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TREGUEUX |
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La commune de Trégueux ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TREGUEUX
Trégueux vient du breton « treb » (village) et de Saint-Ké ou Saint-Quay.
Trégueux est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploufragan. On trouve un certain Hamon, prêtre de Trégueux (Hamo, presbiter de Treguehuc ) en 1129 parmi les témoins d'une confirmation des biens de l'abbaye de Marmoutier dans le diocèse de Saint-Brieuc, mentionné dans une charte de Jean, évêque de Saint-Brieuc (Anc. év. IV 309).
Trégueux (Treguiec) a le titre de paroisse dès 1369 (procès de canonisation de Charles de Blois). L'ancienne paroisse de Trégueux ressortissait à Saint-Brieuc (son évêché), qui était à la fois le siége de sa subdélégation. La cure était à l'alternative. A la Révolution, l'évêque de Saint-Brieuc était seigneur de cette paroisse. La paroisse de Trégueux élit sa première municipalité au début de 1790. Suite au décret du 15 août 1792, une partie de la commune, appelée le "bas Trégueux", est cédée à Saint-Brieuc. Par la loi du 28 juin 1847, le village de Bélêtre (ou Belêtre) est cédée à Yffiniac.
On rencontre les appellations suivantes : Treguehuc (en 1129), Par. de Treguiec (en 1369), Treguieuc (en 1427, en 1513), Tregueust (1536), Treguieux (en 1480, en 1569, aux XVIIème et XVIIIème siècles). Enfin Tregueux au XVIIIème siècle.
Note 1 : en 1438, Jean Gaudin, de Trégueux, accompagne le duc de Bretagne, pour aller demander au roi de France, qui l'accorda, la grâce du duc d'Alençon. Un sieur Jean Perceval, dont la famille habitait Trégueux en 1413, est condamné, par ordre de la duchesse Anne, à avoir la tête tranchée, pour avoir pris parti pour le roi de France.
Note 2 : la commune de Trégueux est formée des villages : la Hasée, les Salles, la Laude, Launay, Beau-Soleil, la Ville-Grand, le Mitan, la Grenouillère, Belêtre, la Villeraye, la Ville-Aubry, la Ville-Calmet, Tréfois, la Combe, Sainte-Marie, la Ville-Goeury, le Gué-Lambert, Saint-Rivily, les Veyes, la Porte-Alain, Quéré, le Guémorin, le Bergu, Mauchamp, Caux, le Frêche, le Grand-Bourgneuf, Veau-Rouault, l'Etang, Sainte-Foi.
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PATRIMOINE de TREGUEUX
l'église Saint-Pierre (1879), située Place Bagot et oeuvre des architectes Le Coz et Beusche. La première pierre de la nouvelle église est bénie le 22 juin 1879. L'église est consacrée le 14 septembre 1891 ; | |
la chapelle Saint-Michel de la Ville-Grohan (XVIIIème siècle) ; | |
la chapelle Sainte-Marie (1873), située rue de l'Atlantique. En 1666, François Guilloux, recteur de Trégueux, rétablit la chapelle Sainte-Marie. Il mourut à l'âge de 50 ans et fut enterré sous le seuil de la sacristie de son église, le 26 août 1700. Le savant missionnaire Leuduger présida à ses funérailles. Son successeur fut Olivier le Vicomte de Beaulieu. Ce dernier eut lui-même pour successeur, en 1734, l'abbé Le Mée. Au-dessus de la porte de la chapelle sont sculptées les armes d'un évêque, issues sans doute de l'édifice primitif du XVIème siècle. La chapelle est détruite par un ouragan en février 1872. Reconstruite, elle est bénie le 26 mai 1873 ; | |
les anciennes chapelles domestiques, aujourd'hui disparues : les chapelles du Mitan et de la Villegrohant (dues à la piété de la famille Prud'homme, de Saint-Brieuc), la chapelle de la Grande-Villoger et les chapelles de la Ville-Aubry, de Launay et de la Ville-Calmet. Il y avait autrefois aussi une chapelle près du lavoir de Saint-Quay ; | |
le calvaire de la Porte-Allain (1935). Ce calvaire est un don de Marie Carlo ; | |
la croix de Mission (XIXème siècle), située rue de la République ; | |
le manoir du Guélambert ou Gué-Lambert (XVIème siècle). Propriété de Jean Jamet (en 1514), puis de Vincent Plesse (avant 1536), vicaire de Saint-Brieuc qui en a fait donation, de son vivant, au chapitre de Saint-Brieuc. Cette demeure appartient à Raoul Auffray en 1569 ; | |
le manoir de la Ville-Grohant (XVIème siècle), encore surnommé jadis "La Ville-Gourhan", propriété de Pierre Chesnin (en 1536) et de Charles Chenin (en 1569) ; | |
le manoir de la Lande (XVIème siècle), situé rue de La Lande. Propriété de Guillaume et Jean Guerin (en 1513), du sieur de la Garollaye (en 1536), de Jacques Ruffelet ou Rufflay (en 1569) et de Charles et Louis Armez (en 1850). On y trouve le blason des Ruffelet. En 1795, le manoir est attaqué par les chouans ; | |
le manoir de la Ville-Gueury (XVIème siècle), situé rue de La Ville-Gueury. Propriété successive des familles Boisboissel (en 1427), Le Forestier, Pommeret (XVI-XVIIIème siècle) ; | |
le manoir de la Ville-Aubry (XVIIème siècle). Propriété de Jean Auffray (en 1514), de Marie Chappel (en 1536) et de Raoul Auffray (en 1569) ; | |
le manoir de la Hazaie ou Hazaye (XV-XVIème siècle), situé rue de La Hazaye. Propriété de Guillaume et Pierre de Couvran, puis de Guillaume et Alain Le Forestier (en 1514), de François Le Forestier (en 1536). Cette demeure reste dans la famille Le Forestier jusqu'en 1646, date à laquelle elle passe par alliance au seigneur de Gallisson. On trouve ensuite plusieurs propriétaires : les familles Boisgelin, Villeféron (XIXème siècle), Geslin de Bourgogne (XXème siècle) ; | |
le manoir de la Ville-Guinguenay ou Ville-Junguenay (1876), situé rue de la Ville-Junguenay. Cet édifice remplace un ancien manoir du XVème siècle, propriété de Jean Gaudin (en 1514) et de Jean Sanctonon (en 1536). Il devient ensuite la propriété successive des familles Le Moenne, Guillemot (XVIIIème siècle) et Pradal (XIXème siècle) ; | |
les manoirs de Tréfoy (XVIème siècle, propriété d'Eon Pilart en 1446), du Gué-Renaud (XVIIème siècle), du Pré-Orain (XVIIème siècle, propriété de la famille Percevaux, puis de Pierre Lochet en 1536 et de Jean Lochet en 1569), du Fraîche (XVIIème siècle), de la Ville-Calmet (propriété de François Visdelou en 1514 et d'Alain Visdelou en 1536) et de Brandehaut (propriété de Guillaume Le Forestier et de Jeanne de La Noe en 1514, puis de François Le Forestier en 1536) ; | |
la fontaine de Saint-Quay ; | |
la fontaine de Ville-Gueury ; | |
la fontaine (XVIème siècle), située aux Salles ; | |
la fontaine-lavoir de Barillot (1920-1930), située rue du Bocage ; | |
6 moulins dont les moulins à eau de la Ville-Biot, de Gibat, Petit-Moulin ou Moulin-Neuf, Nouveau-Moulin, Moulin de l'Evêque et de Creac'h ; |
A signaler aussi :
la motte de Bosrouault (moyen âge) ; | |
l'établissement de Sainte-Marie (époque romaine) ; | |
l'établissement du Préhorain (époque romaine) ; | |
un four à pain (vers 1631), situé dans le manoir de Fraîche. |
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ANCIENNE NOBLESSE de TREGUEUX
Lors de la réformation de mai 1427, sont mentionnés à Trégueux les nobles suivants : Relicta Guillemet de Letin, Eon Le Forestier, Eonnet Budes, Guillo Le Forestier, Eon de La Lande, Perrot Labbe, Bertrand Le Senechal, Relicta Jehan Percevaulx, Jehan Gaudin, Eon Guillaume, Jehan de Coetuhan (ou Couethuhan), Perrot Le Breton et son fils. Certaines personnes de Trégueux se disent aussi nobles : Jehan Mace, Alain Blouin et Thomas Labbe.
En 1514, les maisons nobles de Trégueux étaient : la Hazaie (à Guillaume et Alain Le Forestier) la Ville-au-Retz ou Ville-Resty (à Pierre Poullain), la Ville-Calmet (à François Visdelou), la Combe-Guehenneuc (à Jeanne de La Noe), La Roche-Blanche (à Isabeau de Couetuhan), la Lande (à Jean Guerin), la Fontaine-Blanche (à Jean Guerin), Launay (à Charles de Couvran), Legen ou Lehen (à Jean Ruchot), le Vergier, la Fontenelle (Margilie L'Armorgan), les Salles (à Robert de La Motte), le Pré-Corbu (à Guillaume et Pierre Bedel), la Ville-Héry ou Ville-Henry (à Roland et Guillaume Gouyon), le Quéré (à Jean Audren), la Maison-au-Chevalier (à Catherine Pertevault), le Gué-Lambert (à Jean Jamet), Pré-Orets, la Ville-Grohan, la Ville-Aubry (à Jean Auffray), le Bouesseon ou Boizéon (à Roland de Beaulieu) qui a vu naître Alain de Boizéon, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem et commandant du Paraclet en 1460.
Lors de la réformation du 17 mars 1536, plusieurs maisons nobles de Trégueux sont mentionnées : La Hazaie et Brandehaut (à François Le Forestier, fils et héritier d'Alain Le Forestier), Launay (à Raoul de Couvran, sieur de Saczé), La Fontenelle (à demoiselle Moricette de Penmarch, épouse du sieur de Beaumanoir), La Roche-Blanche (à Pierre Hazo, époux d'une femme nommée de Couetuhan), La Ville-Calmet (à Alain Visdelou, seigneur de La Fontaine-Ménard en Yffiniac), Lehen (à François Le Ruschot, fils de Jehan Le Ruschot qui lui-même est fils de Jehan Le Ruschot), La Lande (au sieur de La Garollaye), Les Salles (au sieur de La Garollaye), Pinsceouayson (à François Robert), Le Verger (à Thomas Baudouart et son épouse Marguerite d'Arseilles), La Ville-Guigneme (à Jehan Sanctonon, ancienne propriété de demoiselle Jacquette Gaudin), La Ville-Aubry (à Marie Chappel), Le Gué-Lambert (au chapitre de Saint-Brieuc suite à une donation faite par Vincent Plesse, vicaire de Saint-Brieuc), La Ville-Gourhant (à Pierre Chesnyn), Le Pré-Orets (à Pierre Lochet, ancienne propriété des Percevaulx), Le Quéré (à Jehan Audren), Trélaunay (à Jacques du Boisboessel), La Fontaine-Blanche (à Morice Le Bigot).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 14 nobles de Trégueux :
| Pierre ABBE : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
| Jacques AUFFRAY (40 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Guillaume DE COETUHAN (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
| Henri DE COUVRAN (60 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
| Pierre DE COUVRAN (5 livres de revenu) : porteur dun paltoc et comparaît armé dune vouge ; | |
| Guillaume DU BOUESBOUESSEL (25 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune pertuisane ; | |
| Jehan GAUDIN (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en arbalétrier ; | |
| Pierre GAUDIN (15 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Thomas GAUDIN (2,5 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Phelippote GROSSET (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Guillaume GUERIN (35 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Olivier LE BRETON (2,5 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
| Jehan ROBERT (2 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
| Mathurin TOUHIER (1 livre de revenu) : défaillant ; |
A la montre du 10 juillet 1569 sont cités plusieurs nobles de Trégueux : Raoul Auffray (sieur de Ville-Aubry et de Gué-Lambert), Charles Chenin (sieur de La Ville-Gourhan), Jean Gicquel (sieur du Hauchamps), Jacques Ruffelet (sieur de La Lande-Ruffelet), Jean Lochet (sieur du Pré-Oren), Jean Bagot (sieur des Salles), Nouël Saincto (sieur de La Ville-Iagu) et François Dassonville (sieur de Lehen).
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