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Bienvenue chez les Tréflaouénanais

TREFLAOUENAN

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La commune de Tréflaouénan (pucenoire.gif (870 octets) Trelaouenan) fait partie du canton de Plouzévédé. Tréflaouénan dépend de l'arrondissement de Morlaix, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TREFLAOUENAN

Tréflaouénan vient du breton "treb" (village) et de saint Laouénan ou Loëvan, Louénan ou Lavan (disciple de Saint-Paul-Aurélien).

Tréflaouénan et ses trèves de Quéran (ou Kéran) et de Trézilidé sont un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouzévédé, vers 1330. C'est à Quéran (noté Kaeran au XIIIème siècle et Queren au XVème siècle) que saint Hervé est élevé. La paroisse de Tréflaouénan dépend de l'évêché de Léon. Quéran est rattaché à Tréflaouénan en 1835.

La seigneurie la plus influente de Tréflaouénan au XV-XVIème siècle est celle des Tournemine. Alain de Tournemine, homme d'armes à la montre de 1503, est seigneur de Coëtmeur (en Plougourvest) et de Kermilin (en Tréflaouénan). Il est l'époux de Marguerite du Chastel.

On trouve les appellations suivantes : Trefflouenan (en 1446 et en 1467), Treffloenan (en 1516) et Trefflaouenan (en 1534). 

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PATRIMOINE de TREFLAOUENAN

l'église Saint-Léonor (XVIème siècle). L'édifice comprend un clocher-mur, une nef avec bas-côtés de cinq travées au nord et de quatre travées au sud, plus le porche et la chapelle des fonts baptismaux. L'intérieur, qui est lambrissé, est divisé en trois nefs par deux rangées de piliers. Sur le lambris, sont présentées quinze scènes de la Vie de Notres-Seigneur avec l'inscription "Paint Lan 1663 et lors recteur Mre Sebastien Pezron Jan Tonart et Fiacre Chequin Fabrique". A l'angle du pignon de la sacristie, se trouve l'inscription "Lors estant recteur en cette paroisse messire sebastien Pezron Y. Mesm" (XVIIème siècle). On voit la statue de saint Herbot et un groupe de Notre-Dame de Pitié, ainsi que de vieilles peintures datées de 1663. Le groupe de la Déploration du Christ, en bois polychrome, date du XVIème siècle. Les armoiries des Tournemine timbrent la façade nord, et sont alliées à celles des Rieux au dessus des portes du presbytère. On y trouve le gisant de Jacques de Tournemine (XVIème siècle). La dalle tumulaire d'Alain de Tournemine, seigneur de Coetmeur, et époux de Marguerite du Chastel, provenant de l'église de Tréflaouénan, est aujourd'hui encastrée dans le mur de la mairie de la paroisse. Trois écussons armoriés encastrés dans le mur de la mairie offrent les armes des Tournemine mi-parti de Kerimel et du Chastel, et celles des Kerimel mi-parti du Penhoat. L'église abrite les statues de saint Léonor, sainte Marguerite, saint Sébastien, saint Herbot, une Descente de Croix et trois Vierges-Mères ;

l'ancienne chapelle de Saint-Jean-Keran ou Quéran, aujourd'hui disparue. C'était l'une des plus anciennes chapelles de Bretagne. Une note (B. N. f. fr. 11551) prétend qu'il s'agissait, semble-t-il, de la chapelle de Keran, ancienne paroisse dédiée à saint Hoarné ("duquel elle a le tombeau et la maison en laquelle il fut nourry joignant la chapelle, le tout au sieur de Kergournadech"). Avant la Révolution, on y conservait le berceau de saint Hervé (né à Lanrioul en Plouzévédé) au portail de la chapelle et le mausolée d'un Rosmadec. Deux actes établissent les droits et les prééminences des seigneurs de Kermenguy dans l'église tréviale de Quéran : l'un accordant le droit de sépulture, l'autre intimant l'ordre de respecter les prééminences de Tanguy de Kermenguy ;

l'ancienne chapelle Saint-Herbot, située jadis à Coëtnempren (ou Coetnenpren) et aujourd'hui disparue ;

la croix de Coz-Castel (moyen âge) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Coat-Nempren (1895), Kerbalanec (XIXème siècle), Lanveur (XVIème siècle), Odéven (1892), Quéran (Moyen Age), la croix du cimetière de Tréflaouénan (1910). A signaler aussi la croix de Chupica aujourd'hui disparue ;

le manoir de Creac'h-Ingar (XVIème siècle), propriété de la famille Coëtnempren. On y voyait jadis une tour ronde aujourd'hui démolie. La manoir est pillé sous la Ligue. Il appartenait alors à Yves de Coëtnempren, époux d'Ambroise de Kerliviry. Leur fils aîné, Pierre de Coëtnempren est gouverneur de Saint-Pol en 1621 ;

l'ancien château de Kermilin (XVème siècle), édifié  par la famille Tournemine et flanqué jadis de deux grosses tours rondes à mâchicoulis. Il existait encore en 1835. Ce château a été depuis détruit. Kermilin avait été pris et pillé pendant la Ligue en 1590. Il appartenait alors au marquis de Neufbourg, lieutenant général en Bretagne pour Henri IV. Il semble que ce château ait été démantelé sur l'ordre de Napoléon Ier parce qu'il appartenait à Fernando de Los Rios, ambassadeur d'Espagne en France, par suite de l'alliance de celui-ci avec une de Rohan. Il est définitivement rasé en 1841 ;

la maison, ferme-musée du Léon (1650) ;

5 moulins dont les moulins à eau de Coat-Nempron, de Poutriou, de Claec’hingac, de Kerjournal,... ;

A signaler aussi :

une meule à grain (époque néolithique) ;

des pierres druidiques, situées près de la ferme de Bodillo ;

l'ancien manoir de Coëtnempren, aujourd'hui disparu. Berceau de la famille de même nom. Raoul de Coëtnempren se croisa en 1248. Le manoir est passé ensuite entre les mains des familles Keranrais et Coëtelez ou Coëteleg. Il possédait jadis une chapelle privée dédiée à saint Herbot ;

l'ancien manoir de Coëtnempren-Liscoët (XVIIème siècle), aujourd'hui disparu. Cette terre est en 1580 à François du Liscoët, sieur de Coëtnempren, président du Parlement de Bretagne ;

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ANCIENNE NOBLESSE de TREFLAOUENAN

Coëtnempren (de), sr. dudit lieu, — de Créchengar, — de Kerdournau, — de Leslouc'h, — de Kerdélégan, — de Kernilis et de Kerneizon, en Trefnaouënan, — de Kerlaudy,en Plouénan, — du Vrénit, paroisse du Minihy, — de Keramel et de Kerénez, en Kerlouan, — de Kerléau, en Landunvez, — de Kerouc'hant et de Kerdanet, en Taulé, — de Kersaint, — du Cosquer et de Crec'hmorvan, en Cléder, — de Coëtcanton, — de Trépompé, — de Lomogan et de Kerprigent, en Saint-Martin de Morlaix, — du Rouazle, en Dirinon ; mentionné aux réformes de 1426 à 1543 avec les nobles et gentilshommes des paroisses de Trefflaouënan, Plouënan, Minihy, Saint-Martin de Morlaix, Plounévez, évêché de Léon. (Anc. réf., t. III). Déclarés nobles d'ancienne extraction par arrêt du 12 juin 1669. (Mss. de la Bibliothèque de Nantes, t. I), les Coëtnempren ont emprunté ou donné leur nom à une terre seigneuriale de la paroisse de Trefflaouënan. Alliés aux Penanec, Kerourfil, Crec'hmorvan, Kerliviry, Kerouartz, Lié, Kerjean, Kersaintgilly, Crec'hengar, Pentrez, Kerlec'h, Keramel, Kerléau, Kergoulouarn, Penfeunteniou, Kermenguy, Guernizac, Kersauson, Le Cilleur, Marzein, Kernezne, Eustache de l'Escluse, Dalesso d'Eragny, Durfort, Halna, du Tremblay, de Saint-Yvon, etc., portent : D'argent à 3 tours crénelées de gueules, comme Crec'hquérault. Devise : Et abundantia in turribus tuis. Parmi les illustrations dont s'honore la maison de Coëtnempren, on remarque : Raoul, dont le nom se lit sur une des nombreuses procurations données, en 1249, à Hervé de Nantes, pour le passage de Limisso à Damiette, titre en vertu duquel ses armes ont été admises à Versailles. — Prégent, homme d'armes avec coustilleur et page, à la montre des gens de guerre de l'ordonnance du duc, tenue à Nantes par M. de Rieux, maréchal de Bretagne, le 9 juillet 1374. (Lobineau, II, 1342). — Yvon, marié, en 1390, à Jeanne de Keramanac'h. — Jacques, un des gens de la retenue du maréchal de Rieux, en 1414 et 1421, compagnon d'armes de Richard de Bretagne (Ibid., 967-969). — Yvon et Prégent entre les nobles de Trefflaouënan, à la réforme de 1443 (Marquis du Refuge). — Jean, homme d'armes de la compagnie de Lohéac, revue à Châteaubriant, en 1464 (Lobineau, 1367). — Prégent, homme d'armes de Monsgr. du Pont, en 1464 (D. Morice, III, 125). — Guillaume, l'un des 30 archers de Jean de Launay, en 1481 (Ibid., 389), à la montre et revue faite à Dinan, le 2ème jour de septembre 1489 (Ibid., 732). — En 1594, Jacques signe la capitulation des Ligueurs de Léon, au Folgoët (Ibid., 1601). — Olivier, des 50 salades en garnison aux ville et château de Brest, en 1595. Mais c'est surtout dans la marine que les Coëtnempren ont brillé : jusqu'au XVIIIème siècle, toutes les branches y ont eu leur part de gloire, l'aînée fondue dans Liscouët, et celles de Crec'henger dans Le Floch, — de Tréponpé dans du Parc, et du Rouazle dans Keraldanet. Depuis cette époque, c'est la branche de Kersaint qui, seule, a le droit de la revendiquer. Guy-François et ses trois fils, Armand, Joseph et Guy. — Guy-François, capitaine de vaisseau en 1747, chef d'escadre en 1756, tué dans la baie de Quiberon en 1759. — Armand-Guy-Simon, comte de Kersaint, capitaine de vaisseau en 1779, chef de division en 1781, gouverneur des îles Demerary, Essequibo et Borbice, enlevées par lui aux Anglais en 1782, membre de l'Assemblée législative et de la Convention. Ne pouvant sauver le Roi, il rompit avec la Révolution par une démission motivée qui le conduisit à l'échafaud. — Joseph, vicomte de Kersaint, lieutenant de vaisseau sous le bailli de Suffren. — Guy-Pierre, successivement chevalier, baron, puis comte de Kersaint, capitaine de vaisseau en 1786, émigré en 1790, volontaire à l'armée des Princes, préfet maritime d'Anvers en 1812, contre-amiral en 1814, préfet de la Meurthe en I8I5, mis à la retraite en 1816, mort en 1822. — Armand-Guy-Charles, capitaine du génie sous le premier Empire, puis maître des requêtes, démissionne en 1830. (Alm. roy. ; Hist. de la Marine française, par le comte de Lapeyrouse Bonfils, t. III ; Fastes de la Légion d'honneur, t. V, 5 ; Mon. un., passim), marié à Laure du Tremblay de Saint-Yvon. — De ce mariage : 1° Guy-Pierre-Léon, vicomte de Kersaint, né en 1827, marié, en 1852, à Marie-Charlotte-Ghislaine de Louvencourt ; 2° Guy-Gabriel-Henri, ancien enseigne de vaisseau, chevalier de la Légion d'honneur, député du Puy-de-Dôme sous Napoléon III, décédé en 1860, laissant de son mariage avec Claire de Baguenet de Parmentier deux fils : Raoul, né en 1857, et Jacques en 1859 ; 3° Hélène-Marie, mariée à Paul-Frédéric-Marie, marquis de Robien. 
Tanguy de Kersauson, sr. de Kerjaouen, du vivant de son père, prit, à la mort de ce dernier, le titre de sr. du Vieux-Chastel. Né à Plouescat, le 6 octobre 1634, il épousa, en décembre 1659, Anne de Coëtnempren, dame de Kersaint, fille de feu noble homme, Yves, sr. de Lamogin, et de Marie de Crec'hquérault. Du mariage de Tanguy de Kersauson avec Anne de Coëtnempren est issu un fils, Hamon-Nocodème, sr. de Vieux-Chastel, fils du premier mariage de Tanguy, baptisé à Plouescat, le 19 juillet 1663, et qui épousa Anne-Agnès Le Levier. Devenu veuf de sa première femme, Tanguy de Kersauson se remaria, au bout de quelques années, à Brigitte Huon, de la maison de Kermadec, et soeur cadette de Françoise, femme d'autre Tanguy de Kersauson, sr. de Pennendreff, qui l'épousait aussi, on se le rappelle, en deuxièmes noces (J. de Kersauson).

Lors de la Réformation de l'évêché de Léon en 1443, plusieurs familles nobles sont mentionnées à Tréflaouénan :

Coëtnempren (de), seigneur dudit lieu, paroisse de Tréflaouénan, et de Kerprigent, paroisse de Saint-Martin-des-Champs. D’argent à trois tours crénelées de gueules. Yvon se trouve mentionné entre les nobles de Tréflaouénan, et Prigent se trouve mentionné entre les nobles de Saint-Martin-des-Champs.

Fréon, seigneur de Kerlézégan, paroisse de Tréflaouénan. Jean se trouve mentionné entre les nobles de Tréflaouénan.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 11 nobles de Tréflaouénan et Trézilidé :

le sire de KERMELIN (200 livres de revenu) : comparaît armé d'une lance. Il s'agit d'Alain Tournemine, époux de Marguerite du Chastel ;

Pierre COËTQUELFEN (78 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Yvon, fils de Jehan COËTNEMPREN (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; 

Guillaume FREON (35 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

le fils dudit Guillaume FREON, absent ;

Catherine KERMELLEUC (6 livres de revenu), remplacé par Yvon Drean : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan KEROURFIL, ancien (45 livres de revenu), remplacé par Jehan Boseuc : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Bernard de LAUNAY (12 livres de revenu), remplacé par Tanguy Harnic : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan NOUEL (30 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Henry : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; 

Hervé NOUEL (6 livres de revenu), remplacé par Jehan Goeletreff : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan SELVESTRE (21 livres de reveu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven le 25 septembre 1503, plusieurs nobles de Tréflaouénan et Trézilidé (Treflaouenan, Keran et Tresélidé) sont mentionnés :

Tanguy Coetnempren, en brigandine ;

Pierre Coetquelfen, en brigandine ;

Jehan Freon, en brigandine ;

Pierre Keranraës, pour Anne Kerourfil, tutrice d'Yvon Keranraës. Injonction de s'armer ;

Tanguy Selvestre. Injonction de salade ;

Yvon Poncin, pour le fils Alain Olivier, en brigandine ;

Henry Cozguermeur.

A la « montre » (réunion de tous les hommes d’armes) de l’évêché de Léon reçue à Saint-Renan le 24 août 1557, plusieurs nobles de Tréflaouénan (Treflauenan) sont mentionnés :

François Fouern (?) ;

Jehan Coetnempren ;

Jehan Coetangartz ;

Yvon Coetnempren.

(à compléter)

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