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LA VRAIE-CROIX

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La commune de La Vraie-Croix (bzh.gif (80 octets) Langroez) fait partie du canton d' Elven. La Vraie-Croix dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LA VRAIE-CROIX 

La Vraie-Croix vient du breton "Lan Groez" (croix de la lande).

C'est un établissement des Hospitaliers, mentionné dès 1160 dans une charte de Conan IV, qui est à l'origine du bourg de La Vraie-Croix. Ce sont probablement des chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem qui apportèrent une relique de la croix du Christ, "la vraie croix", qui a donné son nom à la localité. 

En 1312, après la suppression de l'ordre des Hospitaliers, l'établissement prend alors le nom de "temple de La Vraie-Croix". A cette époque, le village qui cerne le Temple, dépend presque entièrement de la commanderie de Carentoir. 

La Vraie-Croix est une trève de Sulniac jusqu'en 1852, date à laquelle elle est érigée en paroisse et, plus tard, en commune en 1870.

Note : Ancienne trève de Sulniac, la Vraie-Croix est bornée au nord par Larré, à l'est par Questembert, au sud et à l'ouest par Sulniac. En 1891, sa superficie est de 1664 hectares, et sa population de 804 habitants. Le bourg, situé vers l'ouest, est à 3 kilomètres de Sulniac, à 6 d'Elven, et à 17 de Vannes. Ce quartier n'a rien conservé de la période celtique, mais il lui reste de la période romaine de nombreux débris à Kerado, et un long ruban de la voie de Vannes à Rieux, passant à la Hutte-Saint-Pierre, au Croizo et aux Claies. De la période bretonne, il reste le fond de la population, la langue et les noms de presque tous les villages. Le bourg a commencé par un établissement des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, mentionné dès 1160 par le duc Conan IV, en ces termes : Hospitale in Suluniac (Pr. I. 638). Cet établissement, dédié à saint Jean-Baptiste et appelé communément hôpital, fut rattaché plus tard au Temple de Carentoir. C'est probablement des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem que vient une relique de la vraie Croix, conservée ici, et qui a donné son nom à la localité. Mais la tradition locale s'est emparée de ce fait et le raconte à sa manière. Elle prétend qu'un pèlerin breton, un croisé sans doute, revenant de la Terre-Sainte, en rapportait un morceau de la vraie Croix, dans un petit reliquaire. Il s'arrêta en ces lieux et y perdit son trésor. Après avoir fait de vaines recherches, il dut se résigner à partir, et il était déjà bien loin, quand on vit au haut d'une aubépine un nid de pie qui jetait pendant la nuit une vive lueur. La pie avait trouvé le petit reliquaire et l'avait porté dans son nid : on le reconnut à la description faite par le pèlerin. Que faire ? — On transporta la relique dans la chapelle de Saint-Jean, située à quelques pas de là ; mais le lendemain la relique avait disparu et le nid avait repris sa clarté nocturne. On la rapporta ; elle disparut de nouveau, et l'on finit par comprendre qu'elle voulait rester en ce lieu et y avoir une chapelle particulière. On en trouvera la description plus loin. Une cloche de l'église porte l'inscription suivante : L'an M. Vcc. XXIII (1523) je fu fete pour S. Jhn de l'Opital de Suliac D. Y. de Maubihan p. pr. tems ; et l'écusson de Rieux à dix besants 3, 3, 3, 1. Un aveu de 1624 mentionne « le temple de la Vraie-Croix, où il y a croix, bannière et enterrage. Autour de ce temple est un grand village, qui dépend presque en entier de la Commanderie, et les hommes sujets doivent rentes féodales et devoirs seigneuriaux et dixmes à la onziesme. Les pleds généraux s'y tiennent le lendemain de la Sainte-Croix, et l'on y fait venir les hommes et sujets de Gorvello et du Cour de Molac ». Les oblations et aumônes se partageaient en trois : un tiers au commandeur, un tiers au recteur, et le reste à l'entretien de la chapelle. La dîme passa presque entière à l'évêque de Vannes. Dans les temps anciens il y avait à la Vraie-Croix un étang et un moulin, qui dépendaient du commandeur, mais ils n'existaient plus en 1624. On ignore la date précise de l'érection de ce quartier en trève ; on possède des registres de baptêmes, de mariages et de sépultures depuis 1697 (J-M. Le Mené).

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PATRIMOINE de LA VRAIE-CROIX

l'église Saint-Isidore (1891-1892). Il s'agit d'une ancienne église, placée autrefois sous le vocable de saint Jean-Baptiste, remaniée en 1501 et en 1691, puis reconstruite en 1891-1892, laissant la place à une banale construction moderne. C'est au père Tanguy que revient l'initiative de cette construction moderne. L'église est inaugurée le 25 juin 1893 et dédiée à saint Isidore. Le bénitier cylindrique annelé date de 1501. On y conserve une curieuse petite croix reliquaire du XIIIème siècle, en cuivre doré sur âme de bois, qui était autrefois dans la chapelle. Sur le tympan du porche, en arc brisé, est gravée l'hermine de Bretagne, de part et d'autre d'une croix ;

Nota 1 : L'ancienne église tréviale, aujourd'hui paroissiale, est dédiée à saint Jean Baptiste. Elle a la forme d'une croix latine et elle porte sur un contrefort du sud-ouest la date de 1501. Le portail en plein cintre a été refait en 1691. En avant s'étend une belle place carrée, ornée d'un calvaire. Les chapelles publiques sont : 1° La Vraie-Croix, au bourg : c'est elle qui a donné son nom à la localité ; les Bretons l'appellent Langroéz. Elle est construite au-dessus d'une voûte, sous laquelle passe la voie publique. Sous cette voûte, à l'ouest, se trouve une porte ogivale à cinq retraits, qui paraît appartenir à la fin du XIIIème siècle : c'est par là qu'on montait jadis à la chapelle supérieure. On y accède aujourd'hui par un escalier extérieur en pierre. Cette chapelle, de forme rectangulaire, est une reconstruction du XVIIème siècle, sans caractère. — Dans le tabernacle de l'autel, et à la hauteur, dit-on, du fameux nid de pie, on conserve la parcelle de la vraie Croix dans un reliquaire en cuivre doré, qui a la forme d'une croix à double branche, ornée de pierres précieuses, de feuilles de chêne, et d'une torsade en bordure. Cette croix reliquaire, de 20 centimètres de hauteur, et à bras pattés, est attribuée au XIIIème siècle, mais le petit Christ, fixé à la partie supérieure, est plus moderne. 2° Saint-Just, autre chapelle, à deux kilomètres vers l'est, n'offre rien de particulier. L'hôpital de Saint-Jean était encore desservi en 1426, paraît-il, par les frères de Saint-Jean de Jérusalem ; il n'est plus mentionné dans l'aveu de 1574 ; il paraît représenté aujourd'hui par les maisons alignées au sud de la place Une chapellenie, dite de la Vraie-Croix, et présentée par le seigneur des Ferrières, était desservie de deux messes par semaine, le mercredi et le vendredi, dans la chapelle au-dessus de la voûte. Ni la révolution de 1790, ni la réorganisation de 1802 ne changèrent la situation de la Vraie-Croix par rapport à Sulniac, sa paroisse et sa commune. Un vicaire spécial y remplissait toutes les fonctions religieuses. Ce quartier a été enfin érigé en paroisse le 1er juin 1852 , et en commune le 9 mars 1870 (J-M. Le Mené).

la chapelle de la Vraie-Croix (XIII-XVIIème siècle) qui date de l'époque des Templiers. La chapelle est reconstruite au XVI-XVIIème siècle. Cette chapelle est construite sur deux étages : la route passe sous le transept de la chapelle haute. En effet, elle est construite sur une voûte, portée par deux arcades brisées, qui permet à la route pavée de la traverser du Nord au Sud. Sous cette voûte, à l'Ouest, s'ouvre un portail à cinq voussures en arc brisé. La dernière seule repose sur des colonnettes à chapiteaux décorés de feuillages, donnant sur une sorte de crypte au fond de laquelle est placée une porte, dont l'arc brisé est mouluré d'un gros tore et par laquelle on montait autrefois à la chapelle. Cette partie de l'édifice semble datée du XIIIème siècle. Quant à la chapelle elle-même, c'est un banal édifice rectangulaire entièrement reconstruit en 1611, auquel on accède aujourd'hui par deux rampes d'escalier en pierre, au Nord et au Sud. Le clocher, situé à droite du pignon Ouest, date du XIII-XVIème siècle. Le retable date du XIXème siècle. Dans une crypte datée du XVIIème siècle se trouvent une Vierge posée sur un autel, ainsi que des vestiges (un linteau et un bénitier) de l'ancienne chapelle de Saint-Just, démolie en 1950. Dans la chapelle haute, le choeur est séparé de la nef par un chancel en fer forgé, et les murs sont couverts de panneaux de bois sculptés. Le retable en bois date du XIXème siècle et se divise en cinq panneaux de bois : de part et d'autre du retable, se trouvent des statues de saint Antoine de Padoue et de saint Louis de Gonzague (au centre un Christ domine l'autel). La chapelle abrite le précieux reliquaire de la Vraie-Croix, en cuivre sur bois doré et daté du XVème siècle : il est orné de gravures et de neuf pierres précieuses. Un médaillon contient la relique ;

Nota 2 : "Le sieur commandeur de Carentoir, dit l'aveu de 1574, jouist du tiers des oblation et aumosnes faites aux chapelles du temple du Gourvelo, paroisse de Theix, du temple de la Vraye-Croix, paroisse de Sulnyac, et du temple du Cours paroisse de Mollac ; et les recteurs desdites paroisses jouissent d'une autre tierce partie et le surplus desdites aumônes et oblations est employé à l'entretien desdites chapelles". Nous voyons aussi qu'en 1677 il était "de coustume de tenir audit lieu de la Vraye-Croix les plaids généraux le lendemain du jour de la Vraye-Croix et d'y faire venir des hommes des temples, de Gorvello et de Moulac". Enfin vers la même époque le commandeur affermait "le temple de Gourvello avec le temple de la Vraye-Croix et le Cours de Moullac la somme de quatre-vingt sept livres tournois". Au siècle dernier nous ne trouvons plus mention du temple de Molac, mais nous savons que le recteur de Sulniac affermait les deux autres temples : "Le Gorvello et la Vraye-Croix , en la paroisse de Sulniac, consistent en un tiers des oblations desdites deux chapelles et un petit fief, le tout affermé soixante livres au recteur ; on croit les chapelles bien entretenues" (l'abbé Guillotin de Corson).

Nota 3 : Extrait de l'Etat de la commanderie de Carentoir dressé vers 1644 : "En la dite paroisse de Sulniac, distant dudit Govello demye lieue, est un autre temple appelé la Vraye-Croix, fondé de Saint-Sauveur et de Saint Jan-Baptiste, de la mesme sorte et nature que les surnommez, en bonne et deub réparation, où les oblations se lèvent pour l'entretien du service et (des) réparations. Autour de ladite église sont plusieurs tenues sur lesquelles sont deub quelques rentes avec un petit droit de dixme ; et n'y a aucun domaine ny habitation du propre de ladite commandrye". Le commandeur du Buisson déclare ensuite qu'il y avait autrefois un étang et un moulin à la Vraie-Croix,. dépendant de Carentoir, mais qu'ils n'existaient plus, de son temps ; il ajoute même que "Monsieur de Vannes s'est saisy du droit de dixme" ce qui prouve combien était tombée l'autorité des commandeurs dans le pays. Cependant l'aveu, de 1677 signale encore "le temple de la Vraye-Croix en lequel il y a croix et bannière, en l'entour duquel est un grand village qui est presque tout tenu de la commanderie, et les habitants doivent nombre de rentes et devoirs seigneuriaux". Aujourd'hui le village de la Vraie-Croix est un des plus curieux hameaux du Morbihan ; on y retrouve deux chapelles, l'une du XIIIème siècle, renfermant une précieuse relique de la Vraie Croix qui a donné son nom au village ; l'autre reconstruite au XVème siècle affectant naguères la forme d'une croix à double croisillon en souvenir du reliquaire de la Vraie-Croix construit de cette façon. Il faut lire dans M. Cayot-Délandre la description de ces deux chapelles, et surtout la naïve et intéressante légende qui se rattache à leur origine. Je regrette de ne pouvoir reproduire ici les pages si curieuses de notre savant archéologue ; elles sont malheureusement un peu longues, pour être citées textuellement, et d'ailleurs le Morbihan et ses monuments est entre les mains de tous les Vannetais. Pour moi, j'ai visité avec le plus grand intérêt ce village de la Vraie-Croix, et j'ai gardé de cette excursion un profond et agréable souvenir. C'est la chapelle en forme de reliquaire qui appartenait jadis aux chevaliers de Carentoir,  mais le reliquaire lui-même se trouve dans l'autre chapelle au-dessous de laquelle passe la voie publique. Ce reliquaire est "une croix à double branche en cuivre doré, ornée d'une guirlande, de feuilles de chêne, gravée en creux et courant sur les pieds et sur les branches ; cette croix a 0m20 de hauteur, et la branche inférieure, qui est la plus grande 0m80 de longueur. Le Christ, dont les bras s'étendent sur la branche supérieure, présente à chacune de ses extrémités, c'est-à-dire au-dessus de la tête, au-dessous des pieds et au bout des mains, une pierre incrustée (agathe ou cornaline) ; d'autres, pierres du même genre, mais plus grandes, taillées en ellipse ou en losange, ornent le pied de la croix et les extrémités des branches" (l'abbé Guillotin de Corson).

l'ancienne chapelle Saint-Just, détruite en 1952. Il s'agissait d'un édifice rectangulaire construit au XVIIème siècle dans un lieu isolé et sans caractère architectural ;

la croix (XV-XVIème siècle), située à l'entrée du bourg. Il s'agit d'une croix monolithe ;

la croix de Toulhoët (XVIIIème siècle), restauré au XXème siècle. Le socle porte les armes de la famille de Talhouët (ou Toulhoët), ainsi que les dates de la Première Guerre mondiale (1914-1918) ;

le calvaire de Saint-Just (1889) ;

la croix de mission (XIXème siècle). L'accès se pratique par un escalier ;

la fontaine (XVIème siècle). Le mur du fond est décoré d'une scène de Crucifixion. L'ensemble est coiffé d'une croix ;

la fontaine Saint-Just (XVIIème siècle) ;

le château de Toulhoët ou Toulouët ou Toulhouët (XVII-XVIIIème siècle), encore surnommé Toulgoët. On mentionne un Perrot Toulhoët en 1427 et en 1448. Le château est bâti vers 1610, remanié en 1667 et restauré entre 1904 et 1909. Il possédait autrefois une chapelle privé du XIIIème siècle. La seigneurie était à la famille Larré, puis à la famille Talhouët (jusqu'en 1871). La château devient ensuite la propriété successive des familles Couëssin, Simonnot (en 1899), Augustin (depuis 1977) ;

l'école Sainte-Thérèse (1895) ;

le village abandonné (XIXème siècle), situé à Tostal ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LA VRAIE-CROIX

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de La Vraie-Croix. La Vraie-Croix dépendait autrefois de Sulniac.

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