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YFFINIAC

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La commune d' Yffiniac (bzh.gif (80 octets) Ifinieg) fait partie du canton de Langueux. Yffiniac dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE d' YFFINIAC

Yffiniac vient, semble-t-il, d’un gaulois nommé Ivino ou Ivinius.

Yffiniac est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plédran. Le nom d'Yffiniac (Ilfiniac) apparaît dès 1182 dans une charte énumérant les biens des Templiers en Bretagne. Les Templiers possédaient jadis l'ancienne chapelle de Saint-Jean-Baptiste du Port-Saint-Jean, édifice qui relève ensuite du Temple du Créhac, en Plédran, et aujourd'hui détruit. Certains lieux-dits tels que Le Pré de la Commanderie, le Priau de l'Hôpital, La Lande au Moine, le Pont-l'Abbé semblent confirmer la présence des templiers et des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. 

Mentionnée comme telle en 1311, la paroisse d'Yffiniac existait sans doute déjà en 1207, date à laquelle est mentionné un certain Hervé, prêtre d'Iffiniac (Anc. év. IV, 312). Yffiniac a une église vers 1330 (Pouillès de Tours, 355) . Yffiniac est une paroisse du diocèse de Saint-Brieuc dès 1432 (archives de Loire Atlantique, B 2979). 

Au cours des XVème et XVIème siècles, on trouve plusieurs seigneuries, dont celle d'Yffiniac qui appartient à la famille de Rostrenen, puis passe par héritage, en 1629, à François de Vignerot. Son fils la cède ensuite à René du Bouilli de Turquant, seigneur de Bonabry.

Sous l'Ancien Régime, Yffiniac appartenait au diocèse de Saint-Brieuc, et dépendait de la subdélégation de Saint-Brieuc et du ressort de Rennes. A la Révolution, le duc de Penthièvre en était le seigneur. La cure était à l'alternative. Yffiniac élit sa première municipalité au début de 1790. La nouvelle commune devient le chef-lieu d'un canton depuis cette époque jusqu'au 27 octobre 1801. Par la loi du 28 juin 1847 le territoire de la commune d'Yffiniac s'accroît du village de Bélêtre en Trégueux et de toute la fraction de Trégueux comprise entre l'Urne, le Chemin Noe et la limite de Langueux.

On rencontre les appellations suivantes : Ilfiniac (en 1182), Iffiniac (en 1207), Par. d'Yffiniac (en 1311, vers 1330), Affiniac (en 1320), Yffyniac (en 1418), Yfiniac (en 1419), Affiniac (en 1423), Yffinnac (en 1426), Yfiniac (en 1432), Eyffiniac (en 1435), Yffiniac (en 1435, en 1490), Finiac (en 1480), Yfiniac (en 1514), Finyac (en 1536), Defynyac (en 1552), Ifiniac (en 1569), Issiniac (en 1801, par arrêté des Consuls), Iffiniac (en 1802, par arrêté du 14 février 1802).  

Nota : la commune d'Yffiniac est formée des villages : Bourg-Iffiniac, Caron, l'Ecluse, Vaurio, le Val, Binivien, Camois, Caudan, Villeneuve, la Hase, Grand-Ville-Hervé, les Essarts, Laubé, Belle-Vue, la Frené, Ville-Guerinelle, la Motte, Fontaine-Menart, Ville-Tahouart, Carvidy, la Saudray, Grenier, Ville-Tannet, Ville-Helo, la Buse, Coiterbo, la Barre, les Tertres, Saint-René, Ville-Vollette, Marchy, Himelo, Tertre-Fiez, les Granges, le Pré, Préglin, Villle-Rabet, Brussuet, la Lande.

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PATRIMOINE d' YFFINIAC

l'église Saint-Aubin (1858-1874), oeuvre des architectes Jules Collin et Théodore Maignan. Cet édifice remplace une ancienne église. La première pierre de l'église est bénie le 25 juillet 1858. L'édifice (moins la tour) est terminé en 1860. La tour est construite en 1874 par Pierre Collet. L'église est consacrée le 25 octobre 1863. En forme de croix latine, la nef comprend six travées dont celle du clocher encastré ;

la chapelle Saint-Laurent des Sept-Saints (1681 - 1851), située route de Plédran. Le choeur et le transept datent de 1681 et sont les seuls vestiges de l'ancienne chapelle seigneuriale. La chapelle est en partie reconstruite en 1850. Désaffectée par arrêté préfectoral du 1er septembre 1977, la chapelle est restaurée en 1986 ;

la chapelle de la Villerabel ;

l'ancienne chapelle Saint-Jean, aujourd'hui disparue ;

le manoir de Carjégu (XVème siècle), situé rue des Grandes-Pâtures à Carjégu et édifié par la famille Guilbert (ou Gilebert ou Gilbert). Propriété d'Olivier Gilbert en 1514 et d'Hervé Gilbert en 1536. Propriété des familles Favigot (au XVIIème siècle) et Mesnard de Touchepris (au XVIIIème siècle) ;

le manoir de la Villerabel ou Ville-Rabelle ou Ville-Rabet, propriété de Guillaume Simon en 1536 ;

la maison des Ville-Hervé (XVIème siècle). Propriété de Eon du Boisbilly, de Guillaume du Boisbilly et de Jacques du Boisbilly en 1514, puis de François du Boisbilly en 1536 ;

la fontaine des Sept-Saints (XVIIème siècle). Les sept niches contiennent les statues de saint Tugdual, saint Lubin, saint Cadoc, saint Armel, saint Méen, saint Guénolé et saint Jacut ;

10 moulins dont les moulins à eau de Bistou, de la Grève, Hory, de Pierre, Louzet, Visdeloup, d’Isseliou,…

A signaler aussi :

les salines (XIVème siècle), situées dans l'anse d'Yffiniac ;

la découverte de monnaies romaines au Val et à la Ville-Volette ;

la découverte d'une statue en bronze à Coaterbault ;

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ANCIENNE NOBLESSE d' YFFINIAC

En 1200, la seigneurie de la Ville-Volette, moyenne justice, appartenait à Juhaël le Vicomte. Guillaume Le Vicomte, seigneur d'Yffiniac, était grand pannetier de France sous Philippe-Auguste.

En 1400, les manoirs du Bois de Plédran et de Caroy appartenaient à Jean de La Chapelle, seigneur de Boeuvre. Les manoirs de la Ville-Hélio, de la Ville-Tannet et du Vaurouault appartenaient à François de Bréhand. Les autres terres nobles à cette époque étaient : la Ville-Hervé, Bois-Billy, la Roche-Duval, le Bois-Gilbert, Kerjagu (ou Carjégu), la Fresnaye, le Plessis, le Pré-Glen, la Fontaine-Menard, la Ville-Guermel, les Cartes, la Motte-Glorel, Lanquenac, la Ville-Loueze et la Croix-Berthelot. Les seigneuries d'Yffiniac et le Quellenec possédaient une haute justice. Les seigneuries de Cabren, les Clos et Roche-Bréhand possédaient une moyenne justice.

Lors de la réformation du 25 octobre 1426, plusieurs nobles d'Yffiniac sont cités : Guillaume du Bouesbouexel, Etienne Cotte, Louis Visdelou, Guillaume de Brehant, Guillaume de Beaurepere, Jehan de Couvran, Pierre Berthelot, Geffroy Guilbert, Eon Guilbert, Jehan Guerin, Geffroy Le Borgne, Geffroy de Giraust, Jehan de Giraust, Olivier Morvan, Guillo de Pledran, relicta Jehan Le Chevalier, relicta Olivier Gourel, Guillotte de Brehant, Jouhan Graffion, relicta Louis Graffion, Olivier Berthelot et Pierre Berthelot, relicta Olivier Morvan et sa fille Jehanne, Jehan de La Haeye, Jehan Morvan, Guillaume Le Mee, Olivier Thomas, Jehanne Thomas, Guillaume Chenet, Roland Visdelou, Guillotte Thomas, Guillaume Hidoux. Plusieurs autres personnes d'Yffiniac se disent nobles : Jehan Symon (ou Simon), Olivier Morvan, Henri Huet, relicta Jehan de Pledran et son fils Guillo de Pledran. Thébaud Guarin (ou Guerin), Guillaume Guerin, Roland de Saint-Michel, Jehan de Caudan. 

Lors de la réformation du 7 décembre 1432, plusieurs nobles d'Yffiniac sont cités : Guillaume du Bouaisbouexel, Guillaume de Brehant, Guillaume Visdelou, Guillaume de Beaurepere, Jehan de Couvren, Geffroy Gillebert, Guillaume Grassien, Pierre Berthelot, Thébaud de La Villeon, Jehan de Giraud, Henri de Giraud, Olivier Morven, Guillaume Hidoux, Geffroy Le Borgne, Guillaume Le Mee. D'autres personnes d'Yffiniac se disent aussi nobles : Jehan Thomas, Olivier Thomas, Guillaume Chenec, Michel Deranieres, Henri Huet, Jehan Simon, Olivier Bastart, Jehan Garin, le fils de Jouhan de Pledran, Mathelin Berthelot et Pierre Le Guegot.

Lors de la réformation de 1426, sont mentionnés à Trégueux les nobles suivants : Guillaume du Bouesbouexel (Boisboissel), Etienne Cotte, Louis Visdelou, Guillaume de Brehant, Guillaume de Beaurepere (Beaurepaire), Jehan de Couvran, Pierre Berthelot, Geffroy Guilbert, Eon Guilbert, Jehan Guerin, Geffroy Le Borgne, Geffroy de Giraust, Jehan de Giraust, Olivier Morvan, Guillo de Pledran, Relicta Jehan Le Chevalier, Relicta Olivier Gourel, Guillotte de Brehant, Jouhan Graffion, Relicta Louis Graffion, Olivier Berthelot, Relicta Olivier Morvan, Jehan de La Haye, Jehan Morvan, Guillaume Le Mee, Olivier Thomas, Jehanne Thomas, Guillaume Chenet, Roland Visdelou, Guillotte Thomas, Guillaume Hidoux.

Le 20 mars 1456, meurt Marguerite de Rostrenen, dame de Rostrenen et d'Yffiniac. Elle a pour héritier son fils Pierre du Pont, sire du Pont-l'Abbé. En décembre 1526, meurt Louise du Pont, baronne du Pont-l'Abbé et de Rostrenen, dame d'Yffiniac. Elle a pour héritier Jean du Quellenec. Le 24 août 1572, meurt à Paris, Charles du Quellenec, baron du Pont et de Rostrenen, Vicomte du Faou et seigneur d'Yffiniac. Il a pour héritier son cousin Toussaint de Beaumanoir. Le 16 janvier 1629, Hélène de Beaumanoir (fille de Toussaint) fait donation de ses terres, dont la seigneurie d'Yffiniac, à sa cousine et héritière Françoise du Guémadeuc, femme de François de Vignerot, marquis de Pontcourlay et neveu du cardinal de Richelieu. Le 12 mai 1678, Armand-Jean de Vignerot du Plessis, duc de Richelieu (fils de François du Guémadeuc) vend la seigneurie d'Yffiniac à René du Bouilly de Turcan, seigneur de Resnon. La seigneurie d'Yffiniac demeure dans cette famille jusqu'à la Révolution. Lorsque la féodalité est supprimée, la baronne d'Yffiniac est Catherine du Bouilly Turcan, veuve de Louis le Corgne de Launay, dame aussi de Bonabry en Hillion.

Lors de la réformation du 4 mars 1536, sont mentionnées plusieurs maisons nobles d'Yffiniac : plusieurs maisons et métairies dont Caron et Coaterbault (à Jehan de La Chappelle), La Ville-Veysin et La Hazaye (à un nommé de Queleneuc, sieur du Fou), Lambert et Le Boys-Gilbert (à René du Boysbouessel, sieur de Lambert), La Roche et Le Val (à François de Brehant, sieur de La Roche), Carjégu (à Hervé Gilbert), La Fresnais, Le Plessix et Le Préglin (à Hervé Gilbert), La Ville-Volette (à Guyon Le Vicomte), Les Villes-Tanets (à Antoine de Brehant, sieur de l'Isle), La Fontaine-Ménard (à François Visdelou), Beaurepaire (à Jehan de Pledran, ancienne propriété de Jehan Ogier), Carvidy (à Jehanne de Carne, dame du Moulin-Besnard, ancienne propriété de Jehan Ogier), La Ville-Guermel (à Marguerite de Pledran, soeur de Jehan de Pledran, sieur de Beaurepaire), Les Ears (à François Dollo, sieur des Aulbiers), La Motte (à Jehanne Le Seneschal, dame des Granges), La Barre (à Jacques de Lescouet, sieur de La Moguelaye), Caudan (à Calo Berthelot), Bien-Y-Vient (à Charles Berthelot), Malaunay et Carjégu (à François Guerin), Chandet (à Gilles Visdelou), La Ville-Hervé (à François du Boaisbilly), La Vauriault (à Bertrand de La Villeon), La Ville-Louze (à Raoul Le Gluydic ou Gluidic de Saint-Brieuc), La Quenne (à Jehanne Le Nepvou), Le Pont-Ranton (à Jacques Le Mintier), Beussuet (à Vincent Besnard de Lamballe), La Ville-Rabelle (à Guillaume Symon ou Simon), une maison (à Olivier de Brehant, bâtard d'Amaury de Brehant), La Croix-Berthelot (à Jehan Berthelot). 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 26 nobles d' Yffiniac :

Guillaume BERTHELOT (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre BERTHELOT (80 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Regnan BERTHO (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Olivier CADORET (2 livres de revenu) : défaillant ;

Jacques CHEVET (8 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

CORTE (20 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan DE BREHAND de la Roche (150 livres de revenu) : comparaît comme homme d’armes ;

Henri DE GIRAULT (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre DE LA VILLE (40 livres de revenu) : défaillant ;

Jacques DE PLEDRAN de Beaurepère (200 livres de revenu) : comparaît comme homme d’armes ;

Eon DU BOISBILLY, représenté par Roland DENOYS (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Jehan DU BOISBILLY (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Alain GERRIL (10 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une jusarme ;

Guillaume GRAFFION (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Jehan GUERIN (2 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan GUILLEBERT (200 livres de revenu) : comparaît comme homme d’armes ;

Jehan HIDOULX (25 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Guillaume LE BORGNE (7 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

LE CLERC (10 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan LE NEPVO de la Cour (8 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan LE VICONTE (120 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume ROUAUST (20 livres de revenu) : défaillant ;

Roland ROUXEL (1 livre de revenu) : défaillant ;

Olivier SYMON (15 livres de revenu) : défaillant ;

Pierre SYMON (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Jehan VISDELOU (80 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

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