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TAULE |
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La commune de Taulé ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TAULE
Taulé vient de Taulé, un saint breton.
Taulé (d'origine gallo-romaine, semble-t-il) outre ses trèves Henvic, Carantec, Notre-Dame de Callot (aujourd'hui en Carantec) et Penzé (aujourd'hui enTaulé), englobait également autrefois le territoire de Locquénolé (enclave de Dol). Le centre primitif de la paroisse se trouvait jadis à Henvic "le vieux-bourg".
Avec sa chapelle Notre-Dame, Penzé (ou Pensez) alors village de Taulé (noté Pensai en 1158 et Pansei en 1185) dépendait au XIIème siècle de l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes. Penzé, ancienne seigneurie qui dès le XIIIème siècle était une châtellenie ayant appartenu aux vicomtes de Léon, puis aux seigneurs de Rohan, est devenu le 14 juillet 1947 le centre d'une nouvelle paroisse.
On trouve l'appellation Taule dès 1353. Taulé dépendait autrefois de l'ancien diocèse de Léon.
On rencontre les appellations suivantes : Taulai (en 1128), Taule (en 1353), Guictaule (en 1398) et Taulé (en 1426).
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PATRIMOINE de TAULE
| l'église Notre-Dame (1789), érigée en paroisse le 14 juillet 1947. Cette église a remplacé l'ancienne chapelle Notre-Dame qui dépendait en 1185 de l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes. Il s'agit d'un édifice rectangulaire reconstruit en 1789 et agrandi sur les plans de M. Heuzé au XXème siècle. Le vieux clocher date du XVIème siècle : l'une des cloches date de 1794 et l'autre, plus ancienne, du XVème siècle (semble-t-il). Le retable à tourelles, avec tableau de l'Assomption, date du XVIIème siècle. L'église abrite la statue de Notre-Dame de Penzé. On y voit une dalle armoriée des armes de la famille Boutouiller de Keromnès ; | |
l'église Saint-Pierre (1901-1904) de la paroisse de Taulé. Il s'agit d'un édifice en forme de croix qui comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés et, au droit de la dernière travée, deux chapelles en ailes formant faux transept : elle est terminée par une abside en hémicycle et chaque travée du bas-côté est subdivisée en deux travées plus petites. Les fonts baptismaux datent de 1657. L'église abrite les statues de sainte Anne et la Vierge, saint Eloi, saint Sébastien et la Vierge-Mère. Gonfanon aux armes de France et de Pologne, offert à la paroisse de Taulé par Haut et Puissant messire Thomas Charles de Morant comte de Penzé, mestre de camp des dragons de la reine ; | |
l'ancienne église Saint-Pierre de la paroisse de Taulé et son clocher (XVIème siècle) dû à l'atelier Beaumanoir ; | |
l'ossuaire (XVIème siècle) ; | |
la chapelle Saint-Herbot (XVIème siècle) de la paroisse de Taulé. Il s'agit d'un édifice rectangulaire sans clocher datant du milieu du XVIIIème siècle. L'édifice aurait servi de chapelle pour les pestiférés. La chapelle abrite les statues de saint Herbot, saint Avertin et un Crucifix ; | |
l'ancien oratoire dédiée à Sainte-Anne, situé près du hameau de Trevengant ou Trévengat. Cette chapelle, en ruines depuis 1945 et démolie en 1956, était un petit édifice rectangulaire sans caractère ; | |
la chapelle Saint-Michel, située au Vieux-Chastel. Il s'agit d'un édifice rectangulaire avec chevet à trois pans reconstruit vers 1870. La chapelle abrite les statues de saint Michel, sainte Barbe et saint Yves ; | |
l'ancienne chapelle de la Madeleine (de la paroisse de Taulé), aujourd'hui disparue et mentionnée dans une charte de 1128. Elle était également dédiée jadis à saint Maudet et dite parfois chapelle de Brénigant. L'ancienne croix aurait été transportée au manoir de Lan Penhoat et porte sur son socle "Mathurin Pledran fit faire 1645". L'emplacement est encore signalé par une fontaine ; | |
les anciennes chapelles de la paroisse de Taulé, aujourd'hui détruites ou disparues : la chapelle Saint-Laurent (située jadis au manoir de Kercadoret), la chapelle de Guic-Taulé (disparue depuis le XVIIIème siècle). La chapelle de Guic-Taulé était sans doute la première église paroissiale de Taulé ; | |
la croix de Porslan (1554) ; | |
la croix du placitre de l'église Saint-Pierre (XVème siècle) ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : Briac (1889), Ty-Croaz à Kerangomar (XVème siècle), Lanc'hoat (XVème siècle), Penzé (1959), cimetière (1908), Bel-Air (1954), Croix-de-Mézarun (1903) ; | |
le château de Coatilès (XVIIème siècle). Son colombier date de 1670 et ses terrasses datent du XVIIème siècle. La porte cintrée avec des sculptures, est datée de 1673. Propriété successive des familles Coatilés, Kernavan, Kergroadez, Musnier de Quatremarres, Le Gac de Lansalut et Mazurié de Pennanec'h ; | |
le manoir de Kerassel ou Keraffel (XVI-XVIIIème siècle). Propriété, en 1636, d'Alain de Kerléan, sieur du Tymen ; | |
le manoir de Vieux-Chastel (XIXème siècle). L'ancienne terre noble est, en 1434, la propriété de Jehan du Faou, époux de Constance Penhoadic. On mentionne Jean du Faou (ou Fou) en 1467. Ollivier Quellen est mentionné en 1481 : ce dernier est marié avec Marie de Berien ; | |
le manoir de Castelmen (XVIIème siècle) est construit en 1625 par Léon Jean de Pensornou, sénéchal de Penzé, sur l'emplacement d'un édifice du XIVème siècle détruit en 1615 et ayant appartenu à Jean de Châteaumen (ou Castelmen). La famille de Châteaumen est mentionnée lors des montres de 1426 et 1481. Le manoir du XVIIème siècle comportait une chapelle privée dédiée à Saint Sébastien et aujourd'hui disparue. En 1306, le manoir était la propriété d'Alain de Châteaumen. Il passe ensuite, en 1446, entre les mains de la famille Kergoulouarn, puis, au XVIème siècle, entre les mains de la famille Kergroadez. Il devient ensuite la propriété de la famille de Jean de Pensornou (au début du XVIIème siècle), puis de Suzanne de Kergadiou, de la famille Kersaintgilly (en 1731), de Jean Louis de Kermerc'hou de Kerauterm (en 1792). A noter que ce dernier descend de Louis de Kermerc'hou (1699-1773), né à Plougasnou, et époux de Jeanne de Kerautem (mariés en 1726). L'édifice actuel de 1625 comporte sur la façade arrière une tour quadrangulaire. Le colombier de Castelmen ou Châteaumen date de 1550 (il comportait 600 boulins en 1656) ; | |
l'ancienne fontaine de Notre-Dame, située à Penzé ; | |
15 moulins dont le moulin à eau de Bigodou, de Vieux-Châtel, de Castellin ou Castelmen (XVIème siècle), de Kerangomar, Neuf, de Kergus, de Guernisac, de Kerassel ou Keraffel, de Kermaven, de Penhoat, 3 moulins à papier, sur le ruisseau de Lan-Penhoat et moulin principal de Pennarvern,... |
A signaler aussi :
l'ancien manoir de Guernisac (XVème siècle), berceau de la famille Guernisac, branche cadette de la maison du Penhoat, dont elle portait les armes. La maison de Guernisac s'est éteinte avec le décès du comte Ange de Guernisac ; | |
l'ancien manoir de Kergus, berceau d'une famille fondue au XVIIIème siècle dans celle de Roquefeuil ; | |
l'ancienne forteresse "Castel-an-Trébez" (le château du Trépied), construite par les vicomtes de Léon. Démolie en 1170 par le roi Henry II d'Angleterre, puis reconstruite à nouveau et ruinée définitivement en 1374 par le duc Jean IV ; | |
l'ancien château de Lannigou ou "Lannigou neuf" (1881), édifié en 1881 par Ferdinand Cazin d'Honinctum (ou Honinctun). Ce édifice remplace un autre manoir, appelé aujourd'hui "ferme de Lannigou" et érigé vers 1840 par Auguste Cazin d'Honinctum. Ces édifices ont été construits sur des terres ayant appartenu à la famille Guicaznou au XVIème siècle, puis à Guy Balavesne (en 1668). Propriété successive des familles Guicaznou (au XVIème siècle), Guy Balavesne, maire de Morlaix (1668), François Drillet, bailli de Morlaix en 1750 (sieur de Penamprat et époux de Anne Laurence Guillotou), Sébastien-René Drillet, bailli de Morlaix et de Lanmeur (fils des précédents et époux de Guillemette Bernard de Basseville), Jean Baptiste Drillet (fils des précédents et promu capitaine en 1789) et Cazin d'Honincthun (suite au mariage de Victoire Drillet avec Auguste Cazin de la Trésorerie, dont le nom, devint en 1863, Cazin d'Honincthun). A noter qu'Auguste Cazin d'Honincthun fit construire, vers 1840, une autre demeure connue sous le nom de "vieux Lannigou". Les deux Lannigou ("Lannigou neuf" et "vieux Lannigou) ont été édifiés sur des terres qui appartenaient au XVIème siècle à la famille Guicaznou Le château est surmonté d'une tour quadrangulaire qui comporte une chapelle ; | |
l'ancien manoir de Kercadoret. La chapelle privée, aujourd'hui disparue, était jadis dédiée à saint Laurent ; | |
l'ancien manoir de Kerangomar ou Kerangoumar (XVIIème siècle). On y voyait jadis les écussons de François de Kergroadez et de Kerangomar (entouré du collier de Saint-Michel qui lui fut conféré en 1598). A noter que Kerangomar passa dans la maison de Kergroadez suite au mariage de Hamon III, seigneur de Kergroadez, le 29 mars 1431, avec Catherine de Kerouzéré, héritière de Guillaume de Kerouzéré et de Jeanne Le Noir, seigneur et dame de Kerangomar. Leur fils se nommait Robert de Kergroadez et leur petit-fils Hamon IV ; | |
l'ancien manoir de Kérozal, édifié en plusieurs étapes par Jean Victor Lhuillier (1827-1888). La partie gauche de l'édifice date de 1890. La partie Est du château, édifiée par Blanche Lhuillier (épouse de Jean Victor), date de 1897. L'édifice devient ensuite la propriété de la fille de ces derniers, Blanche (1859-1950) épouse de Lucien Blavoyer (1870-1927). Le domaine est vendu vers 1937 à une communauté de soeurs Franciscaines. En 1972, l'édifice est acheté par les "Genêts d'Or" pour accueillir des enfants présentant des défiances intellectuelles ; | |
le château de Kerozar, situé non loin d'une chapelle dédiée à Sainte-Geneviève et édifié par Jacques Le Bris (1790-1866) qui fit détruire l'ancien château. En effet, un édifice est mentionné dès le XVIème siècle et appartient alors à Alain Quintin (époux de Périne de Kermerc'hou). La demeure est vendue ensuite par Jeanne Quintin à Jean Guillotou, puis il devient la propriété de François Joseph Guillotou, seigneur de Kerever et secrétaire du roi en 1739. Le domaine est vendu comme bien national, et devient ensuite la propriété de la famille de Villiers, de la famille Le Loup Varennes, puis de la famille Le Bris (dès 1843). Une des filles de Jacques Le Bris, Jeanne Zoé, héritière, épouse le général Félix Le Bon (1845-1923). Le château de Kerozar est vendu en 1965 à la société Unicopa. Les quatre angles formés par les pignons du château ont la forme de tours carrées ; | |
le château du Frout, encore surnommé "le nouveau Frout". On y trouve une chapelle dédiée à Notre-Dame de Bonne-Nouvelle et qui date de 1860. La porte de la chapelle est cintrée. La chapelle renferme trois vitraux représentant saint Paul (daté de 1860), Hippolyte (daté de 1861), Tugdual (daté de 1865), Paule (daté de 1866). Sur la gauche du château, se trouve encore l'ancien château de Frout (ancienne ferme de Frout) auquel on a rajouté une aile à angle droit en 1895 ; | |
l'ancien manoir du Frout, encore surnommé "le vieux Frout", édifié au XVIème siècle. Le corps principal du logis date du XVIème siècle. La porte cintrée est ornée d'un écu aux armes de la famille Bernard de Basseville. Propriété de la famille Gourio (au XVIème siècle), associée aux Crémeur et aux de Quelen, puis de la famille Leserec de Tredern (entre 1678 et 1692), de la famille Allain de la Brosse (de 1692 à 1707), de la famille de Launay, de la famille Bernard de Basseville, époux de Jacquette de La Chapelle (en 1734). La petite-fille, Cécile, de Bernard de Basseville lègue son héritage à son neveu Jean-Baptiste Drillet de Lannigou, dont une descendante, Paule de Parscau épouse Joseph de Kersauson Vieux Châtel (1852-1913) ; | |
l'ancien château de Rozarcour ou Roz-ar-Scour (XIXème siècle), édifié vers 1880 par Gaston Lot, époux de Marguerite Lhuillier (fille de Jean Victor Lhuillier). Le domaine devient ensuite, vers 1949, la propriété de la Société Immobilière Brestoise, qui y installe le siège de l'Association "Maison d'Accueil Saint-Joseph", puis la propriété de l'Association "Roz ar Scour". L'édifice devient en 1976 la propriété de l'hôpital de Morlaix, afin d'y installer un service psychiatrique, qui aujourd'hui à fermer ses portes ; | |
l'ancien manoir de Saint-Yves ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de TAULE
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 27 nobles de Taulé :
Allain du CHASTEAUMEN (30 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Hervé DANIEL (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Yvon DU BOYS (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; |
Jehan DU FOU, mineur (70 livres de revenu), remplacé par Yvon Lanmeur : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Morice GUEGUEN (10 livres de revenu), malade, remplacé par Jehan Gueguen : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan GUEGUEN (7 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Mériadec GUICAZNOU (1 100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge. Il est accompagné d'Hervé Le Jeune porteur d'une brigandine et en archer ; | |
Yvon GUILLOU (7 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Guillaume HAMON (25 livres de revenu), remplacé par Yvon Mazeas : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Hervé HULYAS (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Yvon KERANFLAC (100 sols de revenu), remplacé par Jehan Moign : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Hervé KERAUNNOU (15 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Guillaume : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Yvon KERAUNNOU (6 livres de revenu), remplacé par Yvon Canesen : porteur d'une jaque, comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan Thomas KERCADORET (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Guillaume KERCUZ (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Hervé KERGALLIC (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehanne KERLAN, mineure (30 livres de revenu), remplacée par Jehan Hamon : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Guillaume KERRAUMMOU (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Hervé KERRET (100 sols de revenu), remplacé par Hervé Henry : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehanne LANNORGANT (10 livres de revenu), remplacé par Henry Madouzgrech : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Guillaume LE DU (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan LE GALL (14 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Guillaume PENSORNOU (35 livres de revenu), remplacé par son fils Laurens : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; |
Ollivier QUELLEN (100 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan QUELEN (30 livres de revenu), remplacé par Perrin Sulyer : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Derien TRENENGAN (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Guillaume YNISAN (20 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; |
(à compléter)
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