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SAINT-MAYEUX

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La commune de Saint-Mayeux (bzh.gif (80 octets) Sant-Vaeg) fait partie du canton de Corlay. Saint-Mayeux dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-MAYEUX

Saint-Mayeux vient d' Yves Mayeuc (évêque du diocèse de Rennes de 1507 à 1541) ou de saint Mayeux (en vieux-breton, Maeoc ou Meoc vers 540). C'est à Coëtmieux que saint Mayeux est mort et qu'il aurait été enterré.

Saint-Mayeux est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plussulien. C'est en 1245, dans un acte de l'évêque de Quimper en faveur de l'abbaye du Bonrepos que la paroisse de Saint-Mayeux est citée pour la première fois. 

Le bourg de Saint-Mayeux est désigné sous le nom de "villa Sancti Maioci" dans un acte de 1286 où Eudon, fils de Mathieu de Guernigo, vend à Josselin de Rohan les droits qu'il y possède. Saint-Mayeux est également cité comme paroisse du diocèse de Quimper (parrochia de Sancto Maioco) en 1285 (Mor., Pr. I, 1073)

La paroisse de Saint-Mayeux possédait jadis deux succursales : Caurel et Saint-Gilles-Vieux-Marché (aujourd'hui Saint-Gilles). Elle appartenait au diocèse de Quimper, dépendait de la subdélégation de Quintin et ressortissait au siège royal de Ploërmel. La cure était à l'alternative. La première municipalité de Saint-Mayeux est élue au début de 1790. Par l'ordonnance du 20 mai 1835, la commune de Saint-Mayeux fait échange de territoire avec celle de Corlay, lui cédant le village de Kernion en contrepartie de l'enclave de Kerfaven.

On rencontre les appellations suivantes : Par. de Sancto Maec (en 1245), Par. de S. Maioco (en 1284), Villa, par. Sancti Maioci (en 1286), Sanctus Maeocus (en 1368), eccl. de S. Maeco (au XIVème siècle), Saint-Maeuc (en 1546), Sainct Meac (en 1535, en 1574), Saint-Meac (en 1631-1679). On rencontre les formes Saint-Mayeuc et Saint-Mayeux dès le XVIIIème siècle.

Note : la commune de Saint-Mayeux est formée des villages : Kerloué, Kerbrun, Kerlio, Kerfaouen, Créliniac, le Rouello, Guernigo, le Bothan, Kercadou, Guerlezan, le Guerglas, Kerdoret, Guerveno, Kermest, Queniguern, Poulancre, Carloëzio, Rohanno, Kervégan, Kertanguy, Garzanic, Nessaden, le Clos, Kerauter, Crampoisic, Keraudren, Botquillio, etc….

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PATRIMOINE de SAINT-MAYEUX

l'église Saint-Mayeux, reconstruite en 1835, après l'effondrement de l'ancienne église en juin 1806. En forme de croix latine, elle comprend une nef avec bas côtés de cinq travées et un choeur. Au droit de la dernière travée de la nef deux chapelles en ailes forment les bras de la croix peu accentués. Entre 1806 et 1835, le culte est exercé dans la chapelle Saint-Maurice. Le clocher de l'église est celui de l'église abbatiale de Bonrepos (en Saint-Gelven), remonté à Saint-Mayeux entre 1808 et 1825. " En juin 1806, la majeure partie de l'ancienne église s'étant écroulée, lors de la démolition de la tour ancienne, le maire demanda la chapelle Saint-Maurice pour y transporter le culte, elle lui fut accordée le 17 juillet 1806. On commença les travaux de restauration ; et, comme clocher, on transporta pierre par pierre l'ancienne tour de Bonrepos " (R. Couffon). Elle porte sur le portail l'inscription : S. MAIEUX 1808 MONSIEUR A JEGOUX et sur la balustrade : JEGOUX CURE, mais sa reconstruction n'était pas encore achevée en 1825. Le reste de l'édifice fut reconstruit en 1835 par M. François Mellionnec, maître maçon à Kerauter en Saint-Mayeux, sous le rectorat de M. Goadet. La nef porte l'inscription : « La commune de Saint-Mayeux a rebâti cette église en 1835 ». Les autels et la chaire, provenant de l'ancienne église, sont du XVIIIème siècle. Les fonts, avec baldaquin, sont de la même époque. L'église abrite une statue de la Vierge (XVII-XVIIIème siècle) et les statues anciennes de saint Mayeux, Crucifix, saint Yves et saint abbé ;

la chapelle Saint-Maurice (XIV-XVIIème siècle), restaurée au XVIIème siècle. En forme de croix latine, elle a été refaite presqu'entièrement au XVIIème siècle. L'on a conservé dans l'aile nord un fenestrage du XIVème et dans l'aile sud un du XVIIème siècle. A l'origine, la chapelle est, semble-t-il, consacrée à Maurice Duault (1117-1191), né à Loudéac et abbé de l'abbaye de Langonnet. Le retable date du XVIIème siècle. Les peintures sur boiseries sont du XVème siècle et la statue de saint Maurice d'Agaune (saint romain du IIIème siècle) date du XVIIème siècle A mentionner d'autres statues : celles de saint Laurent, saint Fiacre, saint Jean-Baptiste, sainte Vierge, Crucifix, sainte Anne et statue d'un pèlerin ;

l'ancienne chapelle de la Trinité ou de Saint-Lubin, située jadis près du lieu-dit Saint-Léon, sur la limite de Caurel. Elle est dite aussi Saint-Léon du bois. Edifice de plan rectangulaire portant la date de 1809 et donné à la fabrique le 25 octobre 1817 par le sr. Menguy et sa femme. La chapelle renfermait encore, vers 1935, les statues de saint Léon et de saint Gildas ;

la croix du cimetière (XVIème siècle) ;

la croix de Kervégan ;

le manoir de Kervégan, aujourd'hui transformé en ferme ;

le manoir de Crampoisic, aujourd'hui transformé en colonie de vacances ;

les fontaines Saint-Maurice et de la Colline ;

les fermes du Guerglas (1667), de Kerfaven (1755), du Rohanno, de Créfiniac (1659), du Rouello (1663 et 1770), de Kerloué (1662), de Kertanguy (1717), de Guerlézan (1615) de Kerbrun (XVIIème siècle) ;

les maisons du Guerglas (1756), au bourg (1775), à Kerdaet (XVIIIème siècle), à Kervily (XVIIIème siècle), à Quéniquern (1723), au Gouzeret (1760), à Kerbrun (1758), à Kervégan (XVIIIème siècle), à Poulancre-d’en-Bas (1717) ;

2 moulins dont le moulin à eau de Bourlousson ;

A signaler aussi :

le dolmen de Querillo (époque néolithique) ;

les menhirs de Roch-ar-Lin, Rohanno (le tombeau du Gaulois), du bois de Quelguennec, de Bourlousson, du bourg et de Porz-Guillou (époque néolithique).

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-MAYEUX

Saint-Mayeux avait pour maison noble, le manoir de Saint-Dredan, qui appartenait, en 1450, à Henri Rousseau. En 1453, cette famille a fourni un abbé au monastère de la Chaume, de l'ordre de Saint-Benoît, au diocèse de Nantes.

L'ancien domaine de Guernigo : JOUANNIC ou JOUHANNIC — sieurs de Kernigo ou Guernigo, en Saint-Mayeux. Maître Yves Jouhannic, sieur du Pezron, licencié en droit, fut alloué de Corlay de 1628 à 1643, et procureur fiscal du duché de Rohan en 1644. Il eut pour successeur en sa première charge Denis Jouhannic, sieur de Kermapergal, mort en 1647. Denis Jouhannic, sieur de la Villechevalier, procureur fiscal de Corlay dès 1664, mourut à Saint-Mayeux en 1688. Blason : d’argent à 3 coeurs de gueules posés 2 et 1

L'ancien domaine de Kergolio : RAISON — seigneurs de Kergolio, en Saint-Mayeux. Blason : d’argent au croissant de gueules accompagné de 3 roses de même, 2 en chef et 1 en pointe.  

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Saint-Mayeux.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivants de Saint-Mayeux (Saint Mayeuc) étaient présents :

Olivier du Mar, en brigandine. Injonction d'un homme d'armes de deffense en sa compaignie ;

Philippe Thomelin, pour son père, en brigandine ;

Jacquette Bosihier, représenté par Jehan Pocart le jeune, archer en brigandine ;

Mahé de Kerantaon, pour son père, archer en brigandine ;

Jehan Pocart, pour son père, archer en brigandine ;

Yvonet Audren, partable tenant fief noble, archer en brigandine.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Saint-Mayeux (Saint Mayeuc) apparaissent :

La veuve et les héritiers de Guillaume Virlon, default ;

Jenan Pocart, sieur du Rouch, default.

(à compléter)

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