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SAINT-MARC-SUR-COUESNON

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La commune de Saint-Marc-sur-Couesnon (bzh.gif (80 octets) Sant-Marzh-ar-C'houenon) fait partie du canton de Saint-Aubin-du-Cormier. Saint-Marc-sur-Couesnon dépend de l'arrondissement de Fougères, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-MARC-SUR-COUESNON

Saint-Marc-sur-Couesnon vient de Médard, évêque de Noyon au VIème siècle et du nom de la rivière Couesnon. 

La paroisse de Saint-Marc-sur-Couesnon (ou Saint-Mard-sur-Couesnon) existait au XIIIème siècle et l'abbaye de Rillé y jouissait dès cette époque d'une partie des dîmes. Il ne faut donc pas attacher d'importance à une tradition locale qui prétend que la paroisse fut fondée au XVIème siècle seulement par un prélat appartenant à la famille d'Argentré, et dont on conserve, dit-on, le portrait au château de Saint-Mard (ou Saint-Marc). En 1790, les chanoines réguliers de Rillé levaient les deux tiers des dîmes de la paroisse, valant 1500 livres ; l'autre tiers, estimé 800 livres, appartenait au recteur, qui jouissait en outre du presbytère et de son pourpris, consistant en un jardin et deux vergers appelés les Aumônes, contenant 4 journaux de terre, et estimés 90 livres. Le recteur, M. Coustard, présenté par l'ordinaire, déclara que son bénéfice valait donc 890 livres, mais qu'il payait une pension de 350 livres à son vicaire et 62 livres de décimes, de sorte qu'il ne lui restait que 478 livres de revenu net (Pouillé de Rennes). A la même époque, la fabrique de Saint-Marc-sur-Couesnon possédait le dîmereau de Saint-Martin, valant 33 livres de rente (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 27). 

La paroisse de Saint-Marc-sur-Couesnon doit son nom et son origine à sa seigneurie, qui en 1330 passa de la famille de Saint-Marc (ou Saint-Mard) dans celle des Le Provost par un mariage, puis en 1640 dans celle de Feu du Placé. En 1231, Saint-Louis vient à Saint-Marc-sur-Couesnon pour rencontrer Pierre de Dreux. La paroisse de Saint-Marc-sur-Couesnon dépendait autrefois de l'ancien évêché de Rennes.

On rencontre les appellations suivantes : Ecclesia Sancti Medardi super Coesnon (au XIIIème siècle), Sanctus Medardus super Coaisnonem (en 1516).

Note 1 : Le 9 octobre 1724, René-Sébastien du Feu, seigneur de Saint-Marc (ou Saint-Mard), fonda de petites écoles en cette paroisse, tenues par un prêtre de Saint-Marc-sur-Couesnon, qui devait, en outre, dire une messe chaque jeudi pour le fondateur. Celui-ci donna 100 livres de rente pour l'entretien de cet établissement. En 1744, la soeur de ce seigneur, Julie-Judith du Feu, dame du Pontdauphin, céda à Francois Carcain, prêtre de la paroisse, sa maison du Croisé, située au bourg de Saint­Marc-sur-Couesnon, à la condition que cet ecclésiastique abandonnerait la salle de cette maison pour servir de classe au maître d'école fondé par le seigneur de Saint-Marc ou Saint-Mard (Pouillé de Rennes).

Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Saint-Marc-sur-Couesnon : Georges Le Prévost (décédé en 1557). N... Herrault (1557-1563). François Balluays (1563-1567). Thomas Lorieul (1567-1573). Pierre Tropée (en 1573). René Le Gouverneur (en 1624 ; Etant aussi chapelain de Tastoux, en Noyal-sur-Vilaine, il fit le 18 octobre 1639 son testament et choisit sa sépulture dans l'église de Saint-Marc-sur-Couesnon, où il fit une fondation ; décédé en 1639). Félix Macé (prêtre de Nantes et bachelier en théologie, pourvu le 31 janvier 1640, il prit possession en mars suivant ; il gouvernait encore en 1666). Mathurin Jamet (en 1669 ; il fit en 1679 la déclaration de son presbytère et gouverna jusqu'en 1688). Guillaume Le Marchand (en 1688 et 1690). Valentin Chevetel (pourvu en cour de Rome le 15 mai 1693, il fit en 1698 enregistrer ses armoiries : de sable au chevron d'argent, accompagné de trois macles de même. Son nom est gravé sur la chaire de l'église : Chevetel rector fecit. Il résigna en faveur du suivant). Julien Tondoux (prêtre du diocèse, pourvu le 13 août 1707, il devint en 1714 recteur de Trans). Pierre-François Guérin (prêtre du diocèse, il succéda au précédent ; décédé âgé de quarante-quatre ans, le 15 juin 1730). Jacques-Julien Estin (prêtre du diocèse, pourvu le 20 juillet 1730, il prit possession le 31 ; décédé âgé de soixante-huit ans, le 17 juin 1764). François Hubert (pourvu le 5 juillet 1764, il résigna en 1788 ; décédé âgé de soixante et onze ans, le 1er juillet 1789). Joseph Coustard (pourvu le 30 juillet 1788, il gouverna jusqu'à la Révolution). Julien-Marie Barbedette (1803-1816). Jean-Baptiste Blot (1816, décédé en 1824). Jean-Marie Delourme (1824, décédé en 1846). François Maignan (1846, décédé en 1871). Jean-Marie Pottier (à partir de 1871), ....

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PATRIMOINE de SAINT-MARC-SUR-COUESNON

l'église Saint-Marc (1517). Saint Médard, évêque de Noyon, fut jusqu'à la Révolution le patron de cette église, qu'on a placée de nos jours sens le patronage de saint Marc. En 1781, Mgr de Girac ordonna de continuer à célébrer la fête patronale de Saint-Mard le 8 juin, fête de saint Médard. C'est un édifice du commencement du XVIème siècle, portant la date 1517 gravée sur sa muraille ; il se compose d'une seule nef, terminée par un chevet droit ; un arc triomphal en ogive sépare la nef du choeur ; le portail principal, à l'Ouest, est de même style ogival fleuri. On y voyait en 1781 les autels de la Sainte-Vierge et de Saint-Antoine. Le seigneur de Saint-Mard (ou Saint-Marc) était fondateur et prééminencier de cette église, où il avait son banc, son enfeu, sa litre et ses armoiries, ainsi que les prières nominales. En 1679 on voyait son écusson au-dessus de la grande porte, dans les verrières et sur la croix du cimetière. La fabrique de Saint-Marc-sur-Couesnon possède un calice en vermeil très-curieux. « Il annonce par son ornementation la fin du XVème siècle. La coupe est large de 13 centimètres et profonde de 7 environ ; la hauteur totale est de 20 centimètres. De légères feuilles, imitant celles de l'acanthe, se détachent au-dessous de la coupe et sur la partie convexe du pied ; le nœud est gros et orné d'espèces de cabochons en émail bleu foncé, et de rayons flabelliformes. Entre la coupe et le noeud, des ciselures à jour affectent la forme d'arcatures couronnées de frontons aigus et bordés d'expansions végétales. Au-dessous, des niches décorées de la même manière et séparées par de petits contreforts étagés, contiennent huit apôtres ciselés en grand relief, nimbés et reposant sur de petits supports en culs-de-lampe. Enfin, le pied lui-même, qui n'a pas moins de 17 centimètres de largeur, se découpe en lobes à pointes mousses et bordés d'un rang de petites rosaces et quatre-feuilles d'une extrême délicatesse » (M. l'abbé Brune, Archéologie religieuse, 410). Ce calice porte un écusson présentant un lion couronné et lampassé. Or, les Le Prévost, seigneurs de Saint-Marc-sur-Couesnon, avaient pour armes : de gueules au lion léopardé d'argent, armé, lampassé et couronné d'or. Il est donc vraisemblable que ce calice est un don fait par un membre de cette famille. Dans l'église est aussi une pierre tombale dont l'inscription a disparu, mais sur laquelle on distingue encore un calice et un écusson chargé également d'un lion. Serait-il téméraire d'y voir la tombe du recteur Georges Le Prévost, mort en 1557, et ce prêtre ne serait-il pas lui-même le donateur du beau calice? Cela nous paraît très probable. Mentionnons encore en l'église de Saint-Marc-sur-Couesnon de fort jolis fonts baptismaux du XVIème siècle, chargés de figurines d'anges, de fleurs et de feuillages, le tout habilement sculpté dans le granit. La confrérie des Agonisants fut érigée en cette église par le pape Clément XI en 1701. Outre quelques fondations de messes établies en l'église de Saint-Marc-sur-Couesnon, il y avait une fondation de 50 livres de rente pour les pauvres de la paroisse, faite en 1744 par Julie-Judith Du Feu, veuve de Claude Cochart, seigneur du Pontdauphin, demeurant au manoir de Saint-Marc ou Saint-Mard (Pouillé de Rennes). L'église se compose d'une simple nef à chevet droit. Les seigneurs de Lignières en Saint-Hilaire des Landes y avaient une chapelle prohibitive. Le pignon ouest est orné de trois croix et percé d'une fenêtre flamboyante. Les fonts baptismaux doubles en granit, sculptés de deux anges, datent de 1554. Les armes de la famille le Prévost seigneurs de Saint-Marc (ou Saint-Mard) se voyaient jadis au-dessus de la grande porte. Une litre aux armes des seigneurs de Saint-Marc entourait autrefois l'église. On trouve dans l'église une pierre tombale armoriée sculptée d'un calice et d'un lion, attribuée à Georges le Prévost (ou Provost), recteur décédé en 1557, ainsi qu'une dalle funéraire en ardoise (à l'angle nord-est du choeur) sur laquelle est gravé les mots "Missire Landargau...Dauphinaye..". Une autre pierre tombale est datée de 1730 : il s'agit de celle d'un prêtre. Les seigneurs de Saint-Marc possédaient jadis un enfeu dans l'église et leurs armes sur les vitres. Les seigneurs de Lignières en Saint-Hilaire des Landes y possédaient aussi leurs armes et un enfeu ;    

la chapelle Saint-Martin de Beaumont (XIXème siècle), édifiée à l'emplacement d'un ancien sanctuaire. Ce sanctuaire primitif fort ancien était mentionné dès 1582 comme étant un lieu de pèlerinage très-fréquenté pour obtenir la guérison des fièvres. Il était fondé de messes, car en 1728 le recteur de Saint-Marc-sur-Couesnon présenta Joseph Le Tory pour le desservir ; 

l'ancienne chapelle Notre-Dame de la Basse-Deyre (1740), située jadis au bourg de Saint-Marc-sur-Couesnon. En 1740, Julie-Judith Du Feu, dame du Pontdauphin, fit bâtir une chapelle au Levant de la rabine conduisant du château de Saint-Marc à Saint-Jean-sur-Couesnon, dans une pièce de terre appelée la Basse-Deyre. Ce sanctuaire fut bénit le 18 septembre 1740 par Jacques Estin, recteur de Saint-Marc-sur-Couesnon. L'année suivante, par acte du 30 août, cette dame fonda une messe tous les samedis dans cette chapelle et une autre messe tous les vendredis dans l'église de Saint-Marc-sur-Couesnon ; elle dota cette double fondation de 100 livres de rente. Notre-Dame tomba en ruine dès la fin du XIXème siècle, mais on y disait encore la messe aux Rogations en 1860 (Pouillé de Rennes) ;

la croix en bois (1926) ; 

le manoir du Bois-Roux (XV-XVIIIème siècle). Ce manoir est encore surnommé le Bois-Raoul. Au XVème siècle et en 1462, ce manoir est la propriété de la famille Roche ; 

la maison (1732) ; 

A signaler aussi : 

la découverte vers 1860 des vestiges d'un pont daté, semble-t-il, de l'époque romaine ;

l'étang des Guérets, situé route de Saint-Hilaire-des-Landes. Une légende prétend qu'une ville y est engloutie ;

l'ancienne Maison du Croisé, située au bourg de Saint-Marc-sur-Couesnon. Elle a servi d'école au XVIIIème siècle ;

l'ancien manoir de Saint-Marc ou Saint-Mard (XVIème siècle), situé au sud du bourg de Saint-Marc-sur-Couesnon. C'était la maison seigneuriale de la paroisse. Le fronton de la porte et celui d'une des gerbières étaient sculptés chacun d'un écusson. Propriété des seigneurs de Saint-Marc (avant 1330), puis des familles le Provost (en 1330 et en 1453), du Feu seigneurs de Placé (en 1640) qui le possédait encore en 1789 ;

l'ancien manoir de la Roche. Propriété des seigneurs de la Roche au début du XVème siècle, puis des familles Léziart seigneurs des Thébaudières (vers 1626), Macé sieurs de la Brosse (après 1669). La terre est ensuite divisée en deux parties : l'une reste à la famille Macé, puis passe entre les mains de la famille Garnier, l'autre devient la propriété de la famille de Longnonné et passe ensuite entre les mains de la famille du Feu (en 1698 et en 1776) ;

l'ancien manoir de la Gautrais, situé route de Romagné ;

l'ancien manoir de la Touche-Havard, situé route de Vendel. Propriété des seigneurs de la Touche-Havard à la fin du XIVème siècle et en 1480, puis de la famille le Provost seigneurs de Saint-Mard en 1539 et en 1785 ;

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-MARC-SUR-COUESNON

(à compléter)

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