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SAINT-MALON-SUR-MEL

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La commune de Saint-Malon-sur-Mel (bzh.gif (80 octets) Sant-Malon) fait partie du canton de Saint-Méen-le-Grand. Saint-Malon-sur-Mel dépend de l'arrondissement de Rennes, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne).      

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-MALON-SUR-MEL

Saint-Malon-sur-Mel vient de saint Maëlmon, évêque d'Alet au VIIème siècle. 

Saint-Malon-sur-Mel est un démembrement de la paroisse primitive d'Iffendic. La paroisse de Saint-Malon-sur-Mel existe déjà vers 650. Au VIIème siècle, saint Maëlmon, évêque d'Aleth, rencontre saint Judicaël au lieu-dit Tabredau et décide de fonder un monastère ou un hospice à cet endroit. Ce lieu devient par la suite le point de départ des processions des chevaliers Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. La cure relève de l'abbaye Saint-Jacques de Montfort. La paroisse de Saint-Malon-sur-Mer dépendait jadis de l'ancien évêché de Saint-Malo. 

On peut rattacher, semble-t-il, les commencements de cette paroisse au monastère et à l'hôpital construits au VIIème siècle par saint Maëlmon, évêque d'Aleth. En 1124, Raoul, seigneur de Montfort, fondant le prieuré de Thélouët, en Paimpont, donna à ce monastère une partie des rentes appelées mangiers qu'il levait en Saint-Malon-sur-Mel (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 27 H, 115). Plus tard, l'abbé de Montfort fonda le prieuré-cure de Saint-Malon (Saint-Malon-sur-Mel). Enfin, les Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem eurent quelques possessions en Saint-Malon-sur-Mel, notamment le manoir des Maisons-Neuves, et les unirent à leur commanderie du Temple de la Guerche. Aux siècles derniers, les dîmes de Saint-Malon (Saint-Malon-sur-Mel) étaient partagées entre le recteur, l'abbé de Montfort et le seigneur de la paroisse. En 1683, l'abbé de Montfort devait sur le trait du Bourg 36 boisseaux de seigle à la fabrique de Saint-Malon (Saint-Malon-sur-Mel). Quant au prieur-recteur, présenté par l'abbé de Montfort et choisi longtemps parmi les religieux de son monastère, il n'avait en 1790 que 298 livres de revenu net. Son presbytère relevait de la seigneurie de Saint-Malon (Pouillé de Rennes).

Le fief de Saint-Malon est vendu en 1626 par le duc de la Trémoille à la famille d'Andigné. En 1642 Jean-Baptiste d'Andigné achète d'avec le duc de la Trémoille les fiefs de la Vairie d'Iffendic, s'étendant en Iffendic, Saint-Gonlay et Saint-Maugan, et faisant auparavant partie du comté de Montfort. La châtellenie de Saint-Malon est érigée en 1655 en faveur de la famille d'Andigné, seigneurs de la Châsse. La châtellenie de Saint-Malon est vendue judiciairement à la fin du XVIIème siècle à la famille de Moucheron, seigneurs de Châteauvieux, puis reprise par la famille d'Andigné et unie à la seigneurie de la Châsse de 1707 à 1789. Louis XIV, par lettres datées d'avril 1707, unit, en faveur de Charles-René d'Andigné, capitaine au régiment de la reine, les trois châtellenies de la Châsse, de Saint-Malon et de Cahideuc en une seule et même châtellenie sous le nom de la Châsse ; celle-ci étend alors sa haute justice en dix paroisses : Iffendic, Bléruais, Saint-Malon, Saint-Maugan, Saint-Gonlay, le Boisgervily, Monterfil, Paimpont, Saint-Jean de Montfort et Coulon (Archives du Parlement de Bretagne). Elle avait un droit de haute justice et des fourches patibulaires à quatre poteaux, un auditoire, une prison, et des ceps et collier dans le bourg de Saint-Malon-sur-Mel.

L'armée royaliste, dans sa retraite après son succès éphémère de Beignon du 3 mai 1794, passe à Saint-Malon-sur-Mel. En 1803, la paroisse de Saint-Malon-sur-Mel fut agrandie du territoire de Bléruais, qui ne fut érigée en succursale qu'en 1826.

On rencontre les appellations suivantes : Saint-Meamon (en 1314), ecclesia de Sancto Mallon (au XVIème siècle).

Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Saint-Malon (Saint-Malon-sur-Mel) : Jean Morel (résigna vers 1574). Olivier Pembouc (prit possession le 16 mai 1574 et rendit aveu au roi le 27 novembre 1577 ; il résigna en faveur du suivant). Guillaume Le Tournoux (pourvu en cour de Rome, prit posses­sion le 8 juin 1578 et résigna dès l'année suivante). François Le Vayer (pourvu en cour de Rome, prit possession le 9 août 1579 ; il résigna vers 1586). Frère Benoît Daulnay (chanoine régulier de Montfort, fut pourvu probablement par l'archevêque de Tours le 30 mars 1586 ; il eut à, combattre Thomas Jagu, pourvu en cour de Rome, et François Le Perreoulx, pourvu par l'évêque, qui prirent l'un et l'autre possession en 1586. Nous ignorons comment se termina le conflit). Frère Jean Le Tournoux (religieux de Montfort, pourvu en cour de Rome, prit possession le 23 avril 1595). Jean Bouestard (pourvu en cour de Rome, prit possession le 12 mars 1599 ; il débouta frère Pierre de Léon, religieux de Montfort, et Jean Calloel, et conserva sa cure, semble-t-il, jusqu'en 1623). Guillaume Piluerse (prit possession le 6 janvier 1623 et résigna en faveur du suivant). Pierre Polet (fut pourvu le 10 septembre 1631). Christophe Garel (rendit aveu au roi le 20 mars 1653 ; décédé vers 1660). Frère Bénigne Lobinois (religieux de Montfort, pourvu le 19 mai 1660, résigna l'année suivante). Frère David Busnel (pourvu le 10 août 1661 ; décédé en 1668). Raoul Corbes (précédemment recteur de Coulon, fut pourvu le 8 juin 1668 ; par son testament, en date du 6 mai 1670, il choisit sa sépulture en l'église abbatiale de Montfort). Frère René de Moullineau (chanoine régulier comme les suivants, en 1681, fut révoqué en 1711). Frère Charles Vintaut (pourvu le 29 septembre 1711, se démit en 1721). Frère Denis Fortin de Surville (pourvu le 30 juillet 1721, se démit en 1725). Frère Philippe Dargent (fut pourvu le 24 janvier 1725 ; décédé en 1743). Frère François Couannier (fut pourvu le 29 août 1743 ; décédé en octobre 1776). Frère Jean-François Leroy (pourvu le 18 novembre 1776, gouverna jusqu'à la Révolution). François-Xavier Estin (en 1803). François Delatouche (1803-1831). Joseph Tostivint (1831-1854). Pierre Salmon (1854-1874). Joseph Gougeon (à partir de 1874), ....

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PATRIMOINE de SAINT-MALON-SUR-MEL

l'église Saint-Malo (XVII-XIX-XXème siècle). La première église remonte au VIIème siècle. L'édifice du XVIIème siècle est reconstruit partiellement au XIXème siècle (sacristie en 1840 puis en 1879) : il est accosté vers le sud d'une grosse tour carrée avec un toit en dôme surmonté d'une flèche. Dédiée à l'origine, croit-on, à saint Maëlmon, mais actuellement à saint Malo, cette église, en partie reconstruite de nos jours, n'offre rien de bien intéressant, sauf une assez jolie porte moderne de style roman ; dans le choeur apparaissent quelques sablières grotesques du XVIème siècle. Non loin se trouve la fontaine du saint patron, que les habitants appellent saint Méha. Le comte de Montfort avait à l'origine la supériorité en l'église de Saint-Malon (Saint-Malon-sur-Mel), mais le seigneur de Saint-Malon y avait les droits de fondation et prééminences. Au XVIIème siècle, le seigneur de la Châsse, en Iffendic, acheta les droits des comtes de Montfort à Saint-Malon, et en 1682 Pélage d'Andigné, seigneur de la Châsse et de Saint-Malon, avait en cette église « tous les droits de supériorité et de fondation, d'armoiries, tombe, banc, cave et enfeu au chanceau, tant du costé de l'évangile que du costé de l'épître, et tous autres droits honorifiques » (Archives départementales de la Loire-inférieure). La confrérie du Rosaire existait en 1749 à Saint-Malon-sur-Mel. Plusieurs fondations s'y trouvaient aussi, telles que celles de la messe matinale tous les dimanches et fêtes, — d'un boisseau de froment pour le pain bénit, etc. (nota : la Réformation de 1513 mentionne aussi que les possesseurs de la Ville-Houée devaient entretenir deux lampes ardentes et cinq cierges à l'église). Le cimetière est transféré en 1861. Le chœur date du XIXème siècle et conserve quelques sablières grotesques du XVIème siècle ; 

la chapelle Saint-Jean-des-Landes (1889), située à Saint Jouan. La chapelle primitive est fondée par les chevaliers Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Elle était frairienne et a été reconstruite en 1890. Elle n'était plus fondée de messes au XVIIIème siècle, mais elle a toujours été très-vénérée. Restaurée de nos jours, elle est parfois desservie, et les pèlerins continuent de s'y rendre encore en grand nombre à la fin du XIXème siècle. Il s'y tenait autrefois une assemblée très-fréquentée

l'ancienne chapelle Saint-Jean, située jadis à l'entrée du manoir de Saint-Jean, possédé en 1427 par Jehan de Saint-Jean, puis par les familles Lévesque et d'Andigné. En 1671, Pierre Picaud, seigneur de Quéhéon, épousa dans ce sanctuaire Françoise Charpentier, dame d'Andigné et de Saint-Jean. Vers le même temps Jean-Baptiste d'Andigné, seigneur de Saint-Jean, fonda dans la chapelle de son manoir des messes pour honoraires desquelles il donna la métairie de l'Epinay. Christophe Houlet, remplacé en 1725 par Julien Macé, puis Guillaume Houlet (1743) furent pourvus de cette chapellenie, valant 200 livres de rente d'après le Pouillé ms. de Saint-Malo (1739-1767). Mais à la fin du XVIIIème siècle la chapelle de Saint-Jean fut abandonnée et ses messes furent dites en la chapelle de la Châsse, en Iffendic (Pouillé de Rennes) ;

l'ancien prieuré Saint-Malon, aujourd'hui disparu et jadis membre de l'abbaye de Montfort. Les seigneurs de Montfort se disaient encore fondateurs du prieuré-cure de Saint-Malon, lequel, selon eux, était « de fondation et présentation des anciens sires de Montfort, à debvoir de prières et oraisons et de quatre services aux quatre festes de l'année » (Déclaration du comté de Montfort en 1682). Cependant le prieur-recteur Olivier Pembouc rendit aveu directement au roi le 27 novembre 1577 ; il déclara posséder alors : une maison priorale et presbytérale, avec cour et jardins devant et derrière ; — la pièce du Clos ; — le pré de la Cure ; — la pièce des Courfures ; — le tiers des dîmes de la paroisse se levant à la treizième gerbe, — et toutes les dîmes des terres dépendant des métairies de Trémel, Ballon et l'Espinay. Il ajouta qu'il était tenu pour cela à administrer la paroisse et à dire cinq messes par semaine (Archives départementales de la Loire-Inférieure). Vers 1730, frère Philippe d'Argent, prieur-recteur, déclara au bureau diocésain de Saint-Malo que son bénéfice de Saint-Malon valait 239 livres 10 sols de rente, toutes charges déduites ; vingt ans plus tard, il était estimé 800 livres de revenu brut. En 1790, frère Jean-François Le Roy, dernier prieur-recteur, évaluait les rentes de son bénéfice à 900 livres. Ce prieuré n'avait guère changé depuis le XVIème siècle ; il se composait encore du presbytère, d'une prairie de 5 jours de fauche, d'un verger de 2 journaux et demi et du tiers des dîmes de la paroisse. Mais sur les 900 livres que valait ce bénéfice, il fallait déduire 602 livres de charges, telles que pension du vicaire, décimes, messes, etc., de sorte qu'il ne restait, en fin de compte, que 298 livres de rente au prieur-recteur (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 29). Comme l'on voit, les chanoines réguliers de Montfort desservirent la paroisse de Saint-Malon-sur-Mel jusqu'à l'époque de la Révolution (abbé Guillotin de Corson) ;

le manoir des Maisons-Neuves (1427). Il s'agit en fait d'une ancienne possession des Chevaliers Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Il formait une haute justice avec le fief de Saint-Jean. Propriété de la famille Haloret (en 1427 et en 1513), puis de la famille d'Andigné (au XVIIIème siècle). Propriété de Guillaume Haloret en 1480 ; 

l'ancien manoir situé au lieu-dit Le Haut-d'Avril (XVIème siècle) ; 

le manoir ou château (1653), situé au lieu-dit Le Haut-Saint-Jean. Un manoir primitif appelé "Le Haut-d'Avril" est construit dés le XIIème siècle. Le 8 juillet 1442, Jean Le Roux, seigneur de Saint-Jean, rendit aveu au baron de Montfort, seigneur de Saint-Malon, pour « ses manoir, terre et seigneurie de Saint-Jean ». Un château "avec douves, pont-levis, créneaux et machicoulis" remplace l'ancien manoir vers 1653. Il relevait de la seigneurie de Saint-Malon. Il possédait jadis un colombier et une chapelle privée abandonnée à la fin du XVIIIème siècle. Saint-Jean est érigé en châtellenie en 1653. Il avait un droit de haute justice et des fourches patibulaires à quatre piliers. Propriété successive des familles le Roux (en 1418 et en 1445), Lévesque (en 1477), Saint-Pern, seigneurs du Lattay (en 1593), Andigné (en 1789) ;

le château de Ranlou (XVII-XVIIIème siècle). On y trouvait autrefois une chapelle privative, aujourd'hui disparue. La chapelle de Ranlou avoisinait le vieux manoir de ce nom. En 1711 le seigneur de la Châsse fit poursuivre des malfaiteurs qui avaient pillé sa maison de Ranlou, « brisé la porte de la chapelle dudit lieu, enlevé les ornements, brisé le crucifix et fait beaucoup d'autres désordres » (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, C, 2606). Propriété de la famille de Saint-Malon (en 1445 et en 1513), puis des seigneurs de la Châsse en Iffendic (en 1711). Propriété de Guillaume de Saint-Malon en 1480 ;

le four à pain (XIX- 1982), situé au lieu-dit Le Pré-Haslé ; 

les moulins à eau des Vallées et de Saint-Jean ;

A signaler aussi : 

la fontaine Saint-Méha, située près de l'église ;

la fontaine Saint-Jean, située près de la chapelle Saint-Jean-des-Landes. On y conduisait les enfants chétifs ;

la fontaine de Jouvence, située près du moulin de la Marette ; 

l'ancien hôpital. Saint Maëlmon, évêque d'Aleth vers l'an 650, avait fondé le monastère de Lan-Maëlmon, qui semble avoir donné naissance à la paroisse de Saint-Malon (Saint-Malon-sur-Mel). Il avait aussi construit un hospice dans un lieu nommé Talredau, « qui in Talredau apud xenodochium Maelmonis etc. » (Vita ms. S. Judicaelis - Blancs-Manteaux, XXXVIII) où saint Judicaël aimait à aller trouver le saint prélat. Il semble bien que ce petit hôpital était voisin du monastère de Lan-Maëlmon, et peut-être même en faisait-il partie ; c'est pourquoi nous le mentionnons ici. Les anciennes possessions des Chevaliers-Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Saint-Malon-sur-Mel ont pu avoir pour origine ce premier établissement charitable (Pouillé de Rennes) ;

l'ancien manoir de l'Espinay, situé route de Saint-Maugan. Propriété de la famille Morfouace (en 1427), puis de la famille de l'Espinay (en 1445 et en 1513) ;

l'ancien manoir du Bois-Durand, situé route de Saint-Gonlay. Propriété successive des familles Poul seigneurs de Bédezy (en 1427), l'Espinay, Guichard seigneurs de Bléruais (en 1513) ;

l'ancien manoir de la Touche-Guéhennou, situé route de Paimpont. Propriété de la famille le Mestayer (en 1427), puis de la famille de Saint-Malon (en 1513) ;

l'ancien manoir des Noës, situé route de Paimpont. Propriété de la famille de Saint-Malon (en 1513) ;

l'ancien manoir du Plessis, situé route de Paimpont. Propriété de la famille de Saint-Malon (en 1445 et en 1513), des comtes de Laval seigneurs de Montfort, puis de la famille d'Andigné seigneurs de la Châsse ;

les deux allées couvertes surnommées "Tombeau de Merlin" et "Tombeau de Viviane", situées sur le coteau des Landelles ;

l'ancien manoir de la Ville-Fortin, situé route de Concoret. Propriété de la famille Lorance en 1513 ;

le menhir de la Pierre Drette, situé route de Concoret ;

l'ancien manoir de la Ville-Houée, situé route de Bléruais. Il possédait jadis une chapelle privée. La chapelle de la Ville-Rouée est mentionnée en 1682 dans une déclaration de la maison noble de ce nom. Elle était fondée de messes et valait 120 livres de rente en 1790 ; mais à cette dernière époque le chapelain Julien Guérin disait ces messes le dimanche et le jeudi dans l'église paroissiale, probablement parce que la chapelle était alors ruinée. Propriété de la famille Lorence en 1427 ;

l'ancien manoir du Bois-Raoul, situé route de Bléruais. Propriété de la famille Mel seigneurs du Bois-Denast (en 1420), puis de la famille Drézac seigneurs du Bois-Denast (en 1513) ;

l'ancien manoir de Trémel, situé route de Bléruais. Propriété successive des familles Trémel (en 1427 et en 1445), Coëtlogon, Glé (en 1513) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-MALON-SUR-MEL

La création de la châtellenie de Saint-Malon, en la paroisse de ce nom, nous semble une conséquence de l'érection de Saint-Jean en châtellenie. Saint-Malon n'était à l'origine qu'un grand fief faisant partie du comté de Montfort. Le 4 février 1626, Henri, duc de la Trémoille et sire de Montfort, vendit ce fief de Saint-Malon à François d'Andigné, seigneur de la Châsse. Celui-ci en fit hommage au roi le 12 août 1630. Lorsqu'en 1653 Louis XIV érigea en châtellenie la seigneurie de Saint-Jean sise en Saint-Malon, Jean-Baptiste d'Andigné, seigneur de la Châsse et de Saint-Malon, s'opposa vivement à cette érection. S'il finit par retirer ses protestations en 1658, c'est qu'il venait alors d'obtenir une compensation de ce qu'il regardait comme une atteinte portée à son autorité à Saint-Malon. Le roi, en effet, par lettres patentes datées de septembre 1655, érigea en châtellenie sa propre seigneurie de Saint-Malon, ou plutôt confirma ce fief en état de châtellenie, comme démembrement du comté de Montfort. Nous n'avons pu, en effet, retrouver les lettres royales de 1655. Mais celles de 1707, unissant les seigneuries de la Châsse, Cahideuc et Saint-Malon, mentionnent formellement "la confirmation du fief de Saint-Malon en titre de châtellenie par lettres patentes de septembre 1655". En 1673, François d'Andigné, seigneur de la Châsse, fit hommage pour sa châtellenie de Saint-Malon, et sa veuve Jeanne de Cahideuc rendit aveu en 1679 au roi pour la même seigneurie. Vers la fin du XVIIème siècle, Saint-Malon fut saisi par des créanciers et vendu judiciairement à Alexandre de Moucheren, seigneur de Châteauvieux, mais Charles-René d'Andigné retira cette seigneurie et obtint du roi en 1707 son union à celle de la Châsse. A partir de ce moment Saint-Malon fit partie de la châtellenie de la Châsse, possédée en dernier lieu par Joseph d'Andigné de la Châsse,  ancien évêque de Châlon-sur-Saône, décédé en 1806. La châtellenie de Saint-Malon consistait « en un seul bailliage appelé le Fief de Saint-Malon, s'extendant ès paroisses de Saint-Malon, Iffendicq, Paimpont, Saint-Gonlay et autres paroisses circonvoisines ». De Saint-Malon relevaient un certain nombre de terres nobles, telles que celles de Saint-Jean, les Maisons-Neuves, Ranlou, le Plessix, l'Espinay, le prieuré de Saint-Malon, etc. La haute justice de Saint-Malon avait des fourches patibulaires à quatre poteaux, des ceps et collier au bourg paroissial, les droits de supériorité, fondation et prééminences en l'église de Saint-Malon et le privilège de menée à la cour royale de Ploërmel. Enfin le jour Saint-Etienne, chaque année, le dernier homme marié dans la paroisse de Saint-Malon était tenu, sous peine de 60 sols d'amende, de présenter une soule à son seigneur (aveu de 1679 et 1687). Quant au domaine proche de la seigneurie de Saint-Malon, il était à peu près nul : il consistait seulement en 1682 « en maisons de la geolle ou prison et de l'auditoire, avec leurs jardins et pourpris ». Comme l'on voit, la famille noble de Saint-Malon n'a jamais possédé la Châtellenie de ce nom. Cette famille, qui portait dès 1398 : d'argent à trois écureuils rampant de gueules, habitait en 1445 et 1513 le manoir du Plessix, relevant de la seigneurie de Saint-Malon (abbé Guillotin de Corson).

La seigneurie de Saint-Jean, sise en la paroisse de Saint-Malon, donna naissance à une famille noble de ce nom portant d'azur à trois bandes d'argent, mais qui ne la possédait plus dès le commencement du XVème siècle. Le 1er août 1418, en effet, mourut Guillaume Le Roux, seigneur de Saint-Jean, laissant veuve Marguerite de Montfort avec un fils nommé Jean Le Roux (Archives de Loire-Inférieure). Est-ce ce dernier que la Réformation de 1427 désigne simplement ainsi : « Jehan seigneur de Saint-Jehan », ou faut-il voir en celui-ci un membre de la famille de Saint-Jean alliée aux Le Roux ? Toujours est-il que le 8 juillet 1442, Jean Le Roux, seigneur de Saint-Jean, rendit aveu au baron de Montfort, seigneur de Saint-Malon, pour « ses manoir, terre et seigneurie de Saint-Jean », qu'il possédait également en 1445 (Archives d'Ille-et-Vilaine, E. 7). Quelques années plus tard, nous trouvons Pierre Lévesque, seigneur de Saint-Jean, mais il se dit ailleurs héritier de feue demoiselle Phelippote de Saint-Jean, dame de Bonespoir, décédée le 5 mars 1477 (Archives de Loire-Inférieure). Ce devait être par suite d'alliances contractées entre les familles de Saint-Jean, Le Roux et Lévesque, que la terre de Saint-Jean était venue aux mains de ces dernières. Ce Pierre Lévesque épousa Françoise Chauvin, fille du chancelier Guillaume Chauvin. Jean Lévesque, son fils, possédait en 1513 le « manoir de Saint-Jean » ; il s'était uni à Barthélemye de Saint-Père, fille du seigneur de la Sauldraye en Bonaban ; lui et sa femme étaient morts le 10 avril 1535 ; François Lévesque, leur fils, hérita de la terre de Saint-Jean (Communication du baron René de Saint-Pern). Vint ensuite Rolland Lévesque, seigneur de Saint-Jean, qui épousa en juin 1551 Marguerite de Cadaran, fille du seigneur du Plessix-Tizon, et mourut avant le 6 septembre 1556. Guillaume Lévesque, fils des précédents, s'unit par contrat du 15 mars 1576 à Jeanne Robinaud, fille du seigneur de la Haye de Mordelles. Ceux-ci laissèrent une fille, Anne Lévesque, mariée le 16 août 1593 à Jean de Saint-Pern, seigneur du Lattay, auquel elle apporta la seigneurie de Saint-Jean. Le seigneur du Lattay mourut le 8 avril 1637, laissant pour héritier autre Jean de Saint-Pern, seigneur du Lattay et de Saint-Jean ; celui-ci obtint du roi l'érection de ces deux terres en châtellenies distinctes. Il avait épousé, par contrat du 24 août 1630, Hélène de la Noue, fille du seigneur de Vair. Par contrat du 21 juin 1658, ce Jean de Saint-Pern vendit sa châtellenie de Saint-Jean à René d'Andigné et Françoise Charpentier, sa femme (Archives d'Ille-et-Vilaine, E. 7). Le nouveau seigneur de Saint-Jean était le troisième fils de François d'Andigné, seigneur de la Châsse ; il mourut en 1661, et sa veuve, Françoise Charpentier, se remaria le 5 juillet 1671, en la chapelle Saint-Jean, avec Pierre Picault, seigneur de Quéhéon. Jean d'Andigné, fils du précédent, lui succéda et rendit aveu au roi pour sa châtellenie de Saint-Jean en 1687 et 1698. Il mourut en 1708, laissant veuve Marie-Jeanne de Sauvaget, laquelle lui survécut jusqu'en 1736 et mourut alors à Rennes, le 19 juin, âgée de quatre-vingt-un ans. Jean d'Andigné semble avoir laissé une succession assez obérée, qui fut recueillie par son cousin Charles-René d'Andigné, seigneur de la Châsse. A partir de ce moment, la châtellenie de Saint-Jean demeura entre les mains des seigneurs de la Châsse ; le dernier possesseur en fut donc Joseph d'Andigné de la Châsse, ancien évêque de Châlon-sur-Saône, décédé à Paris le 12 juillet 1806. Ce dernier avait en 1784 fait hommage au roi pour sa châtellenie de Saint-Jean (Archives de Loire-Inférieure, B. 1063). La seigneurie de Saint-Jean relevait prochement de la seigneurie de Saint-Malon et en arrière-fief du comté de Montfort. Par lettres patentes données en avril 1653, Louis XIV érigea en châtellenie la terre de Saint-Jean en faveur de Jean de Saint-Pern, seigneur du Lattay ; le roi agit ainsi en considération des « bons et agréables services que ledit seigneur et ses ancêtres avaient rendus à la couronne de France ». Par ces lettres, la seigneurie de Saint-Jean devint une haute justice avec fourches patibulaires à quatre piliers ; il fut permis d'y bâtir « un chasteau avec douves, pont-levis, creneaux et machicoulis » ; enfin le nouveau châtelain fut autorisé à créer au bourg de Saint-Malon un marché tous les mercredis et deux foires par an, le Jeudi-Saint et le 21 septembre, et à tenir de plus cieux autres foires près la chapelle Saint-Jean-des-Landes, dépendant de la châtellenie, le 6 mai et le 27 décembre de chaque année. Malgré l'opposition que firent à cette création de Saint-Jean en châtellenie les seigneurs de la Châsse et de Gaël, les lettres du roi furent maintenues et enregistrées au Parlement le 9 avril 1660 (Archives du Parlement de Bretagne, 22e reg., 70). Les fiefs constituant la seigneurie de Saint-Jean ne semblent avoir été ni nombreux ni importants ; ils ne s'étendaient guère au-delà de la paroisse de Saint-Malon ; leur haute justice s'exerçait au bourg même. Le seigneur de Saint-Jean jouissait d'un droit d'usage en la forêt de Brécilien : c'était, pour son chauffage, du bois « à faire feu à cinq cheminées en son manoir », plus le droit de « faire pasturer son bestial en ladite forent sans poyer aucun salaire ». Jean de Saint-Pern fut maintenu dans la jouissance de ces privilèges par sentence du 26 juillet 1636. Le domaine proche de la châtellenie se composait en 1682 du « manoir noble de Saint-Jean-d'Andigné, dit auparavant de Saint-Jean-Lévesque, avec ses cours, douves et pont-levis, chapelle et colombier, rabines et bois, etc., » — des métairies de la Porte, le-Haut-Saint-Jean, la Touche, Trimel et la Guinardière, — de l'étang et du moulin de Saint-Jean, — du moulin dit Moulin-au-Provost, etc. (Archives d'Ille-et-Vilaine, E. 7). Au milieu du XIXème siècle, Saint-Jean n'est plus qu'une maison de ferme appartenant aux héritiers de feu M. le marquis d'Andigné de la Châsse (abbé Guillotin de Corson).

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 7 nobles de Saint-Malon-sur-Mel :

Macé DE LESPINAY (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Pierre DE SAINT-MALLON de Saint-Mallon (100 livres de revenu), remplacé par Me. Charles : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Guillaume DE SAINT-MALLON de Ranto (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Jehan DU BOAYS (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Guillaume HALORET (60 livres de revenu) : excusé, car appartenant à une compagnie d'ordonnance ;

Jehan LE METEER de Touchegneur (10 livres de revenu) : défaillant ;

Symon LORANCE (50 livres de revenu) : défaillant ;

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