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SAINTE-MARIE |
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La commune de
Sainte-Marie ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINTE-MARIE
Sainte-Marie vient de la dédicace de la paroisse à la Vierge Marie.
Sainte-Marie est un démembrement tardif de la paroisse de Bains. Il existait jadis sur le territoire de Bains une léproserie avec une chapelle dédiée à sainte Madeleine et un cimetière. Le fief de l'Aumônerie appartenait jadis à l'Abbaye de Saint-Sauveur de Redon.
Le Pouillé
de Rennes stipule que le territoire de cette paroisse, d'origine récente, a
été distrait de celui de Bains. Il existait en cette dernière paroisse une
vieille léproserie et une chapelle de Sainte-Magdeleine, tombée en ruine à la
fin du siècle dernier. Vers 1820, M. Glo, recteur de Bains, fit construire avec
les pierres de cet antique sanctuaire, dans la frairie des Ponts, une chapelle
qu'il dédia à saint André. Son intention était simplement de venir en aide
aux besoins spirituels de ses paroissiens, fort éloignés du bourg de Bains,
mais cette construction fut le principe du démembrement de sa paroisse. En
1845, en effet, les habitants des frairies des Ponts (Pont-de-Renac), de Prin (Haut-de-Prin)
et de Germigniac (nota : A propos de ces anciens villages de Prin et de
Germigniac, mentionnés dès le IXème siècle, notons ce qui suit, extrait de
l'aveu de l'abbaye de Redon en 1580 : « Les frairiens de Prin doibvent au
seigneur abbé de Redon, lorsqu'il luy plaist aller chasser audit lieu de Prin,
luy et ses serviteurs, un disner appelé mangier, aultrement repas et refection,
et, si l'abbé n'y va pas, sont lesdits frairiens tenus poyer telle somme qu'il
sera advisé »),
Note :
liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Sainte-Marie : N... Daniel
(1845-1853). Jean-Baptiste Horcholle (1853, décédé en 1869). Jean-Germain
Galiçon (1869-1876). Pierre Taillard (à partir de 1876), .....
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PATRIMOINE de SAINTE-MARIE
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l'église Sainte-Marie (1855-1859), située au village du Haut-Prin et oeuvre de l'architecte Edouard Brossay Saint-Marc. La nef et le chœur datent de 1855-1865. La première pierre est posée le 20 juin 1855. L'église est bénite le 18 mai 1866 ; | |
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la
chapelle Saint-Jean-d'Epileur ou Saint-Jean-Apileur ou d'Espileuc ou des
Pileurs (XIVème siècle), édifiée sur le site de
l'ancienne église de Bains-sur-Oust. Cette chapelle est citée dès 834
dans le Cartulaire de l'abbaye de Redon et
semble tirer son nom de celui de Spiluc, porté par cette région
dès le IXème siècle. En effet, l'ancien nom d'Espileuc ou d'Espileur,
donné jadis à ce sanctuaire, semble être le même que celui de Spiluc, «
pars que dicitur Spiluc », que portait dès 831 cette partie du
territoire de Bains. Il indique donc une haute antiquité. On y faisait des
mariages et même des sépultures au XVIIème siècle. L'édifice est d'une
architecture bien pauvre ; il affecte la forme d'une croix, est garni de
bancs de pierre à l'intérieur et possède trois autels, dont deux sont
d'antiques tables de granit supportées par des consoles grossières. La
chapelle est dédiée à saint Jean-Baptiste, ce qui | |
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l'ancienne chapelle de la Madeleine (vers 1580). L'antique chapelle de Sainte-Magdeleine, bâtie en la paroisse de Bains (maintenant sur le territoire de Sainte-Marie), semble bien avoir été fondée par les moines de l'abbaye de Redon pour desservir une léproserie, utile jadis aux vassaux de ce puissant monastère. En 1580, cette chapelle s'élevait au milieu d'un petit cimetière qui existe seul aujourd'hui ; le sanctuaire est, en effet, complètement détruit : un vieil if, une croix et quelques tombes indiquent son emplacement ; mais les habitants viennent toujours prier sur ses ruines, et l'on y lit encore sur la pierre tumulaire d'un dernier chapelain ces simples paroles : Cy gist le corps de Missire Pierre Dano, prestre de cette paroisse, qui trespassa le 20 mai 1764, âgé de 87 ans. Priez Dieu pour son âme (Pouillé de Rennes). Son emplacement est signalée par une croix et la dalle funéraire de Pierre Dano, décédé en 1764 ; | |
l'ancienne
chapelle Saint-Laurent, située autrefois sur la route de Redon à Renac.
Les annotateurs, au XVIIIème siècle, de l'aveu rendu par Hector Scotti,
abbé de Redon, mentionnent dans la frairie des Ponts une chapelle de
Saint-Laurent, distincte de celle du même nom située en Bains dans la
frairie de Binon. Saint-Laurent des Ponts devait se trouver sur les landes,
au bord du chemin de Redon à Renac, aux environs du vieux moulin à vent
appelé moulin de Saint-Laurent. Il ne reste plus rien de cette chapelle
(Pouillé de Rennes) | |
les autres anciennes chapelles, aujourd'hui disparues. Les habitants nous ont dit qu'il se trouvait autrefois des chapelles au manoir de la Noë et près du village de la Borgnais, là où la tradition place un ancien village ou manoir nommé la Maduchaye, complètement disparu maintenant (Pouillé de Rennes) ; | |
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la croix de la Madeleine ; | |
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la croix du Bois-Mahé (XIXème siècle) ; | |
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le manoir de la Buffardais ou Buffardaye (XVIème siècle). Il possédait autrefois une fuie. Propriété successive des familles Du Bois Jagu (en 1495 et en 1536), Coué seigneurs du Brossays (en 1556), Glé seigneurs de la Costardaye (en 1580), Du Bois de la Selle ou Salle (en 1607), Moraud seigneurs du Déron (en 1653 et 1728) ; | |
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la maison (XVI-XVIIIème siècle), située au lieu-dit La Posnière ; |
A signaler aussi :
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des restes d'une tombelle ; | |
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l'ancien camp dominant la Vilaine, situé au village du Brûlais ; | |
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un tumulus. D'après une légende, quatre évêques venant des quatre points de l'horizon auraient officié sur ce tumulus durant la nuit de Noël ; | |
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l'ancien manoir du Dréneuc. Propriété des seigneurs du Dréneuc (en 1536), et des familles Le Long, Couriolle et Glaumet (en 1580), Marcadé seigneurs du Parc-Anger (en 1653), Picot, Landais seigneurs de la Cadinière (en 1682) ; | |
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l'ancien manoir de la Noë. Propriété successive des familles Michel (en 1536), Bonamy (en 1580), Moraud seigneurs du Déron (en 1653) ; | |
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l'ancien
manoir de Rohignac, situé route Sud de Redon. Il conserve une tourelle et
une salle du XVIème siècle. Il possédait jadis une chapelle privée
devenue frairienne et dédiée à saint Nicodème. Une note du XVIIIème siècle
nous apprend que les moines de Redon accordèrent aux frairiens de
Germigniac l'usage de cette chapelle, qui semble, dans l'origine, avoir dépendu
du manoir de Rohignac. Il ne reste plus rien de l'édifice sacré, dans
lequel on mariait en 1688 et 1691 (Pouillé de Rennes) |
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ANCIENNE NOBLESSE de SAINTE-MARIE
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Sainte-Marie. Le territoire de Sainte-Marie dépendait jadis de la paroisse de Bains (Bains-sur-Oust):
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