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YVIAS

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La commune de Yvias (bzh.gif (80 octets) Eviaz) fait partie du canton de Paimpol. Yvias dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Trégor / Goëlo - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE d' YVIAS

Yvias vient, pour certains, de Saint-Yvi ou Saint-Ivy. Un chevalier nommé Guillaume de Yvias ou Ivias et originaire, semble-t-il, de la paroisse de Yvias, aurait possédé des biens à Pléhérel de 1240 à 1264.

Yvias et son ancienne trève de Kerfot sont des démembrements de l'ancienne paroisse primitive de Plourivo. L’église d’Yvias ou d’Ivias est mentionnée dans les chartes de l’abbaye de Beauport en 1202 lors de sa donation par le comte Alain de Goëlo à l'abbaye de Beauport. Yvias devient un prieuré-cure de l’abbaye de Beauport et dépend du diocèse de Saint-Brieuc. Yvias a le titre de paroisse dès 1220 (Anc. év. IV, 46, 77). Les chartes mentionnent, au XIIIème siècle, le bourg (en 1235) et le cimetière (en 1269).

L'ancienne paroisse d'Yvias dépendait de l'évêché et du ressort de Saint-Brieuc. Paimpol était le siège de sa subdélégation. La cure était présentée par l'abbé de Beauport. Au moment de la Révolution, elle avait pour seigneur le prince de Christelle, M. de Langeuc et M. Querault-Vittu. Elle a fait partie de l'ancien comté de Goëlo. Yvias élit sa première municipalité au début de 1790 et devient chef-lieu d'un canton depuis cette époque jusqu'en l'an X. Par décret du 14 juin 1853, est érigée la succursale de Kerfot, aux dépens de celle d'Yvias. Par la loi du 31 mars 1859, la partie nord-est du territoire de la commune en est distraite pour former celui de la nouvelle commune de Kerfot.

On rencontre les appellations suivantes : Eccl. de Yvias (en 1202, en 1211), Ivias (en 1206), Par. de Iviaz (en 1220), Yvias (en 1229, en 1266), Yvias (vers 1330) et Yvyas (en 1536).

Note : la commune d'Yvias est formée des villages : le Savazou, Kervouriou-Naur, Lan-Hamon-Kerfot, Pen-Coat, Kermorvad, les Rues, Poul-Nabat, Lan-Yvias, Kerévan, Kericun, Poustoulic, Kerfraval, le Danot, Kerélec, le Minguen-eur-Ouern, Keraudry, Kerhamon, Kernou, le Veuzit, Kergonan, Kergors, Kervaquin, Pan-Bras, Pors-André, Kervouriou-Harhaut, Porzou-Keraul, Largoat. Une partie des villages dépendent aujourd'hui de la commune de Kerfot.

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PATRIMOINE d' YVIAS

l'église Saint-Judoce (XVème siècle). Saint-Judoce (décédé en Picardie, en l'an 651), est le fils de Juthael (ou Judaël), souverain de Domnonée, et de Pritella, son épouse. L'ancienne église paroissiale d'Yvias est démolie en 1865. Les travaux de la nouvelle église sont adjugés le 22 février 1865 et reçus le 9 février 1869 (archives des Côtes d'Armor, V 3742 et 3743). L'église actuelle est consacrée le 7 août 1881. La flèche est édifiée en 1896-1897. On y voit une chaire qui, dit-on, provient de l'abbaye de Beauport et qui date du XVIIIème siècle. Le lutrin date du XVII-XVIIIème siècle. L'église abrite une statue en bois polychrome de saint Judoce ;

la chapelle du calvaire (1685 - XVIIIème siècle), située route de Plourivo et fondée en 1685, sur demande d'Alain Maigneau et de son épouse, Jeanne Gouriou. Elle est remaniée et agrandie en 1701, puis remaniée à nouveau en 1758. Une fenêtre est datée de 1779. La crypte est creusée en 1779. Dans la chapelle basse (ou crypte), se trouve une "Mise au tombeau", en bois polychrome, attribuée à l'atelier d'Yves Corlay et qui date de la seconde moitié du XVIIIème siècle. La chapelle abrite aussi un tableau du Christ du XVIIème siècle ;

l'oratoire de Saint-Judoce (XVème siècle - 1964). A l'emplacement de cet édifice, s'élevait jadis une ancienne chapelle signalée en ruine vers 1930. L'oratoire est construit en 1964 en y incorporant des éléments de l'ancienne chapelle ;

l'ancien presbytère (1623), restauré en 1988 et transformé en bibliothèque et salle de réunion. Durant la période révolutionnaire, il a abrité l'hôtel de ville d'Yvias ;

la croix de Runehaus ou Runhaus (XVIIème siècle), située route de Kerfot ;

les deux socles de croix de l'enclos paroissial (1745, 1777) ;

la croix plate monolithe de la chapelle du calvaire (haut Moyen Age) ;

9 moulins dont les moulins à eau de Traou-Durant, Neuf, Correc, de Lac'h-Logot, Bescont, Frotet, Rivoalan, Gludic, …

A signaler aussi :

le dolmen (sous tumulus) de Tossen-ar-Run (époque néolithique), situé route de Plouézec. Le tumulus est surmonté au début du XXème siècle d'une croix ;

le colombier de Pann-Braz (XVIIème siècle), situé route de Quemper-Guézennec ;

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ANCIENNE NOBLESSE d' YVIAS

En 1500, les maisons nobles d'Yvias étaient : Damnoët qui appartenait au sieur du Pont-Quellenec, le château de Correc qui appartenait au sieur de Guemené, le Porzou-Kerbresellec qui appartenait à Yves Le Roux et Tranestang qui appartenait à François de Kerlan.

Lors de la réformation de juillet 1427, plusieurs nobles d'Yvias sont cités : Alain Raison, Hamon Raison, Olivier Le Frotter, Derien de Kergozou, Eon Le Lez, Jeanne Le Chalne, déguerpie Jean de Kerraoul, la déguerpie Alain Le Froter, Marguerite de La Lande. Se disent aussi nobles : Geffroy Thomas et Jouhan Ladan.

Lors de la réformation du 24 mars 1536, plusieurs maisons nobles d'Yvias sont mentionnées : Le Pant (à Olivier Kerleau et Catherine Raison), Kerizel (à Fouquet Ruffault), Kerpuns en Kerfot (à Guillaume Boschier), Danot (à Guy de La Motte, sieur de La Touche-à-la-Vache), Trostang (à un nommé Le Bozec de Lantréguier), Kerverguen (à Silvestre Boschier), Keryllys (à Pierre Raison), Kerhamon (à François Tanguy, ancienne propriété de Roland de Quelneuc), Kergararoff (à Jehan Couetmenech, ancienne propriété de Jehanne Gaultier).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 12 nobles de Yvias :

Charles BODIN (2 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan BOSCHIER (100 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon DU BOUES (10 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une javeline ;

Pierre GEFFROY ;

Jehan KERGOZO (30 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une javeline ;

Philippe KERHAMON (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Constance LE LAY (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Henri LE LEZ (20 livres de revenu) : défaillant ;

Thomine LESQUIDRY (20 livres de revenu) : défaillant ;

Philippe PHELIPPOT (5 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume RAISON (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon RAISON (80 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

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