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SAINT-SEGLIN |
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La commune de
Saint-Séglin ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-SEGLIN
Saint-Séglin vient de saint Séglin., prête écossais du VIIème siècle.
En 843, Saint-Séglin est probablement l'une des sept chapelles qui dépend de l'ancienne paroisse primitive d'Anast ou Maure (Pouillé de Rennes). Mais, la charte d'Anowareth, en 843, qui nomme toutes les paroisses limitrophes d'Anast, ne parle pas de Saint-Séglin. Ce fut à l'époque de la restauration de la Bretagne après les invasions normandes, que dut être fondée la paroisse de Saint-Séglin.
La paroisse de Saint-Séglin est
mentionnée au XIème siècle dans les
cartulaires des abbayes de Saint-Georges de Rennes et de Saint-Sauveur de Redon. En 1032, dame Roianteline fait,
en effet, don de l'église de Saint-Séglin et d'une métairie voisine à l'abbesse
de Saint-Georges. Les Bénédictines de l'abbaye de Saint-Georges fonde alors un prieuré au
lieu-dit l'Abbaye. Une tradition place l'église primitive près de
l'ancien manoir du Jarossay. La paroisse de Saint-Séglin dépendait jadis de
l'ancien évêché de Saint-Malo. Vers
l'an 1101, Gaultier, seigneur de Lohéac, donna de son côté à l'abbaye de
Redon la dîme d'un village situé en Saint-Séglin, « totam decimam unius
villœ
que est sita in parochia Sancti Siginnini » (Cartulaire de l'abbaye de
Redon, 288). Mais les moines de Redon ne semblent pas avoir conservé longtemps
cette dîme. Au siècle dernier, les religieuses de Saint-Georges étaient les
grandes décimatrices de Saint-Séglin ; elles y affermaient en 1790 leur métairie
et leurs dîmes 830 livres et 84 boisseaux de gros sel. A la même époque elles
payaient une pension de 220 livres au recteur, dont la présentation leur
appartenait (Cartulaire de l'abbaye Saint-Georges, 466 et 468). Il est probable
que ce recteur levait lui-même quelque dîme dans la paroisse, car le Pouillé
ms. de Saint-Malo (1739-1767) lui attribue 800 livres de revenu (Pouillé de
Rennes).
On rencontre les appellations suivantes : Ecclesia Sancti Siginnuni (en 1032), parochia Sancti Siginnini (en 1101), ecclesia Sancti Sisignii (en 1202), Sancti Siginii (en 1208), Sancti Signinii (en 1442).
Note :
liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Saint-Séglin : Thomas
Faverel (décédé vers 1555). Pierre Faverel (pourvu le 24 avril 1555, il résigna
en faveur du suivant). Pierre Guéret (il prit possession en 1589). Julien
Berthelot (il remplaça le précédent et prit possession le 25 janvier 1598 ;
il résigna en faveur du suivant). René Le Vayer (fils de Bonabes Le Vayer de
Clayes, seigneur de la Morandaye, prit possession le 1er février 1609 et résigna
dès l'année suivante). Pierre Guérin (il fut pourvu en 1610 ; décédé en 1617).
Charles Tayart (pourvu le 23 avril 1617, il résigna peu après). Yves Chotard
(il fut pourvu le 2 juin 1618 ; décédé en 1622). Florent Bienvenu (chapelain
et organiste de la Sainte-Chapelle de Paris, pourvu le 19 août 1622, il ne
conserva pas le bénéfice). Bertrand Gicquel (il résigna en faveur du suivant).
Pierre Bigot (il fut pourvu le 9 juin 1623, à l'âge de vingt-huit ans). Jean
Beaumanoir (décédé vers 1678). Armel Pahier (présenté par l'abbesse de
Saint-Georges, refusé par l'évêque, il fut pourvu par l'archevêque de Tours
le 22 janvier 1679). N... Bounart (décédé en 1702). Jean Renault (pourvu le
12 décembre 1702, il résigna à son neveu qui suit). Pierre Renault (il fut
pourvu en 1731 ; décédé en 1776). Jean Gicquel (pourvu le 29 février 1776,
prit possession le 26 mars ; il passa la Révolution caché dans sa paroisse et
fut réinstallé en 1803 ; décédé en 1811). François Durand (1812, décédé
en 1844). Henri de Lambert (1844, décédé en 1847). Julien Morel (1847,
décédé en 1851). Joseph Pihéry (1851, décédé en 1860). Jean-Marie Riaut
(1860-1874). François Saquet (1874-1876). Charles-Henri Courcoul (à partir de
1876), .....
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PATRIMOINE de SAINT-SEGLIN
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l'église
Saint-Séglin (1736-1851), réaménagée par l'architecte Edouard
Brossais-saint-Marc (nef et clocher). D'après Bollandus, saint Séglin fut
un prêtre d'Inverlèthe, en Ecosse, qui, averti par le pape Honorius, amena
les Ecossais à célébrer la Pâque selon le rit romain ; il vivait encore
en 666 (« S. Segianus presbyter Inverletheœ
qui S. Honorii I papœ
litteris admonitus Scotos suos ad Pascha romano ritu celebrandum adduxit...
Floruisse Segianum anno 666 » - Apud Boll. junii, II, 259) | |
l'ancien
prieuré de Saint-Séglin, aujourd'hui disparu, et jadis membre de l'abbaye
de Saint-Georges. Ce fut encore la vicomtesse Roianteline qui donna à
l'abbaye de Saint-Georges, en 1032, peu de temps après la fondation de ce
monastère, l'église de Saint-Séglin. Cette noble et pieuse femme concéda
aux religieuses l'église en question et une métairie dont elles jouiraient
pendant sa vie, et leur donna tout le territoire de la paroisse après sa
mort : « Ecclesiam Sancti Siginnuni cum una medietaria, dum vixerit, et
post mortem suam omnem terram ipsius plebis quœ sibi competit »
(Cartulaire de l'abbaye Saint-Georges, 109). En 1202, Pierre Giraud, évêque
de Saint-Malo, dans le diocèse duquel se trouvait Saint-Séglin, confirma
les Bénédictines de Saint-Georges dans la possession de cette église, de
ses dîmes et de ses oblations : « Ecclesiam sancti Sisignii cum decimis
et oblationibus ». De leur côté, les papes Alexandre III en 1164,
Innocent III en 1208, et Eugène IV en 1442, prirent sous leur protection
les terres que l'abbaye de Saint-Georges possédait en la paroisse de Saint-Séglin
: « Terras quas habetis in parrochia Sancti Siginii (alias Siginini,
alias Siliguini, alias Siguinii) » (Cartulaire de l'abbaye
Saint-Georges, 200, 172, 168 et 278). L'établissement fondé à Saint-Séglin
par l'abbesse de Saint-Georges fut, comme celui du Feu, en Liffré, plutôt
un manoir qu'un prieuré proprement dit; cependant il portait ce dernier nom
au XIIIème siècle. En 1299, en effet, Alain de Châteaugiron, trésorier
et chanoine de Rennes, reconnut qu'il jouissait des revenus du prieuré de
Saint-Séglin, membre de l'abbaye de Saint-Georges, par faveur de l'abbesse
Catherine de Mathefelon, « proventus sui prioratus Sancti Sigisnuii »
(Cartulaire de l'abbaye Saint-Georges, 258). Il promit, en échange, fidélité
et protection aux religieuses, et s'engagea à leur remettre immédiatement
le prieuré s'il devenait évêque ; sept ans plus tard, il monta sur le siège
épiscopal de Rennes et dut accomplir sa promesse. En 1491, les maisons et
manoir de Saint-Séglin étaient « toutes chaistes et en toute ruyne et
décadence » par suite des guerres ; l'abbesse Françoise d'Espinay, la
grande restauratrice des prieurés, s'empressa de les faire relever
(Cartulaire de l'abbaye Saint-Georges, 322, 414). Les Réformations de la
noblesse en 1427, 1443 et 1513, appellent invariablement ces maisons l'Abbaye,
nom qu'elles portent encore maintenant. Voici ce que possédaient au
XVIIème siècle, en Saint-Séglin, les religieuses de Saint-Georges : «
La maison principale de l'Abbaye, en Saint-Séglin (demeure du métayer) ;
— la grange et les étables ; — la cour au-devant de ladite maison, avec
un puits au milieu et un four à la sortie ; — un bois de haute futaye
derrière la maison principale, où se trouvent une vieille mazure de
colombier et quelques restes de murs d'une chapelle dans laquelle a cru un
chesne d'un âge parfait ; — des jardins et courtils ; — le Grand-Domaine,
de 10 journaux, au haut duquel y a une garenne ; — une ancienne chesnaie ;
— une ancienne écluse avec pescherie sur la rivière de Comps ; — la
moitié des dixmes de la paroisse de Saint-Séglin ; — toutes les
offrandes et oblations qui sont faites aux quatre festes de l'année en
ladite église de Saint-Séglin ; — le droit de présenter un curé ou
vicaire au bénéfice paroissial dudit Saint-Séglin ; — un fief ou
juridiction nommé la Pichardaye, auquel y a hommes et sujets qui doivent
rentes, ventes, rachapt et autres droits seigneuriaux » (Déclarations
faites en 1633 et 1680). En 1612, l'abbesse de Saint-Georges affermait tout
ce qu'elle possédait en Saint-Séglin à François Hudelor, sieur du Buchet,
280 livres d'argent, quatre pipes de gros sel et douze chapons ; en 1682, la
même ferme était de 400 livres, avec les mêmes redevances de sel et de
chapons (nota :
ce second bail, passé par l'abbesse à Isabeau d'Avenel, dame du Masle,
comprenait : la métairie, — la moitié des oblations des quatre grandes
fêtes, — la moitié des dîmes — et le fief de la Pichardaye. -
Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 26 H, 349). A la fin du XIXème
siècle, l'Abbaye, en Saint-Séglin, est une belle métairie délicieusement
posée au milieu de fraîches prairies qu'arrose une petite rivière ; mais
les bâtiments d'habitation n'offrent aucun intérêt (abbé Guillotin de
Corson) ; | |
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la croix située au cimetière de Saint-Séglin ; | |
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le
château de La Sauvagère (1660). Le manoir primitif, construit vers 1660, est remplacé au
XIXème siècle par un nouveau château aujourd'hui disparu. La chapelle de
la Sauvagère se trouve dans la cour de ce manoir. Elle fut fondée d'une
messe par semaine et dotée de 30 livres de rente ; mais en 1727 elle fut
interdite comme menaçant ruine. Il est à la fin du XIXème siècle
question de la restaurer et de la dédier au Sacré-Coeur (Pouillé de
Rennes). | |
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la fontaine Sainte-Julitte, située près de l'église Saint-Séglin; |
A signaler aussi :
la présence de briques romaines et de vestiges de maisons anciennes, non loin du manoir du Jarossay ; | |
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l'ancien manoir de Tréguhaire. Propriété successive des familles Mouraud (en 1426), de Forges (en 1443), de la Rivière (en 1513), le Brun (en 1635), Cheurel (en 1695) ; | |
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l'ancien manoir de la Haultière. Il possédait jadis une chapelle privée devenue frairienne et aujourd'hui sécularisé. La chapelle de la Haultière en effet dépendait à l'origine de cette maison noble, qui fut plus tard transformée en chapellenie. En 1667, Pierre Hénault, de Pipriac, y fonda deux messes hebdomadaires les lundi et vendredi. Cette fondation est inscrite dans un tableau représentant la Sainte Vierge, placée entre saint Dominique et saint Pierre, actuellement transféré dans l'église de Saint-Séglin. La chapelle de la Haultière fut alors considérée comme frairienne, et le seigneur de Saint-Séglin, M. de Piré, en présentait les chapelains au siècle dernier ; ceux-ci y faisaient le catéchisme, et voici leurs noms à cette époque : Jean Roul, décédé vers 1758 ; — Jean Gicquel (1758) ; — Jean Chesnel, décédé vers 1778, — et Jean Darel, qui lui succéda (Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles de la Bouère (en 1443), du Mur (en 1513), du Bouëxic seigneurs de la Chapelle (en 1680), de Piré ; | |
l'ancien Prieuré de Saint-Séglin, appelé aussi l'Abbaye. Il dépendait jadis de l'Abbaye de Saint-Georges de Rennes et possédait une chapelle privée, une fuie et des pêcheries ; | |
l'ancien manoir du Jarossay, situé route de Comblessac. Propriété de la famille Mouraud en 1427 ; | |
l'ancien manoir de la Ville, situé route de Comblessac. Propriété de la famille Mouraud en 1443, puis de la famille de Saint-Martin seigneurs de Kermainguy en 1513 ; | |
l'ancien manoir des Mesnils. Propriété de la famille de Champagné seigneurs de la Montagne et de Quélenneuc en 1513 ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-SEGLIN
Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 3 nobles de Saint-Séglin :
les héritiers de Bertrand MOURAUD (2 livres de revenu) : défaillants ; | |
Rolland MOURAUD (époux de Jeanne de Bellouan) du Jarossay (160 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
les héritiers de Jehan MOURAUD de la Ville (30 livres de revenu) : défaillants ; |
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