Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue chez les Renonais

SAINT-RENAN

  Retour page d'accueil        Retour Canton de Saint-Renan  

La commune de Saint-Renan (bzh.gif (80 octets) Lokournan-ar-Fank) est chef lieu de canton. Saint-Renan dépend de l'arrondissement de Brest, du département du Finistère (Bretagne). 

Vous possédez des informations historiques sur Saint-Renan, vous souhaitez les mettre sur le site infobretagne, contactez-moi par mail (voir page d'accueil)

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-RENAN

Saint-Renan vient de saint Ronan, natif de l'Irlande.

Saint-Renan est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouzané. Saint-Renan a été fondé par l’ermite irlandais Ronan qui a débarqué sur la côte de Léon. La ville ne se forme pourtant qu’au XIème siècle autour d’un château, futur chef-lieu de seigneurie.

En 1276, le vicomte du Léon vend la ville, alors connue sous le nom de Saint-Renan-du-Tay au duc de Bretagne, Jean Le Roux. Saint-Renan est le siège de la justice royale du Bas-Léon, jusqu'à la fin du XVIIème siècle, avant son transfert, par lettre patente de Louis XIV datée de juillet 1681, à Brest. Les fiefs justiciers qui ressortissaient de cette juridiction étaient : la vicomté de Coatméal, le Chastel (pour la partie située à proximité de Brest), Keruzas en Plouzané et l'abbaye de Saint-Mathieu.

Le territoire de Saint-Renan a été augmenté, en 1850, d’une partie de Plouzané, et en 1955 d’une partie de Milizac, de Plouarzel et Plouzané. En 1970, un quartier de Plouzané y est rattaché.

L’église Saint-Renan, qui dépend de l'ancien évêché de Léon, est un ancien prieuré de l’abbaye de Saint-Mathieu : elle est détruite en 1760 et sera remplacée comme église paroissiale par la chapelle Notre-Dame-de-Liesse.

On trouve les appellations suivantes : Saint Renan dou Tay (en 1275), Sanctus Ronanus lutosus (au XIIIème siècle), Sanctus Ronanus in luto (vers 1330), Saint Renan (en 1341), Locus Sancti Ronani (en 1388) et Saint Renan du Tay (en 1486). 

Nota : Vers 1745, la marquise de La Bidoyère avait fondé à Saint-Renan une maison de retraite avec chapelle. Victor de Kersauson avait épousé, le 26 octobre 1835, Mathilde-Sophie de Renault, fille d'un officier de marine, chevalier de Saint-Louis, Laurent de Renault, né à Caudebec, arrondissement d'Yvetot (Seine-Inférieure), le 13 janvier 1799. La famille de Renault, originaire de Normandie, a été anoblie en 1816 par lettres patentes du 26 octobre, et enregistrées le 10 mars 1817. Blason : D'azur, à une tige de lys de 3 branches, d'argent, surmontée d'une étoile d'or et sénestrée d'un chien assis, de même, au chef d'hermines. En 1860, il fut nommé directeur des mouvements du port de Brest, poste qu'il conserva jusqu'en 1868, époque où il fut admis, sur sa demande, à faire valoir ses droits à la retraite. Victor de Kersauson était à ce moment commandeur de la Légion d'honneur. En 1865, il avait représenté le canton de Saint-Renan au Conseil général du Finistère, où les mêmes électeurs l'envoyèrent de nouveau siéger en 1870. En février 1871, il fut, pour la seconde fois, élu député du Finistère. Il se rendit à Bordeaux, puis de là à Versailles ; mais bientôt, ses forces trahissant son courage, il fut obligé de demander un congé et revint à Brest : ce fut pour y mourir le 23 avril 1871 (J. de Kersauson).

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE de SAINT-RENAN

l'église Notre-Dame (1772). Il s’agit de l'ancienne chapelle Notre-Dame-de-Liesse, dans laquelle le culte a été transporté après la destruction de l'église paroissiale Saint-Ronan en 1760 par un incendie. La tour gothique s'écroule en 1768. Reconstruit à neuf après le 21 mai 1771 (plans dressés par Sr. Jaouen, entrepreneur à Brest, et travaux réalisés par Pierre Cranec), l'édifice a été restauré en 1904 par les soins de l'abbé Stéphan, curé archéologue. L'édifice comprend une nef de six travées avec bas-côtés, prolongée par un choeur de deux travées droites et d'un rond-point de sept arcades entouré d'une carole sur laquelle s'ouvrent trois chapelles rayonnantes. Le clocher et les six premières travées datent du XVIIIème siècle : le reste de l'édifice a été exécuté au XIXème siècle sur les plans de Bigot. Le clocher est couronné par un lanternon, amorti en dôme et surmonté lui-même d'un petit lanternon. L'église abritait jadis les statues de la sainte Vierge, saint Renan, saint Roch et sainte Barbe. Dans le choeur de l'ancienne église, on voyait la tombe d'un seigneur et d'une dame du Curru (représentés côte à côte et leurs pieds appuyés sur un léopard et un chien). L'édifice actuel conserve une vieille statue de saint Mémor ou saint Mémoire, tenant ses entrailles à deux mains ;

l'ancienne église du prieuré de Saint-Renan (ou Saint-Ronan), détruite en 1760 et dépendant de l'abbaye de Saint-Mathieu. Le prieuré est mentionné dans un acte du Saint-Siège de 1235 : "prioribus Sancti Ronani et Brest", puis de 1405, et dans un aveu de 1479. En 1742, son revenu était de 225 livres. Il tenait en fief cinq manoirs ou lieux nobles : à Saint-Renan, le manoir prioral, Pen-ar-Pont en Milizac, Coat-Manac'h bihan en Plouzané, Lokournan bihan en Plouarzel, le Lauten en Plourin ; avec moulins à blé et à tan. Le prieur devait au domaine royal une rente annuelle de 5 grosses anguilles et 50 petites. Le portail du XIIIème siècle était encore visible au XVIIIème siècle (signalé en 1859 par Pol de Courcy dans "Itinéraire de Saint-Pol à Brest") ;

la chapelle Saint-Yves (XIXème siècle), édifiée sur les plans de l'architecte Przybylowski et bénie le 6 avril 1869. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire, comprenant une nef de quatre travées terminées par un choeur peu profond. La chapelle abritait jadis la statue de saint Renan ;

la chapelle de l'Hôpital. Il s'agit d'une simple salle de l'établissement hospitalier

les anciennes chapelles de Saint-Renan, aujourd'hui détruites ou disparues : la chapelle de Kercharles (jadis dédiée à saint Jacques et endommagée par un incendie le 17 juin 1802), la chapelle Saint-Sébastien (son clocher a été remonté à Lamber), la chapelle de l'ancien Hôpital (dédiée jadis à saint Yves et datée du XVème siècle) ; 

la croix de Pontcorff ou Croix-de-Kérédec (XVIème siècle) ;

la croix de Quillimerrien (1630) ;

les trois croix du cimetière de Saint-Renan : l'une du Moyen Age, et les autres de 1826 (oeuvre de Pierre Le Dot) et de 1883 (croix de mission)  ;

l'ancien manoir de Kercharles, aujourd'hui disparu. Il s'agit de la demeure des seigneurs du Curru, fondateurs de l'église de Saint-Renan. On y voyait encore au début du XIXème siècle un grand portail à colonnes daté du XVIIème siècle ;

le lavoir (1870) ;

la maison Cardinal (XVIème siècle) ;

la maison Gérard (XVIIème siècle) ;

la maison du Sénéchal (1642) ;

A signaler aussi :

l'ancien hospice, construit sur l'initiative de M Jacolot, maire de Saint-Renan ;

l'ancien hôpital (1903), édifié grâce aux dons de Mme Romain Le Jeune qui légua en 1894 six cent mille francs à la ville de Saint-Renan. Cet hôpital avait été inauguré le 13 avril 1903 ;

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-RENAN

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 6 nobles de Saint-Renan :

Robert JOUHAN (75 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan FOUGAY (7 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Guillaume KERMELLEUC (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan LED..ARHEUC (6 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume FOCART (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Yvon VEILLARGENT, malade, remplacé par son fils Guillaume : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven le 25 septembre 1503, plusieurs nobles de Saint-Renan (Sainct Renan)  sont mentionnés :

Robert Jouhan, représenté par Jehan Jouhan, en habillement d'archer. Enjoinct avoir aultre homme en habillement ;

Jehan Kerscau, en habillement d'archer ;

Guillaume Kermelleuc, en habillement d'archer ;

Michel Saintdo. Enjoinct de s'habiller ;

Hervé Kerdouar, default.

A la « montre » (réunion de tous les hommes d’armes) de l’évêché de Léon reçue à Saint-Renan le 24 août 1557, plusieurs nobles de Saint-Renan (Sainct-Renan) sont mentionnés :                      

Le sr. de Penanhnech (Kernezne, sr. de Penanech ?) ;

François Kermeallec ;

Guillaume de Saint-Do ;

L’héritier Martin le Briz ;

L’héritier de Bertranne Trehastel.

(à compléter)

© Copyright - Tous droits réservés.