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SUCE-SUR-ERDRE

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La commune de Sucé-sur-Erdre (bzh.gif (80 octets) Sulieg) fait partie du canton de La Chapelle-sur-Erdre. Sucé-sur-Erdre dépend de l'arrondissement de Nantes, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SUCE-SUR-ERDRE

Sucé-sur-Erdre vient du latin "sulcus" (sillon) et du celte "erdam" (petite rivière).

Sucé-sur-Erdre est mentionné pour la première fois en 952 dans un cartulaire du diocèse de Quimper (époque à laquelle Alain Barbe Torte donne son église à l'abbaye de Landévennec).

Sucé-sur-Edre est un démembrement de la paroisse de Saint-Donatien de Nantes. Ennius, évêque de Nantes, fit élever vers 324 une église sur le lieu de la sépulture de Saint Donatien et Saint Rogatien (les premiers martyrs chrétiens nantais). La paroisse qui en dépendait s'étendait sur les deux rives de l'Erdre et englobait les actuels territoires de Carquefou, Sucé-sur-Erdre et La Chapelle-sur-Erdre.

A l'époque féodale, le territoire de Sucé-sur-Erdre est partagé entre les seigneurs de Blain, la famille Rohan et les évêques de Nantes. Vers 1558, les protestants (calvinistes) s'installent sur les terres de la famille Rohan : ils occupent la chapelle Saint-Michel, aujourd'hui disparue, et y installent leur temple jusqu'en 1685 (le temple est fermé en 1685). Les protestant s'établissent en fait à l'Ouest du bourg, et les catholiques à l'Est. Les foyers de la religion réformée avaient en faite pour bases : Procé au nord-ouest de Sucé et l'Onglette au nord-est, avec pour protecteurs les Rohan pour le premier centre et les de La Muce-Ponthus (Petit-Mars) pour le second. L'arrivée des "parpaillots" de Nantes se faisait par eau en partant de Barbin. Le rassemblement avait lieu à Sucé-sur-Erdre dans la Cour Gaillard au fond de laquelle était le Temple. Les gentilshommes de Procé de Naye, de l'Onglette venaient écouter les pasteurs dont les noms sont connus : Jean Bouchereau, ou de Brissac, ou Benjamin Malnoë et encore du Gravier. La forteresse du catholicisme était à Montretrait, ancienne résidence d'été des évêques : elle était bien juchée, entourée de douves alimentées par l'Erdre. La tour Gaillard, l'allée du Ruisseau, la rue des Protestants, la route de Procé gardent la mémoire de cette période agitée.

Note 1 : liste non exhaustive des recteurs de Sucé-sur-Erdre : Jean Barbard, Gabriel Herbert (1602 à 1648), Pierre Bernard et son neveu Jean, Léonard Pean, César Guichard, Le Ribault (sous lequel eut lieu en 1738 une terrible épidémie de dysenterie), Birot, Gabriel Le Lou (1780 à 1791), Jean Bucaille (en 1802), Pierre Martin, Urbain Mabille des Granges, Bucaille, Guillaume Mathelier, René Gerfaud, René Bertho (de 1852 à 1866), Armand Hémery, Hautcoeur, Davodeau, ....

Note 2 : liste non exhaustive des maires de Sucé-sur-Erdre : Chambert (en 1790), Laurent Le Vacher (en 1791), Jean François Yvelin (en 1792), Bonraisin (en 1793), Michel Rivron et Jean Chesneau (de 1795 à 1799), Le Gros (en 1800), M. de Carheil du château de Launay (en 1807), Ertaud de La Bretonnière (sous la Restauration), Claude Prudent Luzeau de La Mulonnière (en 1819), Jean Pierre Guichard (en 1830), Humanité Yvelin (en 1834), Joseph Salmon (en 1837), Jean Baptiste Dupont (de 1839 à 1861), Jean Baptiste Brault (de 1861 à 1870), Julien Foucaud (de 1870 à 1871), Michel Rivron, J. B. Rivron (de 1878 à 1912), Louis Ertaud de La Bretonnière, Gravaud (cousin d'Aristide Briand), Baudeau, ... 

Note 3 : En 1780, la paroisse de Sucé-sur-Erdre n'avait pas d'école (Brevet du recteur – Archives départementales, G 57). C'est le 5 avril 1789, dans la chapelle Saint-Michel, que se réunissent les habitants de Sucé-sur-Erdre pour rédiger en commun les " cahiers de doléances ". C'est à la fin de 1849 que les habitants de Procé, chef-lieu de l'ancien fief des Rohan, demandent à faire partie de Sucé.

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PATRIMOINE DE SUCE-SUR-ERDRE

l'église Saint-Etienne (1851), reconstruite par l'abbé René Gerfaud. Des dons généreux de la famille Urvoy de Saint-Bedan et de la famille Angebault ont permis la réalisation de l'édifice construit par l'architecte Chenantais à partir de 1850 ;

le château de Chavagne (1370-XVIème siècle). L'édifice, qui a été restauré au XVIème siècle, agrandi au XVIIème siècle, puis rénové à nouveau au cours du XIXème siècle, comprend deux corps de logis entourant une tour octogonale. On y trouve aussi une ancienne porte surmontée d'un blason : il s'agit peut-être des armoiries de Pierre de Saffré, seigneur de Bougon, grand veneur à la cour de Jean V dit le Sage, duc de Bretagne de 1399 à 1442. Il a été le premier seigneur et bâtisseur de ce château sur les ruines d'une maison, ancien rendez-vous de chasse. Une chapelle du XVIème siècle rénovée elle aussi est située à quelques pas du château. Jusqu'à la Révolution, elle était utilisée par les seigneurs du lieu. Des seigneurs de Saffré, le château de Chavagne passe vers 1489 dans la famille des Goudelin, puis, en 1571, dans celle des Morin, dont Jean, seigneur de la Marchandrye, avocat du roi et maire de Nantes en 1570. Ce dernier propriétaire de Chavagne en 1580 est le père d'Anne Morin qui épouse, en 1599, Joachim Descartes (venu de Touraine et avocat au Parlement) qui, d'un premier mariage avec une demoiselle Brochard, est le père de Pierre Descartes et du philosophe René Descartes. René Descartes, sieur du Perron, né le 1er avril 1596 à Saint-Georges-de-la-Haye en Touraine, mort à Stockholm en 1650, est l'auteur du "Discours de la méthode". Il fera plusieurs séjours à Sucé-sur-Erdre. De son second mariage vers 1600 avec Anne Morin (dont le père était le premier président du Parlement de Rennes et avocat du roi au tribunal présidial de Nantes), Joachim Descartes aura trois enfants : Joachim en Poitou, François à Sucé-sur-Erdre et Anne à Rennes. La famille Descartes s'installe à Sucé à partir de 1609 puisque Anne Morin est devenue, par voie d'héritage, propriétaire du château de Chavagne. On trouve les signatures de Descartes au registre d'état civil de la paroisse en 1617, 1622, 1628 et 1644. En 1688, la seigneurie de Chavagne, la juridiction du Moulin et de la Barillière en Sucé-sur-Erdre sont vendues par son petit-fils Joachim III Descartes, conseiller au Parlement de Bretagne, à Claude Luzeau de la Grande-Noë, conseiller du roi Louis XIV, déjà seigneur de l'Ongle, une ancienne terre des Descartes. En 1756, Louis Maurice Luzeau épouse, dans la chapelle de Chavagne, Madeleine Bidé (ou Bédée), fille de Louis Bidé, chevalier, seigneur de la Bothinière. Ils habitent d'abord le manoir de l'Ongle, le château de Chavagne étant occupé par son propriétaire d'alors, Julien de la Bourdonnais marié à Françoise Bidé, la soeur aînée de Madeleine. A sa mort en 1759, Louis Maurice Luzeau de la Mulonnière (une terre près du Gesvres à La Chapelle-sur-Erdre) devient seigneur de Chavagne. De ce mariage naîtront plusieurs enfants dont six garçons. Le cinquième sera Henri Auguste, né le 1er décembre 1762 à Sucé-sur-Erdre, et mort martyr aux Carmes, à Paris le 2 septembre 1792 ;

Nota 1 : René Descartes, fils de Joachim Descartes et d'une demoiselle Brochard, (fille d'un lieutenant général du Poitou) serait né dans un champ, dit-on, près de La Haye, en Touraine, le 31 mars 1596. C'était le troisième enfant du couple. Au mois de mai 1597, sa mère décède en mettant au monde un quatrième enfant qui ne survivra pas. Joachim, le père de René, avocat au Parlement (il s'agit à cette époque d'une cour de justice) de Paris, a obtenu une charge de conseiller au Parlement de Bretagne qui siège à Rennes. C'est dans cette ville que vit ordinairement la famille. Poitevin et tourangeau, René se fera appeler Descartes du Perron, du nom d'un bien de La Haye dont il héritera adulte. A partie de 1607, il est élève au Collège royal de La Flèche tenu alors par les Jésuites. C'est en 1612 qu'il quitte le collège de La Flèche pour étudier le Droit à la faculté de Poitiers où il obtient, en 1617, le grade de licencié. Il devient ensuite militaire. Il est successivement volontaire de l'armée du Prince de Nassau, guerrier et savant, en 1618, de l'armée de l'Electeur de Bavière en 1619, de celle du Comte de Bucquoy en 1621. En 1622 et 1623, il vit à Paris et y tisse des liens amicaux avec l'élite savante. De 1623 à 1625, il voyage en Italie. Il revient en France en 1627. En 1628, il participe au siège de La Rochelle. De 1629 à 1649, il s'installe aux Pays-Bas, revenant très rarement en France. Correspondant de l'élite savante européenne et de têtes couronnées, il accepte en septembre 1649 l'invitation de la reine Christine de Suède. C'est à Stockholm qu'il meurt, en 1650, d'une pneumonie (tiré des Annales de Nantes et du Pays Nantais - 2000). René Descartes a écrit : Traité de l'Homme, le Discours de la Méthode en 1636, Météores, des Essais, Méditations en 1641, les Passions de l'âme. 

Nota 2 : La paroisse de Sucé, arrosée par la rivière d'Erdre aux rives escarpées, possède un grand nombre de châteaux. Parmi ceux-ci, Chavagne mérite une attention spéciale par les personnages dont il fut l'habitation ou le berceau. Le grand philosophe René Descartes y séjourna à plusieurs reprises chez son père. Amable-Auguste Bidé de Chavagne, brigadier des armées navales, chevalier de Saint-Louis et de Cincinnatus, un des combattants de la guerre de l'Indépendance Américaine, y vécut pendant sa jeunesse. Son neveu, Henri-Auguste Luzeau de la Mulonnière, prêtre de Saint-Sulpice, massacré à la prison des Carmes le 2 Septembre 1792, béatifié le 17 Octobre 1926, y naquit le 2 Décembre 1762. Le château de Chavagne parait dater du commencement du XVIème siècle, restauré et agrandi au XVIIème, il se compose de deux corps de logis avec une tourelle octogonale en saillie et au centre. C'est une construction qui a emprunté son architecture à la Renaissance, on y remarque de jolies fenêtres sculptées et surmontées d'écussons, grattés malheureusement pendant la Révolution. Seules les hautes fenêtres du second étage ont conservé leurs écussons aux armes de Bretagne. A l'intérieur, on remarque dans la cuisine une vaste et belle cheminée paraissnt dater du commencement du XVIème siècle, ainsi que de belles salles dont les cheminées possèdent des plaques en fonte aux armes des Descartes. On y voit aussi de belles archives, une belle bibliothèque dont entre autres les registres de la réformation de la Noblesse de Bretagne, dont Joachim Descartes fut un des commissaires. Le château de Chavagne ne fut qu'une habitation de plaisance et ne servit jamais pour la défense ; on y chercherait en vain des douves et des traces de fortifications. On y parvient par une belle allée de chênes, après avoir traversé une chaussée où le ruisseau des Vaux forme un long étang ; le parc possède de vieilles charmilles où le grand philosophe René Descartes vint souvent, sans doute, se recueillir lors des séjours qu'il faisait chez son père. La seigneurie de Chavagne relevait en partie de Blain et en arrière fief des Régaires de l'Evêché de Nantes sous la châtellenie de Sucé. Primitivement, la seigneurie de Chavagne ne fut pas très importante, mais à la suite du mariage de Renaud de Goudelin avec Renée Grimaud de Procé en 1450, Chavagne devint le siège de la juridiction du Moulin et de la Barrillière-en-Sucé. Une autre partie de cette juridiction, connue sous le nom « du Moulin et Barrillière outre Erdre » avait son chef-lieu au château de Launay. La seigneurie de Chavagne, en tant que seigneurie du Moulin et de la Barrillière en Sucé, avait droit de haute, moyenne et basse justice ; le tribunal de sa justice se trouvait à l'entrée du bourg, sur le chemin du presbytère à l'église ; près de là s'élevaient aussi les fourches patibulaires de la seigneurie. A deux reprises différentes, pendant la Révolution, le château de Chavagne courut le risque de devenir la proie des flammes, mais le dévouement des fermiers Rivron, qui éteignirent l'incendie, empêcha les républicains de consommer sa ruine. Cependant la plus grande partie du mobilier fut pillée. Les premiers seigneurs de Chavagne appartiennent à la Maison de Saffré. Alain de Saffré, chevalier en 1370 dans la compagnie du sire de Rays, eut un fils, Pierre de Saffré, grand veneur de Bretagne en 1428. Chavagne passa ensuite aux de Goudelin. Renaud de Goudelin, par son mariage, en 1450, avec Renée Grimaud de Procé, unit à sa terre de Chavagne, la partie située à Sucé de la juridiction du Moulin et de la Barillère. Puis vinrent ensuite Jean de Goudelin, François de Goudelin, Pierre de Goudelin. François de Goudelin vendit Chavagne, en 1580, à Jehan Morin, écuyer, seigneur de la Marchanderie, maire de Nantes en 1571 et 1572. De son mariage avec Françoise de Rhuys, il eut une fille, Anne, mariée en 1599 avec Joachim Descartes. La famille Descartes, que la totalité des historiens disent être originaire du Poitou, nous parait avoir sa souche au Comté Nantais. Une famille Descartes, avec la même orthographe. appartenant à la petite bourgeoisie, est possessionnée à la fin du XVIème et au commencement du XVIIème, à Carquefou et à Saint-Mars-du-Désert. Il se pourrait donc que Pierre Descartes, le grand-père du philosophe, ait été attiré à Châtellerault par l'exercice de la médecine et que son fils Joachim revint à son pays d'origine à la suite de son second mariage avec Anne Morin de Chavagne. Aussi, si la Haye en Touraine peut se glorifier d'être le berceau du grand philosophe, le Comté Nantais a de fortes présomptions de penser que sa famille en est originaire. D'ailleurs, les Descartes n'étaient pas de grande noblesse et ne dûrent qu'à la gloire de leur célèbre parent, leurs belles alliances et leur maintenue de noblesse en 1668 avec le titre de chevalier. Il faut bien ajouter aussi que Joachim Descartes fut l'un des quatorze magistrats appelés à composer la Chambre de Réformation et qu'étant juge et partie, il commença le premier par bien se servir. Joachim Descartes, baptisé à Châtellerault le 2 Décembre 1563, mort à Chavagne le 17 Octobre 1640, enterré le 20 du même mois dans la chapelle des Cordeliers de Nantes, était fils de Pierre Descartes, docteur en médecine à Châtellerault et de Claude Ferrand. Veuf en premières noces de Jeanne Brochard, qu'il avait épousée à Poitiers le 15 juin 1589, fille de René, lieutenant général au Présidial, et de Jeanne Sorin, morte à Notre-Dame de la Haye le 13 Mai 1597 et dont il eut : - 1) Pierre Descartes, chevalier, seigneur de Kerléau dont la descendance s'éteignit dans les marquis de Châteaugiron. Sa petite-fille, Catherine Descartes, née en 1637, auteur de jolies poésies, fut l'amie de Madame de Scudéry, qui l'appelle l'illustre Cartésie ; - 2) René Descartes, chevalier, seigneur du Perron, le grand philosophe, né à Saint-Georges-de-la-Haye le 1er Avril 1596. Il mena dans sa jeunesse une vie dissipée et s'engagea au service de la Hollande. En 1620, il assista à la bataille de Prague, suivit ensuite le corps de Bucquoy en Hongrie et renonça au métier des armes en 1622. Il revint à Rennes la même année, fit un voyage en Italie en 1626 et se retira en Hollande en 1629, où il publia son « Discours sur la Méthode » et ses autres travaux. Monsieur l'abbé Grégoire, dans son histoire de Sucé, nous dit que, d'une manière indiscutable, René Descartes séjourna au moins quatre fois à Chavagne. Il signa comme témoin d'un baptême d'abord de François de Carheil, puis de François le Gallays. Il fut aussi parrain d'un de ses neveux le 9 Septembre 1644. Du second mariage sont nés, entre autres enfants : 1) Joachim qui suit ; 2) Anne, née à Rennes le 25 Mai 1611, épouse à Sucé, le 5 Janvier 1631, Louis I, marquis d'Avaugour, baron de Peault, chevalier, seigneur du Bois et Faye-en-Carquefou. Le château du Bois, puis du Bois d'Avaugour, est connu maintenant sous le nom de la Vaugour, il se trouve près de la Seilleraye et est complètement ruiné. Le dernier du nom, Anne Erard, marquis d'Avaugour, mourut sans postérité à Paris le 18 Décembre 1755, âgé de 84 ans, doyen des brigadiers de cavalerie. Il avait été cependant marié cinq fois, entre autres à Mlle Fleury, fille naturelle du Dauphin et d'une comédienne, Mlle Raisin ; le portrait de celle-ci est encore conservé dans le grand salon du château de la Seilleraye. Aussi, voyons-nous les descendants des Descartes, le marquis de Châteaugiron et Guillaume de Rosnivien de Piré, comte de Maure et marquis de Lohéac, réclamer sa succession avec les autres héritiers qui étaient le marquis de Juigné, le comte de Mornac, le marquis de Montplaisir et le baron de la Rabatelière. Joachim Descartes fut reçu conseiller au Parlement de Bretagne le 10 Juillet 1627 et fit partie en 1660 de la députation envoyée à Paris près du Roi. Sa réputation était celle d'un fort bon juge ; ayant, sans être très savant, de grandes lumières, on le considérait comme le plus fort de la Compagnie. De son union avec Marguerite du Pont il eut dix enfants, entre autres Joachim Descartes, né en Mai 1635, mort au château de Piré le 8 Août 1718, reçu conseiller au Parlement de Bretagne le 21 Mai 1659. Il épousa à Nantes Prudence Sanguin dont il n'eut que des filles ; devenu veuf il entra dans les ordres sacrés sans quitter cependant le Parlement de Bretagne dont il était le doyen, et même au moment de sa mort il était encore remarquable par sa capacité et son application. En 1688, Joachim Descartes vendit Chavagne et la juridiction du Moulin et Barillière en Sucé à Claude Luzeau, écuyer seigneur de Longle, la Grande Noë et la Mulonnière. La famille Luzeau, anoblie par les privilèges de la Chambre des Comptes de Bretagne était protestante, puis revint au catholicisme vers 1650. A la suite d'alliances, Chavagne passa à Marie Danguy, mariée le 5 Avril 1717 à Louis Bidé, chevalier, seigneur de la Bothinière, mort à Chavagne le 22 Août 1737. Entre autres enfants, ils eurent Madeleine, dont nous parlerons tout à l'heure, et Amable-Auguste, lieutenant des vaisseaux du Roi, puis brigadier des armées navales, chevalier de Saint-Louis et de l'ordre de Cincinnatus. Il prit part à l'expédition d'Amérique sous les ordres de l'amiral de Grasse et émigra à Jersey pendant la Révolution ; marié à Vallet, avec Agnès le Bouvier des Mortiers, soeur de l'historien de Charette, il mourut sans postérité. Le buste de sa femme est encore conservé au château de Chavagne ainsi que sa pierre tombale en marbre blanc. Madeleine Bidé de Chavagne, baptisée à Notre-Dame de Nantes le 1er Octobre 1736, épousa à Sucé, le 3 Mai 1756, son cousin issu de germain Louis-Maurice Luzeau, écuyer, seigneur de la Mulonnière. Ils eurent sept enfants, dont cinq moururent victimes de la Révolution : Hippolyte, lieutenant au régiment de la Sarre, émigré le 25 Janvier 1791, officier à l'armée de Condé, mourut à l'hospice le 2 Novembre 1793 ; François-Amable, aussi officier à l'armée de Condé, fut fusillé à Liège le 10 Janvier 1794, pour avoir tenté de rentrer en France avant la pacification et après avoir été condamné à mort par le tribunal révolutionnaire de cette ville ; Louis Morice, exécuté à Nantes par sentence du tribunal révolutionnaire le 4 Février 1794 ; Henri-Auguste, dont nous parlerons tout à l'heure ; Charles, capitaine de vaisseau, chevalier de Saint-Louis, émigré, mort à Nantes sans postérité, colonel d'infanterie ; Claude-Prudent, mon arrière grand-père, qui devint propriétaire de Chavagne suivant partages avec la République en date du 28 Fructidor an IV et 3 Vendémiaire an V. Celle-ci s'attribuait des métairies situées à Saint-Hilaire-de-Riez, Saint-Jean-de-Monts, Mésangé et deux borderies à Carquefou. Né à Chavagne le 16 Janvier 1672, mort à Nantes. le 24 Juin 1845, il fut chevalier du Lys, lieutenant dans les armées royales de la Vendée et maire de Sucé de 1819 à 1830. Madeleine-Renée, arrêtée avec ses parents par le sinistre Pinard ; incarcérée à la Cordialité, elle put s'échapper grâce au dévouement d'une servante. Après la Révolution, elle ne voulut jamais reconnaître le Concordat et fit partie du schisme dit « la Petite Eglise ». Avec M. le Masne, de Nantes, elle en fut la principale bienfaitrice et instigatrice. Henri-Auguste Luzeau de la Mulonnière, né à Chavagne le 2 Décembre 1762, prêtre de Saint-Sulpice, massacré à la prison des Carmes le 2 Septembre 1792. Monsieur l'abbé Grégoire, dans son livre « Les Martyrs Nantais de Septembre 1792 » en a retracé la belle existence. Retiré à la solitude d'Issy, maison de campagne des Sulpiciens, il y fut arrêté le 15 Août et conduit devant la section du Luxembourg qui le fit incarcérer à la prison des Carmes. On ne sait si ce fut dans le jardin ou dans la chapelle qu'il conquit la palme du martyre, mais il fut enterré au cimetière de Vaugirard, d'après le témoignage du greffier de la justice de paix Daubonel. Dans l'église de Saint-Sulpice, à Paris, son souvenir est rappelé par une plaque en marbre blanc et le château de Chavagne possède ses livres et ses sermons. Dans le décret de béatification daté de Rome « datum Romoe apud sanctum petrum, sub anulo Piscatoris die 17 mensis Octobris 1926, Pontificator nostre quinto », son nom est inscrit sous cette rubrique : « Henricus-Augustus Luzeau de la Mulonnière, in diocesi Nannetensi ortis e solidate Sancte Sulpicit moderator Semenarii Audeganensis ». L'arrestation de la famille Luzeau de la Mulonnière est un des faits tragiques de la Révolution à Nantes. M Luzeau de la Mulonnière mourut à la prison du Bouffay le 6 Avril 1794, sa femme, transportée à l'hôpital de la Cordialité le 18 Ventôse, y mourut de misère et de chagrin (Marquis de Goué).

le château de Launay (1471-1803), situé route de Petit-Mars et édifié en 1471 par Jean du Perray. Propriété de François de La Henriays en 1573, puis d'Olivier de Carheil en 1609. Les de Carheil se sont alliés aux de Cadaran, Poulpiquet du Halgouet et de Goué. Pillé et incendié en 1792, le château est reconstruit en grande partie en 1803 ;

le château de la Châtaigneraie (1860), situé route de Carquefou et édifié par l'architecte Valette pour Guillaume Leray (ancien maire de Saint-Viaud). Il s'agit d'un démembrement de la Papinière, vaste fief appartenant jadis à la famille Ertaud de la Bretonnière. Il devient plus tard propriété de la famille Le Goff (Germaine Le Goff, décédée vers 1980), puis propriété de la famille Delphin ;

le château de Nay ou Naye (XIXème siècle), ancienne propriété de Jehan de Nay et de son épouse Pétronille. Il possède une tour, un pigeonnier et une chapelle privée. Jadis, propriété des familles de Pontual, de Cornulier et de Lambilly ;

le manoir de l'Onglette ou Longlette (1478-XIXème siècle), édifié par Georges Moreau. Vers 1608, ce manoir était occupé par des protestants qui fortifièrent le manoir. Le manoir est remanié au début du XIXème siècle. La tour de Garde de Lorient (vers 1590) est l'une des quatre tours qui subsistent sur les sept que possédait jadis le manoir. Propriété successive des familles Jordanot, Brisson de La Charlière, Allard de Grandmaison et Demais. On trouve aux alentours du manoir des bases de vieilles fortification ;

le manoir de Bas-Jaille (1428-XVIIème siècle), situé route de Nort-sur-Erdre et édifié par Jean Guyolle en 1428. Propriété de Joachim Descartes, frère aîné de René, en 1617, puis de Louis Alexandre en 1698, de la famille Lelièvre de La Touche (de la fin du XVIIIème siècle jusqu'en 1901), de Taillard de Kertanguy, et des de Paris. La tour date de 1428. Le colombier, édifié par J.B. Lelièvre de La Touche, date de 1748. Le domaine relevait jadis des Rohan et de La Muce Ponthus, protestants. Le peintre Chabas a été hébergé par la famille Lelièvre de La Touche ;

l'ancien manoir de Montrerait, résidence d'été des évêques de Nantes jusqu'en 1677 environ. De là, les prélats pouvaient faire surveiller les agissements de la "huguenoterie" voisine qui ne cessait, par sa seule présence, d'être une provocation. Ce château a aussi été victime des luttes entre catholiques et protestants. C'est de ce manoir que seraient parties, au XVIIème siècle, des attaques armées contre le manoir des Ponthus et les domaines de la Muce, dont les possesseurs étaient les protecteurs dévoués des réformés. Les huguenots, de leur côté, pour venir à bout de cette forteresse, auraient entrepris de l'attaquer en passant par un souterrain qui aurait été creusé sous l'Erdre. En très mauvais état à la fin du XVIIème siècle, il sera rasé en 1677 à la demande de l'évêque du moment. En 1685, le Temple est fermé et les familles nobles calvinistes émigrent. Il ne subsiste de l'édifice d'origine qu'un pilier de portail du XVIIIème siècle, situé route de Carquefou. Le domaine devient ensuite la propriété des familles Arondel et de Laleux ;

le manoir de La Touche (XIXème siècle), édifié sur une terre appartenant à la famille Lelièvre de La Touche. Puis propriété des familles Arondel et Laleux ;

le manoir de la Guillonnière (vers 1890), édifié par le marquis de La Touche sur les terres de La Jaille. Propriété successive des familles Potier, Garaud, de Polignac, puis Robert ;

la cour Gaillard (XVIème siècle), située à la Grand-Rue et édifiée par les protestants en face de la résidence d'été des évêques de Nantes. Ce site reste jusqu'en 1685 un haut-lieu protestant. C'est dans la grange de la tenue Bernard, à la cour Gaillard (aujourd'hui rue des Protestants), que les premiers protestants vont se réunir. Louée jusque là, elle est acquise par les religionnaires entre 1601 et 1603. Ce petit quartier, dont les maisons bâties par les protestants ont été remplacées par des constructions plus récentes, est aujourd'hui connu par la tour Gaillard que l'on peut encore contempler dans la Grande Rue. Les Nantais qui venaient à Sucé-sur-Erdre étaient principalement des marchands hollandais et anglais. Après 1601, des Hollandais siègeront parmi les "Anciens" de l'église de Sucé-sur-Erdre. Un pasteur, Josué de la Place, qui restera à Sucé-sur-Erdre jusqu'en 1632, veillait sur cette église. Un nouveau temple est construit vers 1630 dans la Cour Gaillard, mais un décret ordonnera sa démolition un demi siècle plus tard. Le 15 octobre 1685, quelques jours avant la signature de l'Edit de révocation, le temple est vidé de ses meubles et ornements qui sont donnés à l'hôpital de Nantes, et ce n'est que le 2 décembre 1685 que le Parlement de Bretagne peut enregistrer la destruction de l'édifice. Les restes du temple sont vendus aux enchères le 9 mai 1686 ;

le "château" et la ferme de la Gamoterie (XVIII-XIXème siècle), situés chemin de la Gamoterie. En 1843, Pierre Ravilly, tonnelier (route de Paris à Nantes), achète à Guéron un pré " au port du Lavoir " et il y construira une maison assez modeste, mais qui constituera le coeur de la construction de Suzer (ou Suser). En 1857, Ravilly revend terrain et bâtiment à Henry Suzer, industriel tanneur à Nantes. Celui-ci transformera totalement le petit corps initial pour faire une demeure que la population dénommera " Château " et lui adjoindra une ferme, véritable bâtiment industriel par sa conception. Il y a deux unités distinctes, séparées par la route : le " château " et la Ferme. L'ensemble est vendu en 1901 par la famille Suzer à Daniel Hailaust (Société Hailaust et Gutzeit), importateur de bois du Nord et d'Amérique à Nantes. Son fils Georges en héritera. Vers 1985, l'ensemble appartient aux héritiers de Georges Hailaust, époux, en 1953 d'Hélène Maury, qui vendront le " château " à Marcel Gillardeau en 1944, mais conserveront les bâtiments de la ferme (M. Maury) ; 

le château de La Claverie (1827), édifié par la famille Claveau en utilisant les pierres des ruines de l'Onglette. Puis, propriété de la famille Allard de Grandmaison qui la vend, en 1858, à Jean Marion de Beaulieu (général de Génie en retraite). En 1890, Georges Ganuchaud fait l'acquisition du domaine et l'embellit (travaux réalisés par l'architecte Bougouin). En 1914, Georges Ganuchaud achète le coteau du Bois Martin dépendant de Jaille et, en 1915, commence à édifier la tour Saint-Georges. Cette tour a pour originalité un escalier extérieur et à mi-hauteur de cet escalier se trouve une petite chapelle ornée de deux bas reliefs, oeuvre du sculpteur Sébastien de Boisheraud, et représentant saint Georges terrassant le dragon. Cet oratoire est béni en 1921 par Mgr Le Fer de la Motte, évêque de Nantes. Georges Ganuchaud décède en 1939 à La Claverie et la propriété revient alors à sa fille, Jane Binet Ganuchaud (décédée en 1968), puis à Rosy Rossolin Binet, sa petite-fille ;

la maison des Herses ou Herces (1642). Propriété de la famille de Farcy. Elle aurait hébergé un certain Edouard Richer (décédé à Nantes en 1834), poète et historien, qui a décrit les plus beaux sites du Pays Nantais, dans ses "voyages pittoresques" ;

les moulins du Tertre, Cassé, de Pourben, des Prouveries, de la Touche ;

A signaler aussi :

le pont (1869-1871), situé route de Carquefou. Ce pont permet de franchir l'Erdre ;

le manoir de Baraudière. Propriété de la famille Herbert de La Bernadière, alliée aux Morin et Boylève. Il passe ensuite à la famille Rolland, alliée aux de Rortais et de Boussineau ;

le manoir de Bel-Air. Propriété de Jean Baptiste Dupont, maire de 1839 à 1861 ;

le manoir du Bois-Mellet. Propriété de la famille Ertaud de La Papinière, alliée aux Thibault de La Pinière ;

le manoir de l'Ertaudière. Propriété de la famille Sallentin ; 

le manoir de l'Hautière. Ancienne propriété de la famille Potier. Le domaine passe par mariage à la famille Le Vacher avant la Révolution. Le manoir est restauré par la famille Angebault. La partie ancienne a été flanquée de deux pavillons et entourée d'un parc. L'abbé Angebault, d'abord secrétaire à l'évêché de Nantes, devient ensuite évêque d'Angers ;

le manoir de Houssay. Propriété de la famille Burot ; 

le manoir de Haye. Propriété de la famille Le Lou du Breil, alliée aux de Pontual, Bédée et de Chéfontaine ; 

le manoir de Logné. Possédait jadis une tourelle et une chapelle privée. Propriété successive des familles Moriceau de Logné, Le Deist de Kérivalan. On y trouve aussi la famille des Bordes, alliée aux Deurbroucq, Arondel et de Faymoreau. En 1832, a eu lieu le mariage de Théodore Arondel des Hayes avec Caroline Moriceau de Logné, fille de Charlotte des Bordes ;

le manoir de Maillère. Propriété de la famille de Soussay ;

l'ancien manoir de Procé (XVème siècle). Siège d'une ancienne seigneurie, à haute justice avec fourches patibulaires, qui s'étendait sur les paroisses voisines de Casson et Grandchamp. Propriété des familles de Bouillé et de Casson ;

le manoir de la Papinière. Il s'agit d'un ancien domaine ayant appartenu aux Régaires, puis aux familles Ertaud de La Bretonnière, Le Gros (vers 1830) et Thibault de La Pinière ;

le manoir die Pin. Propriété de la famille Guyon, puis Becdelièvre et Rivron ;

le manoir de Port-Hubert. Il s'agit d'un démembrement de Naye. Propriété de la famille Richard qui érige une chapelle privée, puis des familles Walsh, Magouet et Bureau ;

le manoir des Rochettes. Propriété de la famille Rolland, alliée aux de Parnajon ;

le manoir de Turbalière. Propriété successive des familles de Mazoyer de Villesernin et de Varvant, Pépin (vers 1650), Imbault, Thomas, Saulnier de La Pinelais (alliée aux Martineau et Plinguet), Dupont et Mattmann ;

le manoir du Tertre. Propriété jadis de la famille Thomine ;

le manoir de Saint-Denis. Propriété de la famille Herbert, puis de la famille Roussié. A noter qu'on y trouvait jadis un cimetière protestant ;  

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ANCIENNE NOBLESSE de SUCE-SUR-ERDRE

La Châtellenie épiscopale de Sucé : Suivant certain aveu relaté par l'abbé Grégoire, Sucé fut érigé en châtellenie en 1456. Sa haute justice s'étendait en cinq paroisses : Sucé , Casson , Carquefou, Mauves et Saint-Mars-du-Désert. Toutes ces paroisses figurent, au reste, dans la charte de 1123 et nous trouvons en 1252 et 1260 l'évêque de Nantes jouissant de la seigneurie de Sucé ; il est même fait mention en 1266 du manoir qu'y possédait ce prélat (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I 953). Cette résidence épiscopale qu'affectionnait l'évêque Simon de Langres en 1382, devint une place forte, que fit garder en 1395 le duc Jean IV pendant l'absence de l'évêque Bonabes de Rochefort (Abbé Grégoire, Sucé, 11 et 12). D'après la tradition, le château de Sucé fut attaqué et endommagé au XVIIème siècle par les Huguenots qui avaient élevé un temple à Sucé. Au lieu de réparer son château, Gilles de la Baume Le Blanc, évêque de Nantes, le fit démolir en 1677 (Abbé Grégoire, Sucé, 11 et 12).

Cette petite forteresse était bâtie sur un rocher dominant la rivière d'Erdre, en face du bourg de Sucé. « L'enceinte en était étroite, un double fossé circulaire taillé dans le roc garantissait les avenues. L'entrée ou le pont-levis regardait le sud ; les eaux de l'Erdre alimentaient les douves. Aujourd'hui ces ruines sont à peu près disparues : on ne voit plus que les fossés à demi comblés et les fondements de quelques tours. Une gracieuse villa couronne maintenant le sommet de Montretraict » ; c'était, ajoute l'abbé Grégoire, le nom (Mons retractus, montagne solitaire) que portait cette demeure champêtre des évêques de Nantes (Abbé Grégoire, Sucé, 10). Toutefois notons que M. Maître l'appelle simplement le Plessix de Sucé (Bulletin de la Société Archéologique de Nantes, XXI, 81). 

Dans sa châtellenie de Sucé l'évêque de Nantes avait, en outre, deux autres terres nobles avec manoirs : Saint-Thomas en Saint-Mars-du-Désert, aliéné avant le XVIème siècle — et Pellan en Carquefou. Ce dernier domaine, décoré d'un beau bois et acheté en 1251 par l'évêque. Galeran, appartenait encore à l'un de ses successeurs Gilles de Beauveau en 1683 (Archives de Loire Inférieure, C 7). Le domaine proche des régaires comprenait aussi un four à ban et un pressoir banal au bourg de Sucé, des moulins à vent et à eau, des garennes et une fuie. 

L'évêque était seigneur fondateur des églises paroissiales de Sucé, Saint-Mars-du-Désert et Carquefou ; il était seulement supérieur de l'église de Casson. De nombreuses terres nobles relevaient de lui : la Pervanchère, le Plessix de Casson, les Diablères, la Seilleraye, le Bois de Kergrois, etc. Le seigneur de Launay, en Casson, lui devait « une paire d'esperons blancs » ; celui de la Barillère une rente dite « vache à l'évesque » et le propriétaire de l'Onglette en Sucé « quatre plats de poisson d'eau douce, aux vigiles de Noël, Pasques, Pentecoste et Toussaints, chacun plat d'une valeur de 3 écus, plus gasteau de froment la veille de l'Epiphanie » (Déclaration de l'évêché de Nantes en 1683). 

Terminons en disant que l'évêque de Nantes levait une portion des dîmes de Casson et de Sucé, et jouissait des coutumes du passage de Sucé et du bourg de Casson, ainsi que de celles des foires de Saint-Michel à Sucé et de Saint-Jacques à Bréchalan (Déclaration de l'évêché de Nantes en 1683).  

(à compléter)

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