Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue chez les Touvoisiens

TOUVOIS

  Retour page d'accueil         Retour Canton de Legé  

La commune de Touvois (bzh.gif (80 octets) Tolvez) fait partie du canton de Legé. Touvois dépend de l'arrondissement de Nantes, du département de Loire-Atlantique. 

Vous possédez des informations historiques sur Touvois, vous souhaitez les mettre sur le site infobretagne, contactez-moi par mail (voir page d'accueil)

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TOUVOIS

Touvois vient, semble-t-il, du gaulois "Talavia" ou du latin "tollere" (enlever) et "via" (chemin). On pense que les pèlerins passaient à Touvois lors de leur pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle, car on a retrouvé une coquille Saint Jacques gravée sur une cheminée d'une très ancienne maison. 

La première mention écrite de Touvois apparaît en 1119 dans un document relatif à l'abbaye de Tournus, fondée sous le vocable de Saint Philibert en 875. Un prieuré de femmes est fondé en 1150 sous le nom de Bademorière ou Bademoreria (du nom d'un ancien propriétaire du lieu, Bademore) par l'abbaye de Fontevrault. A noter que l'abbaye de Fontevrault est fondée en 1101 par Robert d'Arbrissel, et vers 1150 l'abbaye est dirigée par Pétronille de Chemillé (1115-1150), puis par Mathilde d'Anjou. 

Sous l'Ancien Régime, la châtellenie de Touvois, membre du duché de Retz, est réunie à celle de Saint-Etienne-de-Mer-Morte et dépend alors de la subdélégation de Machecoul. En 1238, la châtellenie appartient à Raoul de Rais ou Retz, puis elle passe entre les mains de la famille de Juigné. A partir de 1750, les Leclerc de Juigné sont de riches détenteurs de terres et de Forêt et du Lac de Grandlieu.

L'époque des Guerres Civiles entre Bleus et Blancs a durement marqué cette région. Charette avait des troupes au Val-Morière et à Fréligné, un combat sanglant eut lieu : sur les 2000 républicains, 1200 tombèrent. C'est là que furent tué le commandant Albert Marnette et son fils Jean. Plusieurs fois Charette et les officiers de son état-major vinrent se faire soigner chez les religieuses du Val-Morière.

Le territoire de la commune de Touvois s'agrandit en 1861 au détriment de la commune de Grand-Landes (située en Vendée).

Note 1 : la forêt de Touvois, propriété de la famille Leclerc de Juigné, est acquise vers 1850 par la famille Houget (négociants nantais), alliée aux Rousselot, Despaigne, Reneaume, Toulmouche et Lecadre. Cette forêt donne ensuite naissance à trois propriétés distinctes : celle de Bel-Air, de Jarilles et de Tannières. Le cahier de doléances en 1799 de Touvois est signé par Pinson, Cailleteau, Thomas, Cavoleau et Mourain. Aucune école à Touvois en 1683 (Livre de visites du climat de Retz, Archives départementales). 

Note 2 : liste non exhaustive des maires de Touvois : René Febvre, Jean Cavoleau (sous le Ier Empire), Riou (sous la Restauration), Louis Lavéant, Pellard de Montigny (sous Louis-Philippe), Gariou (en 1860), Simoneau, Badereau de Saint-Martin, Charles de La Brunière (en 1885), Victor Blanchard (en 1914), .....

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE DE TOUVOIS

l'église Saint-Jacques (XIV-XVème siècle), édifiée, d'après la tradition, par les Anglais vers 1350. Cet édifice est restauré et remanié entre 1807 et 1815. Il ne subsiste du sanctuaire primitif, que le mur nord de la nef et deux murs du chœur. Le clocher-porche date de 1842 : il a été restauré au XXème siècle. Le chœur et le transept datent de 1864. L'autel du choeur est encadré par des autels latéraux : l'un est dédié à la Vierge, l'autre est dédié à Saint Joseph. Les vitraux, œuvre de la Maison Uzureau de Nantes, datent de 1913 ;

la chapelle Notre-Dame de Fréligné (XIIIème siècle), édifiée, selon la tradition, par des marins anglais naufragés, qui font le vœu d'édifier une chapelle à Notre-Dame. En effet, la chapelle de Fréligné est située non loin de la rivière du Falleron (qui à l'époque dérivait par Fréligné) où les naufragés anglais avaient débarqué. On croit savoir que ces naufragés revenaient des croisades à Jérusalem. En 1793, au début de la guerre de Vendée, la charpente fût totalement incendiée et seuls les murs et le choeur restaient encore debout. Les vitraux, œuvre de F. Gérard, datent de 1885. Les fonts baptismaux datent du XIIIème siècle. La crédence trilobée date du XIIIème siècle ;

la chapelle du Sacré-Cœur (1895). Cette ancienne chapelle privée est édifiée dans le hameau de Bel-Air à l'initiative de la veuve de Charles Rousselot (née Houget) ;

la croix Bauget ou Baugé (XIXème siècle), située à Fréligné ;

l'ancienne maison de la Grande-Thibaudières, disparue vers le XVIIIème siècle. Il ne subsiste que le porche daté du XVème siècle. Propriété de la famille Maistre en 1470, puis de Henri d'Asnières, marquis d'Aizenay et baron de Palluau (sous la Révolution). Vendu comme bien national, le domaine est acheté par la famille Digeon avant de passer entre les mains des enfants de Marie Joseph Mosneron Du Pin en 1828, puis de la famille Colin ;

le manoir de l'Espiardière ou l'Epiardière (1813), encore mentionné sous le nom de "les Piardères". Il est reconstruit en 1813, après avoir été brûlé et démoli lors des guerres de Vendée. Propriété de la famille Pellard de Montigny (alliée aux de Vay de La Fleuriais), de la famille Servanreau de La Brunière, puis de la famille de Lorgeril ;

le manoir du Val-de-Morière (1870). Propriété successive des familles Laperrière, Mosneron Du Pin (après 1792) et Guibourg de Luzinais. Le domaine du Val-Morière était jadis un domaine religieux avec couvent, bois et métairies de Viage, de Haute et Basse rues. Le tout estimé 113 000 livres en 1796. Les biens sont vendus nationalement et acquis par la famille Mosneron du Pin (bourgeois de Nantes) ;

le manoir des Tannières (1895), édifié par Paul Rousselot, fils du fondateur de la Banque Rousselot à Nantes en 1850 ;

l'auditoire. Il s'agit du siège de la juridiction pour le secteur de la Forêt, avec pour subdivisions La Foresterie, Bel-Air, Les Tannières et Les Jarilles. Elle appartenait aux Leclerc de Juigné ;

la fontaine bouillonnante située à Fréligné. La légende de la fontaine de Fréligné est celle-ci : "un soldat sur son cheval mourrait de soif. Il ne cessait de prier le Vierge. Un beau jour, son cheval tapa 3 coups au sol et de l'eau se mit à jaillir" ;

l'ancien moulin de Fréligné ;

A signaler aussi :

le tumulus (ou motte de Touvois) situé au chevet de l'église et rasé en 1949. La tradition nous dit que cette motte a servi à la Révolution à entasser les corps des victimes tués par les Bleus à Touvois. Elle a été fouillé en 1850 et on y a retrouvé des os humains ;

la découverte en 1863 de vestiges d'aqueduc romain à La Vénerie (ou Vannerie) ;

la dalle funéraire (1815) de Ludovic (1792-1815), neveu du Général Charette. Il s'agit de l'un des chefs vendéens de la guerre de Vendée. Ludovic de Charette (décédé le 31 mai 1815, âgé de 27 ans) est mortellement blessé, ainsi que Guerry de Beauregard, le 20 mai 1815, lors du combat d'Aizenay ;

le manoir de La Foresterie. Il s'agit de la plus vieille demeure de la Forêt de Touvois, avec douves et saut-de-loup. En 1815, Ludovic Charette, blessé à la bataille d'Aizenay, vint mourir à La Foresterie, chez les Vrignaud (sa pierre tombale se trouve au cimetière) ;

le manoir de La Vannerie. Propriété des familles Riou, Lavéant et Pelletier-Laboureur ;

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE de TOUVOIS

La châtellenie de Touvois. — Cette antique seigneurie, englobant la paroisse de Touvois, parait unie à la châtellenie de Saint-Etienne de Mer-Morte depuis l'an 1200. Cet état de choses persévéra jusqu'en 1789, de sorte que les deux noms ne sont jamais séparés dans les documents féodaux. La haute justice de Touvois s'exerçait en un auditoire bâti au bourg de ce nom. En ce même bourg le seigneur du lieu avait aussi droit de tenir trois foires par an et d'y lever les coutumes et trépas, aux lendemains des fêtes de Saint-Nicolas, de la Trinité et de Saint-Vincent. Le sire de Touvois était fondateur du monastère du Val de Morière, prieuré de femmes, membre de l'abbaye de Fontevrault ; il avait également sous sa mouvance toutes les petites seigneuries de la paroisse de Touvois.

Le domaine proche de la châtellenie de Touvois était assez beau : il comprenait à l'origine un château-fort disparu depuis bien des siècles mais dont il reste aujourd'hui une motte considérable lui servant jadis d'assiette et s'élevant encore au chevet de l'église paroissiale de Touvois. Faisaient, en outre, partie de ce domaine : un four banal, un auditoire, « prison et cachot au dessoubs » et des halles au bourg de Touvois — la forêt de Touvois contenant « mille charruées de terre » — le moulin à eau de la Cour de Touvois et le moulin à vent des Grands-Champs — le manoir de la Forestrie « avec douves, colombier, jardins et garennes » — les métairies des Grande et Petite Forestrie et des Grands-Champs — les landes des Bignons contenant 200 charruées de terre — enfin une portion des dîmes de la paroisse de Touvois (Déclarations de la paroisse de Touvois en 1580, 1679 et 1694).

(à compléter)

© Copyright - Tous droits réservés.