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SAINT-MALO-DE-BEIGNON

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La commune de Saint-Malo-de-Beignon (bzh.gif (80 octets) Sant-Maloù-Benion) fait partie du canton de Guer. Saint-Malo-de-Beignon dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-MALO-DE-BEIGNON 

Saint-Malo-de-Beignon fait référence aux évêques de Saint-Malo qui possèdent une résidence d'été sur ce territoire. 

Saint-Malo-de-Beignon est, semble-t-il, un démembrement de la paroisse primitive de Guer. Fondé dès le VIIème siècle, Saint-Malo, appelé autrefois Aleth, est d'abord un simple village rattaché à Beignon. Le roi Salomon de Bretagne la donne à Ratwilis, évêque d'Aleth, actuel Saint-Malo. Les évêques y font construire dès 1062 leur résidence d'été et un séminaire. 

Il existe à Saint-Malo-de-Beignon un manoir épiscopal, centre d'un fief temporel ou régaire. L'évêque de Saint-Malo porte alors le titre de baron de Beignon, comte de Saint-Malo. Ce franc régaire se composait, selon un aveu de 1682 : "1° de la ville et paroisse de Saint-Malo-de-Beignon en entier, avec patronage et supériorité d'église, avec quelques rentes en deniers, et à devoir de faner et charroyer les foins des prairies de la seigneurie ; 2° du bourg et de la paroisse de Saint-Pierre-de-Beignon, en leur entier et sans exception, n'y ayant pas un pouce de fief d'autre seigneurie, avec également patronage et supériorité d'église ; à devoir de rentes en deniers et avoines, comme minée, gallinée, crublée, devoir de fumage, charrois généraux et sepminaux, quintaine ou bouhours, dîmes à la douziesme, et droits de sergentise"

On avait édifié auprès du manoir épiscopal un collège qui a subsisté jusqu'à la Révolution. De nombreuses maisons étaient autrefois occupées par les délégués de la juridiction seigneuriale des évêques et par les écoliers qui venaient étudier à Saint Malo de Beignon. Saint-Malo-de-Beignon reste la propriété des évêques jusqu'à la Révolution. 

Note 1 : Saint-Malo-de-Beignon est un démembrement de Beignon. Sa superficie est de 351 hectares, dont une grande partie est occupée par des landes. En 1891, sa population est de 200 habitants. Le bourg est à kilomètres de Guer, et à 16 de Ploërmel. Les évêques d'Aleth ou de Saint-Malo eurent de bonne heure une résidence ici, soit pour veiller de plus près sur la partie méridionale de leur diocèse, soit pour y goûter le calme de la retraite. Ce domaine leur venait-il par don ou par acquisition ? — On l'ignore. Toujours est-il que leur juridiction temporelle ou leur régaire s'étendit sur toute la paroisse de Beignon et sur le territoire de Saint-Malo-de-Beignon. Ils eurent, pour exercer cette juridiction féodale, un sénéchal, assisté d'un procureur fiscal, et des officiers subalternes. Ce fief épiscopal fut plus tard qualifié baronnie, et avait haute, moyenne et basse justice. C'est à Saint-Malo-de-Beignon que résidait souvent l'évêque Rainald, et en 1062 on le trouve mentionné sous ce titre : Ep. de S. Masloo de Bidainono (Cartulaire de Redon, 383). Ce n'était toutefois qu'un titre passager, car son vrai titre était : Ep. Alethensis. C'est là, dans le manoir épiscopal, que se réunirent en 1196, les seigneurs bretons, pour aviser aux moyens de délivrer la duchesse Constance des mains des Anglais. En 1261, Olivier de Kergoet, sénéchal de Guillaume de Lohéac, ayant fait saisir à Saint-Malo-de-Beignon deux hommes, sujets de l'évêque, et les ayant laissé pendre par ses complices, l'évêque porta plainte au duc Jean Ier, qui condamna le seigneur de Lohéac et son sénéchal à déclarer qu'ils n'avaient pas eu l'intention de violer la juridiction temporelle de l'évêque, et ordonna que Olivier de Kergoet et ses complices porteraient les cadavres des suppliciés au cimetière et feraient ensuite un pèlerinage de pénitence dans toutes les églises cathédrales de Bretagne, et en rapporteraient des certificats à l'évêque offensé (La Borderie — Recueil). Le séjour prolongé des évêques à Saint-Malo-de-Beignon, la création d'une paroisse, le tribunal des régaires et l'officialité de l'archidiacre de Porhoët, avaient attiré ici une population nombreuse, et divers actes postérieurs donnent à Saint-Malo le titre de ville. Pour augmenter son importance, l'évêque François Thomé obtint du roi, en 1577, l'établissement d'une foire le 1er mai, et Mgr Jean du Bec, en 1599, celui de deux autres foires par an et de deux marchés par semaine, le mardi et le jeudi. Enfin l'établissement d'un collège, qui a subsisté jusqu'à la Révolution, accrut encore sa prospérité (J-M. Le Mené).

Note 2 : c'est à Saint-Malo-de-Beignon, vers 1180, que fut reconnu le jeune duc Arthur Ier par une réunion de seigneurs (André de Vitré, Guyomar et Hervé, seigneurs de Léon, Alain de Rohan, Guillaume de Loheac, Péan de Malestroit, Henri Salmon et Hervé Hagommar), pendant la captivité de sa mère, la duchesse Constance. C'est aussi à Saint-Malo-de-Beignon que, en 1843, M. le duc de Nemours fixa sa résidence pendant son séjour au camp de manoeuvres de Thélin, dont il avait le commandement supérieur.

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PATRIMOINE de SAINT-MALO-DE-BEIGNON

l'église Saint-Malo (XI-XIIème siècle), restaurée en 1751. L'église conserve des vestiges romanes, notamment trois fenêtres, ainsi que le portail occidental. Le porche roman, qui date de la seconde moitié du XIIème siècle, est refait entièrement au XVème siècle. Le portail se compose de trois ogives encastrées l'une dans l'autre. Des restaurations ont été faites en 1751. On y trouve de nombreuses dalles funéraires datées de 1412 (celle de Guillaume Hamon), 1591 (celle de François Thomé), 1610 (Jean du Bec) et 1702 (celle de Sébastien du Guémadeuc, évêque de Saint-Malo, décédé le 2 mars 1702). Le baptistère date du XIIème siècle. La tribune dite "des évêques" date du XVIIIème siècle. Le retable date du XVIIème siècle ; 

Nota : L'église paroissiale est dédiée à saint Malo ; elle conserve encore des restes de construction romane, et notamment des fenêtres hautes et étroites, à plein cintre, qui rappellent le XIème ou le XIIème siècle. Depuis ce temps, elle a subi de nombreuses réparations, dont la plus importante fut terminée en 1751. « Elle s'étendait autrefois plus en long du côté du soleil levant, la sacristie était au midi, joignant les écuries du château, qui ont été faites depuis quelques années dans l'endroit où était ci-devant l'auditoire, tandis que l'ancien château subsistait ». On rétrécit l'église de six pieds (Reg. 1751). Le pavé est semé de dalles funéraires, qui tendent à s'effacer sous le frottement des pieds. L'une des plus anciennes est celle d'un prêtre, comme le prouve le dessin d'un calice, parmi d'autres figures ; on y lit l'inscription suivante en lettres gothiques : D. Guille Hamon p de S. M. L. M. IIIIcc. XII. (1412). Ses armes étaient d'azur à 3 annelets d'or. Une autre dalle, placée au milieu du sanctuaire, porte cinq écussons très usés ; celui du centre, accompagné d'une crosse et d'une mitre, présente un chevron abaissé sous un chef chargé de deux étoiles, et accompagné en pointe d'un coeur surmonté d'une croix. C'est là que reposent les restes de messire François Thomé, évêque de Saint-Malo, mort le 17 février 1591. Une troisième dalle, à moitié cachée par le marchepied du maître-autel, portant un écusson fuselé, timbré d'une crosse et d'une mitre, recouvre le coeur et les entrailles de Mgr Jean du Bec, évêque de Saint-Malo, mort le 20 janvier 1610, dans sa maison de campagne, après avoir légué son corps à l'abbaye de Mortemer. On lit encore les mots : precordia R. P. Johannis ... Une quatrième dalle, en schiste ardoisier, placée aussi devant le maître-autel, porte un écusson de sable au léopard d'argent accompagné de six coquilles de même, et entouré des attributs épiscopaux. Au-dessous on lit l'inscription suivante : Cy gist illustrissime et révérendissime — Père en Dieu Messire Sébastien du Guémadeuc, — en son vivant évêque de Saint-Malo, — lequel est décédé le 2 mars 1702. — Priez Dieu pour lui. On voit aussi dans l'église les armoiries de Mgr Des Maretz, mort en 1739, et celles de Mgr de Fogasses de la Bastic, mort en 1767. Outre l'église, il y a la chapelle de Saint-Malo, fondée le 10 janvier 1610 par Mgr Jean du Bec, qui laissa la somme de « cinq cents escus, peur faire parachever la chapelle de Saint-Malo, située près la fontaine qui dépend de ce lieu, et pour y fonder deux messes par chacune semaine à perpétuité, l'une au mercredy et l'autre au vendredy, ensemble faire bastir une chambre annexée à la dite chapelle, pour loger le chapelain qui célébrera les dites messes ». Le manoir épiscopal, reconstruit en partie par Mgr du Guémadeuc, se trouve au fond d'un charmant vallon, entouré d'arbres et de prairies. Aliéné en 1791, acquis plus tard par M. de Cheffontaines, il a donné l'hospitalité au duc de Nemours en 1843, pendant les manoeuvres du camp de Thélin ; il a appartenu ensuite à M. de Trévelec, et depuis 1895 il est à Madame de Boispéan. Saint-Malo faisait partie du doyenné de Beignon, de l'archidiaconé de Porhoët, et de la sénéchaussée de Ploërmel. En 1790, il fut érigé en commune, du canton de Campénéac, du district de Ploërmel, et du département du Morbihan. On y vendit nationalement, outre le manoir épiscopal et ses dépendances, deux pièces de terre appartenant à la fabrique, une maison, un moulin et une métairie dépendant de la cure. En 1801, la commune passa dans le canton de Guer, et fut annexée au nouveau diocèse de Vannes. Rétablie comme paroisse en 1802, supprimée en 1808 et unie à Beignon, elle a recouvré son indépendance religieuse le 2 août 1843. La suppression de l'évêché de Saint-Malo a porté un coup mortel à la prospérité de cette petite localité. Plus d'évêques, plus de tribunaux, plus de collège, plus de commerce ! Le bourg actuel de Saint-Malo-de-Beignon se compose d'une quarantaine de chaumières habitables et d'un nombre à peu près égal de maisons en ruines, qui lui donnent un aspect de désolation et de misère. Cependant il commence à se relever, et le voisinage du camp de Coetquidan y apporte, pendant quatre mois chaque année, le mouvement et la vie (J-M. Le Mené).

le calvaire (XVIème siècle), situé place de l'église ;

le château des Evêques de Saint-Malo. Ancienne résidence des évêques d'Aleth ou de Saint-Malo dès le XIème siècle. Cette résidence a été plusieurs fois restaurée et reconstruite. La dernière restauration est l'oeuvre de Mgr de Guémadeuc (fin XVIIème siècle). Le château est vendu, sous la Révolution, comme bien national. Il devient alors, successivement, la propriété des familles Cheffontaines, Trévelec, Boispéan (en 1895) et Guillaume. Il est détruit par plusieurs incendies : l'un en 1939, et l'autre en 1958, puis rasé et noyé sous un étang artificiel en 1977 ; 

les maisons (XVI-XVIIème siècle), situées place de l'église ;

le moulin (XVII-XVIIIème siècle), situé au Jardin des Evêques ;

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-MALO-DE-BEIGNON

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, ainsi que dans le dictionnaire des feudataires des évêchés de Dol et Saint-Malo en 1480, on comptabilise la présence d'aucun noble de Saint-Malo-de-Beignon.

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