Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue chez les Vieillevignois

VIEILLEVIGNE

  Retour page d'accueil         Retour Canton d'Aigrefeuille-sur-Maine  

La commune de Vieillevigne (bzh.gif (80 octets) Henwinieg) fait partie du canton d'Aigrefeuille-sur-Maine. Vieillevigne dépend de l'arrondissement de Nantes, du département de Loire-Atlantique. 

Vous possédez des informations historiques sur Vieillevigne, vous souhaitez les mettre sur le site infobretagne, contactez-moi par mail (voir page d'accueil)

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de VIEILLEVIGNE

Vieillevigne vient du latin "vetula vinea" (vieille vigne).

La châtellenie de Vieillevigne rayonnait jadis sur le Lac de Grandlieu (c'est-à-dire tout un vaste territoire entre le Pays de Retz et le Clissonnais). La seigneurie de Vieillevigne était liée au domaine du Lac. Les seigneurs successifs sont : Gastineau, de Machecoul, de la Lande, de la Chapelle, de Damas-Thianges, de Crux-Courboyer, Rochechouart de Mortemart, de Le Clerc (ou Leclerc) de Juigné. Cette châtellenie avait des fiefs dans huit paroisses. Elle jouissait d'une haute justice exercée au bourg même et du droit de tenir marché chaque lundi et six foires par an. Le château de La Brelaire était le siège de la châtellenie des sires de Vieillevigne.

Le roi Louis XIII vient avec une armée de 8 000 hommes à Vieillevigne, où il couche le 12 août 1622, avec l'intention de se diriger vers l'Aunis pour y combattre les protestants. De 1562 à 1725, Vieillevigne est un des haut-lieux du culte protestant de l'Ouest de la France. Les familles d'Avaugour et La Rochegiffart (ou Roche-Giffart) s'adonnent au protestantisme et il existe en 1563 un temple sur la place Saint-Thomas (il s'agit de l'ancienne chapelle Saint-Thomas).

Les six premiers mois de 1794, sont particulièrement terribles. Arrivent à Vieillevigne Tureau et Cordelier, deux des chefs républicains les plus redoutables. Cordelier fait brûler les châteaux de La Falordière, L'Audonnière, La Pilotière, Le Marchais, La Brûlaire, les moulins de l'Hommetière. L'église de Vieillevigne est livrée aux flammes. Sur un état de 1812, le maire de Vieillevigne note qu'il y eut 49 maisons détruites en février 1794 (plusieurs propriétaires touchèrent des indemnités : Graslepois, Pouvreau, Louis Coindet, Imbert de La Terrière, Sauvaget, Reliquet, Thomas, Delavauguyon). La division royaliste de Vieillevigne (dirigée par Gabriel Vrignaud qui mourut au combat de Machecoul le 10 juin 1793) comprenait à cette époque quatre compagnies (chaque compagnie comprenait environ 60 hommes) et un groupe de cavalier. Vieillevigne va perdre de nombreux combattants durant cette guerre de Vendée. La division de Vieillevigne est vaincue en fin de septembre 1793 par Beaupuy et l'armée de Mayence commandée par Kléber et Marceau. Vieillevigne reçoit la visite de la duchesse de Berry, le 1er juillet 1828. Vieillevigne est chef-lieu de canton jusqu'en 1800.

Note 1 : le village de La Grolle, situé sur la limite de Vieillevigne a été jadis le siège d'une paroisse. Une première fois, l'église de La Grolle est détruite par les Protestants en 1568, puis incendiée par le général Cordelier en 1794. Elle est ensuite restaurée et on y dit à nouveau la messe en 1808. Cette paroisse est ensuite réunie à celle de Rocheservière. L'église est alors démolie en 1832 et les pierres vendues pour paver la route de Vieillevigne.

Note 2 : liste non exhaustive des maires de Vieillevigne : Bezeau, Reliquet (en 1800), de Lavauguyon (en 1810), Le Maignan de L'Ecorce (en 1815), Thomas de Préneuf (en 1820), Sapinaud, de Lavauguyon (en 1832), Eugène Jollet (en 1837), Coindet des Landes (en 1840), Le Maignan (en 1848), Stanislas Luneau (en 1852), Samuel Brodu (en 1866), Le Maignan (de 1871 à 1936), Joseph Léchappé (en 1936), Henri Dugast (en 1953), madame Gandemer (en 1959), ...

Note 3 : liste non exhaustive des recteurs de Vieillevigne : au XIXème siècle, Philippe Baudon, Pierre Douet, Joseph Guibert, Joseph Leclair, ....

Note 4 : Instruction publique à Vieillevigne. — D'après un brevet du recteur de la paroisse de Vieillevigne, on sait qu'en 1740, les écoles de garçons et de filles étaient bien tenues (Brevets de visite. Vieillevigne – Archives départementales, G). Le maître d'école vivait à l'aide du produit d'une fondation que nous trouvons signalée seulement dans une requête de 1792, rédigée par le régent Guigaut (Carton instruction, Archives départementales, série L ; Déclarations du clergé et des biens de main-morte, Archives départementales, série Q). Ce maître indique que les ancêtres de M. Leclerc de Juigné, seigneurs de Vieillevigne, avaient constitué une rente de 300 livres sur tous leurs domaines, et s'étaient réservés le droit de nomination. Cette dotation est désignée sous le titre de bénéfice de l'école dans la déclaration de 1790 (L. Maître). 

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE de VIEILLEVIGNE

l'église Notre-Dame (1874-1878), érigée par l'architecte Perrin sur le terrain de l'ancien cimetière, alors que Joseph Guibert était recteur. Cette église remplace le sanctuaire incendié en 1794 et restauré en 1803. La première pierre est bénie le 27 septembre 1874. L'église est consacrée le 15 août 1879 par Mgr Le Coq. Les fresques de l'église sont l'œuvre de Pierre et Jean Bouchaud et datent de 1920-1930. Les vitraux portent en bas, les armoiries des Le Maignan et en alliance celles des Freslon de La Freslonnière, ainsi que celles des Leclerc de Juigné ;

la chapelle Notre-Dame des Champs (XI-XV-XVIème siècle). Cette chapelle est encore appelée Bonne Fontaine ou Notre-Dame de Crée-Lait ou chapelle de Barbin. On attribue sa fondation à Yolande de Goulaine, titulaire de l'Andonnière vers le XIème siècle. Au XIIème siècle qui suit, le titulaire est le chapelain des Mégriers. Au rapport d'Antoine Binet, chargé par l'évêché de dresser un état des sanctuaires, au moment de la révocation de l'Edit de Nantes, la chapelle Notre-Dame des Fontaines était en mauvais état, le choeur avait besoin d'être refait. Le 20 avril 1687, le chœur est restauré avec les pierres de la chapelle Saint-Thomas désaffectée (ancien temple protestant). Sur ces entrefaites, le seigneur de Crux de La Brelaire se convertit au catholicisme. On place les armes des titulaires de La Brelaire à la clef de voûte du choeur. Propriété de la famille Goulaine (au XVIIIème siècle), puis des seigneurs de Barbin. La dalle funéraire est celle de Mme Imbert de la Ferrière ou Terrière (né Bouhier de La Davière) : elle date de 1814. La clef de voûte, qui date du XVIIème siècle, comporte un blason avec les armes des familles Rochechouart-Mortemart, Machecoul, Crux-Courboyer, Damas Thiange et Avaugour ;

la chapelle de la Sainte-Famille (1932), située à l'Hommetière et propriété des frères Lemoine ;

le calvaire du Bon Dieu Noir (vers 1930). Ce calvaire remplace une ancienne croix en bois du XVIIIème siècle ;

l'ancien château de Barbin (XVème siècle), mentionné dès 1426. Il ne subsiste plus qu'une porte. On devine encore l'entourage clos de vieux murs, de l'ancienne seigneurie qui avait ses moulins à L'Hommetière et sa belle chapelle à Notre-Dame des Champs. Propriété de la famille Imbert de la Ferrière (au XVIIIème siècle), puis de la famille Sapinaud (au XIXème siècle, suite au mariage de Sophie de La Terrière avec Edouard de Sapinaud). Une avenue reliait l'église, la cure, la crypte Saint-Isidore, à Barbin, où régnaient les Imbert de La Terrière exilés en Angleterre. Elisabeth Walter (anglaise), veuve d'Alexandre Imbert (qui vint mourir au manoir de Barbin après un long séjour en Angleterre), vivait en 1850 ;

l'ancien château de la Brelaire (XV-XVIème siècle). Il ne subsiste plus que l'entrée du château primitif, des douves et une tourelle tronquée. On y trouve encore un four à pain (XVI-XVIIème siècle) et un puits (XVI-XVIIème siècle). Le château de La Brelaire était le siège de la châtellenie des sires de Vieillevigne. Le premier seigneur connu est Jean Gastineau ou Gâtineau ou Gastinel (en 1359) : sa fille épouse un cadet de la grande famille des Machecoul, Milès ou Milet (avant 1380). Gabriel de la Lande, dit de Machecoul (descendant de Jean de la Lande qui prit le nom de Machecoul après son mariage, vers 1430, avec Marguerite de Machecoul qui lui apporta Vieillevigne et le lac de Grandlieu), naît vers la fin du XVIème siècle. Ses parents sont René de la Lande, dit de Machecoul, et Louise de Talensac, dame de Rocheservière et de Loudrière (en Saint Mesmin), mariés à Fontenay-le-Comte, par contrat du 3 avril 1596. Gabriel perd son père avant 1604, embrasse le parti de Soubise, est fait prisonnier et doit payer une rançon. Il épouse entre 1620 et 1630, sa cousine germaine, Renée d'Avaugour, née à Saffré, le 15 avril 1605, fille de Charles d'Avaugour, seigneur de Kergrois, et de Renée de la Chapelle, de la maison de la Roche-Giffart. A partir de mai 1626, Gabriel de Machecoul est seigneur de Vieillevigne, Saint-Etienne-de-Mer-Morte, Touvoix, Bougon, le lac de Grandlieu, Rocheservière et nombre d'autres domaines. Le 24 octobre 1633, il achète la baronnie de Montaigu à Henri de la Trémoille, duc de Thouars, au prix de 150.000 livres. Il est un ardent calviniste, persécuteur du clergé et meurt à Vieillevigne le 15 octobre 1660. Sa veuve également calviniste meurt en 1672. Marguerite de Machecoul (fille aînée de Gabriel et de Renée d'Avaugour) apporte après 1660, Vieillevigne, Bourgon et le lac de Grandlieu à son mari, Henri de la Chapelle, qu'elle a épousé en 1656. Vers 1750, Vieillevigne et le lac de Grandlieu passent par héritage à la famille Leclerc de Juigné ;

la maison (vers 1570), située place de l'Eglise. Cette demeure a servi de Temple aux protestants de Vieillevigne. Le dernier pasteur, Jacob Marchaut, arrivé en 1672, doit s'exiler en 1685, suite à la révocation de l'édit de Nantes. Au début du XIXème siècle (vers 1715), il ne reste que sept protestants à Vieillevigne ;

l'ancien manoir de la Pilotière, incendié par les colonnes infernales le 26 février 1794. L'édifice est reconstruit au XVIII-XIXème siècle. Propriété successive des familles Louer de la Grelière, Hervouet, Charbonneau et de Bray (ou Debray). Des douves encadrent un très beau porche. On y trouve un vieux puits ;

le logis de l'Ecorce. Un pavillon et un calvaire armorié précèdent le château. Jadis, propriété de la famille Le Maignan qui possédait aussi le Grand et le Petit Marchais ;

l'ancien logis de l'Andonnière. Il subsiste des douves, les deux montants du pont-levis, des écuries et des salles. Une cheminée porte sur le côté droit les armes des Goulaine ;

l'ancien logis de la Bézière. Propriété de la famille Musset. Cette demeure aurait possédé une chapelle privée ;

le pont (II-IIIème siècle) de la Guérinière surplombant le Blaison. A signaler qu'en 841, Besgon, comte de Poitiers, duc d'Aquitaine et gendre de Louis le Débonnaire y trouve la mort en cours d'une embuscade ;

le pont de la Petite-Roulière (II-IIIème siècle) ;

le pont des Douzils (XIV-XVème siècle), enjambant la rivière de l'Ognon ;

l'ancien presbytère (XVIII-XIXème siècle), situé rue de Barbin ;

l'école Sainte-Jeanne-d'Arc (XVIII-XIXème siècle), située place de la Mairie. En 1861, l'école est confiée aux sœurs de Mormaison ;

l'école Saint-Joseph (vers 1880). Cette école est transformée en hôpital-militaire durant la guerre 1914-1918 ;

9 moulins dont le moulin Eraud (XVIII-XIXème siècle), de la Mouvillonière, Raffin, de l'Egrenière,... ;

A signaler aussi :

les chapelles paroissiales aujourd'hui disparues : celle de Saint-Thomas, située au bourg et qui a du servir jadis d'église paroissiale, celle de Saint-Laurent, située dans le domaine du presbytère ;

les anciennes chapelles seigneuriales : l'Ecorce, Le Marchais, La Pilotière, L'Audonnière et La Chevrotière ;

la découverte d'un puits du type funéraire gallo-romain au Garré, en Vieillevigne ;

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE de VIEILLEVIGNE

La châtellenie de Vieillevigne : Située dans la paroisse de Vieillevignes, la châtellenie de ce nom appartenait en 1359 à Jean Gastineau, époux de Marguerite de Brénezay. Ce seigneur laissa la terre et seigneurie de Vieillevigne à sa fille Jeanne Gastineau, femme de Miles de Machecoul et décédée le 8 août 1407 (Archives de Loire Inférieure, B, Vieillevigne). Après avoir perdu sa femme Miles de Machecoul il rendit aveu au duc de Bretagne, au nom de son fils encore mineur, pour la châtellenie de Vieillevigne. Ce fils était Girard de Machecoul qui épousa, d'après le P. du Paz, Marquise de Penhouët dont il eut, entre autres enfants, deux garçons, Jean et Louis, qui possédèrent successivement Vieillevigne. Nous voyons, en effet, en 1425 Jean de Machecoul rendre aveu au duc de Bretagne pour ses seigneuries de Vieillevigne et de Grandlieu, et en 1444 Louis de Machecoul agir semblablement pour les mêmes seigneuries. Quoique Jean de Machecoul eût épousé Jeanne-de Bazouge, il ne laissa point d'enfants et son frère Louis mourut aussi lui sans postérité. Leur succession échut donc à leur cousin, Tristan de la Lande, fils de Jean de la Lande et de Marguerite de Machecoul, laquelle était fille de Miles de Machecoul et de Jeanne Gastineau. Tristan de la Lande fit aveu au duc en 1460 pour les seigneuries de Vieillevigne et de Grandlieu (Archives de Loire Inférieure, B, Vieillevigne) ; mais il décéda sans enfants, le 29 juin 1466, et laissa ses seigneuries à son frère François de la Lande, époux de Jeanne de Malestroit, mort lui-même le 19 novembre 1503. Jean de la Lande, fils des précédents, fit aveu au roi, le 1er juillet 1504, pour ses terres de Vieillevigne et de Grandlieu (Archives de Loire Inférieure, B, Vieillevigne). La famille de Machecoul n'existant plus de son temps, il prit pour le faire revivre ce nom de Machecoul — sans avoir pour cela la châtellenie ainsi appelée — et sa postérité le conserva. Jean de la Lande, dit Jean 1er de Machecoul, épousa Françoise Chasteigner, dame de Bourgon et de la Berlaire, dont il eut un fils appelé comme lui Jean de Machecoul. Lui ou plutôt son fils, rendit hommage au roi en 1540 pour Vieillevigne et Grandlieu (Archives de Loire Inférieure, B1008). Ce fils, Jean II de Machecoul, était époux en 1559 de Marguerite Baud, mais il avait eu d'un premier mariage contracté avec Bonaventure d'Avaugour un garçon, Jean III de Machecoul, qui lui succéda, épousa Jeanne de Henleix et fit hommage au roi en 1580 pour Vieillevigne, Saint-Etienne de Mermorte (Saint-Etienne-de-Mer-Morte), Touvois et Grandlieu. De l'union de Jean III sortit René de Machecoul qui rendit hommage en 1600 pour les mêmes terres (Archives de Loire Inférieure, B1009). Ce seigneur laissa veuve Louise de Talensac qui, en qualité de tutrice de Gabriel, leur fils mineure, fit un semblable hommage au roi le 18 juin 1608 (Archives de Loire Inférieure, B1009). Gabriel d'Avaugour, seigneur de Vieillevigne, épousa vers 1630 sa cousine Renée d'Avaugour ; Tallemant des Réaux, nous a laissé le portrait de ces deux époux. Ils eurent, entre autres enfants, deux filles, Marguerite mariée en 1656 à Henri de la Chapelle, sire de la Roche-Giffart et marquis de Fougeray — et Louise qui épousa Jacques de Crux, marquis de Corboyer, décapité en 1669. Henri de la Chapelle et Marguerite de Machecoul, sa femme, firent hommage au roi en 1662 pour Vieillevigne, Touvois, Saint-Etienne de Mermorte et Grandlieu ; mais cette dame obtint une séparation de biens et rendit seule aveu en 1679. Après elle, Vieillevigne passa à sa fille Anne-Claire de la Chapelle femme de Claude de Damas, marquis de Thianges ; cette dernière mourut en couches, le 7 juillet 1686, au château de Vieillevigne et son enfant ne lui survécut guère. L'héritage de la marquise de Thianges fut recueilli par sa tante Louise de Machecoul, veuve du marquis de Corboyer. Celle-ci ne tarda pas à se démettre de la châtellenie de Vieillevigne en faveur de son fils Gabriel-Antoine marquis de Crux, qui mourut en 1713 et fut inhumé le 27 septembre au choeur de l'église de Vieillevignes. Le marquis de Crux laissait veuve Françoise de Saint-Martin ; leur fils aîné, Armand-Gabriel marquis de Crux, époux en 1721 d'Angélique Turpin de Crissé, hérita de la châtellenie de Vieillevigne pour laquelle il reçut plusieurs aveux en 1715 et 1716 (Archives de Loire Inférieure, E529), mais il céda ou légua cette seigneurie qui appartenait en 1733 à sa fille ou à sa soeur Eléonore-Gabrielle de Crux, femme de Jean-Baptiste de Rochechouart, comte de Mortemart. Vint ensuite Augustin de Rochechouart, comte de Vihiers, seigneur de Vieillevigne en 1742 et décédé le 31 octobre 1755. L'héritier de ce dernier fut Jacques-Gabriel Le Clerc, marquis de Juigné, qui, en qualité de petit-fils de Louise-Henriette de Crux, fit hommage au roi le 9 août 1774, pour ses châtellenies de Vieillevigne, Saint-Etienne de Mermorte, Touvois et Grandlieu. Ce seigneur était en 1788 l'époux d'Antoinette Thiroux de Chaumeville ; il émigra quand vint la Révolution et sa terre de Vieillevigne fut vendue nationalement.

Quoique ces terres ne semblent pas avoir été régulièrement unies les quatre seigneuries de Vieillevigne, Touvois, Saint-Etienne de Mermorte (Saint-Etienne-de-Mer-Morte) et Grandlieu sont demeurées en mêmes mains pendant les derniers siècles au moins.

La seigneurie de Vieillevigne, considérée comme châtellenie d'ancienneté, relevant directement du duc de Bretagne, puis du roi de France, avait des fiefs dans huit paroisses : Vieillevigne, Saint-André-treize-Voies, la Benaste, Saint-Christophe, Légé, Saint-Etienne de Corcoué, Saint-Philbert de Bouaine et Montebert. Le seigneur de Vieillevigne jouissait d'une haute justice, exercée au bourg de Vieillevigne, et du droit de tenir au même lieu un marché tous les lundis et six foires par an, aux fêtes de Saint-Sébastien, Saint-Marc, Saint-Nicolas de mai, Saint-Jean-Baptiste, le lundi-après la Mi-août et le jour Saint-André (Déclaration de Vieillevigne en 1679). Parmi les mouvances de Vieillevigne signalons les seigneuries de Laudonnière et de la Pillotière, la cure de Vieillevigne, les prieurés de Saint-André-treize-Voies et de Saint-Jacques de Montaigu, etc. (Déclaration de Vieillevigne en 1679).

Le manoir du Bois de Vieillevigne situé près du bourg de ce nom, était en 1466 la résidence des seigneurs du lieu. Mais Françoise Chasteigner, ayant épousé au XVIème siècle Jean 1er de Machecoul, lui apporte la maison seigneuriale de la Berlaire (ce manoir appartenait en 1258 à Hubelin Chasteigner, en 1417 à Jean Chasteigner, en 1469 à Jacques Chasteigner, en 1484 à François Chasteigner, et en 1499 à Jean Chasteigner) qui devint le chef-lieu de la châtellenie sous le nom, de château de Vieillevigne. Ce château de la Berlaire ou de la Brelaye relevait en partie du roi, et en partie du sire de Roche-Servière. Il était en 1580 « enfermé de douves et d'eau et d'un estang au-dessous, fermant à pont-levis, avec droit de fuye ; auquel chasteau  y a chambres haultes, salles et cour entourée de murailles, jardins cernés de murs, prairies, bois fustaye cernant de toutes parts ledit chasteau sauf d'un costé et bois taillifs » (Déclarations de Vieillevigne en 1580 et 1679). Le domaine proche du seigneur de Vieillevigne comprenait, en outre : « un logix au bourg de Vieillevigne proche l'église et un four à ban au-derrière de là dite maison » — une halle et un auditoire — un moulin à vent appelé Moulin de Monsieur, proche Vieillevigne — les métairies de la Goulière, lesTaillies, la Merlatière, les Cormiers et Bonnefontaine, etc. (Déclarations de Vieillevigne en 1580 et 1679) (abbé Guillotin de Corson).

(à compléter)

© Copyright - Tous droits réservés.