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TREGOMAR |
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La commune de Trégomar ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TREGOMAR
Trégomar vient, semble-t-il, du breton « tre » (paroisse) et de « saint Mar » (saint breton du V-VIème siècle). Il pourrait s'agir aussi de saint Cunmael (ou Convel) vu l'écriture de Tregummal que l'on rencontre au XIème siècle.
Trégomar est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plédéliac. Un certain Judicael, qualifié de "prêtre de Tregummal" figure, à la fin du XIème siècle, parmi les témoins d'un acte en faveur du prieuré de Saint-Martin de Lamballe. Le bourg de Trégomar (Trégoma) est cité en 1220 (Anc. év. IV, 315). Un certain Raoul, recteur de Tregoumar, est mentionné comme témoin dans un acte en 1233. Trégomar est mentionnée comme paroisse à partir de 1235 dans les chartes de labbaye de Saint-Aubin-des-Bois, lors d'une donation par le seigneur de la Bourdonnais.
L'ancienne paroisse de Trégomar dépendait du diocèse de Saint-Brieuc, de la subdélégation de Lamballe et du ressort de Jugon. La cure était à l'alternative. La paroisse de Trégomar élit sa première municipalité au début de 1790. Par ordonnance du 28 avril 1830, Trégomar cède à la Poterie une fraction de territoire située à l'est du village de Saint-Robin (en la Poterie). La commune de Trégomar est fusionnée avec Lamballe par arrêté préfectoral du 29 décembre 1972, à compter du 1er janvier 1973.
On rencontre les appellations suivantes : Tregummal (à la fin du XIème siècle), Tregomau (en 1220), Tregoumar (en 1233), Par. de Tregomar (en 1235), Tregomau (en 1249), Tregomar (en 1235), Tregoma (en 1256, en 1290, en 1298, en 1440), Tregoma (en 1427, archives de Loire Atlantique, B2978), Tregoma (en 1440, lettres de Jean V, n° 2624), Tregomma (en 1477), Tregomar (en 1440, en 1480, en 1510, en 1536, en 1569, en 1605) et Tregommar (en 1668). La forme Trégomar est officialisée en 1861.
Note 1 : en 1346, suivant Ogée, Geoffroi Le Voyer, baron de Trégomar, épouse Renée Madeuc, et il est nommé chevalier par le comte et la comtesse de Dinan. En 1451, Olivier Le Voyer, baron de Trégomar, est nommé chambellan du duc de Bretagne. En 1500, Bertrand Le Voyer possédait les manoirs de Trégomar, de Pont-Busse, des Trotrés, de la Bussonnaye et de la Villéon. En 1580, Jacques Le Voyer, chevalier des ordres du roi, est député de la noblesse à la réformation de la coutume de Bretagne. En 1680, Pierre Le Voyer était baron de Trégomar. En 1780, la seigneurie de Trégomar appartenait à Callouët de Trégomar et avait haute justice.
Note
2 : la commune de Trégomar est formée des villages : Ville-Neuve,
Basse-Ville-Neuve, la Petite-Houssonnaye, les Champs-du-Bois, le Melrai, le
Haut-Bourg, le Champ-de-l'Epine, Clos-Perrine, le Haut-Prencas, Goujon, la
Rouandrie, les Froches, les Clossiaux, la Bourdonnaie, la Fosse-au-Loup,
Saint-Mieux, le Clos-Herry, la Villéon.
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PATRIMOINE de TREGOMAR
l'église Saint-Blaise (1856). On y trouve les gisants d'Olivier Le Voyer, seigneur de Trégomar (XVème siècle) et d'Alix de Mauny (XVème siècle). Dans la tour se trouve les armes de la famille Callouët. Le 20 juillet 1856 est bénie la première pierre de la nouvelle église. L'église est ouverte au culte le 1er janvier 1858 et abrite les statues de saint Jean-Baptiste et d'une Vierge à l'Enfant ; | |
la croix du cimetière (XVIIIème siècle) ; | |
la croix de la Perrière ; | |
la maison de Villéon (ou Ville-Eon). Propriété de Bertrand Le Voyer en 1536 ; | |
la fontaine Saint-Antoine (XIXème siècle). Elle abrite la statue de saint Antoine l'Egyptien, protecteur des porcs ; | |
2 moulins ; |
A signaler aussi :
le menhir de Guihalon (époque néolithique) ; | |
le territoire est desservi par une voie romaine allant de Langouhèdre à Lamballe ; | |
l'ancien château, berceau de la famille Le Voyer, dont l'un des membres Olivier est cité en 1235. Ce château, situé non loin de l'église, est démoli en 1816. En effet le comte de Gouyon qui l'acquiert en 1814, le démolit pour réparer ses fermes. |
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ANCIENNE NOBLESSE de TREGOMAR
En 1693, Bonne-Louis Le Voyer, marquise de Pontcallec, ayant hérité de la seigneurie de Trégomar, la vend à Guillaume-Jacques de Callouët, Vicomte du Lou. La famille Callouët garde Trégomar jusqu'en 1759. En 1780, la seigneurie de Trégomar possédait un droit de haute justice. A la même époque, Villebily possédait une basse justice et appartenait à Mme Nugent.
A
la réformation du 11 juillet 1427, sont mentionnés deux nobles de Trégomar :
Olivier Le Voyer et Jehan Le Frere. Lors de la réformation du 18 juin 1440,
sont cités les nobles suivants : Olivier Le Veer (sieur de Trégomar),
Philippot Pelet et Jean Thebaud (sergent du sieur de Trégomar). En 1569, est
cité Pierre de Lescouet (sieur du Clohendrel).
Lors
de la réformation du 8 mars 1536, sont mentionnées à Trégomar les maisons
nobles suivantes : la métairie de Trégomar en Lamballe, Le Pont-Buchon en
Lamballe, les Troches en Lamballe, La Hussonnaye en Lamballe et La Ville-Eon en
Lamballe (propriétés de Bertrand Le Voyer).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence d'un seul noble de Trégomar :
| Gilles LE VOYER de Trégomar (300 livres de revenu) : comparaît comme homme darmes ; |
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