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SAINT-M'HERVE |
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La commune
de Saint-M'Hervé ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-M'HERVE
Saint-M'Hervé vient de saint Hervé, Merven ou Mervon qui vivait au VIème siècle.
La
paroisse de Saint-M'Hervé existait certainement
au commencement du XIIIème siècle et pouvait être bien plus
ancienne. Nous voyons, en effet, Pierre de Fougères, évêque
de Rennes, donner à son Chapitre une rente de vingt sols,
à prendre sur les revenus de l'église de Saint-M'Hervé, pour solder
les frais de l'anniversaire fondé par ce prélat dans sa cathédrale («
Obiit vir boue memorie Petrus Filgeri episcopus noster qui constituit XX s. in ecclesia
de Sancto Merveio percipiendos ad suum anniversarium faciendum »
- Necrol. Sancti Petri Redon)
La cure de Saint-M'Hervé fut une première fois unie à la collégiale de Champeaux lorsque celle-ci fut fondée en 1448 ; mais nous ignorons pourquoi elle fut ensuite retirée et remplacée par celle de Domagné. Toutefois, les chanoines de Champeaux ne conservèrent pas longtemps cette dernière paroisse, et ils obtinrent qu'on leur rendît Saint-M'Hervé, qui fut de nouveau et cette fois définitivement unie en 1485 par le pape Innocent VIII au Chapitre de Champeaux.
A partir de cette époque et jusqu'à la Révolution, ce fut le seigneur d'Espinay qui présenta le recteur de Saint-M'Hervé, nommé toujours en même temps chanoine de Champeaux. En 1777, la cure de Saint-M'Hervé fut toutefois désunie de Champeaux, mais le recteur, M. Marquer, demeura chanoine honoraire de ce Chapitre. En 1790 ce même recteur déclara qu'il jouissait du presbytère et de son pourpris valant 54 livres, des grosses et menues dîmes de la paroisse estimées 3 600 livres, et des dîmes novales rapportant 200 livres ; c'était donc un revenu brut de 3 854 livres, dont il fallait déduire les charges, telles que pension d'un vicaire, décimes, entretien du chanceau, etc. A la même époque, la fabrique de Saint-M'Hervé possédait 206 livres de rente ; il y avait en outre des fondations faites à l'église valant ensemble 516 livres de rente (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 28, et Pouillé de Rennes). La paroisse de Saint-M'Hervé dépendait autrefois de l’ancien évêché de Rennes.
On rencontre les appellations suivantes : ecclesia de Sancto Merveio (au XIIIème siècle), ecclesia Sanctii Mervei (en 1516).
Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Saint-M'Hervé : Jehan Oger, chanoine de Champeaux (vers 1477), André Le Tort (au début du XVIème siècle), Jacques Huet (avant 1519), Jean Ségretain (en 1519), René Ségretain (en 1537), Georges Gérard (avant 1549), Bernard Jan (en 1549), Pierre Sauldrais (vers 1590), Isaac Hamard (vers 1605), Jean Ledoby, Christophe Galet (en 1618 et en 1632), Gilles de Gennes (1635-1650), Pierre Gouin (vers 1650), Julien Duval (1651-1677), Claude Le Bouvet (1677-1679), Jean Guy (1679-1706), Gervais de Ceville ou Civille (en 1706), Julien Jacques (1707-1719), Quentin Sauvé (1719-1742), Anne-Claude Duval (1742-1765), Jean-Paul Marquer (1765-1789), Jean Garnier (1803-1827), Jean Gouedel (1827-1848), Julien Poulard (1848-1869), Prosper Crosnier (à partir de 1869), .....
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PATRIMOINE de SAINT-M'HERVE
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l'église Saint-Eloi (1845-1848), oeuvre de l'architecte Anger de La Loriais. Saint Eloi, évêque de Noyon, est le patron de cette église (nota : quelques-uns croient qu'à l'origine cette église avait pour patron saint Merven ou Mervon, confesseur breton, fêté le 14 août). L'ancien édifice n'existe plus ; le baron de Vitré en était seigneur supérieur, et le seigneur de la Bougatrière y jouissait des droits de fondation et des autres prééminences. On y voyait l'autel Saint-Jacques (dédié plus tard aux Cinq Plaies de Notre-Seigneur), où Armel Martin, prêtre de la paroisse, fonda en 1512 la chapellenie de la Jariais. Les confréries du Rosaire et du Saint-Sacrement s'y trouvaient érigées au siècle dernier ; elles avaient en 1790, la première 62 livres 10 sols et la seconde 84 livres de rente. La nouvelle église, commencée en 1845, a été bénite par Mgr Saint-Marc le 2 août 1856. C'est un vaste rectangle divisé en trois nefs de style pseudo-roman, et terminé par une abside ; l'ensemble se présente bien, et trois jolis autels, des stalles et une chaire de style roman, oeuvre de M. Hérault, en font une église fort convenable (Pouillé de Rennes). L’ancienne église datait du XV-XVIème siècle et contenait une chapelle appartenant aux seigneurs de la Ville-Cuite. Le retable du maître-autel, oeuvre de l'atelier Hérault, date de 1871 ; | |
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le calvaire du placitre de l'Eglise Saint-Eloi (1887). Il s'agit d'une oeuvre du sculpteur Yves Hernot ; | |
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la maison (XVIème siècle), située au lieu-dit « La Gélinière » ; | |
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la maison (XVIIème siècle) située au lieu-dit « la Maserie », ou l'ancien manoir de la Mazerie. Propriété successive des familles Guesdon (en 1513), Hardy (vers 1628), Nos, sieurs de Montigny (vers 1677), Courte, sieurs de la Bougastrière (en 1748 et 1789) ; | |
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7 moulins dont les moulins à eau de Besnard, de Harault, du Bois-Fretier, Villecuite, de Rideux, de Guérembert, des Vaults (ces deux derniers sont des moulins à tan) ; |
A signaler aussi :
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on voyait autrefois deux mottes jumelées du côté du village de la Visseule ; | |
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le
manoir de la Bougastrière ou Bougatrière. L'ancienne chapelle privative,
dédiée à Saint-Sauveur de la Bougatrière, dépendait de ce manoir et
avait été fondée de messes par le seigneur | |
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l'ancienne chapelle Saint-Laurent, édifiée vers 1578, et aujourd'hui disparue ; | |
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l'ancienne
chapelle des Regrettés (XIXème siècle). Elle avait été bâtie près de
la ferme de ce nom par Mlle Jarnouen de Villartay, en religion soeur
Sainte-Magdeleine, de la congrégation des Saints-Coeurs, décédé en 1881
(Pouillé de Rennes) ; | |
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l'ancien manoir de la Ville-Cuite. Propriété successive de la famille Villecuite en 1160, des seigneurs du Bodel en 1441, de Jeanne Léziart, veuve de Thomas Guesdon, sieur de la Mazerie en 1553, puis de la famille Guyot, sieurs de Mezjanot en 1782 ; | |
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l'ancien manoir du Bas-Grée. Propriété de la famille Gennes, puis des familles Ravenel et Hardy ; | |
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l'ancien
manoir du Bois-Marie. Propriété de la famille Frain, seigneurs de la
Motte. La chapelle du Bois-Marie avoisinait la maison de ce nom, mais elle
était ruinée dès 1767, car à cette époque Paul Frain, sieur de la
Motte, et Jeanne Berthois, sa femme, fondèrent quatre messes hebdomadaires «
pour estre dites en l'église de Montautour jusqu'à ce que la chapelle du
Bois-Marie ne soit retablie par ledit sieur de la Motte ». Pierre
Buffet fut alors pourvu de cette chapellenie qu'on nommait la Louvelais, du
nom de la terre qui s'y trouvait affectée |
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ANCIENNE NOBLESSE d
e SAINT-M'HERVE(à compléter)
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