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VAL-D'IZE

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La commune de Val-d'Izé (pucenoire.gif (870 octets) Nant-Izeg) fait partie du canton de Vitré. Val-d'Izé dépend de l'arrondissement de Rennes, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de VAL-D'IZE

Le Val-d'Izé, appelé Izé jusqu’en 1908, est aussi appelé quelquefois Saint-Etienne des Eaux, à cause des marais qui l’avoisine. 

Val-d'Izé est une paroisse dès le XIème siècle ; son église appartient en 1122 à l'Abbaye Saint-Florent de Saumur, qui y fonde un prieuré. La paroisse de Val-d'Izé dépendait autrefois de l’ancien évêché de Rennes.

En racontant les débuts du prieuré d'Izé, nous avons montré que cette paroisse existait dès le XIème siècle et que les Papes confirmèrent en 1122, 4142 et 1186 les Bénédictins de Saint-Florent dans la possession de son église. Toutefois, Ogée se trompe lorsqu'il dit que ces religieux administrèrent la paroisse jusqu'en 1630 ; il y avait alors de longues années, pour ne pas dire des siècles, qu'ils avaient cessé de résider à Izé ; d'ailleurs, au temps même de la résidence des moines, l'administration de la paroisse était confiée à un chapelain séculier ou recteur, distinct du prieur dans les actes du XIIème siècle.

On a conservé trois registres de Comptes des trésoriers d'Izé aux XVème et XVIème siècles, et M. l'abbé Pâris-Jallobert les a fait connaître dans une intéressante brochure. L'on y voit qu'à cette époque les paroissiens faisaient de longues et fréquentes processions dans les paroisses voisines : ils allaient même en pèlerinage jusqu'à Notre-Dame d'Avesnières, près Laval. Chaque année, ils faisaient aussi une procession autour de la paroisse, et François Chevalier légua en 1646 « cinq pots de cidre aux prestres et porteurs d'ornements qui font la procession le mardy de la Pentecoste autour de la paroisse d'Izé, et ce à la croix de la Hervoisière ». Il est également fait mention du droit de quintaine qu'avait la fabrique d'Izé sur les nouveaux mariés, de l'usage du vin comme ablution aux fêtes de Pâques, des oblations faites au même jour de Pâques par ceux qui avaient communié, des charités de pain distribué aux pauvres à la Pentecôte, etc. (Voir M. l'abbé Pâris-Jallobert, Registres de comptes de la paroisse d'Izé).

Le recteur d'Izé levait un tiers des dîmes de la paroisse et le prieur les deux autres. Le recteur, présenté jusqu'à la Révolution par l'abbé de Saint-Florent, déclara en 1790 qu'il avait un revenu brut de 3 994 livres, savoir : le presbytère et un pourpris contenant 7 journaux de terre, estimés 260 livres ; —les grosses dîmes, valant 3 698 livres, — et les dîmes novales, 36 livres. Mais comme il y avait 1 580 livres de charges, le recteur ne retirait net de son bénéfice que 2 414 livres (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 28).

Val-d'Izé renfermait avant la Révolution la trève de Landavran, érigée en paroisse en 1826 (Pouillé de Rennes).  

On rencontre les appellations suivantes : parochia de Isei (en 1086), Yseium (en 1122), Yseyum (en 1516). 

Nota : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Val-d'Izé : Hervé « Herveus capellanus de Yseio » (en 1182),. Raoul « Radulphus rector ecclesie de Yseio » (en 1265), Jehan du Rochier (décédé en 1492), Geffroy Moreau (en 1534), Julien Nepveu (1569-1576), Guillaume Gérard (1582-1614), Pierre Souvestre (vers 1614 et jusqu'en 1654), Guillaume Poulard (1655-1662), Jean-Baptiste Paul (en 1663), André Liguet (1663-1687), Georges Trotereau (1687-1724), Charles Elie Souchu (1724-1726), Jean-François-Benist Yvon (1726-1771), Ange-Bonaventure Carron (1771-1772), Siméon Thomas (1772-1789), Jacques-Jean-Clément Beaugendre (1803-1817), Abel Georgeault (en 1818), François-Marie Pourial (1818-1836), Léonard Richard (1837-1839), René Tizon (1839-1855), François Maretheu (1855-1875), Jacques Desbois (à partir de 1875), ....

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PATRIMOINE de VAL-d'IZE

l'église Saint-Etienne (1896-1924), oeuvre de l'architecte Henri Mellet. L'ancienne église Saint-Etienne d'Izé (Val-d'Izé), appelée parfois jadis Saint­Etienne-des-Eaux, à cause du marais où elle se trouvait, se composait d'une simple nef à laquelle avaient été ajoutées deux chapelles, l'une au Nord, sous la tour, en 1534, et l'autre vis-à-vis, au Midi, en 1824. Cette nef était éclairée par de petites fenêtres trilobées qui paraissaient fort anciennes ; elle était naguère séparée du choeur par un arc triomphal très-bas qui devait être également antique. Cette partie de l'édifice pouvait bien remonter au XIIIème siècle. Vers 1475, cette nef et le choeur ayant besoin de réparations, furent recouverts ; on y ajouta un chapitreau et l'on dut faire la porte méridionale, ornée de sculptures dans le style ogival fleuri. Les paroissiens profitèrent de ces grands travaux pour demander à l'évêque diocésain de vouloir bien faire donner à leur église les honneurs de la consécration. Le prélat leur envoya Raoul, évêque de Lydde, qui consacra l'église d'Izé le jour Sainte-Anne, l'an 1478. Plus tard, en 1534, on résolut de reconstruire entièrement le chanceau et d'accoler une tour au Nord de la nef. Ce choeur, bénit solennellement en 1540 par un évêque étranger, que M. l'abbé Pâris-Jallobert présume être celui d'Hippone, existait encore vers la fin du XIXème siècle : c'était un chevet droit occupé par une belle fenêtre flamboyante dans laquelle apparaissaient encore les débris d'une verrière de la renaissance, représentant la légende de saint Etienne. Quant à la tour, commencée en 1534, elle fut surmontée d'un clocher en 1543 ; au-dessous on ouvrit une chapelle où se tint longtemps l'assemblée du général de la paroisse (Registres de comptes de la paroisse d'Izé). Enfin, vers le début du XIXème siècle fut construite la chapelle méridionale, portant cette inscription gravée sur une pierre ornée de fleurs de lys : Chapelle de sainte Barbe et saint Michel, élevée par les paroissiens d'Izé avec F. Pourial, recteur ; F. Barbot, 1824. Les prééminences de l'église d'Izé furent l'objet de bien des contestations. Dès 1485, en effet, François II, duc de Bretagne, confirma Jeanne de Moussy, veuve de Pierre Landais et dame du Bois-Cornillet, dans la possession d'un enfeu au chanceau de l'église d'lzé et d'une litre armoriée autour de l'édifice, tant en dehors qu'en dedans ; ces privilèges lui étaient alors disputés par Jean de Lescoët, seigneur de Villepie. Les mêmes droits furent maintenus à Louis de la Porte, seigneur du Bois-Cornillet en 1648, contre MM. de la Belinaye, seigneur de la Normandaye, et des Arcis, seigneur de Malnoë. Aussi voyait-on en 1668 autour de l'église d'Izé une ceinture d'écussons portant : de gueules au croissant d'hermines bordé d'or, qui est de la Porte, et de gueules à trois poignards d'argent posés en bande, qui est Landais (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 7 G, 6). On reconnaissait encore à la fin du XIXème siècle quelques débris de cette litre seigneuriale et plusieurs pierres tombales armoriées recouvrant les restes de quelques seigneurs du Bois-Cornillet. Pendant que le seigneur du Bois-Cornillet maintenait ainsi ses droits contre les seigneurs voisins, il était également en procès avec le prieur d'Izé, qui réclamait les mêmes privilèges et défendait au recteur de faire les prières nominales pour ce seigneur. Cette dernière querelle se termina, il est vrai, par la cession que le prieur Gabriel d'Aymar fit en 1756 des fiefs de son prieuré à Jean Geffrard, seigneur du Bois-Cornillet. Plusieurs confréries étaient érigées jadis dans l'église d'Izé : celle de Saint-Sébastien et Saint-Fabien est mentionnée en 1551 ; — celle du Saint-Sacrement existait en 1662 ; — Jean Malvat, sieur de la Chaisne, prêtre, fonda deux messes chantées à diacre et sous-diacre en 1667 pour procurer l'érection de la confrérie du Rosaire ; — enfin, il est question en 1678 de la confrérie de Sainte-Barbe (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 81, 83). Il y avait aussi un grand nombre de fondations desservies dans l'église d'Izé, entre autres celle d'une messe chantée quotidienne fondée en 1628 par le prêtre Michel Pigeon (Pouillé de Rennes). L’autel de la Sainte-Vierge, oeuvre du sculpteur Victor Augerie et du mosaïste Isidore Odorico, date de 1899. Le maître-autel, oeuvre du sculpteur Victor Augerie et du mosaïste Isidore Odorico, date de 1896. La nef et le chœur sont édifiés vers 1900. La chapelle Saint-Michel date de 1920. Les sculptures des chapiteaux, oeuvre du sculpteur Bouvier, datent de 1929 ; 

la mairie (XVème siècle-1904), située place de la Mairie. Son clocher date de 1534. Il s’agit de l’ancienne église transformée en mairie par le maire-châtelain au début du XXème siècle On y trouvait autrefois des pierres tombales aux armes de la famille Landais, et un enfeu dans le chœur ayant appartenu à Jeanne de Moussy, veuve depuis 1485 de Pierre Landais et dame du Bois-Cornillé. La chapelle au nord avait été édifiée en 1534, celle au sud en 1824 ; 

la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours (1884), appelée autrefois Sainte-Marie de la Moisson. Elle appartient dès 1122 à l'Abbaye de Saint-Florent en Anjou et devient ensuite frairienne. Elle est reconstruite en 1559 et agrandie en 1836. Cette chapelle dépendait à l'origine du prieuré d'Izé, et l'Ancien Pouillé de Saint-Florent la désigne sous le nom de Sancta Maria de Messione fructus, Notre-Dame de la Moisson, parce qu'on y faisait de grands pèlerinages pour obtenir un temps favorable aux moissons. Elle fut reconstruite en 1559, date qui est encore gravée au-dessus de la porte, mais elle a été agrandie en 1836 et de nouveau bénite en 1837 par Mgr de Lesquen. En 1690, cette chapelle n'avait « ni fonds ni rente », mais l'évêque permettait d'y dire la messe à cause de la dévotion du peuple pour ce lieu. Le 22 décembre 1707, Anastasie Brigand, veuve de Bonaventure Poulard, y fonda quelques messes. En 1734, on y veinait en procession à la fête de la Visitation, non-seulement d'Izé, mais encore de Livré et de Dourdain, et il s'y disait ce jour-là jusqu'à dix messes (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 84). Cette solennité de la fête patronale de Notre-Dame de Bon-Secours existe encore à la fin du XIXème siècle : beaucoup de prêtres des environs et des milliers de pèlerins s'y rendaient toujours le 2 juillet (Pouillé de Rennes)

l'ancien prieuré Saint-Etienne d'Izé. Les papes Calixte II en 1122, Innocent II en 1142, et Urbain III en 1186, confirmèrent successivement l'abbaye de Saint-Florent dans la possession de l'église d'Izé (Val-d'Izé) et de ses deux chapelles de Saint-Martin et de Notre-Dame, « ecclesiam Sancti Stephani de Yseio, cum capellis Sancti Martini et Sanctœ Mariœ de Messione fructus » (Archives départementales de Maine-et-Loire). L'Ancien Pouillé de Saint-Florent se sert des mêmes termes pour désigner les églises du prieuré d'Izé ; il y ajoute celle de Landavran et dit que deux moines desservaient le prieuré et qu'un troisième religieux habitait Landavran : « ln prioratu Sancti Stephani de Yseio, cum capellis Sancti Martini et Sanctœ Mariœ de Messione fructus, habemus duos monachos. In capella Beatœ Mariœ de Landevran habemus unum monachum, unitum est prioratui Sancti Stephani de Yseio ». Mais quelles étaient ces deux chapelles de Saint-Martin et de Notre-Dame-de-la-Moisson, en Izé, et par qui avait été fondé le prieuré de Saint-Etienne ? Nous sommes portés à croire que cette fondation remontait au XIème siècle, car en 1086 nous voyons Guillaume, abbé de Saint-Florent, séjourner avec plusieurs de ses moines dans la paroisse d'Izé, non loin de Livré, sur les bords de la Voeuvre, « in parochia de Isei, juxta Liwri, non longe a fluvio qui dicitur Vozoura » (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 462). Il s'agit, il est vrai, dans la charte qu'ils y signèrent, d'une transaction relative à Pleine-Fougères, mais leur présence à Izé est significative. On peut même remarquer cette expression in parochia et non pas in claustre ; ne serait-ce point parce que l'abbé de Saint-Florent se trouvait précisément à Izé pour fonder son prieuré, en construction peut-être, mais encore inachevé ? Quant aux deux chapelles, M. l'abbé Pâris-Jallobert, dans son intéressante Etude sur les Registres de comptes de la paroisse d'Izé, nous apprend que la chapelle Saint-Martin se trouvait au village de ce nom, en Izé (Val-d'Izé), et que la chapelle de Notre-Dame-de-la-Moisson devait être la chapelle actuelle de Notre-Dame de Bon-Secours, sise également en Izé (Val-d'Izé), et où se faisait naguères en juillet un grand pèlerinage pour obtenir un temps favorable aux moissons. Si nous n'avons plus la charte de fondation du prieuré d'Izé au XIème siècle, nous possédons au moins quelques titres du siècle suivant dont il nous faut dire quelques mots ici. Il est vraisemblable que le prieuré était une fondation des sires de Vitré qui avaient donné aux moines la dîme de cette paroisse. Toujours est-il que Robert II, seigneur de Vitré, après avoir ravagé les terres du prieuré de Livré, enleva aux Bénédictins le tiers de cette dîme d'Izé qui leur appartenait. Philippe, abbé de Saint-Florent (de 1156 à 1160), se plaignit de cette injustice à Etienne de La Rochefoucaud, évêque de Rennes (1158-1166), et ce prélat condamna le baron de Vitré à payer une amende de 20 livres aux religieux qu'il avait spoliés. Quelque temps après, Robert III, seigneur de Vitré, acquittant la dette de son père, restitua aux moines ce tiers de la dîme d'Izé, « terciam partem decime Iseii », et ceux-ci renoncèrent aux 20 livres qui leur étaient dues, et poussèrent même la générosité jusqu'à offrir 60 sols au baron pour l'achat d'un palefroi (Archives départementales de Maine-et-Loire). A la même époque, c'est-à-dire vers 1160, l'on voit figurer à côté de Geffroy, prieur de Livré, deux autres moines : Goscelin, prieur d'Izé, « Goscelinus prior Iseii », et Guérin, prieur de la Chapelle, « Guerrinus prior Capelle ». Il est probable que ce dernier était le moine chargé de desservir la chapelle de Landavran. Un peu plus tard, André II, seigneur de Vitré de 1173 à 1211, donna avec l'assentiment d'Emme, sa mère, et de Robert, chantre de Paris, son frère, aux religieux de Saint-Florent, pour subvenir aux besoins de leur prieuré d'Izé, « ad opus prioratus de Yseio », deux portions de la dîme de Villerol, « duas partes decime de Villerol » (Archives départementales de Maine-et-Loire). Dans une autre charte du même sire de Vitré, datée d'environ 1182, il est aussi fait mention du prieur d'Izé, nommé Roger, et du chapelain ou recteur desservant alors la paroisse et appelé Hervé, « Herveo capellano, Rogerio tunc priore de Yseio ». Peu après, en 1192, Herbert, évêque de Rennes, eut un procès avec les religieux de Saint-Florent au sujet de ses droits de visite et de procuration en l'église d'Izé (Val-d'Izé). Le Souverain-Pontife nomma les évêques de Vannes et de Saint-Malo et l'archidiacre de Rennes pour régler cette affaire. Il fut arrêté, par suite, que le prieur et le chapelain ou recteur d'Izé, « prior et capellanus de Iseio », paieraient chaque année, à la Pentecôte, 10 sols, monnaie d'Angers, à l'évêque de Rennes, pour son droit de visite et de procuration, « pro descensu et procuratione episcopali », moyennant quoi les moines seraient complètement quittes envers ce prélat (Archives départementales de Maine-et-Loire). Les aveux rendus par les prieurs d'Izé aux barons de Vitré nous font connaître en quoi consistait ce prieuré dans les derniers siècles. Ils possédaient d'abord « au bourg d'Izé le manoir seigneurial dudit prieuré, avec ses cour, grange, pourpris, et trois petits jardins, ledit logis aboutant et joignant l'église paroissiale d'Izé » ; puis, au bourg de Landavran, « un corps de logis composé d'une salle, chambres et greniers au-dessus ; un jardin appelé l'Ozeraie, un autre nommé le Jardin-à-Chanvre, une grande grange et cour au-devant », un bois de haute futaie et quatre pièces de terre, contenant ensemble un peu plus de 4 journaux. Quant aux dîmes d'Izé et de Landavran, le prieur en levait les deux tiers et le recteur l'autre tiers : « A cause dudit prieuré appartient au prieur en propriété les deux tierces parties des dixmes, consistant en bled seigle, froment rouge, avoine grosse et menue, froment noir, orge, paille, et mesme des chanvres, lins, agneaux, laines, cochons, dons, offertes, oblations et baise-main qui se donnent et présentent en l'église et paroisse dudit Izé et chapelle dudit Landavran, avec les pailles au-dessus de la faucille qui se cueillent en gerbes. Sur quoy ledit sieur prieur doit au prieuré de Nostre-Dame de Vitré le nombre de 56 boisseaux de froment rouge, mesure de Vitré, rendus sur les lieux le jour et feste de la Nativité de la Sainte Vierge ». Le prieur d'Izé jouissait de trois petits fiefs, nommés : le fief de la Bourgonnière, contenant 49 journaux, et devant 20 sols 4 deniers de rente noble et 3 sols 2 deniers de rente taille ; — le fief du bourg d'Izé (4 journaux), devant 2 sols 6 deniers de rente ; — enfin, le fief de la Chapelle de Landavran (2 journaux), devant 20 deniers monnaie. A cause de ces fiefs, le prieur avait droit de juridiction sous la mouvance de la baronnie de Vitré, et « droits de prééminences, bancs et accoudoirs en l'église dudit Izé et en la chapelle de Landavran, prohibitives à toutes personnes fors au seigneur baron de Vitré, comme premier chef, patron et fondateur desdites églises ». Aussi le prieur d'Izé devait-il « obéissance, foy, hommage, prières et oraisons audit seigneur baron de Vitré », et, de son côté, le recteur d'Izé devait « les prières nominales pour ledit sieur prieur aux prosnes des grandes messes èsdites églises, avant tous autres, comme seigneur supérieur » (Déclaration du prieuré faite en 1737). Ces prééminences dans l'église d'Izé (Val-d'Izé) furent cause de bien des procès entre les prieurs et les seigneurs du Bois-Cornillet, qui prétendaient aux mêmes privilèges. Le prieur Gabriel d'Aymard mit fin à cette querelle en échangeant, en 1756, les trois petits fiefs du prieuré (à la possession desquels étaient attachés les droits honorifiques) contre deux prairies que lui céda Jean-François Geffrard, seigneur du Bois-Cornillet, qui put dès lors jouir en paix des prérogatives féodales qu'il ambitionnait (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 7 G, 6). Le dernier prieur d'Izé n'affermait en 1775 son prieuré que 1 200 livres, mais il l'estimait au moins 2 000 livres de rente, plus l'acquit des messes dues à la paroisse et la rente de froment due au prieur de Vitré. Nous voyons, en effet, qu'en 1790 la municipalité d'Izé déclara que le prieuré valait bien 3 965 livres de rente, estimant les maisons priorales d'Izé et de Landavran 54 livres, les jardins et 7 journaux de terre 111 livres, et les grosses dîmes 3 800 livres (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 28). A cette époque de la Révolution, le prieuré d'Izé appartenait au Petit-Séminaire de Rennes, et voici comment il était venu en sa possession. En 1775, Nicolas de Laker, prieur d'Izé, sollicité par Mgr de Girac, évêque de Rennes, consentit à l'union de son prieuré au Petit-Séminaire de Rennes moyennant une pension de 900 livres. Aussitôt le prélat en prévint le roi, qui donna des lettres patentes, datées du 7 septembre 1775, autorisant l'extinction du titre du prieuré d'Izé et l'union de ses revenus au Petit-Séminaire de Rennes. Mais il fallait le consentement des religieux de Saint-Florent, et ceux-ci le firent attendre ; cependant, ils finirent par le donner. le 12 décembre 1777, aux conditions suivantes :  Les directeurs du Petit-Séminaire de Rennes feront dire les messes de fondation du prieuré, savoir : cinq messes par semaine en l'église d'Izé (Val-d'Izé) et une messe chaque dimanche à Landavran ; — ils paieront les deux tiers de la redevance de froment due au prieuré de Notre-Dame de Vitré ; — ils entretiendront les choeur et chanceau de Landavran et contribueront à l'entretien de ceux d'Izé ; — ils acquitteront tous les droits synodaux ; — ils paieront, chaque année, 9 livres à la mense abbatiale et 100 livres aux religieux de Saint-Florent de Saumur (Registre des insinuations ecclésiastiques de l'évêché de Rennes). Dès le lendemain, 13 décembre 1777, Mgr de Girac rendit un décret éteignant le prieuré d'Izé et unissant ses revenus à son Petit-Séminaire. Ce décret fut approuvé par lettres patentes du roi données le 18 décembre 1777 et enregistrées au Parlement le 17 janvier 1778. Le 13 avril suivant, François Sauviet, supérieur, et Raoul Le Teinturier, économe du Petit-Séminaire de Rennes, prirent possession de l'ancien prieuré Saint-Etienne d'Izé (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 7 G, 6). Le logis prioral d'Izé se trouvait au chevet de l'église paroissiale ; il fut vendu nationalement vers 1792, et ce n'est plus à la fin du XIXème siècle qu'une maison sans importance ;

Nota : liste des prieurs d'Izé : - Goscelin, vers 1160. - Pierre, vers 1170. - Roger, vers 1182. - Nicolas, vers 1185. - Jacques Macé donna en 1345 procuration pour gérer les affaires de son prieuré. - François d'Acigné, prieur de Combourg, rendit aveu au roi le 15 octobre 1506 (décédé le 24 novembre 1509). - Hervé Colson, chanoine de Rennes (1525 et 1544). - Jean Remou, chanoine et prévôt de Saint-Crespin en l'église Saint-Martin de Tours, demeurant au cloître de Saint-Martin à Tours, rendit aveu le 16 juillet 1618 à la dame de Vitré. - Gabriel Remou, chanoine de Saint-Martin de Tours et y demeurant, rendit aveu en 1628 au baron de Vitré ; il était encore prieur en 1658. - Pierre Remou, également chanoine de Tours, eut le prieuré de 1659 à 1668. - Elzéard Grimaldi était en 1684 en procès avec l'abbé de Saint-Florent au sujet du cens qu'il lui devait. - Jean-François du Bois-Menillet, prieur dès 1687, déclara en 1701 ne devoir à l'archidiacre de Rennes que 3 livres 15 sols pour droit synodal (décédé en 1719). - Dom Pantaléon Garron, Bénédictin de l'abbaye de Saint-Léger, au diocèse de Saintes, prit possession des églises d'Izé et de Landavran le 11 mai 1719 ; il permuta avec le suivant et devint prieur claustral de l'abbaye de Saint-Léger en 1735. - Dom Gabriel-Anne d'Aymard d'Argensol, Bénédictin et prieur claustral de Saint-Léger, prit possession du prieuré d'Izé le 22 juillet 1735. Il fut aussi prieur et baron d'Armentières, au diocèse de Chartres, où il demeurait en 1737 ; il résigna en faveur du suivant le 27 juillet 1767, se réservant une pension de 400 livres. - Louis-Marcel d'Aymard, prêtre d'Orange, docteur en théologie, chanoine et grand-pénitencier d'Auxerre, chapelain de Saint-Julien-des-Miracles, au Mans, prit possession le 10 février 1768. Il devint vicaire général de Lisieux, prieur de Notre-Dame de Locmariaker et de Saint-Christophe-sur-Arre, baron d'Armentières, puis enfin chantre de Paris, en abandonnant ses trois prieurés au suivant, en 1773. - Nicolas de Laker, chanoine et chantre de Paris, conseiller au Parlement de Paris, vicaire général de Nantes, ayant permuté la chantrerie de Paris, prit possession d'Izé le 10 septembre 1773. Nous avons dit comment il consentit en 1 775 à l'extinction de son prieuré (Pouillé de Rennes) ;

le château du Bois-Cornillé (XIXème siècle), restauré par la famille Le Cardinal de Kernier. L’étang muré date de 1900. Appelé le Bois d'Izé en 1229, il est reconstruit par Pierre Landais, trésorier de Bretagne, exécuté en 1485. La chapelle du Bois-Cornillet, dépendant du manoir de ce nom, était ancienne dès 1659, mais abandonnée alors faute de dotation. C'est pourquoi Perronnelle Rabinart, veuve de Louis de la Porte, seigneur du Bois-Cornillet, y fonda, par acte du 2 mai 1659, trois messes par semaine pour les dimanches, mercredis et vendredis ; elle la dota d'héritages valant plus de 60 livres de rente et présenta Guillaume Busson, prêtre, pour la desservir (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 84). Cette chapelle fut plus tard reconstruite telle qu'elle est maintenant, et la bénédiction en fut faite le 29 avril 1721 par Charles Billon, trésorier de la collégiale de Vitré. C'est là que furent déposés sous des pierres armoriées les coeurs de Joseph Geffrard (décédé en 1644), et Renée Billon, sa femme, — et de Mathurin Geffrard (décédé en 1742), et de Françoise Fleuriot, sa femme, tous seigneurs et dames du Bois-Cornillet. On y célébra aussi les mariages, en 1659, de Jean de la Filochaye avec Marguerite de la Porte ; en 1692, de Jean Geffrard avec Jeanne de la Porte, et en 1770, de Charlemagne de Cornulier avec Rose de Gouyon (Pouillé de Rennes). Le château avait un droit de haute justice. Propriété successive des familles de Cornillé (en 1229), Landais (en 1482 et 1513), l'Espervier, seigneurs de la Bouvardière, de Bouillé (vers 1540), de Chavigny, Espinay et Goulaine (vers 1553), Schomberg, ducs d’Halluin (en 1609), la Porte (en 1623), Geffrard, seigneurs du Plessis de Torcé (en 1700), Goyon, seigneurs des Hurlières (en 1764 et 1789), le Cardinal de Kernier (au XIXème siècle). La famille de Kernier, qui hérite du château au milieu du XIXème siècle, fait appel aux architectes Jacques puis Henri Mellet, pour restaurer l'ensemble de l'édifice. Un jardin d'hiver, une chapelle et des communs marquent, vers 1890, l'achèvement des travaux ; 

le monument aux morts (vers 1920) ; 

2 moulins à eau : celui de Villepie et celui de Voeuvre ; 

A signaler aussi : 

le prieuré joignait le chevet de l’église. Il semble remonter au XIème siècle et fut cédé en 1777 au Petit Séminaire de Rennes ; 

l'ancienne chapelle Saint-Martin. Elle appartenait en 1122 à l'Abbaye Saint-Florent en Anjou. Saint-Martin est également mentionnée dans l'Ancien Pouillé de Saint-Florent, antérieur au XVIème siècle, comme dépendance du prieuré d'Izé. Cette chapelle devint par la suite frairienne ; située au village de Saint-Martin, elle était en 1690 « depuis longtemps interdite et sans aucun fonds ». C'était à la fin du XIXème siècle une maison d'habitation, dans laquelle on conservait encore l'ancienne statue de saint Martin  (Pouillé de Rennes) ; 

l'ancienne chapelle Sainte-Anne. Sainte-Anne appartenait en 1790 aux Dominicains du couvent de Vitré, qui possédaient à côté la métairie de Sainte-Anne. Ce n'était initialement qu'un petit oratoire bâti auprès d'une fontaine fréquentée par les malades depuis longtemps. On l'avait remplacé par une véritable chapelle, solennellement bénite le 26 novembre 1882 par M. Moricel, archidiacre de Rennes  ; 

l'ancienne chapelle Saint-Germain, situé près du manoir de la Motte-Rouxel et d’une fontaine. Saint-Gervais de la Motte était encore une chapelle frairienne mentionnée en 1629 et située à une lieue du bourg d'Izé, à côté d'une fontaine très vénérée. Par acte du 22 septembre 1669, une vingtaine de paroissiens, Julien Gouverneur, Pierre Pigeon, Jean Nicolle, Pierre Orry, Raoul du Feu, etc., fondèrent dans cette chapelle deux messes hebdomadaires pour les dimanches et mercredis (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 84). Le 10 mars 1705, le recteur, M. Trotereau, bénit pour Saint-Gervais une cloche que nommèrent François Levesque, sieur de la Mettrie, et Françoise Trotereau, demoiselle du Bois-Robert (Pouillé de Rennes) ; 

l'ancienne chapelle du Bourgneuf. Dès 1656 il est fait mention de cette chapelle Saint-Thomas ou Saint-Laurent du Bourgneuf, également frairienne. Herbert, évêque de Rennes (1184-1198), y concéda, en effet, une messe hebdomadaire à la prière des moines du prieuré, du recteur et de Robert de Landavran, dans le fief duquel se trouvait ce sanctuaire (« Ad petitionem monachorum Beati Florentii et capellani Sancti Stephani de Yseio et etiam Roberti de Landavreno, domini illius fundi, capelle Beati Thomae de Burgo Novo Nos semel in ebdomada missam concessisse » - Archives départementales de Maine-et-Loire). En 1626, cette chapelle du Bourgneuf, portant alors le nom de Saint-Laurent, était encore entretenue, mais en 1690 elle se trouvait « toute ruisnée et interdite depuis longtemps » (Pouillé de Rennes) ; 

l'ancienne chapelle dédiée à l'Immaculée-Conception était une chapelle moderne de style ogival bâtie dans le bourg vers 1872 et dépendant de la maison des Soeurs de la Providence de Ruillé (Pouillé de Rennes) ;

l'ancien manoir de Villanfray. Propriété successive des familles du Feu, de Vendel (en 1500), Léziart, André, Pichot, Charil (en 1653) ; 

l'ancien manoir de Villepie. Il possédait autrefois une chapelle privative dédiée à Saint-Sébastien ou Saint-Etienne. Le 13 novembre 1661, Jean Chevalier et Guillemette Nepveu, sieur et dame de la Grimaye, demeurant à Villedenaux, en Izé (Val-d'Izé), fondèrent pour chaque dimanche une messe de la Sainte Vierge dans la chapelle « estant en l'enclos de leur manoir seigneurial de Vilpye, en Izé » ; ils dotèrent le chapelain de 30 livres de rente et obtinrent le consentement du recteur, Guillaume Poulard, à cette fondation (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 84). Cette chapelle était interdite en 1690, nous ne savons pourquoi, mais au XVIIIème siècle sa fondation fut de nouveau régulièrement desservie, sinon toujours dans la chapelle même, du moins dans l'église de Val-d'Izé (Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles Busson (en 1165), Racapé (en 1380), Cornillé (vers 1391), Lescouët (en 1433), de Vendel (en 1513), le Hudré (en 1553 et 1580), la Belinaye (en 1597), Harel, seigneurs du Bois de Pacé (en 1624), la Chambre (vers 1730 et en 1783) ; 

l'ancien manoir de la Duchaye. Propriété successive des familles Duchaye (en 1436 et 1553), Thommelier (en 1710), Geffrard, seigneurs du Bois-Cornillé (en 1747), qui l’unit à cette seigneurie en 1760 ; 

l'ancien manoir de Douillet. Propriété de la famille Vaucouleurs en 1513, puis de la famille Romelin en 1530 et 1553 ; 

l'ancien manoir de la Cherbonnelaye. Propriété successive des familles Daville, seigneurs de la Normandaye (en 1553), Ravenel (en 1628), le Coq (en 1675), Jacquemine Thomelin, dame de la Vougerie (en 1701), Mlle du Chatelet (en 1787) ; 

l'ancien manoir du Plessis-des-Fossés. Il était à la famille Léziart en 1410 et au XVIIème siècle ; 

l'ancien manoir de la Motte-Rouxel. Propriété successive des familles Saint-Germain (en 1492), Geffrard (en 1537), Guy et le Bret (en 1546), Han (en 1574), la Porte, seigneurs du Bois-Cornillé (en 1664), et des seigneurs du Bois-Cornillé jusqu’en 1789 ; 

l'ancien manoir de Langerie ou de l'Angerie. Propriété successive des familles Landais (en 1485), l'Espervier, seigneurs du Bois-Cornillé (vers 1513), l'Espinay (en 1570), Morel, sieurs du Tertre (en 1605), Ernault, sieurs de la Boisardière, Jameu (au XVIIIème siècle) ; 

l'ancien manoir de la Hurie ; 

l'ancien manoir du Rocher-Pallé. Propriété successive des familles Gaudiger, seigneurs de la Graffardière (en 1513), du Feu (en 1615), la Porte (en 1668 et 1693), Monnerie (en 1789) ; 

l'ancien manoir de Launay. Propriété de la famille Landais, puis de la famille l'Espervier, seigneurs du Bois-Cornillé (vers 1513) ; 

l'ancien manoir de la Boularderie ou Boulardrie. Le manoir était en 1652 à la famille Chevalier, sieurs de la Trotinée. Par acte du 13 avril 1652, Guy Chevalier, sieur de la Trotinée, demeurant à la Boulardrie, fonda une messe hebdomadaire en l'honneur de la Sainte Vierge dans la chapelle Notre-Dame dudit lieu ; il la dota de 30 livres de rente et obtint le surlendemain l'approbation de l'ordinaire. Cette chapelle étant tombée en ruine, la messe qui s'y disait tous les dimanches fut d'abord desservie dans l'église de Val-d'Izé, mais en 1747 elle fut unie à la fondation du Bois-Cornillet, et Jean Geffrard de la Motte, seigneur du Bois-Cornillet, consentit à cette occasion à la réduction par l'ordinaire du nombre des messes dites dans la chapelle de son manoir (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 84, et Pouillé de Rennes) ; 

l'ancien manoir du Barril. Propriété successive des familles Montbourcher, seigneurs du Plessis-Pillet (en 1513), Rouan, seigneurs du Plessis-Pillet (vers 1564), la Porte, seigneurs du Bois-Cornilé (vers 1625), César de la Belinaye (vers 1627) ; 

l'ancien manoir de la Chevalerie. Propriété de la famille de Lescoët au début du XVIème siècle, puis des Chanoines de Champeaux en 1789 ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de VAL-D'IZE

(à compléter)

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