurs de Sainte-Radegonde, Saint-Similien et Saint-Clément de Nantes. Le vainqueur fut Jean Lefeuvre, originaire de Saint-Etienne-de-Montluc, né le le 26 septembre 1741, ordonné prêtre le 24 mai 1766, reçu en juin suivant docteur en théologie, et envoyé la même année en qualité de vicaire à Carquefou. Le nouveau recteur d'Abbaretz prit possession de sa cure le 28 février 1769, en ayant reçu les provisions de son évêque le 23 de ce mois. M. Lefeuvre conserva, comme vicaire, Jérôme Le Torzec jusqu'en 1770 ; il eut ensuite au même titre N... Bernard, Mathurin Thélot et Pierre Perchais. Le 20 août 1781, le recteur d'Abbaretz donna sa démission pour aller occuper la cure de Saint-Nicolas de Nantes, dont il venait d'être pourvu, sur la présentation qu'avait fait de lui à l'Evêque le Chapitre de la Cathédrale. Il fut élu recteur de l'Université de Nantes, en 1783, et commissaire du cahier à l'Assemblée du clergé en 1789. Le 23 janvier 1791, il prêta serment de fidélité à la constitution civile du clergé et demeura curé de Saint-Nicolas où il exerça le culte jusqu'à la fin de 1793. Il reprit ses fonctions sacerdotales en 1795, dans l'église du Bon-Pasteur de Nantes, et rentra à Saint-Nicolas en 1797. Ayant rétracté ses erreurs, il fut maintenu dans sa cure en 1803 et y mourut le 9 mars 1813. M. Dugast-Matifeux a consacré à Jean Lefeuvre une longue notice biographique dans les Annales de la Société Académique de Nantes (1853, p. 38-83) [Note : Lallié, Le diocèse de Nantes pendant la Révolution, II, 217].

M. Lefeuvre eut pour vicaires à Abbaretz Mathurin Thélot, puis Pierre Perchais et Jean Bernard.

22° René Chevriau, né à Saint-Mars-du-Désert, le 3 décembre 1741, prêtre du 10 mars 1769, maître ès-arts de la Faculté de Nantes, pourvu de la cure de Paulx, au concours du 4 août 1773, donna en 1781 sa démission de ce bénéfice pour prendre possession de la cure d'Abbaretz, dont l'Evêque de Nantes venait de le pourvoir le 20 août de cette même année. Il fut installé a Abbaretz, dès le 22 août, en présence de Pierre Perchais, qu'il conserva comme vicaire jusqu'en 1783. Il eut ensuile au même titre, MM. Sauvaget (1783-1784), Maillard (1785-1786), et Augustin Derennes (1787-1792) [Note : Lallié, Le diocèse de Nantes pendant la Révolution, II, 82. — Archives communales d'Abbaretz].

Quand éclata la Révolution, le recteur d'Abbaretz fut nommé électeur-curé à l'Assemblée du clergé du 2 avril 1789. Lui et son vicaire, M. Derennes, prêtèrent serment de fidélité à la constitution à civile du clergé [Note : Abbé Goudé, Histoire de Châteaubriant, 252] ; mais l'un et l'autre ne tardèrent pas à se rétracter, car la cure d'Abbaretz fut déclarée vacante dès le 4 avril 1791, jour où les électeurs de Châteaubriant furent appelés à lui donner un successeur en la personne de François Denis, vicaire à Lusanger.

Celui-ci accepta, mais ne prit point possession d'Abbaretz et devint curé constitutionnel de Meilleraye, puis de Puceul. L'intrus n'osant ainsi venir à Abbaretz, MM. Chevriau et Derennes demeurèrent dans cette paroisse et continuèrent d'y administrer les sacrements jusqu'au 25 février 1792. Ce jour-là, les gendarmes de Nozay vinrent au bourg d'Abbaretz pour y arrêter le recteur et son vicaire ; ils ne les trouvèrent point, mais apprirent qu'ils devaient chanter la messe le lendemain. Ils allèrent donc à Jans ou ils arrêtèrent le vicaire Jean Macault, qu'ils emmenèrent prisonnier à Nozay. Le lendemain, 26 février, ils revinrent à Abbaretz et y trouvèrent, en effet, dans l'église, M. Chevriau célébrant la grand'messe et M. Derennes chantant au chœur. Ils les arrêtèrent à la fin de l'office, mais le Maire et les Conseillers municipaux d'Abbaretz s'interposèrent et obtinrent, sous leur propre responsabilité, qu'on laissât ces deux prêtres libres jusqu'au jour suivant pour qu'ils pussent faire leurs préparatifs de départ. Le 27 février, MM. Chevriau et Derennes vinrent se livrer eux-mêmes aux gendarmes de Nozay, qui les conduisirent, en compagnie, de M. Macault, jusqu'à Nantes où ils arrivèrent le soir [Note : Archives de la Loire-inférieure, L, 8].

Le recteur d'Abbaretz et son vicaire furent déportés en Espagne. Embarqué sur le navire La Jeannette, le 19 novembre 1792, René Chevriau fut dirigé vers Saint-Sébastien. Augustin Derennes se trouvait, en 1795, à Bilbao et sa famille habitant Nozay fut poursuivie pour s'être proposée de lui faire parvenir quelque argent [Note : Archives de la Loire-inférieure, L, 8]. Revenu plus tard d'exil, M. Derennes devint, en 1803, curé d'Issé et fut transféré Jans, le 5 mars 1811 ; démissionnaire en 1834, il se retira à Massérac, sa paroisse natale, et y mourut au village de Paimbu, le 28 août 1837, âgé, de 79 ans [Note : Lallié, Le diocèse de Nantes pendant la Révolution, II, 110].

Lorsqu'on eut ainsi enlevé d'Abbaretz le pasteur et son vicaire, la paroisse reçut quelques secours spirituels d'un de ses prêtres habitués, Jean Bernard, né à Vigneux. Ce dernier avait été peu d'années vicaire à Abbaretz, puis y était demeuré simplement titulaire de quelques petits bénéfices tant en Abbaretz qu'en Mauves. Il remplit encore ses fonctions sacerdotales le 1er mars 1792 dans l'église d'Abbaretz, mais fut ensuite forcé de se cacher dans la paroisse. Le 14 mai 1793, les gendarmes de Châteaubriant rencontrèrent Jean Bernard revêtu d'une soutane et l'arrêtèrent dans sa maison au village de la Rivière d'Abbaretz. Il déclara qu'il « étoit là chez lui, qu'il avait prêté serment avec restrictions, que depuis un an il se cachoit dans les bois, dans les étables, greniers à foin et autres lieux secrets ». Menacé de la prison et malade, il demanda qu'on le mît, gardé à vue, dans une auberge d'Abbaretz, à ses frais ; ce qui lui fut accordé provisoirement, jusqu'à ce qu'on eut à ce sujet une réponse du département. M. Lallié ajoute que M. Bernard se cachait surtout chez M. Rodrigues, ancien juge de paix d'Issé ; qu'il fut amené à Nantes, jeté en prison et enfermé, en dernier lieu, sur le navire La Gloire, où il mourut, le 7 novembre 1793, âgé d'environ 64 ans [Note : Lallié, Le diocèse de Nantes pendant la Révolution, II, 26. — Archives de la Loire-Inférieure, L, 8].

Après l'arrestation de René Chevriau, Julien Etienne, maire, Pierre Pecot et Julien Tourillon, officiers municipaux d'Abbaretz, ne voulant pas laisser la commune sans prêtre, demandèrent à l'Administration du district de Châteaubriant l'autorisation « de faire provisoirement desservir leur église par Jules-Etienne Mercier, vicaire à Mouzeil, jusqu'à ce que les électeurs rassemblés pussent parvenir à pourvoir à cette cure dans les formes prescrites par la loi ; à la charge audit Mercier d'obtenir de l'Evêque ou de son conseil les pouvoirs spirituels nécessaires ». Le Directoire donna le 21 juin 1792 cette autorisation et émit même que ledit Mercier reçut un traitement de 1,200 # par an [Note : Archives de la Loire-Inférieure, L, 8].

Si Jules Mercier vint à Abbaretz — ce que nous ignorons — il n'y demeura pas, car le 27 novembre suivant il fut élu curé constitutionnel de Couffé. Ce fut Julien Allory, ancien moine Récollet du couvent de Nantes, nommé curé constitutionnel de Moisdon en juin 1791, qui vînt à Abbaretz d'abord comme simple vice-gérant ; mais le 20 décembre 1792 il fut nommé curé constitutionnel d'Abbaretz. Il s'y trouvait encore, un an plus tard, écrivant, le 15 décembre 1793, au Directoire de Châteaubriant pour réclamer les réparations qu'il jugeait nécessaires au presbytère d'Abbaretz [Note : Archives de la Loire-Inférieure, L, 8 — Lallié, Le diocèse de Nantes pendant la Révolution, II, 4 et 271]. Son nom figure en février 1794 au registre des pensions payées par le Gouvernement, puis disparaît ensuite. D'après une tradition conservée à Abbaretz, Julien Allory périt de mort violente, assassiné près de la chapelle des Croix.

Abbaretz demeura dès-lors sans prêtre d'aucune sorte. Mais au printemps 1797, un nouveau moine défroqué vint exercer en cette commune le culte d'après la Constitution. C'était Denis Lucas, natif de Rennes, religieux Carme du couvent de Nantes et sorti de son monastère en 1791 pour prêter serment. D'abord élu curé de Sion, il devint ensuite secrétaire de la municipalité de Nantes, puis vint habiter Abbaretz. Il s'y trouvait depuis cinq mois lorsqu'il écrivit, le 24 septembre 1797, pour se plaindre de ce que dans le canton d’Issé — dont Abbaretz faisait alors partie — personne ne connût les lois de la République [Note : Archives de la Loire-Inférieure, L, 8]. Les allures de ce malheureux prêtre, dit l'abbé Goudé, étaient « celles d'un dragon qui ne respecte ni la religion ni les mœurs » [Note : Histoire de Châteaubriant, 295]. Il mourut à l'hôpital de Nantes, le 25 janvier 1808 [Note : Lallié, Le diocèse de Nantes pendant la Révolution, II, 250].

Tels furent tes tristes prêtres intrus qui parurent à Abbaretz pendant la Révolution. On comprend avec quelle joie les fidèles accueillirent leur pasteur légitime, René Chevriau, quand revenu d'exil il rentra dans sa paroisse. Ce confesseur de la foi fut maintenu dans sa cure au moment du Concordat, mais en 1805 il donna sa démission et quitta Abbaretz. Fait chanoine honoraire, le 15 avril 1807, par l'Evêque de Nantes, M. Chevriau fut nommé, le 27 septembre 1818, curé de Saint-Nicolas de Nantes — comme l'avait été M. Lefeuvre son prédécesseur à Abbaretz — et il mourut à ce poste le 18 août 1823. Le Journal de Nantes, du 20 août 1823, a publié sur lui une notice biographique reproduite par l'Espérance du Peuple du 5 novembre 1890 [Note : Lallié, Le diocèse de Nantes pendant la Révolution, II, 82].

Donnons pour terminer ce chapitre, la liste des recteurs — ou, comme on dit aujourd'hui dans le pays nantais — des curés d'Abbaretz du siècle présent, accompagnée des noms de leurs vicaires.

23° Guillaume-Pierre Addes, natif de Villedieu (Manche), curé d'Abbaretz en 1805, passa deux ans plus tard à la cure de La Plaine ; il se retira en 1811 en Normandie et y mourut.

24° Antoine-Benoit Baudouin, né à Lunéville en Alsace, l'an 1749, nommé curé d'Abbaretz en 1807, y décéda le 28 juillet 1815.

25° Barnabé Marchand, né à Fégréac en 1786, ordonné prêtre en 1811 et nommé vicaire à Couëron, devint curé d'Abbaretz au mois d'avril 1816, puis, à la fin de cette même année, curé de Saffré. Il se retira en 1844 à Fégréac où il mourut en 1878.

26° Pierre Richard, né à Joué en 1785, ordonné prêtre en 1814 et nommé vicaire à Avessac, prit possession de la cure d'Abbaretz le 16 juillet 1817. Il démissionna au mois de décembre 1841 et se retira au village de Franchaud, en Joué, où il décéda en 1864 [Note : De Kersauson, Etat séculaire du clergé dans le diocèse de Nantes, 1, 14, 180 et 229].

Avant M. Richard, tous les curés d'Abbaretz depuis le Concordat n'avaient point eu de vicaire ; l'abbé Richard fut le premier à en recevoir un qui fut Jean-Simon Bernard ; ce vicaire, arrivé à Abbaretz en 1832, en partit en 1841, pour entrer dans la congrégation des religieux Maristes.

27° Rolland Vrignaud, né à Fresnay en 1806, ordonné prêtre en 1830, fut nommé alors vicaire à Guenrouët, puis en 1833 vicaire à Joué. Installé curé d'Abbaretz, le 1er janvier 1842, il y mourut le 321 mars 1863.

De son temps furent vicaires à Abbaretz : Jean Anizan (1842-1844), jésuite en 1848 — Jean Robert (1844-1846) — Gilbert Baudus (1846-1847), décédé supérieur de Bethléem et chanoine honoraire en 1891 — Joseph Guichet (1847-1852), curé de Béré en 1862 — Pierre Hupin (1852-1853) — François Bourreau (1854-1856) — Joseph Nicol (1856-1863).

28° Julien Halgan, né à Saint-Joachim en 1824, ordonné prêtre en 1849, fut nommé vicaire d'abord à La Regrippière, puis en 1855 à Nort. Installé curé d'Abbaretz, le 17 juin 1863, il fut transféré en 1871 à Campbon oû il se trouve encore en 1898.

M. Halgan eut pour vicaires Toussaint Bretesché (1863-1865), Augustin Allard (1865-1868), Joseph Giraudet (1869-1870) et Joseph Garnier (1870-1872) [Note : De Kersauson, Etat séculaire du clergé dans le diocèse de Nantes, 131, 262 et 266].

29° Louis Delaprée, né à Nort, en 1830, ordonné prêtre en 1854, fut successivement vicaire à Sainte-Pazanne (1854), à Guérande (1857), et à Notre-Dame-de-Bon-Port à Nantes (1862). Installé curé d'Abbaretz, le 10 décembre 1871, il gouverne heureusement cette paroisse pour le plus grand bien des âmes.

Delaprée n'eut d'abord qu'un vicaire, Joseph Garnier que remplacèrent en 1872 d'abord Alphonse Simailleau, puis Alexandre Godet (1872-1877). A partir de 1878, il eut deux vicaires : Ernest Renaud et Louis André, l'un et l'autre de 1878 à 1884, puis Emmanuel Aoustin (1884-1887) et Julien Bretesché (1884-1888), Julien Fonteneau (1887-1891) et François Tuard (1888-1892), Pierre-Marie Châtellier (1891-...) et Louis Chopin (1892) enfin André Murail (1892-... ) [Note : De Kersauson, Etat séculaire du clergé dans le diocèse de Nantes, 80 et 266. — Reg. paroissial d'Abbaretz]. MM. Châtellier et Murail sont donc vers 1898 vicaires à Abbaretz.

(abbé Guillotin de Corson).

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