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VAY

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La commune de Vay (bzh.gif (80 octets) Gwez) fait partie du canton de Nozay. Vay dépend de l'arrondissement de Châteaubriant, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de VAY

Vay vient du latin "via" (voie).

Le territoire de Vay, qui englobait jadis le commune de La Grigonnais, est traversé par l'ancienne voie romaine de Condovicnum (Nantes) et Condate (Rennes).

La création, au XIème siècle, du prieuré Saint-Germain par l'abbaye Saint-Gildas-des-Bois (fondée en 1026 par Simon, seigneur de La Roche-Bernard), filiale bretonne de l'abbaye Saint-Germain d'Auxerre (fondée au Vème siècle par saint Germain, né vers 378 dans la région d'Auxerre), et l'édification de l'église primitive de Saint-Pierre (bâtie vers le milieu du XVème siècle), sont à l'origine de la naissance de la paroisse de Vay.

La seigneurie de Vay, dans la paroisse de ce nom, appartient au XIVème siècle à une branche cadette de l'illustre famille d'Avaugour. C'est la branche de Kergrois, en Remungol, formée au siècle précédent par Juhaël d'Avaugour, frère cadet d'Alain d'Avaugour vicomte de Dinan. En 1400, Guillaume d'Avaugour rend aveu au duc de Bretagne pour une portion de sa châtellenie de Vay. Ce seigneur meurt en 1426, ne laissant qu'une fille, Blanche d'Avaugour femme alors d'Olivier de Mauny et remariée en 1430 à Jean de Bellouan. Jean de Bellouan reconnaît en 1460 qu'il tient sa seigneurie de Vay "en juveignerie de la chastellenie de Nozay".

La Révolution entraîne la destruction du village de Vay suite à l'affrontement des Républicains et des Royalistes. Vay est dès avant la Révolution, le berceau d'une famille de capitaines de navire : les Barbier de La Place. Ces derniers donneront en outre deux recteurs à la paroisse : l'oncle Charles (1733 à 1812) et le neveu Claude Barbier (1722 à 1842). Il y a aussi les Benoist des Islettes, hommes de loi distingués.

Le territoire au Sud de Vay, groupé autour de la nouvelle église Saint-Victor, prend son indépendance et devient commune de La Grigonnais en 1959. 

Note 1 : liste non exhaustive des recteurs de Vay : Jean Gourbil, Jean Gouère, Gilles Riallan, Pierre Fresche, Jean Chauveau, Jacques de La Montaigne, Charles Barbier (de 1759 à 1812), Claude Barbier du Saussay, Bocquel, Jean Aillerie (de 1864 à 1875), Donatien Mabilais à qui on doit la nouvelle église, ...

Note 2 : Instruction publique à Vay. — Les écoles de Vay n'ont été régulièrement établies que sous l'épiscopat de M. Turpin de Crissé de Sanzay. Ce prélat, par décret en date du mois de février 1739, réunit à la chapellenie de Notre-Dame du Carrefour deux petits légats : celui de la Couëre, qui se composait d'un pré et celui de la Robinetterie, duquel dépendaient un jardin, un emplacement de maison et quelques pièces de terre. Le bénéfice de Notre-Dame était le plus productif : il consistait en une maison avec jardin, pré et terres labourables ; le tout réuni pouvait valoir, suivant les termes des brevets de 1760 et de 1779, 250 livres de rente (Brevets des paroisses, Vay. — Titres de la fabrique. Archives départementales, série G). Le décret épiscopal portait que chaque enfant apprenant à lire paierait 5 sous par mois ; que les élèves composant des thèmes seraient taxés à 30 sous. Dans une assemblée capitulaire des habitants, il fut reconnu que ces honoraires n'étaient pas assez élevés. Le prix de la classe de lecture et d'écriture fut fixé à 15 sous, et le prix de la classe de latin à 40 sous par mois (Brevets des paroisses, Vay. — Titres de la fabrique. Archives départementales, série G). Il devait en être ainsi dans tous les endroits où le régent était prêtre ; l'instruction primaire et l'instruction secondaire marchaient de front sous le même toit (L. Maître).

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PATRIMOINE de VAY

l'église Saint-Pierre (1888-1890), œuvre de l'architecte Bougoin ou Bourgoin. La première pierre est posée le 26 septembre 1888, sous l'égide de l'abbé Mabilais. La statue de la Vierge Dorée date du XVIème siècle. La statue de la Vierge à l'Enfant, en bois, date du XVIIème siècle. Le vitrail du Jugement Dernier et les différents autres vitraux datent de 1890-1892. A signaler que l'ancienne église du XVème siècle possédait de nombreux objets sacrés et des reliques dont un morceau de la tunique de saint Urbain martyr et des fragments de la vraie Croix. L'autel principal possédait un retable datant de 1500, aujourd'hui abrité dans la chapelle du Cougoux à Guenrouët. En 1783, est érigé l'autel latéral dédié à la Vierge ;

la chapelle Saint-Germain (XIII-XVème siècle), située au boulevard Saint-Germain. Saint Germain est particulièrement connu pour son action évangélisatrice auprès des populations bretonnes. Cette chapelle dépendait primitivement du prieuré Saint-Germain et donc de l'abbaye de Saint-Gildas-des-Bois. La chapelle s'appuie sur le prieuré. Le chœur roman est séparé de la nef, plus récente, par une baie romane du XIII-XIVème siècle. On peut y voir un reliquaire contenant des ossements de saint Germain. L'eau de la fontaine avait jadis la réputation de guérir les enfants des coliques, des fièvres et des maladies de la peau. Un cimetière, détruit au XXème siècle, jouxtait la chapelle. Une maison (XIVème siècle), située à proximité, servait, semble-t-il, d'habitation aux moines ;

l'ancienne chapelle, située jadis dans le pré Mahaut ;

la croix de Saint-Germain (1612), érigée en 1612 par la famille Provost de l'Aubaudière ;

la croix des Quatres-Contrées (1850) ;

l'ancien prieuré Saint-Germain (XVIème siècle), situé boulevard Saint-Germain. Au XIème siècle, une communauté de moines bénédictins de l'abbaye de Saint-Gildas-des-Bois crée le prieuré. En 1602, le prieur se nomme Jean Gourbil et habite la paroisse de Vay. En 1784, le prieuré est à la commende et son bénéficiaire est un moine de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés à Paris. Les biens, confisqués durant la Révolution, sont vendus en 1791 à Joseph Mary ;

l'ancien logis du chapelain de Notre-Dame-du-Carrefour (XV-XVIème siècle), situé au Carrefour. Cette demeure a, semble-t-il, abrité jadis les moines et le prieur de Saint-Germain. En 1658, un legs permet la création de la chapellenie Notre-Dame du Carrefour ;

le château de La Cineraye (XIV-XVIIème siècle). Le manoir de la Cineraye avec ses "galeries, cours, colombier, jardins et bois" était le chef-lieu de la seigneurie de Vay, mais dans les derniers siècles, il prit le nom, qu'il conserve encore, de château de Vay. Cette maison noble, avoisinant jadis le bourg de Vay, jouissait en 1556 d'un pourpris contenant trois cents journaux de terre. Le château conserve un donjon du XIVème siècle (certains historiens prétendent qu'il date de 1425). Dès le XIVème siècle, ce château est la demeure de la famille d'Avaugour (venue de Saffré). Cette famille y reste plus de trois siècles et imprègne la vie locale de Vay. En 1583, Charles d'Avaugour (décédé en 1613) et son épouse Renée de La Chapelle embrassent la religion protestante. On trouve ensuite les familles Machecoule, La Chapelle, Claude de Damas (marquis de Thianges), Moussy. Propriété de la famille Berthou de Kerverzio, vers 1742 (suite à son achat par Jacques de Berthou, seigneur de Kerverzio et conseiller au Parlement de Bretagne, époux de Renée de Crocelay), puis de Charles Sévère de La Bourdonnaye, marquis de Montluc (suite à son mariage avec Julie-Renée de Berthou, le 6 novembre 1784) qui est le dernier seigneur de Vay. A signaler que Jacques de Berthou et son épouse Renée de Crocelay, reçoivent en 1742 les aveux des tenanciers de Vay. Les armes des Kerverzio-Violaie figuraient jadis dans la vieille église. Durant la Révolution, le domaine est acheté par la famille Barbier. Il est aujourd'hui (XXIème siècle) la propriété de la famille Segalen ;

la mairie (1760), située place de l'Eglise. L'édifice servait jadis de presbytère et a été construit, à l'initiative de l'abbé Barbier et grâce aux nombreux dons des seigneurs de La Cineraye, à l'emplacement d'un ancien presbytère. Durant la Révolution, l'édifice est vendu, comme bien national, à René Barbier de La Place ;

6 moulins dont le moulin de Bel-Air (XIXème siècle), de Clégreuc ou Clégrue (XV-XVIII-XIXème siècle) érigé par les seigneurs de La Cineraye, et les anciens moulins de L'Ormet (ou l'Ormais), de La Pèzerie, de Souchais, de Beauregard ;

A signaler aussi :

le menhir de la Pierre qui Tourne (époque néolithique), situé à la Drouetterie. Ce menhir est christianisé ;

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ANCIENNE NOBLESSE de VAY

La châtellenie de Vay : La seigneurie de Vay dans la paroisse de ce nom appartenait au XIVème siècle à une branche cadette de l'illustre, famille d'Avaugour. C'était la branche de Kergrois, en Remungol, formée au siècle précédant par Juhaël d'Avaugour, frère cadet d'Alain d'Avaugour vicomte de Dinan. En 1400 Guillaume d'Avaugour rendit aveu au duc de Bretagne pour une portion de sa châtellenie de Vay. Ce seigneur mourut en 1426, ne laissant qu'une fille, Blanche d'Avaugour femme alors d'Olivier de Mauny et remariée en 1430 à Jean de Bellouan. Cette dame rendit aveu pour sa seigneurie de Vay en 1426 et 1452 (Archives de Loire Inférieure, B, Vay). Nous ignorons quand elle mourut, mais son second mari, Jean de Bellouan, décéda le 19 août 1473. Blanche d'Avaugour fit prendre à l'un de ses fils, Louis de Bellouan, le nom d'Avaugour que conserva sa postérité. Celui-ci devint donc Louis d'Avaugour, hérita de la châtellenie de Vay, pour laquelle il rendit aveu en novembre 1473, et laissa veuve vers 1499 Françoise de Sainte-Flaine, qui rendit cette année-là aveu au nom de Louis son fils mineur (Archives de Loire Inférieure, B, Vay). Ce Louis d'Avaugour, seigneur de Vay, épousa Jeanne du Cellier ; il fit hommage au roi en 1548 pour sa terre de Vay. Lui et sa femme étaient morts lorsque le 3 juillet 1550 leur fils aîné, René d'Avaugour, mari de Renée de Plouër, rendit aveu au roi pour sa châtellenie de Vay (Archives d'Ille-et-Vilaine, fonds de Laillé).

Ces seigneurs de Vay possédaient en même temps la châtellenie de Saffré ; nous avons parlé d'eux et de leurs descendants en nous occupant de cette dernière seigneurie. Contentons-nous de rappeler brièvement leur filiation. A la mort de René d'Avaugour, décédé en 1583, Charles d'Avaugour lui succéda ; il mourut en 1613, puis vinrent successivement Samuel d'Avaugour mort en 1633 — Renée d'Avaugour, sa soeur, femme de Gabriel de Machecoul, seigneur de Vieillevigne — Marguerite de Machecoul, épouse d'Henry de la Chapelle, sire de la Roche-Giffart et marquis de Fougeray (1673) — Anne-Claire de la Chapelle, femme de Claude de Damas, marquis de Thianges (1686). Cette dernière dame mourut sans enfant vers 1693, léguant la seigneurie de Vay à son mari ; le marquis de Thianges se remaria, par contrat du 2 mars 1695 (Archives d'Ille-et-Vilaine, fonds de Laillé), à Geneviève de Harlay mais en mourant le 4 janvier 1708 il donna, la seigneurie de Vay à la marquise de Moussy, veuve de M. Le Boutellier de Senlis (Archives de Loire Inférieure, B1028). La marquise de Moussy légua à son tour la terre de Vay à Geneviève de Harlay, veuve du marquis de Thianges, qui vivait encore et fit hommage de cette seigneurie au roi en 1725. Celle-ci décéda au mois d'avril 1728, laissant la châtellenie de Vay à Antoine de Damas, marquis de Marsilly ; ce seigneur fournit au roi en 1731 le minu de cette terre seigneuriale mais la vendit peu de temps après (Archives de Loire Inférieure, B2028). Les acquéreurs furent Jacques de Berthou, seigneur de Kerverzio et conseiller au Parlement de Bretagne, et Renée de Crocelay, sa femme, qui reçurent en 1742 les aveux des tenanciers de Vay. Jacques de Berthou devint veuf en 1752 et mourut lui-même le 12 février 1755 ; la seigneurie de Vay échut alors à leur fils aîné, autre Jacques de Berthou, qui s'empressa, le 21 mai 1755, d'en rendre aveu au roi (Archives de Loire Inférieure, B2028). Jacques de Berthou, seigneur de Kerversio et de Vay, conseiller au Parlement de Bretagne, avait épousé en 1744 Julie Champion de Cicé ; il mourut à Rennes le 24 juin 1763 et sa veuve lui survécut jusqu'en 1775. Ils ne laissaient qu'une fille Julie-Renée de Berthou, mariée à Rennes, le 6 novembre 1764, à Charles-Sévère de la Bourdonnaye, marquis de Montluc ; ceux-ci émigrèrent l'un et l'autre et furent les derniers seigneurs et dame de Vay. Jean de Bellouan reconnut en 1460 qu'il tenait sa seigneurie de Vay « en juveignerie de la chastellenie de Nozay ». Mais comme certain fief de Vay relevait par ailleurs du domaine ducal de Nantes, les sires de Vay prirent bientôt l'habitude de rendre leurs aveux directement au duc de Bretagne, puis au roi de France. Néanmoins, en 1540 Louis d'Avaugour avoua encore posséder les terre et seigneurie de Vay « en juveignerie du sire de Nozay et à ligence du Comté de Nantes » (Archives de Loire Inférieure, B1007).

Quant au titre de châtellenie que donnèrent à la seigneurie de Vay ses possesseurs aux XVIème et XVIIème siècles, on ne sait trop sur quoi il était appuyé ; toujours est-il qu'il fut condamné par sentence des commissaires de la réformation des Domaines, le 15 juin 1680. Ce qui n'empêcha pas les seigneurs de Vay de continuer à l'employer ; d'ailleurs l'Intendant de Bretagne lui-même en faisait autant en 1750, écrivant que « la châtellenie de Vay s'exerce audit lieu et ressortit au Présidial de Nantes » (Archives d'Ille et Vilaine, C1819).

La seigneurie de Vay s'étendait surtout dans la paroisse de ce nom et un peu aux environs. Nous avons retrouvé un sceau de sa haute juridiction : il présente les armoiries d'Avaugour de Kergrois ; d'argent au chef de gueules brisé d'une macle d'or et pour légende : S. DES CONTRAZ DE LA COURT DE VAY (Archives d'Ille et Vilaine, fonds Laillé). Les vassaux des fiefs de Vay étaient tenus de conduire les grains de leur seigneur soit à Redon, soit à Nort. Le sire de Vay levait les coutumes des marchandises passant à Vay et avait le droit de tenir deux foires en ce bourg, à la fête de saint Germain (31 juillet) et à celle de sainte Ursule (16 octobre) ; il jouissait même d'un droit de bouteillage pour la première de ces foires, laquelle lui avait été concédée par Henri II en 1556 (Archives du château de Saffré, 91). Quelques petits seigneurs relevaient du sire de Vay ; tels étaient ceux du Vauguérin, de Cran et du Vauguillaume, ainsi que le sieur de la Hériaye qui devait chaque année à son suzerain « douze échaudés de farine de froment, de 6 deniers pièce » (Déclaration de Vay en 1677).

Le manoir de la Cineraye avec ses « galeries, cours, colombier, jardins et bois » était le chef-lieu de la seigneurie ; mais dans les derniers siècles il prit le nom, qu'il conserve encore, de château de Vay. Cette maison noble, avoisinant le bourg de Vay, jouissait en 1556 d'un pourpris contenant trois cents journaux de terre. Dépendait aussi du domaine de la châtellenie de Vay, la métairie du Souchay comprenant « une motte de terre cernoyée de douves, appelée le chastel de Liscoët » (Déclaration de Vay en 1677 et 1755). Cette motte féodale subsiste au Souchay. Le domaine de Vay comprenait encore : les étangs de la Rollaye et de Belouzac avec leurs moulins — les moulins à vent de Beauregard et de Pézeril — les bois de la Brosse — les deux tiers des dîmes de Vay — les métairies de la Cineraye, de la Rouxellière, du Brossay, de la Gléraisie et de la Plateraye, etc  (Déclaration de Vay en 1677 et 1755). En 1658 Gabriel da Machecoul affermait sa seigneurie de Vay au prix de 4 160 livres d'argent, plus « quarante verges de toile moyenne rendues à Nantes » (Archives d'Ille et Vilaine, fonds de Laillé) (abbé Guillotin de Corson).

(à compléter)

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