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TREBABU

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La commune de Trébabu (pucenoire.gif (870 octets) Trebabu) fait partie du canton de Saint-Renan. Trébabu dépend de l'arrondissement de Brest, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TREBABU

Trébabu vient du breton « treb » (village) et de saint Pabu.

Trébabu est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploumoguer. Au VIème siècle (vers 520), le moine breton Tugdual (surnommé Pabu), fonde un monastère qui devient ensuite le village de Trébabu (Leon Pabu in plebe Macoer)

L’église de Trébabu est qualifiée de paroissiale en 1393 et dépendait jadis de l'ancien évêché de Léon. En 1393, des indulgences y sont accordées par le Saint-Siège : " Cupientes igitur ut parrochialis ecclesia de Tresbabu, Leonensis diocesis, que, ut asseritur, in honore et sub vocabulo beati Tutguali episcopi et confessoris fundata existit, congruis honoribus frequentetur et etiam reparetur … Datum Avenione, VII idus maii, anno quintodecimo (9 mai 1393) " (Archives du Vatican). 

On trouve les appellations suivantes : Lanpapbu (au XIème siècle), Trefbabu (en 1393) et Trebabu (en 1467).

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PATRIMOINE de TREBABU

l'église Saint-Tugdual (1758), édifiée de 1757 à 1758 par Nicolas Saffrey, entrepreneur à Brest et bénite le 12 novembre 1758. L'édifice est en forme de croix latine avec clocher-mur, chevet droit et porche non voûté avec bancs. La sacristie date de 1777. L'église renferme deux bannières du XVIIème siècle. L'église abrite les statues de saint Tugdual, sainte Anne et la Vierge, saint Yves, saint André et la Vierge-Mère ;

la chapelle Notre-Dame-du-Val (XVIème siècle). Cette église est encore appelée Notre-Dame-du-Traon. Il s’agissait d’une dépendance du manoir de Kermorvan et ceci jusqu’en 1778. Rebâtie en 1759, elle se trouve à l'emplacement du premier monastère de saint Tugdual surnommé Pabu. L'édifice actuel, jadis en forme de croix latine, est de plan rectangulaire. Le clocher-mur est sans contreforts et sur le pignon ouest se trouvent les armes des Kermorvan. La chapelle abrite une statue de la Vierge-Mère ;

la chapelle Sainte-Anne et Saint-Cado. Il s'agit de l'ancienne chapelle du manoir de Kerjean-Moll. L'édifice est de plan rectangulaire. On lit au-dessus de la porte ouest la date de 1852. La chapelle abritait jadis les statues de saint Cado, saint Yves, sainte Anne et un Ecce Homo. On y trouvait aussi un tableau du Couronnement de la sainte Vierge signé "Jouan pinxit 1783" ;

la chapelle de Kermorvan (XVIIème siècle). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire situé jadis à l'étage du château avec clocheton à dôme. On y trouve l'inscription "Servir à Dieu est régner 1622". Le tombeau en marbre du sénéchal Tanguy de Penfentenyo, décédé le 4 avril 1646, y était érigé. Celui-ci, époux de Catherine de Kermorvan, avait fait transporter dans la chapelle, les restes de Christophe de Penfentenyo, général de l'Ordre des Franciscains et archevêque de Césarée, décédé à Rome le 26 mai 1595 ;

la croix micaschiste de Kermorvan (XVIème siècle), restaurée au XIXème siècle ;

les deux croix du cimetière de Trébabu : l'une date du XVIème siècle, et l'autre date de 1874 (sculptée par Lapierre de Brest) ;

la croix monolithe de Keruzou (1842) ;

la croix de Vourc'h (XVIème siècle) ;

le manoir de Kermorvan (XVIIème siècle), édifié à l’emplacement d’un ancien édifice, propriété de la famille Kermorvan, puis de la famille Penfenteuniou (au XVIème siècle). C'est dans la chapelle du manoir que fut transporté, en 1634, le corps de Christophe de Cheffontaines (Penfenteuniou, en breton), général de l'ordre des Cordeliers (en 1571), et archevêque de Césarée (en 1579), mort à Rome en 1594. Il est l'auteur d'un grand nombre d'ouvrages latins, français et bretons. Ces derniers datent de 1560 à 1570 et avaient été imprimés au couvent des Cordeliers de Cuburien (fondé en 1458 par Alain, vicomte de Rohan et de Léon) où se trouvait une imprimerie. Le tombeau n'existe plus, mais sur les murs de la chapelle, on voyait autrefois de nombreuses inscriptions relatant le personnage ;

le manoir de Kéruzou (XVIème siècle), propriété de la famille Kermorvan. On y voit les armes de Kermorvan et de sa femme Jeannette de Kerguz (1695) ;

le manoir de Kervinigant (XVIème siècle) ;

les colombiers de Kéruzou-Bras (XVIème siècle), de Kermorvan (à la Métairie), de Kerjan-Mol (dans le parc) ;

l'ancienne fontaine du Traon où les jeunes gens y faisaient flotter des épingles ;

le moulin de Kerléo (XIXème siècle) qui a cessé son activité en 1986. Les moulins à eau : de la Baie, Kermengant, Huella, Izella, Traon Kervan, Kervinigant, Keruzou-Bras et les deux moulins de Milin-Mol ;

A signaler aussi :

une borne (XVIIIème siècle), située route de Saint-Renan ;

l'ancien château de Kerjan-Mol (XVIème siècle). Sa chapelle privée est dédiée à saint Cado et à sainte Anne. Propriété de la famille Mol qui se fond dès 1733 dans la famille Kersauson de Goasmelquin ;

la ferme-manoir de Kerzouar ;

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ANCIENNE NOBLESSE de TREBABU

SEIGNEURIE DE KERJAN-MOL. — Paroisse de Trébabu, ancien évêché de Léon. En 1733, Jean-François-Marie de Kersauson, sr. de Goasmelquin et veuf, sans enfants, de Françoise de Kerouartz, épousait Françoise-Suzanne Mol, héritière, de la terre noble de Kerjan-Mol, qui a donné depuis son nom aux Kersauson de cette branche (J. de Kersauson).

Nota : Julien-Claude-Joseph de Kersauson de Pennendreff épousa, le 14 février 1748, dame Jeanne Mol, de la paroisse de Ploudaniel, fille de Messire Claude Mol, sr. de Kermabon, et de dame Claudine de Keraldanet, veuve de Messire Jean-François de Coataudon, demeurant au château de Coataudon. Le mariage se fit à la chapelle dudit, en présence de Messire Jean-Baptiste-Marie de Coataudon, fils aîné de ladite, d'Anne-Jeanne, sa fille, de Pierre-Michel Audren, sr. de Kerdrel, de Guillaume-Jean Huon de Kermadec. Ladite veuve de Coataudon habitait le manoir (Registres paroissiaux de Guipavas, communiqués par M. de Carné).

Mol, sr. de Mol-Enez, — de Kerjan, en Trébabu, — de Rumorvan, — de Lesmoalec, — de Guernelez, paroisse de Tréhou, — de Langollian, — de Kerengar, — de Kerforest, — de Kermellec, — de Kerhuel, — de Runtau, — de Garzian, en Plouvien, — du Vijac, en Guipavas. — Ancienne extraction, onze générations en 1669. — Réformes et montres de 1448 à 1534 en Trebabu et Plougonvelin, évêché de Léon. Blason : D'argent à trois ancres de sable. Tanguy, sr. de Kerjan, vivant en 1375, épousa Marie du Chastel. La branche de Kerjan fondue dans Kersauson, celle de Guernelez dans de Flotte.

Blois (Bloys) de, originaire de Picardie et maintenue en Champagne en 1668, sr. de Novion-l'Abbesse, — de la Saulsotte, — de la Calande. Blason : D'argent, à deux fasces de gueules, chargées chacune de 3 annelets d'or. Devise : Agere et pati fortia. Cette famille (ramage de Châtillon) [Note : « Chastillon-sur-Marne, autrement de Bloys, maison aussi illustre qu'il y en ait en France, érigée en duché par le roi Charles IX, l'an 1566, porte pour armes antiques : De gueules à 3 pals de vair, au chef d'or ; moderne : Bretagne » (Armorial de Guy Le Borgne, édit. de 1667)] se rattache par ses traditions aux srs. de Trélon, en Hainault, qui tirent leur origine de la maison de Châtillon. — Gérard, puîné de Trélon, vivant en 1406, substitua à ses armes celles de sa femme, héritière de Crescy, en Thiérache. De Blois portait pour armes anciennes : De gueules, à trois pals de vair, au chef d'or (sceau de 1293), qui est Châtillon. Une branche, établie en Bretagne depuis 1700, s'est alliée dans cette province aux Provost de Boisbilly, Le Borgne, Jacquelot, Poulpiquet, Le Bihannic, Goyon, La Boissière, l'Espine et Kersauson. Nul n'ignore que c'est de cette illustre maison de Châtillon qu'est issu le célèbre et bienheureux Charles de Blois, compétiteur de Montfort pour la couronne de Bretagne [Note : « Jean de Blois, sr. d'Avesnes, de Treslon, de Beaumont, vivant au XIVème siècle, épousa sa cousine, Isabeau de Zimberg. De son mariage avec ladite Isabeau, il avait eu deux enfants. Il se remaria ensuite avec Marguerite de Gueldres, dont il n'eut pas de postérité... Il fut le dernier comte de Blois. Les enfants de son mariage avec Isabeau de Zimberg, Jean et Guy, appelés, très à tort, les bâtards de Blois, ont fondé : le premier, la branche de Trélon ; le deuxième celle de Hafton, dont le dernier rejeton vivait encore en 1849 dans la Gueldre hollandaise et a n'avait pas d'enfants. L'aîné, Jean de Blois, vivant en 1350, eut de Sophie d'Arkel six enfants : 1° Jean II, sr. de Trélon, branche à laquelle appartenait notre héros (Louis de Blois, abbé de Licissus, au XVIème siècle, célèbre auteur bénédictin), et qui s'est éteinte en 1580 dans la maison de Mérode, à qui elle a apporté la terre de Trélon. 2° Jean, chanoine d'Utrecht ; — 3° Arnoult, — et 4° Guy, dont on ignore la destinée ; 5° Louis de Blois, sr. de Cabbon, qui a formé une branche existante encore en Hollande, Cette branche a pris le nom de Trélon, à l'extinction de la branche aînée. Elle a fourni plusieurs amiraux distingués, et accueillit, pendant la Révolution, le chevalier de Blois, de la branche française. 6° Gérard de Blois, qui vint se fixer en Picardie, et dont la postérité, restée en Thiérache et en Champagne jusqu'à la fin du XVIIème siècle, vint, à cette époque, se fixer en Bretagne, où elle subsiste » (Extrait du livre intitulé : Louis de Blois, un bénédictin au XVIème siècle, par Georges de Blois. Chap. I, pp. 30 et 31. Paris, V. Palmé, lib. - édit., 1855)]. Guy-Paul-Cado de Kersauson de Kerjan, né le 17 décembre 1848, a épousé, en 1882, demoiselle Marie de Blois.

Lors de la Réformation de l'évêché de Léon en 1443, plusieurs familles nobles sont mentionnées à Trébabu :

Dimanac'h (an) ou Dimoine (Le), D’or à la croix engreslée de gueules. Jean se trouve mentionné entre les nobles de Trébabu.

Kermorvan (de), seigneur dudit lieu, paroisse de Trébabu. D’argent à la croix ancrée d’azur. Yvon se trouve mentionné entre les nobles de Trébabu.

Mol, seigneur de Kerjan, paroisse de Trébabu. D’argent à trois ancres de sable. Jean se trouve mentionné entre les nobles de Trébabu.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 35 nobles de Ploumoguer-Trébabu :

Jehan CAJAN (60 sols de revenu): absent ;

Jehan le DISMOYNE (7 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Mahé : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan DROULIN (60 sols de revenu) : porteur d'une jacques, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan DU BOYS (10 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Prigent : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

ledit Prigent du BOYS (40 sols de revenu) ;

Yvon le DOUGOT (100 sols de revenu) : porteur d'un corset, comparaît armé d'une vouge ;

Antoine HOARIEUC (60 sols de revenu), malade, remplacé par son fils Nouel : porteur d'une brigandine ;

Jehan HOUSSE (12 livres de revenu), remplacé par son fils Henry : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan de KERLECH (25 livres et 10 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Marie KERASQUER (8 livres de revenu), remplacée par Jehan Heubout : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Hervé KERBESCAT (50 livres de revenu), malade, remplacé par Yvon Ploediner : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Guyon KERASQUER (8 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Even KERCOLLEAU (100 sols de revenu), remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Yvon KERDIGUAN (4 livres de revenu) : porteur d'un corset, comparaît armé d'une vouge ;

Yvon KERDIGOUAN (60 sols de revenu) : absent ;

Yvon KERMORVAN (60 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Tanguy : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Tanguy KERMORVAN ;

Sainct KERPERENES (60 sols de revenu) : absent ;

Yvon advoué KERMORVAN (60 sols de revenu), malade, remplacé par son fils Allain : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan, fils Jehan L'ABBE (7 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Ollivier LANCYLIN (40 sols de revenu) : absent ;

Jehan LANCYLIN (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une javeline ;

Guyon advoué LE VEYER (60 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan le MEASGOEZ, mineur (53 livres de revenu), remplacé par Nicolas Poder : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehanne MEASGOEZ (15 livres de revenu), remplacée par Jehan Kerbezcat : porteur d'une jusaran, comparaît armé d'une vouge ;

François MEASSOUFFLEN, pour son père Even malade (8 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Richard MOL (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Bernard MOL, pour son père Jehan, malade (12 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

ledit Bernard MOL (10 livres de revenu) ;

Marguerite An NORMANT (18 livres de revenu), remplacée par son fils Yvon : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan PORTZMOGUER (105 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Bernard ROLLAND (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Yvon ROLLAND (15 livres de revenu) : porteur d'une jusaran et d'une brigandine ;

Laurens, fils de Jehan SAINCT, mineur (32 livres de revenu), remplacé par Briend Richart  : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan TRESNIA (8 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une jusaran ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven le 25 septembre 1503, plusieurs nobles de Ploumoguer et Trébabu (jadis annexée à Ploumoguer) sont mentionnés :

Jehan Kerlec, en habillement d'archer. Enjoint paige ;

Yvon le Dreannec, représenté par Bernard son fils, bien accoustré et enjoinct mettre homme pour ledict fils ;

François Kermorvan, en brigandine, à deux chevaux ;

Marguerite Calvez, représentée par Guillaume Porzmoguer son fils, en habillement d'archer ;

François Meassouflem, en habillement de vougier ;

Yvon Heussaf, sergent ;

Tanguy Kermorvan, en habillement d'archer. Enjoinct paige ;

Guion, avoué Kerasquer, default ;

Jehan Kerdignan, en brigandine ;

Robert le Douget, default ;

Jehan Kercolleau, représenté par Jehan Kermenou, en brigandine ;

Even le Deaugueur, default ;

Jehan Mestryvez, représenté par Yvon Penguern. Injonction d'habillement ;

Bernard Rolland, représenté par Yvon Alancou, en habillement d'archer ;

Guillaume Malkichon, en habillement d'archer ;

François du Com, représenté par Alain le Briz, en habillement d'archer ;

Jehan Tuonlin, en habillement de vougier ;

Robert Maistryvez. Injonction d'habillement ;

Olivier Lancelin. Injonction de s'habiller ;

François an Lanigou, en brigandine et javeline ;

Perric Kersaintgilly. Injonction d'avoir cheval ;

Tanguy Lescoat, représenté par Jehan son fils, en habillement d'archer.

A la « montre » (réunion de tous les hommes d’armes) de l’évêché de Léon reçue à Saint-Renan le 24 août 1557, plusieurs nobles de Trébabu (Treffbabu) sont mentionnés :

Le mineur de Kermorvan ;

Guillaume Mol, sr. de Kerjehan ;

Le sr. de Kervynygan (Rolland) ;

Olivier le Dymoyne.

(à compléter)

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