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TALENSAC

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La commune de Talensac (bzh.gif (80 octets) Talenseg) fait partie du canton de Montfort-sur-Meu. Talensac dépend de l'arrondissement de Rennes, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne).      

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TALENSAC

Talensac vient du latin "Tallentius" ou "Talutium" (talus). Le suffixe "ac" indique une origine gallo-romaine.

Talensac est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive d’Iffendic. Talensac et sa trève Le Verger passent d’après la tradition, pour avoir été fondées par Saint Méen. Talensac dépendait autrefois de l'ancien évêché de Saint-Malo.

La tradition veut que Judicaël et Erispoë, rois de Bretagne y auraient établi leur résidence du VIIème et au IXème siècle. Cette résidence semble avoir été située au Châtellier : elle est détruite vers 1372. On prétend même qu'Erispoë aurait été assassiné dans l'église en 857 (Pouillé de Rennes). 

Erispoë, roi de Bretagne, habitait en 852 Talensac, où il avait, semble-t-il, un château, « Factum est in aula Talensac » (Cartulaire de l'abbaye de Redon, 367 — Il existe à Talensac une ferme appelée le Châtellier, qui tire vraisemblablement son nom de ce château royal ; on y découvre encore l'assiette de l'antique forteresse, dont le Meu baignait la base ; un petit manoir fut bâti au côté durant le moyen-âge). D'après la tradition, la paroisse de Talensac était même antérieure à ce fait, car on prétend qu'elle fut évangélisée par saint Méen dès le VIème siècle (nota : à la fin du XIXème siècle, on montre dans un bois voisin du village de la Chapelle-ès-Oresve un menhir appelé Grés de saint Méen ; le peuple prétend que le bienheureux y aiguisait sa hache, restée proverbiale et rappelant les grands travaux de cet intrépide civilisateur). Quoi qu'il en soit, l'église de Talensac fut donnée d'assez bonne heure à l'abbaye de Marmoutiers. Les religieux de ce monastère furent, en effet, confirmés dans sa possession en 1120 par Donoald, évêque d'Aleth, en 1168 par Albert, évêque de Saint-Malo, et Josse, archevêque de Tours, et en 1187 par Pierre Giraud, évêque de Saint-Malo. Ces derniers confirmèrent même les moines dans la possession de la moitié des dîmes de la paroisse de Talensac (Bibliothèque Nationale, Blancs-Manteaux - Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 13 H, 22 - Archives départementales d'Indre-et-Loire). 

L'abbé de Marmoutiers unit à son prieuré d'Iffendic ce qu'il possédait en Talensac. En 1319, le prieur d'Iffendic jouissait encore de l'église de Talensac et d'une partie de ses dîmes, le tout évalué à 30 livres de rente, somme considérable à cette époque (« Ecclesia de Talensac valet secundum taxacionem decimœ XXX libras » - Archives départementales d'Indre-et-Loire). Comment les religieux de Marmoutiers perdirent-ils tous leurs droits sur Talensac ? Nous pensons qu'ils les cédèrent au recteur présenté par eux ; il est certain, du moins, qu'au siècle dernier ils n'avaient plus rien dans cette paroisse. A cette époque, en effet, les dîmes de Talensac se trouvaient appartenir au recteur pour un tiers, à l'abbaye de Montfort pour un autre tiers, et aux abbayes de Saint-Georges et de Saint-Sulpice pour le dernier tiers, qu'elles se partageaient. En fondant l'abbaye de Saint-Jacques de Montfort, Guillaume, seigneur de Montfort, donna en effet aux religieux de ce monastère, en 1152, la dîme des revenus en grain et en argent de l'hôpital de Talensac, et la terre de Guilhermont avec ses dépendances dans la même paroisse ; Amice, sa femme, y ajouta le moulin de Talensac, et un nommé Léhefaut, du consentement de ses fils, y joignit encore le don d'une terre voisine de la forêt et sise également en Talensac (« Decimam frumenti et censuum (hospitii) de Talencach ... terram de Guinelmor cum appendiciis suis... in Talensach molendinum... in Talencach terram juxta forestam » - Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 614). Outre leur tiers des grosses dîmes, les chanoines réguliers de Montfort avaient encore en Talensac au XVIIIème siècle un bailliage et la métairie de Guilhermont, avec la chapelle de ce nom. Dès l'an 1202 Pierre Giraud, évêque de Saint-Malo, confirma l'abbaye de Saint-Georges de Rennes dans la possession d'une dîme en Talensac, « decimam in parrochia de Talensac » (Cartulaire de l'abbaye Saint-Georges, 201). En 1214 Adam, trésorier de Rennes, reconnut que pendant qu'il était recteur de Talensac, les religieuses de Saint-Georges lui cédèrent la dîme qu'elles percevaient en cette paroisse, c'est-à-dire le sixième de la dîme totale (« Eo tempore quo eram persona ecclesie de Talanchac » - Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 33). En 1731, l'abbesse de Saint-Georges affermait ce sixième de la dîme de Talensac pour 16 mines de seigle, 4 boisseaux de froment et 10 mines d'avoine ; en 1789 elle l'affermait 400 livres (Pouillé de Rennes). 

Le prieuré de Thélouet, membre de l'abbaye de Saint-Sulpice-des-Bois, ayant été fondé en 1124 par Raoul, seigneur de Montfort, il n'est pas étonnant de voir ces religieuses posséder en Talensac une dîme qu'elles devaient vraisemblablement à ce seigneur ou à ses successeurs. Aussi la prieure de Thélouet, et plus tard l'abbesse de Saint-Sulpice (après l'extinction du prieuré de Thélouet) jouissait-elle en Talensac d'un fief et du sixième des grosses dîmes. Enfin, le prieur de Saint-Lazare de Montfort possédait en Talensac un fief, une métairie et une chapelle appelée Saint­Laurent-des-Guérets ; il y levait même en 1685 une petite dîme de peu d'importance. Quant au recteur de Talensac, qui jouissait, avons-nous dit, en 1789 du tiers des grosses dîmes, nous croyons volontiers qu'il avait reçu ces dîmes de l'abbaye de Marmoutiers. Présenté longtemps par l'abbé de ce nom, il prenait aux siècles derniers le nom de prieur-recteur, ce qui rappelait sa dépendance originelle d'un monastère qui ne pouvait être que celui de Marmoutiers, les autres abbayes possessionnées en Talensac n'ayant jamais prétendu à la présentation de la cure. Quoi qu'il en fût, le recteur, M. Cogné, déclara en 1790 que le revenu net de la cure de Talensac était de 992 livres 4 sols (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 29). Talensac renfermait jadis le territoire du Verger, érigé en trève en 1630 et en paroisse en 1803 (Pouillé de Rennes).

On rencontre les appellations suivantes : Talensac (en 852), ecclesia de Talencheac (en 1168), Thalanzac (en 1190), Talanchac (en 1214).

Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Talensac : Jean, "Johannes presbiter de Thalanzac" (il fut témoin vers 1190-1198 d'un accord passé entre les moines de l'abbaye Saint-Melaine et le recteur de Guer), Adam (il devint en 1213 chanoine et trésorier de Rennes), Etienne (il fit avant 1261 son testament), Jean Bertrand (révoqué en 1565), Guillaume Le Coq (en 1565), Jean Dersoir (en 1567), Raoul Allaire (1568-1571), Guillaume Catherine (1571-1572), Bertrand Rolland (en 1572), Pascal Lucas (avant 1596), Guillaume Moulnier (en 1596), Jacques Doremet (résigna en 1621), Julien Michel (en 1621), Jacques Gallicher (avant 1640), Gabriel Constantin (en 1640, sieur de la Fraudière, ancien conseiller au Parlement, il est devenu prêtre après la mort de sa femme), Noël Le Cerf (vers 1643), Julien Roxelin (décédé vers 1655), Olivier Neveu (1655-1669), Guillaume Bouchardeau (en 1669), Joseph Touzée (avant 1677), Guillaume Trochet (1678-1723), Jean Roselier (1723-1754), Gilles-Pierre Gandon (en 1754), Henri Pinsart (en 1754), François-Pierre Le Rasle (1754-1782), Pierre-Julien Coqué (1782-1789 et 1803-1807), Jean Legendre (1807-1839), N... Saulnier (1839-1843), Jean-Marie Chollet (1843-1863), Pierre Guérin (1863-1879), François Jéhannin (à partir de 1879), .....

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PATRIMOINE de TALENSAC

l'église Saint-Méen (1877-1882), oeuvre des architectes Henri Mellet et Aristide Folie. L'ancienne église, édifiée au XVème ou XVIème siècle, est détruite par un incendie puis reconstruite en 1872. Dédiée à saint Méen, l'église primitive de Talensac passait pour avoir été construite par le bienheureux abbé de Gaël lui-même. On y rattachait aussi le souvenir de saint Judicaël, et l'on disait même que le roi Erispoë y fut assassiné en 857. Cet antique édifice n'existe plus depuis longtemps ; il fut remplacé aux XVème et XVIème siècles par une église incendiée en juin 1872. C'est de cette dernière que nous allons parler. C'était à l'origine un simple rectangle accosté au Nord d'une chapelle prohibitive dédiée à la Sainte Vierge et appartenant aux seigneurs du Bois de Bintin. En 1784 on construisit au Sud une nouvelle chapelle pour donner au temple la forme d'une croix, et on la dédia à sainte Anne. Les sablières et les tirants de la nef, en bois sculpté, ne manquaient point d'intérêt ; ils étaient couverts de monstres grimaçants et d'animaux affrontés ; des anges aux larges ailes déployées y tenaient des écussons et des objets pieux et s'y trouvaient mêlés aux personnages les plus grotesques. Les confréries du Rosaire et du Saint-Sacrement étaient érigées au XVIIIème siècle en cette église, qui possédait aussi quelques fondations, entre autres celle d'une messe matinale les dimanches et fêtes. A l'origine, le seigneur de Montfort possédait toutes les prééminences à Talensac, mais en 1642 Gilles Huchet, seigneur de la Bédoyère (nota : La seigneurie de la Bédoyère, appartenant d'abord à la famille de ce nom, devint la propriété des Huchet par suite du mariage en 1420 de Jeanne de la Bédoyère avec Bertrand Huchet ; leurs descendants l'ont possédée jusqu'à sa suppression en 1789) , acheta du duc de la Trémoille, seigneur de Montfort, les droits de supériorité et de fondation en l'église de Talensac, et y plaça son banc, ses armoiries et son enfeu dans le chanceau, « tant du costé de l'épître que de l'évangile ». Il acquit en même temps le fief de Talensac, lui donnant droit au triage des communs, à l'établissement de pressoirs banaux et à l'exercice du devoir de guet. Mais après en avoir pris possession, ce seigneur renonça solennellement à ces droits féodaux, le 1er novembre 1643, dans l'assemblée du général de la paroisse, réuni à l'église, « considérant que cesdits droits apportaient une incommodité notable à tous les paroissiens, et voulant leur donner une preuve de son affection et de sa bienveillance ». Le seigneur de la Bédoyère mit, toutefois, deux conditions à ce généreux abandon de ses droits : il voulut que les paroissiens versassent une somme de 600 livres destinée à la réédification du chanceau de l'église de Talensac, et exigea qu'ils s'obligeassent, eux et leur recteur, à se rendre chaque année processionnellement à l'église de Bonne-Nouvelle, à Rennes, accompagnés du curé du Verger. En allant, la procession devrait entrer au couvent des Minimes, dans la rue Saint-Louis, et chanter un De profundis sur le tombeau des seigneurs de la Bédoyère se trouvant en l'église de ce monastère. Un autre De profundis serait aussi chanté sur les tombes des mêmes seigneurs placées dans la chapelle Sainte-Elisabeth, à côté de celle de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, dans l'église des Dominicains. Le général de Talensac accepta ces conditions et promit même d'employer « 60 sols à faire disner le recteur et les prestres conduisant la procession à Bonne-Nouvelle » (Archives paroissiales). Notons aussi l'ancienne croix du cimetière, sculptée en granit : elle présente d'un côté le Christ, de l'autre une piéta, qu'accompagnent quatre personnages, deux de chaque côté ; le long du fût se tiennent debout quatre anges, et au sommet sont encore quatre autres anges en adoration. Enfin, non loin de l'église est la fontaine de saint Lunaire, fréquentée par les malades menacés de cécité, qui viennent prier au pied de la statue de ce bienheureux placée dans le temple. Depuis l'incendie de 1872, une nouvelle église gothique a été construite avec goût à Talensac par M. l'architecte Folie ; elle a été consacrée par Mgr Place le 12 septembre 1882 (Pouillé de Rennes). L'église incendiée en 1872 comprenait une nef à chevet droit, accostée au nord d'une chapelle prohibitive aux seigneurs du Bois de Bintin ; une autre chapelle au sud avait été achevée en 1786. A l'intérieur, les sablières et les tirants de la nef étaient sculptés d'anges, d'animaux et de grotesques. Les seigneurs du Bois de Bintin y possédaient une litre et des vitres armoriées dans le choeur. En 1642, Gilles Huchet seigneur de la Bédoyère plaça, par droit d'achat au seigneur de Montfort, un enfeu armorié dans le choeur ; 

l'ancien manoir du Bois ou du Bois de Bintin (depuis le XVème siècle), situé route de Montfort-sur-Meu. Il possédait jadis une fuie et une chapelle privée dédiée à Saint-Joseph. Le manoir du Bois appartint longtemps aux familles de Bintin et Hingant, mais au commencement du XVIIIème siècle il était devenu la propriété des Filles de la Sainte-Vierge établies à Rennes. Le 22 juin 1712 ces religieuses fondèrent, en effet, une messe hebdomadaire « en la chapelle qui depuis un très long temps est bastie à leur maison du Bois de Bintin et dédiée à saint Joseph, attendu qu'elles sont obligées d'estre en cette maison pendant le temps de la récolte et pour qu'elles puissent y continuer leurs œuvres de piété » (Registre des insinuations ecclésiastiques de l'évêché de Saint-Malo). Cette fondation fut approuvée le 24 juin 1712 par l'ordinaire, qui en pourvut Jean Renault. Ce chapelain eut pour successeur en 1761 Charles Boulanger, que présenta Yves Logeois, seigneur du Bois de Bintin, et qui conserva ce bénéfice jusqu'en 1790. Il paraît que les Filles de la Sainte-Vierge avaient vendu le Bois de Bintin dès 1724 (Pouillé de Rennes). Le Bois relevait à l'origine du comté de Montfort, puis au XVIIème siècle de la châtellenie de la Bédoyère. Propriété successive des familles du Bois, de Bintin (à la fin du XIVème siècle), Hingant seigneurs du Hac (vers 1450), du Gué (au début du XVIème siècle), de Tournemine seigneurs de Cicé (vers 1543), Jeanne de la Moussaye, épouse de Mathurin Gédouin seigneur de la Dobiays (en 1558), Tournemine, Massuel seigneurs de la Bouteillerie (en 1628). En 1691, il devient la propriété des Filles de la Sainte Vierge (Dames Budes) avant de passer entre les mains des familles Heuzé seigneurs de la Gaudaye (en 1724), Logeais (vers 1747 et en 1789), Porteu de la Morandière. Il est reconstruit au XIXème siècle par la famille Porteu de Morandière ; 

la chapelle de la Bédoyère (XII-XVIIème siècle). Il s'agit de la chapelle privative du château de la Bédoyère, siège d'une des plus importantes seigneuries de Talensac. Construite dans la cour au XVIIème siècle, elle présentait jadis une porte en appareil à joints ouverts que surmontait un fronton armorié arrondi (armoiries mutilées de ses fondateurs, les seigneurs de la Bédoyère), une abside à pans coupés, un petit clocheton au milieu du toit, une corniche modillonnée, et à l'intérieur un retable en marbre et une pierre tombale portant seulement ces mots : Les cendres de Mrs de la Bédoyère. En 1634, Gilles Huchet, seigneur de la Bédoyère, augmenta la fondation de la Frohardière, consistant en messes dites partie en l'église de Talensac et partie en la chapelle de la Bédoyère. A cette époque, Guillaume Bougeart était chapelain de ce manoir (Registre des insinuations ecclésiastiques de l'évêché de Saint-Malo). L'ancien château de la Bédoyère, berceau de la famille de ce nom, possédait aussi jadis une fuie et un droit de haute justice. Un des membres de la famille de la Bédoyère fut secrétaire, garde des sceaux et ambassadeur de Jean V, deux autres Gilles et André, furent procureurs-généraux au Parlement de Bretagne, et un quatrième enfin, chevalier de Malte en 1656. La Bédoyère était qualifiée de marquisat vers la fin du XVIIIème siècle. Propriété de la famille la Bédoyère, puis de la famille Huchet (vers 1441). Propriété de Raoul Huchet en 1480 ; 

l'ancienne chapelle Saint-Pierre du Verger. Il s'agit d'une ancienne église tréviale devenue paroissiale ;

la croix (XVIème siècle), de l'ancien cimetière, figurant d'un côté un Christ et de l'autre une Pieta, avec quatre personnages placés deux de chaque côté ; 

la croix de la Touche-Rolland, située route de Bréal-sous-Montfort. Elle pourrait être d'origine romane ;

la fontaine Saint-Lunaire, fréquentée autrefois pour les maladies des yeux ;

5 moulins dont le moulin Le Châtelier, Le Guern, Tréjouan sur le Meu, Le Coudray et la Bédoyère sur le Serein ; 

A signaler aussi : 

un mégalithe "Le grés Saint-Méen" (époque néolithique) ; 

l'ancien manoir de la Hunaudière, situé au bourg. Propriété de la famille du Guern en 1513 ;

l'ancienne résidence de Judicaël et d'Erispoë située au Châtellier, sur la route de Breteil. Elle est détruite vers 1372. Il ne subsiste que les vestiges d'une motte, entourée autrefois de douves. Propriété de la famille de Bintin en 1472 et en 1444, puis de la famille Hingant seigneurs du Parc en 1513 ;

l'ancien manoir de Maudet, situé route de Bréal-sous-Montfort. Propriété de la famille du Bois en 1427, puis de la famille de Buris en 1444 et en 1513 ;

l'ancien manoir de l'Aulne, situé route de Bréal-sous-Montfort. Propriété de la famille Rolland en 1513 ;

le manoir de Bransahier, situé route de Bréal-sous-Montfort.Il possédait jadis une chapelle. Propriété successive des familles Anger de Kernisan, Guénon et Bélaud ;

l'ancien manoir de la Vallée, situé route de Bréal-sous-Montfort. Propriété de la famille de Morhan en 1441 et en 1513 ;

l'ancien manoir du Guern, situé route de Bréal-sous-Montfort. Propriété de Jeanne du Guern, veuve de Louis de Saint-Brieuc en 1427, puis des familles de Saint-Brieuc (en 1444 et en 1513) et de Béneré (au XVIIIème siècle) ;

la Maison du Ménéhi, située route de Bréal-sous-Montfort. Elle semble indiquer l'emplacement d'un ancien minihy ;

l'ancien manoir de la Touche-Rolland, situé route de Bréal-sous-Montfort. Il possédait autrefois une chapelle privée. La chapelle de la Touche-Rolland dépendait de ce manoir, possédé au XVème siècle par la famille Rolland. Elle fut fondée de messes le 9 avril 1681 par le sieur des Plantes-Avril, seigneur de la Touche-Rolland, et le 17 mars 1699 par Guyonne du Liepvre. En 1715, Bonaventure du Liepvre fut pourvu de ce bénéfice, que lui présenta son père, Guillaume du Liepvre, seigneur de la Touche-Rolland. Cette chapelle n'était plus entretenue en 1766, et l'évêque ordonna alors d'en faire le service dans l'église paroissiale (Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles Rolland (en 1427 et en 1677), Avril sieurs des Plantes (en 1681), du Liepvre (en 1699), Calan et Porteu de la Morandière ;

l'ancien manoir de la Paviotais, situé route de Bréal-sous-Montfort. Propriété successive des familles de Parthenay (en 1420), du Tronchay (en 1441), du Guern (en 1444), Lévesque (en 1513) ;  

l'ancien manoir de la Dahouais, situé route de Bréal-sous-Montfort. Propriété de la famille du Guern en 1427 et en 1444 ;

l'ancien manoir de la Rigadelais, situé route de Bréal-sous-Montfort. Propriété de la famille Toubary en 1427, puis de la famille le Métayer en 1441 et en 1513 ;

l'ancien manoir du Corlet ou du Correlay, situé route de Bréal-sous-Montfort. Propriété de la famille de Quédillac en 1527 et en 1513 ;

l'ancien manoir de Tréjouan, situé route de Bréal-sous-Montfort. Propriété de la famille de Tréjouan, dits Coismadic en 1427 et en 1441, puis de la famille de Cucé en 1513 ;

l'ancien manoir de la Fumelais, situé route de Bréal-sous-Montfort. Propriété de la famille Huchet en 1441, puis de la famille de Saint-Jean en 1513 ;

l'ancien manoir de la Fouchetais, situé route de Bréal-sous-Montfort. Propriété de la famille Bézic en 1441, puis des familles Quédillac et Bigot (en 1513) ;

l'ancien manoir de la Chesnais, situé route de Bréal-sous-Montfort. Propriété de la famille Rolland en 1427 et en 1441, puis de la famille d'Erbrée en 1513 ;

l'ancien manoir du Boucher, situé route de Bréal-sous-Montfort. Propriété de la famille Bigot en 1513 ;

l'ancien manoir du Mont, situé route de Bréal-sous-Montfort. Propriété de la famille du Mont en 1427 et en 1441, puis de la famille Bouttier en 1513 ;

l'ancien manoir de la Touche-Cargouët, situé route de Bréal-sous-Montfort. Propriété de Jean du Guern, dit Cillart, en 1427 et en 1513 ;

l'ancien manoir de la Robiclais, situé route de Bréal-sous-Montfort. Propriété de la famille de Bréneuc en 1427 et en 1513 ;

l'ancien manoir du Casset, situé route de Bréal-sous-Montfort. Propriété de la famille du Guern en 1427, puis de la famille de Bréneuc en 1441 et en 1444 ;

l'ancienne Chapelle de la Fontenelle, située route de Bréal-sous-Montfort. Elle était frairienne et n'existait déjà plus en 1727. Par testament daté du 19 septembre 1595, Armel Rouxel, prêtre de Talensac, y fonda une messe tous les dimanches et fêtes. En 1727 cette chapelle était démolie, et en 1766 l'évêque ordonna que sa fondation fût desservie dans l'église paroissiale (Pouillé de Rennes) ;

l'ancien manoir du Clos, situé route du Verger ; 

l'ancien manoir du Coudray, situé route du Verger. Propriété de la famille de Quédillac en 1427, puis de la famille le Métayer en 1441 et en 1513 ;

l'ancien manoir de Crabassou. Propriété de la famille Tréhel en 1427 ;

l'ancienne Chapelle Saint-Laurent-des-Guérets. Cette chapelle dépendait autrefois du prieuré de Saint-Lazare de Montfort. Il s'y tenait une foire à côté le jour de la fête patronale (10 août). En 1742, l'évêque la trouva « en très-mauvais estat » et ordonna au propriétaire de la réparer et de lui présenter les actes de sa fondation (Pouillé de Rennes) ;

l'ancien manoir de Trémeleuc. Propriété de la famille Trémeleuc en 1427 et en 1513 ;

l'ancien manoir de la Lande. Propriété successive des familles Benest (en 1441), de Presvennes (en 144), de la Héraudière (en 1513) ;

l'ancien manoir du Houx ou du Pré du Houx. Il possédait jadis une chapelle privée édifiée en 1725 dans la cour de ce manoir, et fondée par les seigneurs du lieu. Successivement possédé par les familles Le Lou, Rabinard et de Forsanz, le Houx rappelle le souvenir de Jeanne Pinczon de Cacé, veuve d'Hilarion de Forsanz, seigneur du Houx, morte en odeur de sainteté en 1677 au couvent de la Visitation du Colombier, à Rennes. Sa vie a été écrite en 1712 par le chevalier d'Espoy, puis par dom Lobineau et l'abbé Tresvaux. La chapelle du Houx était fondée de messes et desservie en 1730 par Grégoire Charpentier, successeur de Joseph Redon (Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles le Lou ou Belou (en 1427 et en 1444), Rabinard (en 1513), de Forsanz (en 1677 et au XVIIIème siècle) ;

l'ancienne Chapelle de Guillermoux (ou Guilhermont). La chapelle de Guilhermont devait remonter aux origines de l'abbaye de Montfort, dont elle dépendait. Quoique entretenue en 1727, elle se trouvait en 1742, comme la précédente, « en très-mauvais estat », et l'évêque en réclama aussi les titres de fondation. Ce sanctuaire n'existe plus, mais on retrouve à côté une fontaine vénérée, but de processions faites jadis pour obtenir de la pluie dans les temps de sécheresse (Pouillé de Rennes) ;

les anciens manoirs du Haut et du Bas Bois. Propriété de la famille de la Marzelière en 1513 (Haut Bois) et de la famille Téhel en 1513 (Bas Bois) ;

l'ancien manoir du Clos-Chef-Doué ou du Clocher-Doux, situé route de Montfort-sur-Meu. Propriété de la famille Piedevache en 1427 et en 1444, du Bouays en 1513 ;

l'ancien manoir du Clos-Riel, situé route de Montfort-sur-Meu ;

l'ancien ermitage et l'ancienne Chapelle-ès-Orève, situés près du village de la Chapelle-ès-Orève. Il est probable qu'un membre de la famille Oresve, fort nombreuse dans le pays, avait fondé cette chapelle (chapelle de l'Hermitage) qui conserve son nom, mais dont on n'a plus qu'un vague souvenir ;

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ANCIENNE NOBLESSE de TALENSAC

La famille de la Bédoyère, portant d'azur à six billettes percées d'argent, tirait son origine du manoir de ce nom situé en la paroisse de Talensac. Jean de la Bédoyère, seigneur dudit lieu, prit en 1420 les armes pour la délivrance du duc Jean V. Il épousa Gillette de Saint-Jean, dont il eut Pierre de la Bédoyère, habitant en 1427 le manoir paternel. Ce dernier seigneur épousa Alix des Salles, dont il ne laissa qu'une fille, Jeanne de la Bédoyère, mariée à Bertrand Huchet, secrétaire d'Etat et du Conseil du duc de Bretagne en 1421, plus tard garde des sceaux et ambassadeur en Angleterre. Bertrand Huchet habitait la Bédoyère en 1444 avec sa femme : ils furent les auteurs de la noble famille Huchet de la Bédoyère, qui conserva jusqu'à la Révolution la seigneurie de ce nom. Bertrand Huchet mourut vers 1463, laissant pour fils et héritier Raoul Huchet, seigneur de la Bédoyère, marié 1° en 1457 à Françoise de la Bintinaye, 2° en 1463 à Charlotte de Cahideuc et 3° à Perrine Cojallu. Raoul mourut en 1494, après avoir comparu aux montres de 1479 et 1484 (Généalogie historique de la famille Huchet). Jean Huchet, fils du précédent, seigneur de la Bédoyère en 1494, épousa Françoise de Bellouan, dont il eut autre Jean Huchet, son successeur. Ce dernier seigneur de la Bédoyère s'unit d'abord à Julienne de Quédillac, puis à Marie de Cleuz, dame de Redillac, et  mourut en 1549. Vinrent ensuite Rolland Huchet, seigneur de la Bédoyère, mari de Rollande Téhel de la Bouvais, mort avant septembre 1571 ; - François Huchet, seigneur de la Bédoyère, leur fils, marié en 1597 à Perronnelle de Trécesson, reçu deux ans après conseiller au Parlement de Bretagne et décédé en 1622, — et Gilles Huchet, fils des précédents, marié, en novembre 1622, à Louise Barrin, fille du seigneur du Boisgeffroy, puis en secondes noces à Anne Le Pelletier ; nommé procureur général en 1631, il devint conseiller d'Etat. Le fils aîné de Gilles Huchet fut André Huchet, qualifié comte de la Bédoyère, son père ayant obtenu en 1643 l'érection de cette terre en châtellenie. André Huchet épousa Marie Le Duc en 1649 et fut, l'année suivante, procureur général. Plus tard, il se remaria à Vannes : 1° en 1682 avec Françoise Le Chevoir, et 2° en 1687 avec Jacquine Morice. Il mourut l'année suivante et fut inhumé, le 20 novembre 1688, en l'église des Cordeliers de Vannes. Son fils Charles-Marie Huchet, seigneur de la Bédoyère après lui, fut marié, le 24 août 1677, dans la cathédrale de Rennes par Mgr de Coëtlogon, évêque de Quimper, avec Eléonore du Puy de Murinais, l'amie de Mme de Sévigné (les Lettres de Mme de Sévigné). Il fut aussi nommé en 1674 procureur général au Parlement de Bretagne. Charles Huchet, fils des précédents, né en 1683 et seigneur de la Bédoyère, reçu conseiller au Parlement de Bretagne en 1707, épousa en 1708 Marie-Anne Danycan. Il succéda à son père en 1710 dans la charge de procureur général qu'il remplit jusqu'à sa mort, arrivée en 1754. Son fils Charles-Marguerite Huchet, qualifié marquis de la Bédoyère, fut en 1733 avocat général à la Cour des Aides à Paris et épousa Agathe Sticotti. Il mourut à Rennes en 1786 et sa veuve le suivit l'année suivante dans la tombe. Corentin-Marie Huchet, fils des précédents, fut le dernier seigneur de la Bédoyère. Il épousa - 1° le 17 mars 1779 Reine-Modeste Rado, fille du seigneur de Cournon, qui mourut au château de Talhouët en Pluherlin le 14 octobre 1783 ; - 2° le 28 mars 1784 Marie-Charlotte du Hérissier. De cette seconde union naquit en 1785 Louis-Charles Huchet, marquis de la Bédoyère, époux d'Olympe de Gondrecourt, dont la petite-fille, Mme de Saint-Meleuc, possède la terre de la Bédoyère à la fin du XIXème siècle. En effet, Corentin Huchet ayant émigré, ses biens furent mis en vente par la nation. Mais son frère Charles Huchet de la Besneraye, qui n'avait pas quitté la France, acheta la Bédoyère et la conserva ainsi à sa famille. La Bédoyère relevait du comté de Montfort. Ce n'était à l'origine qu'une petite seigneurie mais en 1642 Gilles Huchet, seigneur de la Bédoyère, acquit d'avec Henry, duc de la Tremoille, plusieurs fiefs faisant partie de sa seigneurie de Montfort. Le plus important était le fief de la Prévoté de la Rigadelaye, qui comprenait toute la paroisse de Talensac ; il possédait par ailleurs la terre de la Bouëxière en Bréal ; aussi obtint-il du roi Louis XIII des lettres patentes datées de janvier 1643, unissant à la seigneurie de la Bédoyère celle de la Bouëxière et les fiefs de Talensac, distraits du comté de Montfort, et érigeant le tout en châtellenie sous le nom de la Bédoyère. Le roi accorda en même temps au seigneur de la Bédoyère une haute justice, un marché à Talensac tous les mardis et trois foires par an, savoir les 1er et 2 juillet et le 26 du même mois au bourg de Talensac, et le 29 juin au bourg du Verger, trêve de Talensac. Les lettres royales constataient aussi que le seigneur de la Bédoyère avait droit de prééminences, banc et enfeu armoriés dans le chanceau de l'église de Talensac, qu'il était seigneur fondateur de l'église du Verger, et qu'enfin en l'église de Bréal lui appartenait une chapelle prohibitive touchant le chanceau du côté de l'épître (Archives du Parlement de Bretagne). Le seigneur de la Bédoyère était aussi présentateur des chapellenies desservies dans la chapelle de son manoir de la Bédoyère, où l'on voit encore une pierre tombale ; il avait également deux enfeus à Rennes : l'un en l'église des Pères Minimes et l'autre en l'église du couvent de Bonne-Nouvelle. Ayant renoncé en 1643 à l'exercice à Talensac des droits féodaux de triage des communs, établissement de pressoirs banaux et devoir de guet ; il voulut, entre autres choses, que les paroissiens s'obligeassent par reconnaissance à se rendre processionnellement chaque année à Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, conduits par leur recteur, et allassent chanter un De profundis sur les tombes de ses ancêtres dans les deux églises de Rennes qui les renfermaient, ce qu'accepta le général de la paroisse de Talensac (Archives paroissiales de Talensac). Enfin, plusieurs maisons nobles du pays relevèrent féodalement de la Bédoyère après 1643 ; telles furent le Bois-de-Bintin, le Houx, le Guerne, la Touche-Rolland et autres manoirs de Talensac. En 1715, Charles Huchet augmenta encore l'importance de sa seigneurie de la Bédoyère en achetant d'avec Charles, duc de la Trémoille, une portion de la forêt de Montfort, plus « la seigneurie et fondation de l'église et paroisse de Coulon, les fiefs, rentes foncières et féodales dues tant en grains que par argent en ladite paroisse, le droit de présentation au prieuré de Saint-Lazare de Montfort, le droit de pêche dans la rivière du Meu, etc. » (Abbé Oresve, Histoire de Montfort, 234). Par suite de cette nouvelle acquisition, le seigneur de la Bédoyère eut alors un droit de chevauchée à la foire du 10 août, qui se tenait autour de la chapelle Saint-Laurent des Guérêts, en Talensac, dépendant du prieuré de Saint-Lazare. Ce jour-là, en effet, disent les Aveux, « tous les gardes des eaux, bois et forêts de la Bédoyère, et les sergents collecteurs des roules des fiefs dépendant de ladite seigneurie doivent accompagner à cheval le sénéchal de la juridiction et faire avec lui le tour de la foire » pour y maintenir bonne police (Archives d'Ille-et-Vilaine, B. 370). Le domaine proche de la Bédoyère se composait du vieux manoir de ce nom et de ses dépendances, comme chapelle, colombier, bois, étang et retenue, — des métairies de la Rigadelaye, la Dahouaye, la Frohardière et le Correlet, — des moulins de la Bédoyère et du Coudray, — de la forêt de la Bédoyère, etc. (abbé Guillotin de Corson).

 

Les seigneuries de Bintin et du Bois de Bintin : La vieille terre seigneuriale de Bintin en la paroisse de Cintré a donné son nom à une famille dont le premier auteur connu fut Geffroy de Bintin, sénéchal de Rennes en 1275 (Potier de Courcy, Nobiliaire de Bretagne, I, 88). Une trentaine d'années plus tard, Bertrand de Bintin, fils d'autre « Monsieur Bertrand de Bintin », scella une charte de son sceau portant ses armoiries : D'or à la croix engreslée de sable, cantonnée de quatre fleurs de lys de même (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, Planches, n° 198). En 1371, Jean et G. de Bintin servaient comme écuyers dans une compagnie d'ordonnance commandée par du Guesclin ; dans cette même compagnie se trouvait aussi l'écuyer Regnaud de Bintin qui ratifia en 1381 le traité de Guérande ; enfin Thomas et Guillaume de Bintin jurèrent en 1379 l'association pour la défense du duché de Bretagne (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 1651, 1652, 1654, 1655, 1658, II, 216 et 275). Vers le même temps un sire de Bintin contracta mariage avec l'héritière de la maison seigneuriale du Bois, en la paroisse de Talensac. Avec cette dame s'éteignit la branche aînée des du Bois, famille portant pour armes : D'argent à neuf fers de cheval de gueules, posés 3, 3, 3 (Potier de Courcy, Nobiliaire de Bretagne). 1658, II, 216 et 275. Une b ranche cadette, représentée en 1427 et 1444 par René du Bois, continua cependant d'habiter en Talensac au manoir du Maudet ; on la retrouve même longtemps après vivant encore dans le pays. Quant au manoir du Bois, il se trouvait en 1427 la propriété et la demeure de Raoul de Bintin « neveu et héritier de feu Regnaud de Bintin » (Anciennes réformations ms. de l'évêché de Saint-Malo) probablement le signataire du traité de Guérande. A partir de cette époque, cette maison du Bois prit le nom, qu'elle conserve encore, de Bois de Bintin. Dès lors aussi les deux seigneuries de Bintin en Cintré et du Bois en Talensac furent réunies en mêmes mains et cet état de choses persévéra jusqu'en 1589. Raoul de Bintin épousa Perronnelle du Gué et prêta en 1437 serment de fidélité au duc de Bre­tagne. Précédemment, en 1420, Thébaud de Bintin, peut-être son frère, avait pris les armes pour la délivrance du duc Jean V (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, II, 1010 et 1303). Raoul de Bintin et sa femme moururent vers 1450, laissant leurs seigneuries à leur fille Guyonne de Bintin, femme de Jean Hingant, seigneur du Hac (nota : Archives de Loire Inférieure – Il existait une autre famille de Bintin fixée au XVème siècle en la paroisse de Ruffiac et portant pour armes dès 1380 : De sable à trois écussons d'or et une molette de même en abyme). De cette union sortit Eustache Hingant, seigneur du Hac et de Cicé, mari de Perrine Botherel, qui rendit aveu au duc de Bretagne en 1468 pour sa terre de Bintin. Cette dernière seigneurie aussi bien que celle du Bois de Bintin appartenait en 1513 à Charles Hingant, seigneur de Cicé, fils des précédents, époux de Raoulette de la Houssaye. Ce chevalier mourut le 22 mars 1514. Son fils aîné Raoul Hingant, seigneur de Cicé, fournit l'année suivante le minu des terres de Bintin et du Bois de Bintin, mais ne les conserva pas ; ce fut, en effet, Gillette Hingant, vraisemblablement sa soeur, qui les apporta à son mari Tristan du Gué, seigneur du Gué de Servon. Ces deux époux en firent hommage au roi en 1539 (Archives de Loire-Inférieure, B, 1007). Après eux Bintin et le Bois de Bintin revinrent aux seigneur et dame de Cicé, René de Tournemine et Françoise Hingant, sa femme, qui rendirent aveu pour ces deux terres en 1543 et 1553 (Archives d'Ille-et-Vilaine, E, supplémentaire). Françoise Hingant étant morte, son mari vendit à condition de reméré ces deux seigneuries qui furent dans cette circonstance séparées pendant peu de temps : Bintin fut acheté en 1557 par Jean du Breil, recteur d'Iffendic, et le Bois de Bintin, l'année suivante, par Jeanne de la Moussaye, femme de Mathurin Gédouin, seigneur de la Dobiaye. Mais deux ans après, René de Tournemine reprit possession de ces deux propriétés, en remboursant aux acquéreurs l'argent qu'il avait reçu d'eux (Archives d'Ille-et-Vilaine, E, supplémentaire). René de Tournemine finit pas donner Bintin et le Bois de Bintin en partage à son frère cadet Julien de Tournemine, seigneur de Montmoréal et de Saint-Tual. Celui-ci, époux d'abord d'Anne de Montbourcher, puis de Marguerite de Coligny, fut chevalier de l'Ordre du roi et son ambassadeur à Rome et en Angleterre. Julien de Tournemine vendit à son tour, en 1571, la terre de Bintin, sous condition de rachat, à Antoine Josses, chanoine de Rennes ; il la reprit en 1574 des mains de son héritier Jean Josses, seigneur de la Morinière. Enfin, se trouvant en 1585 à son manoir du Bois de Bintin, il vendit définitivement cette seigneurie et celle de Bintin à René de Tournemine, baron de la Hunaudaye, époux de Marie de Coëtlogon (Archives d'Ille-et-Vilaine, E, supplémentaire). Le fils de ces derniers, autre René de Tournemine, baron de la Hunaudaye, fit hommage au roi en 1600 pour Bintin, mais il donna en partage cette terre aussi bien que celle du Bois de Bintin à sa tante Marguerite de Tournemine, épouse : - 1° de François Massuel, seigneur de la Bouteillerie ; - 2° de Troïlus de Mescouez, marquis de la Roche. Cette dame rendit hommage au roi pour ses seigneuries en 1620 (Archives de Loire-Inférieure, B 1015 et 1021) ; elle mourut le 26 avril 1628 et fut inhumée le 28 dans le chanceau de l'église de Talensac (abbé Pâris-Jallobert, Registres paroissiaux de Talensac, 29). De sa première union Marguerite de Tournemine laissa un fils, René Massuel, qui hérita d'elle ; aussi durant près d'un siècle les seigneurs de la Bouteillerie en Combourg furent-ils en même temps seigneurs de Bintin et du Bois de Bintin. Ce René Massuel, seigneur de la Bouteillerie, épousa Suzanne Grimaud qui se trouvait veuve de lui dès 1621. Il laissait un fils, Isaac Massuel, seigneur de la Bouteillerie et du Bois de Bintin, chevalier de l'Ordre du roi et marié vers 1640 à Françoise de Cossé-Brissac, fille d'Esme de Cossé, fils légitimé d'Arthus de Cossé, maréchal de France (De Carné – Les chevaliers bretons de l'Ordre de Saint-Michel, 250). Isaac Massuel mourut en 1674, laissant deux garçons Charles et Guy ; il fut inhumé le 21 décembre dans l'église de Talensac. Charles Massuel, l'aîné, seigneur de la Bouteillerie, de Bintin et du Bois de Bintin, épousa Jeanne de Perrouze qu'il perdit en octobre 1676 ; le corps de cette dame, décédée à Rennes en la paroisse Saint-Etienne , fut transféré et inhumé dans le chanceau de l'église de Talensac. Charles Massuel lui survécut peu de temps, car il fut inhumé à Talensac le 4 décembre 1680, et ses enfants mineurs furent placés sous la tutelle de leur oncle, Guy Massuel, habitant alors le Bois de Bintin (Archives d'Ille-et-Vilaine, E, supplémentaire). L'un de ces enfants, Sébastien Massuel, n'était encore qu'on­doyé en 1689 quoiqu'il eut alors environ dix-huit ans ; on lui conféra, le 13 novembre de cette année-là, les cérémonies du baptême en l'église de Saint-Aubin de Rennes ; son parrain fut Mgr du Guémadeuc, évêque de Saint-Malo, et sa marraine Madame de la Bédoyère, la Murinette-Beauté qu'affectionnait la marquise de Sévigné (Registres paroissiaux de Saint-Aubin de Rennes). La fortune ne favorisait pas la famille Massuel. Ses créanciers firent en 1688 mettre la saisie sur Bintin et le Bois de Bintin. Guy Massuel les désintéressa cette fois avec l'argent que lui avança Charles de Cossé-Brissac, baron du Lavouër, frère de la douairière du Bois de Bintin. Mais celui-ci ne se voyant point remboursé, fit à son tour saisir ces mêmes terres en 1691 (nota : le baron de Lavouër décéda au Bois de Bintin en juin 1692). Elles furent définitivement vendues pour acquitter les dettes accumulées par les Massuel. Parmi leurs créanciers se trouvaient les religieuses dites Filles de la Sainte Vierge fondées à Rennes par Mme Budes ; elles avaient prêté au seigneur de la Bouteillerie une somme de 26 000 livres — tout leur avoir, — dont il ne payait même pas les intérêts. « Il ne faisait pas bon aller les réclamer, et elles ne trouvaient ni huissiers, ni sergents pour aller signifier à Guy Massuel qu'il eut à s'exécuter, parce qu'ils ont peur pour leur personne, dit une requête, le sieur de la Bouteillerie étant toujours accompagné de plusieurs personnes en sa maison pour lui tenir main-forte » (De Palys – Les Dames Budes, 143). Lorsqu'on vendit Bintin et le Bois de Bintin, ces pauvres religieuses retirèrent, pour plus de sûreté, ces terres au nouvel acquéreur et les gardèrent pour elles-mêmes. Hélas ! Elles ne se doutaient pas des ennuis qu'elles leur apportèrent ! « Il fallut plusieurs procès pour se mettre en possession, procès contre le seigneur de la Bédoyère et contre Charles de Cossé-Brissac, baron du Lavouër, qui prétendait avoir des droits de retrait féodal ou lignager sur ces domaines ; procès contre les recteurs des paroisses limitrophes Cintré et Breteil, et contre celui même de Talensac, qui prétendaient avoir droit à l'acquit de fondations faites par les anciens seigneurs dans leurs églises respectives. Enfin les fermiers finirent par payer, MM. de la Bouteillerie, du Lavouër et de la Bédoyère furent évincés, les recteurs perdirent leur procès et furent condamnés aux dépens. Le recteur de Talensac fut même obligé de reconnaître les droits seigneuriaux des Filles de la Vierge et d'avoir leur autorisation pour rebâtir son église en 1708 » (De Palys – Les Dames Budes, 143). Ces religieuses avaient d'ailleurs, dès le mois de septembre 1697, pris possession des deux terres seigneuriales de Bintin et du Bois de Bintin et elles en avaient en 1701 fait l'hommage accoutumé au roi (Archives d'Ille-et-Vilaine, E, supplémentaire – Archives de Loire-Inférieure, B, 904). Quoi qu'elles eussent en 1712 fondé une messe hebdomadaire dans la chapelle Saint-Joseph de leur manoir du Bois de Bintin, « attendu qu'elles sont obligées d'être en cette maison pendant le temps de la récolte et pour qu'elles puissent y continuer leurs oeuvres de piété » (Registres des insinuations de l'évêché de Rennes), les Filles de la Vierge ne conservèrent qu'assez peu de temps Bintin et le Bois de Bintin ; en 1724 elles vendirent ces terres avec leurs seigneuries à Jean Heuzé et Laurence Brillot, sieur et dame de la Gaudaye, qui en payèrent cette même année, les droits de mutation au receveur des Domaines (nota : Archives de Loire-Inférieure, B, 2702 - Jean Heuzé mourut le 18 septembre 1770 à 83 ans et fut inhumé dans sa chapelle en l'église de Talensac). Les nouveaux acquéreurs donnèrent Bintin et le Bois de Bintin à leur fille Anne-Marie Heuzé, épouse en 1747 d'Yves-Charles Logeois, alloué au Présidial de Rennes, veuve de lui en 1767 et décédée elle-même en 1770, âgée de 48 ans. De cette union naquit Jean-Charles Logeois, également alloué au Présidial de Rennes, qui fit hommage au roi en 1775 pour la terre de Bintin, comme héritier de sa défunte mère (Archives de Loire-Inférieure, B, 1055) et mourut âgé de 42 ans en 1789. Disons maintenant ce qu'étaient ces deux seigneuries. Celle de Bintin donnait son nom à l'une des trois frairies composant la paroisse de Cintré. Elle relevait prochement du roi sous son domaine de Rennes ; ses fiefs s'étendaient en trois paroisses : Cintré, Breteil et Mordelles ; ils jouissaient d'une haute justice exercée à Montfort au XVIIIème siècle. Les fourches patibulaires de Bintin se dressaient sur la lande du Clos-Gravé ; on en voyait encore les débris en 1515, aussi bien que la « motte du moulin-à-vent de Bintin ». Enfin, le seigneur de Bintin avait des droits honorifiques dans les églises de Cintré et de Breteil, — ayant fait de pieuses fondations dans ces deux sanctuaires, — et il possédait un droit de pêche prohibitive dans le Meu avec un moulin sur la même rivière (Déclaration de la seigneurie de Bintin en 1515). Le domaine proche de Bintin se composait du manoir de ce nom, avec ses jardins, rabines et bois futaie, — de la métairie de Bintin contenant une cinquantaine de journaux de terre, — de moulins à vent et à eau, etc. En 1515, à côté du manoir s'élevait une chapelle « fondée en l'honneur de Monsieur saint Martin ». Par lettres royales datées du mois de janvier 1592, Henri IV concéda au seigneur de Bintin le droit de tenir deux foires auprès de ce petit sanctuaire, aux fêtes de Saint-Martin d'été (4 juillet) et d'hiver (11 novembre). Cette érection des foires de Bintin fut confirmée en décembre 1751 par de nouvelles lettres royales données par Louis XV en faveur de Jean Heuzé et de sa femme, enregistrées en 1752 à la Chambre des comptes de Bretagne (Archives de Loire-Inférieure, B 102). Les seigneurs de Bintin ayant cessé dès le XVème siècle de résider en cette terre, lui préférant celle du Bois de Bintin, le vieux manoir de Bintin tomba naturellement en ruines : la métairie et la juridiction seigneuriale subsistèrent seules jusqu'en 1789 ; à la fin du XIXème siècle Bintin n'était plus qu'une ferme. La terre seigneuriale du Bois en Talensac — appelée au XVème siècle le Bois de Bintin quand les sires de Bintin en devinrent propriétaires et y fixèrent leur résidence jouissait d'une juridiction qualifiée haute dans l'aveu de 1553, mais exercée simplement comme moyenne au bourg de Talensac aux XVIIème et XVIIIème siècles. Elle relevait à l'origine du comté de Montfort, et, après la dislocation de cette grande seigneurie au XVIIème siècle, de la châtellenie de la Bédoyère en Talensac, « à foy, hommage et chambellenage, sans rachapt ». Elle se composait d'une demi-douzaine de fiefs en la paroisse de Talensac et de quelques autres bailliages en Iffendic, Monterfil et le Verger. Le seigneur du Bois de Bintin possédait au haut et au Nord de la nef de l'église de Talensac une chapelle prohibitive dédiée à Notre-Dame. Il y avait un banc à queue et plusieurs pierres tombales, avec ses armoiries peintes dans les vitraux et sculptées sur la muraille. Il jouissait, en outre, dans le chanceau même de cette église, du côté de l'évangile, d'un autre banc blasonné « joignant le balustre », d'une lisière à ses armes et d'écussons « ès vitres dudit chanceau » (Déclaration du Bois de Bintin en 1585 et 1687). Plusieurs autres droits féodaux, quelques - uns assez originaux, appartenaient encore au sire du Bois de Bintin : le jour de Noël, le dernier marié parmi ses vassaux de Talensac devait, à l'issue de la grand'messe, fournir une soule, jetée ensuite au peuple pour l'amusement de la jeunesse. — Le même jour de Noël, certain tenancier de Talensac était tenu, également après la grand'messe, de présenter, sous peine d'amende, un chapon au seigneur du Bois de Bintin en criant par trois fois : Vive l'amour ! — Le jour de Pâques il était dû au même seigneur, par un autre vassal de Talensac, à la sortie de la grand'messe, un léger repas servi « sur la passée du cimetière » et composé de « deux sols de viande, deux sols de pain et un pot de vin de Grave, le tout recouvert d'une serviette bien blanche » (Déclaration du Bois de Bintin en 1585 et 1687). Enfin, le seigneur du Bois de Bintin avait dans la forêt de Coulon un droit d'usage de bois « tant de merrain que de chauffage », et dans la rivière du Meu un droit de pêche et de bateau depuis l'abbaye Saint - Jacques de Montfort jusqu'au moulin du Guern. Il levait aussi une petite dîme dans la paroisse de Talensac (Déclaration du Bois de Bintin en 1585 et 1687). Le domaine proche du Bois de Bintin était plus considérable que celui de Bintin. C'était d'abord le manoir du Bois de Bintin avec sa chapelle dédiée à saint Joseph, son colombier, ses bois et ses vignes signalées en 1553 — les métairies nobles du Gué-Besnier, de la Métairie Neuve, du Clochedoux, du Vauderneux et du Chastellier — le moulin à eau de Chastellier sur le Meu. Signalons à propos de cette terre du Chastellier une motte considérable, avoisinant la maison de demeure et entourée naguère de douves larges et profondes (Déclaration du Bois de Bintin en 1553, 1585 et 1687). L'ancien manoir du Bois de Bintin et sa vieille chapelle n'existent plus. Le propriétaire, à la fin du XIXème siècle de cette belle terre, M. Porteu, ancien député d'Ille-et-Vilaine, a construit une nouvelle habitation à l'ombre des grands arbres et au milieu de charmantes prairies étagées sur le versant d'une colline dont le Meu arrose le pied. Comme au temps passé, « il s'y trouve un oratoire champêtre dédié à Saint-Joseph-des-Bois et où se rendent de nombreux pèlerins » (De Palys – Les Dames Budes, 145) qu'attire l'ermitage voisin, Saint-Lazare, habité jadis par le Bienheureux Grignon de Montfort (abbé Guillotin de Corson).

 

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 20 nobles de Talensac :

Raoul CHASTEL (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Jehan d'AUMONEIX (5 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan d'ERBREE (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan DE BESIT (10 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Guillaume DE COECZMADRE (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Jehan DE COECZMADRE de Marigné (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Bertrand DE QUEDILLAC (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan DE SAINT-BRIEUC de Guern (200 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Pierre DE TREMEREUC (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Bertrand DU GUERN (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Jehan ELIOT (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Jehan FROHART : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Raoul HUCHET de la Bédoyère (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Annette LE BART (20 livres de revenu) : défaillante ;

Pierre LE BIGOT (5 livres de revenu), remplacé par Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Charles LE METAYER (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Collas LESNE (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Guillaume MORHAN (15 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume ROLLAND (15 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan TEHEL (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

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