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Bienvenue chez les Vezinois

VEZIN-LE-COQUET

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La commune de Vezin-le-Coquet (pucenoire.gif (870 octets) Gwezin) fait partie du canton de Rennes. Vezin-le-Coquet dépend de l'arrondissement de Rennes, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de VEZIN-LE-COQUET

Vezin-le-Coquet vient du celtique "Guezen" (lieu planté d'arbres) ou "Verezen" (cerisier). 

Les premières mentions de Vezin-le-Coquet remontent au XIème siècle, lorsque l'église de Vezin est donnée au Chapitre de Rennes. En 1615, le recteur de Vezin-le-Coquet doit encore chaque année au Chapitre 480 boisseaux de grain, parce qu'il lève probablement toutes les dîmes de sa paroisse. Mais en 1785 les chanoines recueillent eux-mêmes leurs dîmes et payent 500 livres de pension au recteur de Vezin-le-Coquet et 250 livres à son vicaire. Ce recteur jouit, en outre, de quelques petites fondations, notamment de celle de Macé Ruault, prêtre de Vezin-le-Coquet, faite au commencement du XVIème siècle. La paroisse de Vezin (Vezin-le-Coquet), rétablie en 1803, est supprimée par l'Etat vers 1813 et son territoire est alors uni à la ville de Rennes. Mais elle ne tarde pas à être de nouveau érigée en succursale en 1820, et elle conserve même pendant la vacant légale un recteur pour la desservir (Pouillé de Rennes).

Vezin-le-Coquet est durant longtemps entre les mains des seigneurs de Montigné. Une école communale est ouverte à Vezin-le-Coquet en 1856, suivie en 1910 par une école privée de garçons et, en 1955, par une nouvelle école publique. 

On rencontre les appellations suivantes : ecclesia de Vesino (en 1475), Vezinum (en 1516).

Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Vezin-le-Coquet : Nicolas de Beaulieu (décédé en 1407), N... (décédé en 1437), Georges Le Bel (en 1598), Pascal Lucas (décédé en 1620), François Le Barbier (en 1620), François Maulny (en 1639), Jean Duret (en 1640), Pierre Brindeau (1658-1671), Jean Thébault (en 1671), Mathurin Théault (en 1689), Mathurin Simon (en 1694, inhumé dans l'église, près du balustre), Pierre Moinnereye (1709-1711), Jean Joubé (1711-1724), Dominique Fleury (1724-1759), Jacques-Julien Mouézy (1759-1772), Pierre-Jean Chevalier (1772-1773), Pierre Ruault (1773-1789), N... Halloche (1803-1808), René-Cyprien Godard (1808-1813), N... Simonneaux (1814-1815), Pierre Genetay (en 1816), René Cardin (1816-1835), Félix Collet (1835-1843), François Petitpas (1843-1845), Julien Piau (1845-1846), Pierre Rocher (1846-1853), Julien Samson (1853-1858), Pierre Cardinal (1858-1865), Joseph Monnier (à partir de 1865), .....

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PATRIMOINE de VEZIN-LE-COQUET

l'église Saint-Pierre (XV-XIXème siècle). Il s'agit à l'origine d'une chapelle romane donnée aux moines du Chapitre de Rennes. Au XIème siècle, Jean de La Motte de Vezin, seigneur de Chevillé, porte le titre de fondateur de l'église qui succède à ce premier édifice roman. L'église paroissiale est rebâtie à la fin du XVème siècle et il s'agit alors d'un relais pour les pèlerins désireux de se rendre au monastère de Plélan-le-Grand ("Cupientes ut parochialis ecclesia Sancti Petri de Vesino, Redonensis dioecesis, congruis frequentetur honoribus et a Christi fidelibus jugiter veneretur ac in suis structuris et edificiis debite reparetur et conservetur, librisque, calicibus et aliis ornamentis ecclesiasticis decenter muniatur, etc .. "). Une bulle, accordant des indulgences, est publiée le 1er septembre 1475. Les cardinaux qui signèrent cette bulle — dont l'original, conservé jadis précieusement en l'église de Vezin-le-Coquet, se trouve aujourd'hui au dépôt de nos Archives départementales — se nomment : Ange Capranica, cardinal du titre de Sainte-Croix de Jérusalem et évêque de Palestrine ; — Barthélemy Roverella, du titre de Saint-Clément, évêque de Ravenne ; — Richard 0llivier, du titre de Saint-Eusèbe, évêque de Coutances ; — Julien de la Rovère, du titre de Saint-Pierre-ès-liens, évêque d'Ostie, et plus tard pape sous le nom de Jules II ; — Philippe de Levis, du titre des SS. Pierre et Marcellin, archevêque d'Arles ; — Auxias du Pui, du titre de Saint-Vital, archevêque de Montréal ; — Etienne Nardino, du titre de Saint-Adrien, archevêque de Milan ; — Jean Arcimboldi, du titre de Sainte-Praxède, évêque de Novarre ; — Jean Cibo, du titre de Sainte-Cécile, évêque de Melfi, et plus tard pape sous le nom d'Innocent VIII ; — François, du titre de Sainte-Marie-la-Nouvelle ; — Théodore Paléologue, du titre de Saint-Théodore ; — Jean Michel, du titre de Saint-Ange, évêque d'Albano. Un siècle et demi plus tard, le pape Paul V, par un bref en date du 23 février 1617, concéda pendant sept ans une indulgence plénière à tout fidèle visitant dévotement l'église de Vezin le mardi de Pâques. Ce bref fut publié par Mgr de Cornulier le 10 mars 1620. Enfin, un nouveau bref, daté du 10 mai 1650 et émanant du pape Innocent X, fixa au lundi de Pâques la visite à faire en l'église de Vezin pour gagner l'indulgence plénière. Le même Souverain-Pontife accorda cent jours d'indulgence à tous les assistants "aux litanies de la bienheureuse Vierge Marie, qui se chanteront tous les dimanches en ladite église de Vezin". Toutes ces faveurs étaient accordées seulement pour sept ans. Mgr de la Motte-Houdancourt publia ce dernier bref le 23 février 1651 (Pouillé de Rennes). Le titre de seigneur supérieur et fondateur de l'église de Vezin appartenait au seigneur de Chevillé. Voici une description de l'église en 1663 : " Dans le choeur de ladite église il n'y a aucun banc ; le bastiment dudit choeur est caduc, les murailles couleuvrées et ruisnées, dans lequel il y a du costé du Midy deux petites fenestres grillées à pelchat d'environ trois pieds de hauteur et un pied de largeur, avecq des vitres qui paroissent antiques ; dans la première desquelles y a une image de S. Pierre et un escusson escartelé d'argent et de sable (qui est Raguenel), et dans l'autre fenestre plus au dessoubs y a une vitre qui paroist aussy ancienne où est peint un Crucifist et les images de S. Pierre et S. Paul, et deux escussons, l'un d'argent à l'aigle éployée de sable (qui est de Marbré), et l'autre party des mesmes armes et d'argent au lion de sinople couronné d'or (qui est Botherel). Et du costé du Nord dudit choeur y a deux petites ouvertures voustées de deux pieds et demy de hault et un pied de large, dans l'une desquelles vitres qui paroissent anciennes est peinte une image de S. Pierre (sic) sans aucunes armes... Autour d'iceluy choeur est une ancienne lizière qui paroist avoir été effacée... Dans la nef sont deux autels élevés de chaque costé du Crucifist, l'un d'iceux du costé de l'évangile dédié à la Sainte Vierge et l'autre à Monsieur S. Nicolas ; devant lequel autel de la Sainte Vierge est le banc à accoudoir de la Martinière. Ladite nef est percée seulement du costé du Midy de deux ouvertures, l'une advis l'autel S. Nicolas et l'autre advis le jubé qui est au bas de ladite église, et ladite nef entourée d'une lizière eslevée de six pieds au dessus du pavé et d'un pied de large et plus, dans laquelle paroissent encore trois ou quatre escussons d'une aigle esployée. Hors de ladite église et autour d'icelle sont aussy les marques d'une ancienne lizière avec ses escussons" (Pouillé de Rennes). Les seigneurs de Montigné avaient leurs armes dans la maîtresse-vitre et possédaient un enfeu au côté Sud du choeur. Ceux de Chevillé avaient également un enfeu dans l'église. L'église est refaite en 1826 (deux gros contre-forts du XVème siècle ont seuls été conservés). Le clocher est rebâti vers 1858. On voit à l'intérieur une vieille statue de saint Méen et une cloche qui date de 1759 ; 

Note : Le titre de seigneur supérieur et fondateur de l'église de Vezin appartenait au seigneur de Chevillé. Vers le XIVème siècle, Jean de la Motte de Vezin, « Johannes de Mota de Vezin », seigneur de Chevillé, fonda son anniversaire dans la cathédrale de Rennes. En 1540, Claude de Beaucé, vendant Chevillé à Pierre Le Marec, seigneur de la Martinière, stipula dans l'acte de vente que le seigneur de Chevillé aurait « tous les droits d'enfeu prohibitif, banc, lizière, armoiries et prééminences en l'église de Vezin ». Mais la famille Le Marec ayant embrassé le protestantisme, le clergé de Vezin cessa de faire pour elle les prières d'honneur. Toutefois, Jean Barrin, seigneur du Bois-Geffroy, étant devenu acquéreur de Chevillé en 1663, après la ruine d'Henry de la Chapelle, seigneur de la Roche-Giffart, se fit maintenir dans ses privilèges comme seigneur de Chevillé, et fit condamner en 1666 Michelle de Marbré, dame du Bas-Vezin, qui prétendait aux mêmes honneurs, à y renoncer complètement. Dans la prise de possession de la seigneurie de Chevillé par Jean Barrin, en 1663, nous trouvons l'intéressante description vue précédemment...... Enfin, les trésoriers Pierre Morinais et Gilles Fourché présentèrent deux anciennes bannières, « l'une de damas rouge avec l'image brodée de Nostre Dame et aux costés d'icelle deux escussons, l'un : d'argent au lion de gueules, armé et lampassé d'or, à la fasce de sable chargée de trois molettes d'argent (qui est Le Marec), et l'autre : party des mesmes armes et d'argent semé d'hermines, à la fasce de gueules chargée d'une fleur de lys d'or ; de l'autre costé de ladite bannière est brodée l'image de S. Pierre avec les mesmes escussons » ; — l'autre bannière, « aussy de damas cramoisy, bordée de frange bleue, incarnat et jaune, sur laquelle est en broderie d'un costé l'image du Crucifist et trois anges, et aux quatre coins quatre escussons (des Le Marec) ; et sur l'autre costé est un grand escusson timbré d'un casque, soutenu par deux lions d'argent et bordé d'un collier de l'Ordre » contenant les mêmes armes de René Le Marec, seigneur de la Martinière, Montbarot et Chevillé, chevalier de l'Ordre et gouverneur de Rennes en 1589 (Archives paroissiales). Ce même Jean Barrin déclara en 1678 que ses vassaux de Chevillé devaient « entretenir deux lampes ardentes en l'église de Vezin tous les dimanches et festes solennelles », et placer, en plus, « un petit pillet de cire blanche, le jour de la Chandeleur », sur le banc seigneurial de Chevillé (Archives Nationales, P. 1710 - Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, fonds de la Martinière). Le seigneur de Montigné avait son enfeu dans le chanceau de Vezin, du côté de l'épître ; ses armoiries s'y trouvaient, avec celles des seigneurs du Bas-Vezin, dans la vitre de ce côté : écartelé d'argent et de sable, qui est Raguenel, et d'argent au lion de sinople, qui est Botherel ; c'est ce que déclarèrent Pierre Botherel, vicomte d'Apigné et seigneur de Montigné, en 1618, et Jeanne Cloteau, veuve de Jean La Perche, avocat, sieur de la Rousselaye, possédant Montigné en 1677 (Archives Nationales, P. 1712). Après les seigneurs de Chevillé et de Montigné venait le seigneur du Bas-Vezin. Il se plaignit en 1580 qu'on eût enlevé « son banc, placé devant l'autel Saint-Nicolas ». Une enquête eut lieu, et les témoins déclarèrent que Jean de Marbré, seigneur du Bas-Vezin, avait, en effet, droit en ce lieu à « un banc et un enfeu prohibitif, comme le démontre la représentation sur toile de quatre de ses ancêtres placée près l'autel Saint-Nicolas, avec ses armoiries : d'argent à une aigle de sable armée de gueules » qui est de Marbré. Ils ajoutèrent qu'au « chanceau de ladite église, du costé de l'épître, sont deux vitres fort vieilles, l'une à deux escussons, le premier escartelé d'argent et de sable (qui est Raguenel), et le deuxième my-party d'argent à une aigle de sable armée de gueules (qui est de Marbré), au lion de sinople, rampant, couronné d'or (qui est Botherel) ; et en l'autre vitre y a aussi deux escussons, le premier d'argent à l'aigle de sable, et le deuxième mi-parti de Marbré et de Botherel ; et au dessoubs desquels sont écrits : Pierre de Marbré et Perronnelle Botherel ». Le seigneur du Bas-Vezin déclara que c'étaient les armoiries de ses ancêtres et leur alliance avec les seigneurs de Montigné. Il fit aussi remarquer aux enquêteurs « un gros chesne appelé Bannier, placé près la passée du cimetière et estant dans son fief, et où toutes les nouvelles mariées de la paroisse luy doivent le premier jour de leurs noces une chanson à danser » (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, fonds de la Martinière). Nous avons dit que les seigneurs du Bas-Vezin ne réussirent pas dans leur entreprise contre ceux de Chevillé, mais ils conservèrent jusqu'à la Révolution leur banc dans la nef et leurs écussons dans les vitres du chanceau, du côté de l'épître. Enfin, il parait que le Chapitre de Rennes prétendait aussi au droit de seigneur de la paroisse, car il permit en cette qualité, le 23 juillet 1638, à N... Le Lymonnier, sieur de la Marche et propriétaire de la Rozaye, de bâtir une chapelle le long du chanceau, du côté de l'évangile, à condition de la laisser ouverte au public, n'y ayant que son banc et ses armes (Archives du Chapitre - La Rozaye appartenait en 1427 à Jean de Beaulieu et en 1513 à Pierre Botherel, seigneur de Montigné). Nous ne croyons pas toutefois que ce projet ait été exécuté (Pouillé de Rennes).

le calvaire (XVIème siècle) du cimetière ; 

le calvaire (1876) de le Tertre ; 

l'ancien relais de diligence ou ancienne maison du Poncel (XVI-XXème siècle). Dépendance de l'hôpital de Saint-Méen. Elle porte, en 1762, le nom de "maison du lion d'Or" ; 

la maison de la Carissais (1515 – XXème siècle), située au n° 14 rue de Montfort ; 

l'ancien hôpital (XVI-XXème siècle), situé rue de Rennes et rue de l'Eglise. Cet édifice est fondé par les seigneurs du Bas-Vezin pour loger les pèlerins de Saint-Méen. Il possédait une chapelle. Il a servi de forges puis de maison d'associations ; 

l'ancienne ferme (XVI-XXème siècle), située au lieu-dit La Rivière ; 

le manoir (XVII-XXème siècle) de La Rouvraye ou du Rouvray. Ce manoir relevait autrefois de la seigneurie de Montigné. Propriété successive des familles Chevy (en 1674), Fouquet (en 1711), Raguenel (en 1738) ; 

l'ancien manoir de la Cochardière (XVII-XXème siècle). Propriété de la famille Bastard, sieurs de la Closture en 1667 ; 

le château de Montigné (1675). On y trouve une orangerie, un colombier et une ferme. On y cultivait la vigne au XVème siècle. La chapelle de 1749, dédiée à Saint-Jean-Baptiste et bénite le 2 septembre 1749 par M. de Guersans (archidiacre et vicaire général de Rennes), est aujourd'hui détruite. Cet édifice sert de nos jours de maison de retraite pour les Congrégations religieuses du diocèse. Propriété successive des familles Raguenel, puînés des vicomtes de la Bellière (en 1329), Botherel, seigneurs d'Apigné (en 1504), Bigot, seigneurs du Noyer (en 1530), Champion, seigneurs des Croix (en 1556), Botherel (en 1558), Sénéchal (avant 1649), Perche, seigneurs de la Rousselaye (vers 1649), Clerc, seigneurs de la Morinaye (en 1695), Ecolasse, sieurs du Plessis (en 1709), Hébert (vers 1738), Barre, sieurs de la Mabilais (en 1745), Kerboudel, seigneurs de la Courpéan (en 1753), Geslin, seigneurs de la Courpéan (en 1766 et 1879)? Brice aux Bret ; 

le manoir (XIXème siècle), situé au lieu-dit Le Haut-Jussé ; 

le manoir le Portail (1859-XXème ). Il a été construit en 1859. L'ancienne maison du Portail (XVIIIème siècle) était la propriété de Jeanne Fourel, veuve de Jean Hallouvry en 1713 ; 

l'ancienne fontaine Saint-Méen (XXème siècle), restaurée au XXème siècle et très fréquentée autrefois par les pèlerins. La chapelle Saint-Méen, aujourd'hui disparue, dépendait jadis de l'hôpital ; 

le puits de La Drouettière ; 

un moulin ; 

A signaler aussi : 

l'ancien manoir de Châtelbriand, démoli vers 1870. Propriété successive des familles Gaultier, sieurs de la Touraudaye (en 1660), Fouillolle, sieurs de la Baubonchère, Châteaugiron (en 1699), Robinet (en 1721), Rémur (en 1762) ;

l'ancienne maison de la Cohue ; 

l'ancienne maison du Soleil d'Or ; 

l'ancien manoir de la Drouettière ou de la Drouetterie. Propriété successive des familles Bernard, sieurs du Tertre (en 1688), Gaultier (en 1693), Chartier (en 1709 et 1735) ; 

les anciens manoirs du Tertre. L'un de ces manoirs était la propriété de la famille Duchemin (en 1704) ; 

l'ancienne maison de la Loirie. Propriété successive des familles Frogerais (en 1704), Marot (en 1710), Legault, Rahier (en 1719) ; 

l'ancien manoir de la Grande Ménardière. Propriété successive des familles Bigot (en 1757). La croix de la Ménardière est citée dès 1484 ; 

l'ancien manoir de Chevillé. La seigneurie de Chevillé appartint successivement aux familles de la Motte de Vezin, de Beaucé, Marec'h ou Le Marec, de la Chapelle et Barrin du Bois-Geffroy. — Cette famille de la Motte de Vezin tirait probablement son nom du vieux manoir de la Motte, possédé en même temps que Chevillé pendant plusieurs siècles par la famille de Beaucé. La Motte-Beaucé, comme on l'appelait au XVIIème siècle, fut vendue en 1651 par Jacques Le Gonidec, seigneur des Aulnays, et Louise Marcadé, sa femme, aux Dominicains de Bonne-Nouvelle, qui en 1679 mentionnaient dans leur déclaration au roi la motte féodale qui se trouvait encore près du manoir. Il possédait autrefois une fuie. Propriété successive des seigneurs de la Motte de Vezin (au milieu du XIVème siècle), Hattes, Beaucé (en 1427), Marec'h, seigneurs de Montbarot (en 1540 et 1789) ; 

l'ancien manoir du Groseiller ou de la Chapelle. Il avait une chapelle construite en 1785 par Marie Julie Perrine Vaujoie (veuve Hamart de la Chapelle) et bénite le 25 septembre 1785 par le recteur, M. Ruault. Propriété successive des familles Vaujoye (en 1725), Hamart, sieurs de la Chapelle (en 1764 et 1785) ; 

l'ancien manoir de Launay. Propriété successive des familles Beaucé, seigneurs de Montbarot (en 1440), Québriac, seigneurs de Montbarot, Godelin (en 1513), Lenfant (en 1678), Barrin, barons de Montbarot (en 1679), puis aux seigneurs de Montbarot jusqu'en 1789 ; 

l'ancien manoir du Bas Vezin. Il possédait autrefois une chapelle, une fuie et une prison. On y cultivait la vigne au XVème siècle. Propriété successive des familles Marbré (en 1403 et 1692), Poix, seigneurs de Fouesnel (avant 1716), Kerguézec (en 1716), Botherel, Viard (en 1789) ; 

l'ancien manoir du Lauzeret. Propriété successive des familles Beaucé (en 1427 et 1523), Moyne, sieurs de la Graffardière (XVIIème siècle), Poix, seigneurs de Fouesnel (avant 1713), Visdelou, seigneurs de Bienassis (en 1713) ; 

le manoir de Longrais. Propriété successive des familles Mans (en 1686), Lucas, sieurs de la croix (en 1719 et 1767) ; 

l'ancien manoir de Pont-Château. Il dépendait au XVIème siècle, de la seigneurie de Montigné. Propriété successive des familles Motte, Raguenel, seigneurs de Montigné (fin XVème siècle), Botherel, seigneurs d'Apigné (en 1513), Perche, seigneurs de Montigné (en 1689), Bel, sieurs du Moulinet (en 1728 et 1745), Freslon, seigneurs de la Freslonnière (en 1762) ; 

l'ancien manoir de Caradeuc. Propriété successive des familles Lecompte (en 1588), Pattier (en 1656), Pélard (en 1668), Balue, sieurs de la Ménuchère (en 1712), Bretagne (en 1694), Lecompte, sieurs de la Guillardière (en 1707) ; 

l'ancien manoir de Mesmenier. On y cultivait la vigne au XVème siècle. Propriété successive des familles Vayer, seigneurs de Morzelles (en 1415 et 1470), Beaucé (avant 1498), Mousset (vers 1527), Escoufflart (vers 1561), Maczon, sieurs du Rocher (en 1645 et 1681), Guérard, sieurs des Chênes (en 1682), Monneraye (en 1691), Du Breil, comte de Rays (en 1737 et 1763) ; 

l'ancien manoir de la Rétardais ou de la Croix de Servigné. Il conserve des douves, et une chapelle sécularisée qui possédait autrefois une cloche. Propriété successive des familles Busnel (en 1561), Jamoays, sieurs de la Courouze (en 1664), Mazette, sieurs de la Noë (en 1677 et 1718), Escolan, sieurs de Champ-Rond (avant 1739), Chaillou, sieurs de Beauvais (en 1739 et 1752), Couësplan, seigneurs de la Ville-Morin (en 1789) ; 

l'ancienne maison du Gousset. Propriété successive des familles Porteu (en 1702), Haligon, sieur de Villeneuve (en 1699 et 1707), Pelletan (en 1768) ; 

l'ancien manoir du Champ-Guillaume. Une partie du Champ-Guillaume relevait de la seigneurie de la Motte-au-Vicomte. Propriété successive des familles Bouscher (en 1517), Hayers (vers 1629), Languedoc, Bossart, sieurs du Clos (en 1658), Uguet, seigneurs de l'Aumosme (avant 1670), Moreau (en 1670 et 1682), Halligon, sieurs de Villeneuve (en 1718) ; 

l'ancien manoir de la Motte-Beaucé ou de la Motte-au-Vicomte. On y voyait une fuie en 1665 et une motte en partie détruite. Propriété des familles de la Motte de Vezin (au XIVème siècle), Beaucé (en 1427), Boutier, seigneurs de la Herpédaye (au XVIème siècle), Gonidec, seigneurs des Aulnays (avant 1651), puis des Dominicains de Bonne-Nouvelle (en 1651 et 1789) ;

l'ancien manoir de la Rosaye. Propriété successive des familles Beaulieu (en 1400 et 1466), Raguenel, Botherel, seigneurs d'Apigné (en 1513), Sufflet, seigneurs de la Boussardière (vers 1600), Limonnier, seigneurs de la Marche (en 1638), Breton, sieurs de Coutance (en 1678 et 1703), Lézot, seigneurs de Vaurouzé (en 1710 et 1722), Martrel (en 1730), Visdelou, seigneurs de Bienassis (en 1709), Rosnyvinen, seigneurs de Piré (en 1756), Loisel, sieurs de Toulbec (après 1767) ; 

l'ancien manoir de Mouillemuse. Propriété successive des familles Hindré (en 1696), Durand (en 1711), Alix, sieurs du Chêne (en 1755) ; 

l'ancien manoir du Grand Mesnil ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de VEZIN-LE-COQUET

La seigneurie de Montigné : Dans la paroisse de Vezin (Vezin-le-Coquet), et à quelque distance du bourg de ce nom, s'élève du côté de Rennes, sur le versant d'une colline dont le Flume baigne les pieds, précédée d'une longue rabine et entourée de vastes prairies, l'ancienne maison seigneuriale de Montigné. C'était au commencement du XIVème siècle l'apanage d'un juveigneur, c'est-à-dire d'un fils cadet des puissants vicomtes de la Bellière qui possédaient non loin de là, en la paroisse de Saint-Erblon, l'importante châtellenie de Châteloger. Le premier seigneur connu de Montigné est un chevalier nommé André Raguenel ; il vivait en 1329 et avait épousé une femme appelée Colette (Du Breil de Pontbriant – Deux anciens Armoriaux bretons, 177). Il était probablement un fils puîné de Robin Raguenel et d'Eustachie, seigneur et dame de Châteloger, qui fondèrent en 1304 la chapellenie de Notre-Dame du Pilier, dans la cathédrale de Rennes. En 1373 parait Pierre Raguenel, sire de Montigné ; il eut pour fils Jean Raguenel, vaillant écuyer, qui jura en 1379 l'Association bretonne pour le maintien des libertés du duché, et ratifia, deux ans plus tard, le traité de paix signé précédemment à Guérande (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, II, 216 et 261). M. Douet d'Arcq nous fait connaître le sceau de ce seigneur de Montigné : il présente dans un encadrement, en forme de losange, l'écusson des Raguenel : Ecartelé d'argent et de sable au lambel de l'un en l'autre ; mais, comme marque de juveignerie ou « puisnesse » , chacun des trois pendants du lambel est chargé de deux besants. La légende porte simplement ces deux mots à demi effacés, JEHAN RAGUENEL (Douet d'Arcq, Collection des Sceaux, II, 44). Il est vraisemblable que ce seigneur de Montigné mourut vers 1397, car le 26 mars de cette année-là un autre Jean Raguenel, probablement son fils, rendit aveu au duc de Bretagne pour sa terre et ses fiefs de Montigné. Celui-ci épousa vers 1400 Jeanne Le Roux, fille du seigneur de la Normandaye près d'Hédé, mais il la perdit au commencement de 1414 (Généalogie de la maison du Breil). Le 15 janvier de l'année suivante, ce seigneur mourut lui-même, laissant « l'hostel et herbregement de Montigné » à son fils aîné, appelé comme lui Jean Raguenel. Ce dernier jouit toutefois peu de temps de sa seigneurie, car il décéda, à la fleur de l'âge, dès le 17 octobre 1426 (Archives de Loire-Inférieure, B, voir Vezin). A l'occasion de ce décès, il était dû au receveur du Domaine ducal à Rennes, par le fils et héritier du défunt, l'acquittement du droit de rachat des terre et fiefs de Montigné. Le 6 novembre 1426, le duc de Bretagne, Jean V, voulant témoigner son estime au nouveau seigneur de Montigné, lui fit remise de la moitié de la somme due pour ce rachat (Blanchard, Lettres de Jean V, III, 193). Ce Jean Raguenel est signalé, en 1427 et 1440, dans les registres de réformation des fouages, comme possédant et habitant « l'hostel et manoir de Montigné, en Vezin » (Anciennes réformations de la noblesse en Bretagne. Ms. De la Bibliothèque de Rennes). Il mourut le 13 juin 1447, léguant sa seigneurie à son fils nommé aussi Jean Raguenel, mais encore jeune et sous la tutelle d'un chevalier, Pierre Raguenel, et d'un prêtre, dom Guillaume Raguenel, qui présentèrent au duc le minu de Montigné, le 8 janvier 1448 (Archives de Loire-Inférieure, B, voir Vezin). Jean Raguenel, sire de Montigné, épousa, par contrat du 6 juillet 1468, Marguerite du Breil, fille d'Olivier du Breil, seigneur du Chalonge (Généalogie de la maison du Breil, 33). Ayant perdu sa femme, il se remaria à Gillette Bourgneuf, de la maison de Cucé. En 1494, âgé de cinquante-cinq ans, il témoigna dans l'affaire du Pot-Saint-Père que soutint alors le Chapitre de Rennes ; dans cet acte il prend le titre « d'avocat à la cour séculière de Rennes » ; ailleurs il est dit « conseiller » de la duchesse Anne de Bretagne. Ceci semble indiquer qu'il avait abandonné la carrière des armes que suivaient ses prédécesseurs ; néanmoins son sceau, en 1500, est encore celui d'un chevalier : il présente les armoiries de la maison Raguenel dans un écu couché, surmonté d'un casque, ayant pour cimier une tête de cheval et orné de riches lambrequins (Archives d'Ille-et-Vilaine, G, 195 – Deux anciens armoriaux bretons, 178). Le seigneur de Montigné décéda au mois de novembre 1500, laissant de sa seconde union deux enfants, nommés Jean et Jeanne, encore mineurs et placés sous la tutelle de leur oncle maternel Julien Bourgneuf, seigneur de Beauvais. Ce dernier fit, en leur nom, le 15 février 1502, la déclaration de la seigneurie de Montigné ; mais, deux ans plus tard, le jeune Jean Raguenel se trouvait lui-même couché dans la tombe, et sa soeur Jeanne était devenue la femme de Pierre Botherel, sire d'Apigné. Les deux nouveaux époux fournirent au Domaine, le 11 janvier 1504, le minu de la terre de Montigné dont ils venaient d'hériter. Il paraît même qu'ils vinrent parfois habiter ce manoir, car ce fut à Montigné que fut signé, le 17 avril 1521, le contrat de mariage de Simone Botherel d'Apigné avec Guillaume Freslon, seigneur de la Freslonnière (Archives de Loire-Inférieure, B, voir Vezin – Poirier, Généalogie ms. de la maison Freslon). Le fils de Pierre Botherel et de Jeanne Raguenel, Jean Botherel, seigneur d'Apigné, se défit momentanément de Montigné : il vendit cette terre, peut-être à condition de réméré, à François Le Bigot, seigneur du Noyer en Orgères, dont hérita François Champion, seigneur des Croix. Celui-ci eut au sujet du rachat de Montigné une difficulté que termina un arrêt du Parlement de Bretagne en date du 20 avril 1556 (Arrêts du Parlement de Bretagne, annotés par du Fail, I, 6). Deux ans plus tard, Julien Botherel, sire d'Apigné, était rentré en possession de la terre seigneuriale de Montigné dont il rendit aveu au Roi le 19 octobre 1558 (Archives de Loire-Inférieure, B, voir Vezin). Il céda toutefois la jouissance de ce domaine à son frère René Botherel qui était ecclésiastique et prieur d'Apigné, et celui-ci en prit le nom de « Monsieur de Montigny » (Archives de Loire-Inférieure, B, voir Vezin). A noter qu'aux XVIème et XVIIème siècles, on disait indifféremment Montigné ou Montigny. A l'occasion de l'érection d'Apigné en vicomté, on fit une enquête sur la valeur des revenus et l'importance féodale de cette seigneurie. Comme Montigné faisait alors partie des domaines d'Apigné, on vint au bourg de Vezin (Vezin-le-Coquet) chercher des témoignages concernant la vieille terre des Raguenel. Le 20 août 1578, les commissaires du Roi visitèrent l'église de Vezin et y constatèrent les prééminences dont jouissait la seigneurie de Montigné ; ils y virent dans « une vitre la plus haulte de ladite église, au costé vers Midy au droict du grant autel, qui est le costé de l'épistre, ung escusson : Escartelé d'argent et de sable, qu'on leur dit estre les anciennes armes de la maison de Montigné appartenant au seigneur d'Apigné ». Parmi les témoins appelés à déposer dans cette enquête figure le subcuré de Vezin (Vezin-le-Coquet), dom Alain Porteu, qui dit ce qu'il savait de Montigné, de ses fiefs, de sa juridiction, de ses métairies, moulins et bois, etc. En 1618, Pierre Botherel, vicomte d'Apigné, possédait encore Montigné ; mais lui et sa femme Suzanne Le Provost vendirent ces terre et seigneurie, par contrat du 6 novembre 1646, à Jean La Perche, sieur de la Rousserye et avocat au Parlement, et à Jeanne Cloteaux, sa femme. Ceux-ci en firent la déclaration au Roi le 18 juillet 1653 (Archives de Loire-Inférieure, B, voir Vezin). La vieille demeure des Raguenel tombait en ruines : rien ne prouve que ce fut un château-fort, ni même une maison suffisamment fortifiée pour pouvoir résister à un coup de main ; c'était, comme disent les titres, un simple « hostel » ou manoir. Quoiqu'il en fut, Jean La Perche reconstruisit entièrement Montigné tel qu'il existe encore ; d'après l'aveu qu'en fit sa veuve en 1677, il bâtit « un grand corps de logis avec pavillon à chaque bout et dôme central sur l'escalier » (Archives de Loire-Inférieure, B, voir Vezin). A la mort des sieur et dame de la Rousserye, la terre de Montigné passa à leur fils Hyacinthe, quoique le frère de ce dernier, Jacques La Perche, époux de Marguerite Séquart, prit en 1680 le titre de seigneur de Montigné. Cet Hyacinthe La Perche se fit prêtre, fut aumônier de l'hôpital Saint-Yves de Rennes, puis chanoine de la cathédrale de cette ville où il mourut le 3 octobre 1695 ; il fut inhumé dans la cathédrale « à vis la chapelle Saint-Nicolas »  et eut pour successeur dans sa stalle capitulaire son neveu Georges Ecolasse (Pouillé historique de l'archevêché de Rennes, I, 218). Quant à la terre seigneuriale de Montigné, elle échut à un autre neveu du défunt, Jean-Baptiste Le Clerc, sieur de la Morinaye, fils de Germain Le Clerc et de Gillette La Perche, sieur et dame du Cormier. Mais ce nouveau propriétaire ne dut pas réussir dans ses affaires, car la saisie fut mise sur ses biens dès 1701. Montigné ne fut néanmoins vendu que le 13 mars 1709 : les acheteurs en furent Gilles Ecolasse, sieur du Plessix, et Marie La Perche, sa femme, qui ne payèrent leur acquisition que 3 000 livres (Archives d'Ille-et-Vilaine, E, Tabellions, 168). Toutefois, il semble bien que le domaine de Montigné fut alors divisé et que M. et Mme Ecolasse n'achetèrent que le manoir, sa retenue et les droits seigneuriaux, car la métairie de Montigné fut vendue en 1728 par Perrine Le Clerc, veuve de Vincent Davy, à Jean Sauveur et Jeanne Macé, sa femme (Archives de Loire-Inférieure, B, voir Vezin). En 1739, les sieur et dame Ecolasse étaient morts, aussi bien que leur fils Jérôme Ecolasse, avocat au Parlement ; la soeur de celui-ci, Marie Ecolasse, alors veuve du sieur Hébert, hérita d'eux et fit au Roi la déclaration de Montigné le 10 mars 1739 (Archives de Loire-Inférieure, B, voir Vezin). Mme Hébert ne conserva pas longtemps son héritage ; par contrat du 21 septembre 1745, Jean-Baptiste Barre, receveur des fouages de l'évêché de Rennes, et Marie-Scholastique de Lisle Le Gault, sa femme, achetèrent la maison noble de Montigné et ses dépendances, pour lesquelles ledit Jean Barre, devenu veuf le 24 octobre 1747, fit aveu, au nom de ses enfants mineurs, le 15 mars 1749 (Archives de Loire-Inférieure, B, voir Vezin). C'est à cette époque que fut construite la chapelle de Montigné. Jean-Baptiste Barre l'éleva près de son manoir et y fit la fondation d'une messe hebdomadaire ; le 2 septembre 1749, M. de Guersans, archidiacre et vicaire général de Rennes, vint bénir lui-même ce nouveau sanctuaire qui subsiste à la fin du XIXème siècle (Archives d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 48 bis). En 1756, le manoir et la seigneurie de Montigné appartenaient encore à M. Barre possédant également la métairie de même nom, le tout estimé par l'Intendant de Bretagne valoir environ 502 livres de revenu (Archives d'Ille-et-Vilaine, C, 2158) ; mais six ans plus tard nous trouvons cette terre seigneuriale aux mains de nouveaux propriétaires qui l'avaient sans doute achetée. C'était René-Joseph de Kerboudel et Louise-Apolline de Bégasson, sa femme, seigneur et dame de la Courpéan et de la Motte-au-Chancelier. Ils reçurent en 1762 des aveux en qualité de possesseurs de Montigné (Archives d'Ille-et-Vilaine, E, 380). Toutefois, peu de temps après, ils revendirent cette seigneurie, par contrat du 27 février 1766, à Jean-Joseph Geslin, seigneur de Châteaufur, ancien capitaine de la Compagnie des Indes, conseiller-secrétaire du Roi en la chancellerie de Bretagne, et à Thérèse Guérard, sa femme. Ceux-ci firent hommage au Roi, le 21 juin 1777, pour leur récente acquisition ; mais en 1784 Jean-Joseph Geslin renouvela seul cet hommage, au nom de ses enfants héritiers de sa femme depuis peu décédée (Archives de Loire-Inférieure, B, 1057 et 1063). M. de Châteaufur possédait encore la seigneurie et la terre de Montigné quand éclata la Révolution de 1789. 

La seigneurie de Montigné relevait prochement « à debvoir de foy et rachapt » du duc de Bretagne, puis du Roi, sous le domaine de Rennes. Sa première déclaration connue, faite par Jean Raguenel le 26 mars 1397, nous apprend que sa juridiction, considérée comme étant celle d'un fief de hautbert, s'étendait alors dans les cinq paroisses de Vezin (Vezin-le-Coquet), Le Rheu, Saint-Etienne de Rennes, Saint-Grégoire et Melesse (Archives de Loire-Inférieure, B, voir Vezin). Mais aux siècles derniers les aveux de 1696 et 1729 ne mentionnent plus que les bailliages de Montigné au Rheu, la Mallochaye et la Mettrie en Vezin (Vezin-le-Coquet), la Bretonnière et Servigné en Saint-Etienne de Rennes. Certain tenancier de ce fief de Servigné était tenu chaque année de présenter, à la fête des Innocents, au seigneur de Montigné « une paire de gants blancs à l'usage dudit seigneur », celui-ci siégeant dans son banc en l'église de Vezin-le-Coquet pour y entendre la messe (Déclaration de la seigneurie de Montigné en 1653). La haute justice de Montigné avait à sa tête un sénéchal qui rendait ses arrêts au bourg de Vezin-le-Coquet, non point en un auditoire construit de pierre comme ailleurs, mais plus simplement — comme le bon roi saint Louis à Vincennes — « soubz l'ourme estant au cimetière de ladite paroisse, soubz lequel on a coustume d'exercer la justice et tenir les plaids » (Enquête faite en 1578). Le haut justicier de Montigné n'en avait pas moins le droit de punir de mort, et l'on voyait son gibet se dresser au pâtis de la Motte-Gaudin en Vezin-le-Coquet, au bord du grand chemin de Montfort à Rennes. Mais là encore apparaissait la simplicité de moeurs du sire de Montigné ; sa potence était aussi rustique que son tribunal : au lieu d'avoir en ce lieu deux piliers de pierre ou deux poteaux de bois supportant une traverse munie de crochets pour y pendre les délinquants, il se contentait d'une « justice verte », c'est-à-dire d'un vigoureux chêne aux branches duquel on suspendait les condamnés  (Déclarations de la seigneurie de Montigné en 1618 et 1696). Au reste « les justices vertes » semblent avoir été particulières au pays de Rennes, où nous les retrouvons en usage dans les châtellenies de Saint-Gilles et de Texue plus importantes que la seigneurie de Montigné. Une partie des prééminences et droits honorifiques de l'église paroissiale de Vezin-le-Coquet appartenaient au possesseur de Montigné, à cause de ses fiefs. Il n'y était pas, il est vrai, le premier seigneur, les privilèges de fondation et de supériorité étant la propriété du seigneur de Chevillé et de la Motte-de-Vezin, mais après ce dernier, il partageait avec le seigneur du Bas-Vezin toutes les autres prérogatives féodales dans le choeur de l'église : c'est là — comme nous l'avons déjà vu — qu'il avait, près du maître-autel et du côté de l'épître, son banc seigneurial, son enfeu avec pierres tombales blasonnées et dans la principale vitre au Midi ses nobles armoiries. On y voyait encore aux siècles derniers le glorieux écu des chevaliers de la maison de Raguenel : Ecartelé d'argent et de sable au lambel de l'un en l'autre, et celui des Botherel, vicomtes d'Apigné : d'argent au lion de sinople, successivement propriétaires de Montigné (Archives Nationales, P 1712). 

Quant au domaine proche de cette seigneurie, il se composait d'abord du manoir de Montigné avec sa cour fermée de murailles, sa chapelle, son colombier et ses jardins ; à l'entour s'étendaient un bois de décoration, des rabines et des prairies. Comme toutes les maisons nobles des environs de Rennes, Montigné avait au moyen-âge un vignoble où son possesseur récoltait assez de raisins pour faire le vin nécessaire à sa consommation ; établie au joignant des jardins, la vigne de Montigné avait en 1448 près d'un journal d'étendue et elle subsistait encore en 1696 (Déclarations de la seigneurie de Montigné en 1448 et 1696). Outre la retenue, un certain nombre de métairies dépendaient à l'origine du manoir de Montigné : c'était au XVIème siècle les métairies nobles de Montigné, de Ponchasteau et de la Rozaye, ainsi que le moulin à eau de Dolmer établi sur le cours de la rivière le Flume ; mais au XVIIIème siècle il ne restait plus au seigneur de Montigné que la première de ces métairies, encore fut-elle aliénée quelque temps elle-même. La terre de Montigné ne constituait donc pas un vaste domaine ; mais c'était une agréable résidence, bâtie à proximité de Rennes, s'élevant dans un joli paysage, entourée de verdure et d'eau. Quand on voit à la fin du XIXème siècle ce vieux manoir — devenu la propriété et la résidence d'été de M. René Brice, député d'Ille-et-Vilaine — dresser son dôme et ses pavillons à l'extrémité de sa longue et spacieuse avenue, on ne peut s'empêcher d'avouer que les cadets de la puissante maison de Raguenel avaient bien choisi l'emplacement de leur féodale demeure (abbé Guillotin de Corson).

 

Lors de la Réformation faite en 1427, dans l'évêché de Rennes, par les commissaires Jean de Beauce et Pierre de Romelin, plusieurs nobles sont mentionnés à Vezin-le-Coquet (70 contribuants, 2 mendiants) :

Jean Raguenel, sr. du manoir de Montigné ;

Jean de la Martinière ;

Pierre de Marbré, sr. de l'hôtel de Basvezin (Bas-Vezin) ;

Jean de Branlieu, sr. de l'hôtel de Louzere (Lauzère ?) ;

Pierre de Beaucé, sr. du domaine de Lozeret (Lauzeret), de la motte et de Chevillé ;

Guillaume le Vaier (Vayer) sr. de l'hôtel de Memenier (Mesmenier).

(à compléter)

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