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TREHOU |
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La commune de Tréhou ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TREHOU
Le Tréhou vient du breton « treb » (village).
Le Tréhou est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploudiry. Le Tréhou est cité comme paroisse dès le XIVème siècle et dépendait alors de l'ancien évêché de Léon.
Le Tréhou a du se séparer de sa trève de Tréflévénez (érigée en paroisse lors du Concordat) et a absorbé son autre trève Tréveur (ou Trévéreur). La tradition prétend que l'ancien centre paroissial se situait à Tréveur (forme contractée de Trévéreur ou Trévérer, ancien nom du prieuré de Saint-Michel du Moustoir à Elliant).
On rencontre les appellations suivantes : Treffou (vers 1330), Trevou (en 1363), Treffvou (en 1446), Treffou (en 1467 et 1618), Treffuou (en 1481) et Le Treffvou (en 1521).
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PATRIMOINE de TREHOU
l'église Sainte-Pitère (1555), reconstruite au XVIIème siècle et remaniée au XVIIIème siècle. Il s'agit d'un édifice en forme de croix, comprenant une nef de six travées avec bas-côtés et un choeur terminé par un chevet à pans coupés. Au droit de la troisième travée, se trouvent deux chapelles en ailes formant faux transept. Le chevet, à pans coupés, porte l'inscription "Mre I. Kermabon recteur Lan 1720". Le maître-autel date du XVIIème siècle : le tabernacle est surmonté d'une exposition soutenue par quatre anges ; dans les médaillons du retable sont sculptés plusieurs sujets tirés de la vie de Jésus (la Circoncision, Jésus parmi les docteurs, le lavement des pieds, scène de la Passion ). Au sud de l'église, dans le cimetière, on peut lire la date de 1755. Le clocher date de 1649 et possède deux étages de galeries, terminés par un petit dôme couronné d'un lanternon. Une cloche date de 1749. Sur un socle, au deuxième pilier de la nef, du côté de l'Evangile, on voit une jolie statue en kersanton de l'Ecce Homo (1527). Dans un coin du choeur, du côté de l'Epître, se trouve une statue en bois de sainte Pithère. Des frises, datant de 1610, terminent l'ornementation du porche latéral. Dans la chapelle latérale, le devant de l'autel du Rosaire présente un panneau en haut-relief de l'Annonciation : le tableau du Rosaire est entouré de médaillons des quinze mystères qui ornent le lambris et sur la corniche du lambris se trouvent des statues de saint Dominique et de sainte Catherine de Sienne. On y voit un bénitier de 1708. L'église abrite de nombreuses statues provenant pour la plupart de Saint-Tremeur : la Vierge-Mère avec sceptre, autre sans sceptre, sainte Pitère (tête nue et tenant une palme et un livre), saint Mélar, saint Roch, saint Sébastien, saint Yves. On y trouve aussi quelques statuettes en bois amovibles : saint Joseph, saint Etienne, saint Eloi, saint Herbot. Sous le porche se voyaient jadis cinq statues en pierre (Notre-Seigneur, saint Pierre, saint Jean en évêque, saint André, saint Mathieu) et trois statues en bois (sainte Marguerite, saint Jean-Baptiste et un évêque bénissant) ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Tréveur ou Saint-Trémeur, dépendant jadis de la trève de Trévéreur et aujourd'hui disparue ; | |
le calvaire de lenclos paroissial du Tréhou (1578). Sur le socle, en bas relief, on peut voir les douze apôtres ; | |
la croix Bizer (1914-1932) ; | |
la croix de Rosnoen (XVème siècle) ; | |
la croix de Goaz-Zu (vers 1580) ; | |
la croix de Guernélès ou Croix-Chéron (1556), restaurée en 1877 ; | |
la croix de Gorréquer en Tréveur (1575), restaurée en 1947 ; | |
la croix de Lespinou (1525) ; | |
la croix Croas-ar-Guennou (XVIème siècle) ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Brunoc ou Croas-ar-Vossen (1576, XIXème siècle), la Croix-Neuve (1885). A signaler aussi des croix aujourd'hui disparues : la croix de Coatménec et la croix de Kroaz-Ver ; | |
le manoir de Guernéles (XVIème siècle), propriété de la famille Mol. On y trouve un cadran solaire daté de 1624 ; | |
l'ancien manoir de Keropartz ; | |
la maison à tourelle (1620) ; | |
la maison (XVIIème siècle), propriété dOllivier Guénolé de Kerhom ; | |
le four de Pen-ar-Guer (XVIIème siècle) ; | |
6 moulins dont 4 moulins à eau : de la Boissière, du Cosquer, de Pontmeur, de Ker-Ropartz ; |
A signaler aussi :
la découverte de 900 haches à douilles (âge de bronze) à Guesman ; | |
la motte de Reunial ; | |
des vestiges dhabitat gallo-romain ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de TREHOU
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 8 nobles de Ploudiry :
Yvon COCENNEUC (22 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Ollivier COËTHURIOU (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Yvon HUON (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
François LE DIGOURIS (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Guillaume LE DIGOURIS (62 livres de revenu), malade, remplacé par François Vaillant : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Henry GOUSABAZ (45 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Yvon LE GUEN (30 livres de revenu), malade, remplacé par Jehan Boeleuc : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Yvon QUYNYOU (15 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; |
(à compléter)
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