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SAINT-PERAN |
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La commune de
Saint-Péran ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-PERAN
Saint-Péran vient de saint Péran.
Saint-Péran est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Paimpont. Les seigneurs de Lohéac y fondent en 1257 un prieuré. Ce prieuré est rattaché à l'abbaye Saint-Jacques de Montfort. L'Abbaye l'aliéna vraisemblablement au XVIème siècle : le prieuré appartenait au milieu du XVIème siècle à la famille Rolland, seigneurs de la Touche.
Aujourd'hui sur la lisière de la forêt
de Paimpont, mais
jadis perdu dans les grands bois de Brocéliande, Saint-Péran était au
moyen-âge un petit prieuré membre de l'abbaye
de Montfort, situé dans la paroisse de Paimpont.
En 1606, Saint-Péran devient une trève de la paroisse de Paimpont : elle dépendait alors de l'ancien évêché de Saint-Malo. En 1677, le prieuré de Saint-Péran est vendu, par la famille Rolland, à l'abbaye de Paimpont. Saint-Péran est érigé en paroisse indépendante en 1803.
On rencontre l'appellation Sainct-Pèran (en 1467).
Note :
liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Saint-Péran : Joachim
Rolland (1661), Yves Joubault (décédé en 1734), Joseph Coquaud,
Joseph-Olivier Leroux, Joseph Jan, Toussaint Vilboux, Jean Durand, Noël Lemée
(ce dernier, né à la Rivière, en Plélan, demeura quelque temps caché dans
la forêt pendant la Terreur ; appelé près d'un malade, il fut découvert et
massacré le 13 janvier 1796 par la garnison révolutionnaire de Gaillarde ; les
habitants de Saint-Péran recueillirent pieusement le corps de ce martyr, dont
la mémoire est restée en grande vénération dans le pays), Joachim Chesnard
(1803-1809), Pierre Bédoyère (1809-1814), Mathurin Lemarchand (1814-1819),
Louis Desbois (1819-1827), Mathurin Robert (1827-1828), Henri de Lambert (en
1828), Pierre-Augustin Jouan (1828-1842), Simon Lefeuvre (1843-1850), Thomas
Levacher (1850-1852), Pierre Saget (1852-1877), Pierre Lebreton (1877-1879),
Julien Pestel (à partir de 1879), ....
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PATRIMOINE de SAINT-PERAN
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l'église
Saint-Pierre-Saint-Péran (1709-XIXème siècle). Il paraît que l'ancienne
chapelle priorale de Saint-Péran servit d'abord d'église tréviale, mais
l'édifice actuel est plus récent et remonte en partie à 1709. Au
XVIIIème siècle, le patron en était déjà saint Pierre, et une assemblée
se tenait aux alentours le 29 juin. Les prééminences y appartenaient alors
aux religieux de l'abbaye de Paimpont, en qualité de seigneurs de Saint-Péran
(nota : les chanoines réguliers de Paimpont achetèrent en 1677 l'ancien
prieuré de Saint-Péran, alors sécularisé, que possédait René Rolland,
seigneur de la Touche, en Talensac ; ils acquirent vers le même temps la
seigneurie de Brocéliande-en-SaintPéran, démembrement du comté de
Montfort. C'est ainsi qu'ils se trouvèrent en possession de tous les droits
seigneuriaux à Saint-Péran). | |
l'ancien
prieuré de Saint-Péran, aujourd'hui disparu, et jadis membre de l'abbaye
de Montfort. Il semble probable que le prieuré de Saint-Péran fut fondé
par les seigneurs de Lohéac, qui possédaient alors la partie de la
paroisse de Paimpont où se trouvait ce petit monastère. Il devait même être
établi en 1257, lorsque Guillaume de Lohéac donna aux chanoines réguliers
de Montfort le droit d'usage dans sa forêt de Brocéliande. En 1467, la Charte
de Brécilien mentionne ce privilège des prieurs de Saint-Péran, et
voici comme elle s'exprime : « L'abbé de Montfort, comme prieur du
prieuré de Saint-Péran, situé en la forêt de Brécilien, a usage au
quartier de ladite forest qu'on appelle Lohéac, scavoir pasnage, pesson et
herbage à toutes bestes qu'il tiendra et aura en ladite mestairie et qui
lui appartiennent, lesquelles il pourra faire conduire et mener en ladite
forest par son valet, non par mestaier ayant part esdictes bestes, sans les
écrire ny rien en poier..... Aussi peut ledit abbé prendre pour son
chauffage du bois tant chaist que abattu par pied, s'il n'en trouve de
chaist ; et pour les édifices et réparation de sondit prieuré et des
clostures d'iceluy peut prendre et faire abattre bois convenable pour ce
faire et en user audit prieuré seulement.... Mesme, ledit valet, demeurant
audit prieuré, peut, si bon fui semble, prendre et abattre bois pour faire
charrette, charretis et roues, et en user au labourage dudit prieuré
seulement » (Usements de la forêt de Brécilien). Ce texte a son
importance ; il nous confirme dans notre opinion que le prieuré de Saint-Péran
fut fondé par les seigneurs de Lohéac et non pas, comme quelques-uns l'ont
cru, par les sires de Montfort ; il nous apprend, en outre, qu'au XVème siècle
ce prieuré n'était plus habité par des moines, mais uni à la mense
abbatiale, puisque l'abbé de Montfort en était lui-même le prieur ; c'était
seulement alors une métairie avec chapelle. Aussi les chanoines de Montfort
ne firent-ils pas difficulté d'aliéner le prieuré de Saint-Péran,
probablement durant le XVIème siècle, qui vit s'effectuer tant de ventes
en ce genre. Passées d'abord entre des mains séculières, les terres
composant le prieuré de Saint-Péran furent acquises plus tard, en 1677,
par les chanoines réguliers de Paimpont ; mais ceux-ci songèrent d'autant
moins à rétablir l'ancien prieuré que la chapelle de Saint-Péran venait
d'être élevée, en 1606, au rang d'église tréviale (abbé Guillotin de
Corson) ; | |
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le puits (XIXème siècle), situé sur la route de Treffendel ; | |
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le lavoir (XIX-XXème siècle), situé sur la route de Treffendel ; |
A signaler aussi :
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le mégalithe situé sur la route d'Iffendic (époque néolithique) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-PERAN
(à compléter)
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