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SAINT-LAURENT

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La commune de Saint-Laurent (bzh.gif (80 octets) Sant-Laorans) fait partie du canton de Bégard. Saint-Laurent dépend de l'arrondissement de Guingamp, du département des Côtes d'Armor (Trégor - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-LAURENT

Saint-Laurent est cité comme paroisse en 1427 sous le nom de Lanlouran (archives de Loire Atlantique, B2980). Lanlouran est formé de "lann" (ermitage) et le nom d'un saint breton "Louran" ou "Lauron" ou "Laurent".

Saint-Laurent est un démembrement des anciennes paroisses primitive de Plouec (la partie située à l'est du Jaudy) et de Pédernec (la partie située à l'ouest du Jaudy). Saint-Laurent est déjà mentionné en tant que paroisse en 1427.

Saint-Laurent était le siège de la commanderie hospitalière du Palacret. Cette commanderie du Palacret sera unie à celle de La Feuillée au XVème siècle. Saint-Laurent reçut pour nom révolutionnaire Bro-Lan (pays de lande) par arrêté du district de Pontrieux en date du 17 janvier 1794.

L'ancienne paroisse de Saint-Laurent dépendait autrefois de l'évêché de Tréguier, de la subdélégation de Guingamp et du ressort de Lannion. La cure était présentée par le duc de Lorges en 1780.

On rencontre les appellations suivantes : eccl. de Lanlouren (à la fin du XIVème siècle), par. de Lanleuran (en 1414), Lanlouran (en 1427, en 1442, en 1461), Lanlaurens (en 1481), Sainct Lorans (en 1496).

Bourg de Saint-Laurent (Bretagne).

Note 1 : vers 1846, une colonie de cultivateurs de la commune de Saint-Laurent s'établit en Algérie avec l'ancien maire Le Brigant.

Note 2 : la commune de Saint-Laurent est formée des villages : Ty-Parc-Alain, Keranforest, Rubriant, Kervegand, le Palacret, le Cosquer, Libouban, Coatburluec, Saint-Illiou-Bihan, Fort-Bihan, Roudanguin, Rumodu, Trobescont, Kerbars, Lanmeur, etc...

Note 3 : Liste non exhaustive des recteurs de SAINT-LAURENT : Olivier Michel jusqu’en 1702. - Noble François Retour (à partir de 1702). - Charles le Breton, décédé en 1734. - Nicolas Philippe (1734-1738). - Henri le Bonniec (1738-1742). - Hervé Nouvel (à partir de 1742), etc ...

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PATRIMOINE de SAINT-LAURENT

l'église Saint-Laurent (XIV-XV-XVIIème siècle), fondée par les moines du Palacret et restaurée à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle. L'église est d'abord dédiée à saint Louran (saint breton) puis, semble-t-il, vers le XVIIème siècle à Saint Laurent, un martyr romain. En plan, c'est un édifice formé d'une nef flanquée au Nord d'un collatéral de trois travées et d'une chapelle en aile. Le clocher-mur date de 1650-1681 : il est formé de deux baies rectangulaires surmontés d'un troisième de même forme et d'un petit clocheton en forme de dôme. Le porche méridional s'ouvre dans la deuxième travée de la nef, sous deux arc en plein cintre ornés de cinq lobes et séparés par une colonne cylindrique. Trois quadrilobes s'inscrivent dans le gâble triangulaire surmontant le porche. Le chevet et le porche sud datent du XIVème siècle. Le vantail de la porte du porche Sud est daté de 1681. Le chevet plat est ajouré d'une large baie en tiers point dont le remplage est formé de dix quatrefeuilles. Les grandes arcades en arc brisé retombent sur des piles polygonales, dont les chapiteaux sont formés par un simple abaque. L'écusson des hospitaliers est gravé dans le tympan du porche sud au-dessus de la porte d'entrée. Sur le mur d'enceinte se trouvent les armoiries de René de Saint Offanche (commandeur au XVIIème siècle). La Commanderie du Palacret s'élevait jadis, à peu de distance de Saint-Laurent (sur la rive droite du Jaudy) et les moines du Palacret bénéficiaient du droit de prééminence dans l'église paroissiale. Le bénitier en granit date du XIVème siècle. Le retable du maître-autel, qui date du XVIIème siècle, est surmonté d'un fronton triangulaire ornées de soleils, qui soutiennent deux colonnes cylindriques ornées de chapiteaux corinthiens. Le tabernacle est surmonté d'un pélican nourrissant ses petits. La toile encadrée dans le retable représente la Cène. Près de l'autel, côté de l'Evangile, se trouve une statue de saint Laurent en diacre, portant le Livre des Evangiles. Le "Baiser de Judas", en albâtre et oeuvre des ateliers de Nottingham (en Angleterre), date du XVème siècle. Le "Christ en croix", en bois polychrome et oeuvre semble-t-il d'Olivier Le Loergan de Merzer, date de la fin du XVème siècle. Les lambris sont historiés en 1859-1862 par Augustin Loyer (peintre d'Etables). La nef est couverte d'un lambris en plein cintre portant des fresques du XVIIème siècle représentant des scènes de l'Ancien Testament, de la Vie du Christ, des Prophètes et des Saints : sacrifice d'Abraham, Adoration des Mages, Ascension, les Quatre Evangélistes, sainte Geneviève, saint Grégoire pape, saint Augustin, saint François-Xavier, saint Vincent de Paul, sainte Thérèse d'Avila, les Martyres de saint Etienne et de saint Laurent, Moïse, David, Noé, etc ... Le collatéral Nord est couvert d'un lambris en demi-berceau contrebutant la nef. Le mur Sud-Ouest du cimetière comporte les armoiries du Palacret (deux écussons surmontés de heaumes à cimier et soutenus chacun par deux lions) , restaurées en 1862. Un petit reliquaire d'attache est adossé à l'angle Sud-Ouest de la façade : ce dernier édifice, de forme rectangulaire ajouré de baies rectangulaires séparées par des colonnettes cylindriques, a été transformé en Fonts baptismaux et couvert d'un lambris. Les seigneurs de Saint-Illio et Trobescond possédaient jadis des prééminences dans l'église de Saint-Laurent ;

Nota : Bâtie dans le fief du Palacret, l'église avait pour patron et prééminencier le commandeur. Elle comprend un clocher-mur du type lannionais, et une nef avec bas côté nord de trois travées s'élargissant en aile au droit de la dernière. D'abord rectangulaire, l'édifice actuel, de la fin du XIVème siècle, a été remanié au XVIème siècle, puis au XVIIème siècle, époque dont datent le clocher (1650) et l'adjonction du collatéral avec la chapelle en aile. Le collatéral, à l'exception de la chapelle, a été reconstruit à l'époque moderne. Le porche sud et les remplages des fenêtres sont très nettement influencés par la cathédrale de Tréguier. A l'intérieur, les contreforts du clocher portent l'inscription : C. LE ROUX RECTEUR et la porte en bois du porche : FAICT FAIRE PAR M. DE K(ER)DANIEL Sr DE KERAMPELIER E RECTEUR DE ST LAURENT L AN 1681. Un ancien ossuaire a été transformé en baptistère. Avant la construction du clocher actuel, en 1650, le pignon ouest était surmonté d'un petit campanile qui menaçait ruines dès 1608. Un procès-verbal de cette dernière année mentionne qu'il y avait un petit logis grillagé attenant à l'église pour permettre aux lépreux de suivre l'office (comme autrefois à Plounévez-Moëdec et à Coadout). Mobilier : Retable du maître-autel du XVIIème siècle, classé. Il a été réparé après expertise du 29 septembre 1775 de MM. Le Roy, Cozdenmat et Desjars, experts. Sur l'autel de la chapelle du Rosaire (aile nord) bas-relief en albâtre du XVIIème représentant le Baiser de Judas (classé) ; statues anciennes, à l'intérieur, de la sainte Vierge, saint Laurent, saint Yves, sainte Anne, saint Loup, sainte Agnès et Crucifix ; et, à l'extérieur, sous le porche, de saint Yves et bustes de saint Laurent, saint Matilin et Santez KATRIN. Tableau de sainte Cécile portant « MEOLOMP DOUE ». Sur le lambris, peinture du XVIIème siècle représentant : l'Adoration des Mages, la lapidation de saint Etienne, sainte Geneviève, le festin de Balthazar, le Sacrifice d'Abraham ; et, leur faisant face : l'Ascension, le martyr de saint Laurent, saint Vincent de Paul, Suzanne et les deux vieillards, le retour de Joseph. Entre les scènes sont peints les quatre évangélistes et saint Grégoire, saint Augustin, saint François-Xavier, sainte Thérèse, Moïse, Noé, le roi David. Dans le mur du cimetière, belles pierres armoriées des armes des commandeurs (R. Couffon).

Eglise de Saint-Laurent (Bretagne).

 

Eglise de Saint-Laurent (Bretagne).

 

la chapelle Saint-Placide ou Saint-Illiau ou Saint-Illio (1784).  Edifice rectangulaire portant la date de 1784. Elle renferme les statues de sainte Anne portant la sainte Vierge portant elle-même l'enfant et de saint Placide. Saint Placide, pieux martyr, eut sa langue coupée par le Maur Mamucha pour l'empêcher de louer Dieu. Cette chapelle, en ruine en 1701, appartenait jadis à la seigneurie de Saint-Illio qui possédait à Saint-Laurent, un manoir, un colombier, un moulin et une chapelle privée ;

Chapelle de Saint-Laurent (Bretagne).

 

Chapelle de Saint-Laurent (Bretagne).

les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : - la chapelle du Palacret, dédiée à saint Jean, détruite au XIXème siècle. Elle renfermait les statues de Notre-Dame et de saint Jean et la tombe du commandeur de Keramborgne qui y avait été inhumé en 1449. - la chapelle Saint-Illion. Elle existait encore au XVIIIème siècle ;

la croix de Saint-Laurent (1746) ;

la croix du cimetière (XVIIème siècle) ;

la fontaine Saint-Illiau (ou Saint-Illio) ;

l'ancienne fontaine Saint-Jean, ancienne propriété des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem ;

la fontaine Saint-Laurent (1568), restaurée en 1989 ;

le manoir ou l'ancienne léproserie de Fot-Vraz ou Fot-Bras (XVII-XVIIIème siècle), tenue autrefois par les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (ou du Palacret). Un linteau intérieur comporte une croix des hospitaliers et la date gravée de 1768. On y trouve un cadran solaire daté de 1771. Il reste quelques vestiges de murs et une chapelle servant aujourd'hui de cellier. Il s'agit, semble-t-il, d'une ancienne léproserie ayant appartenu primitivement à la commanderie du Palacret et transformée ensuite en hôtellerie ;

la commanderie du Palacret, avec des vestiges d’une chapelle Saint-Jean (dédiée autrefois à Saint-Jean Baptiste) désaffectée au XIXème siècle et servant aujourd'hui de grange. Un des vestiges le plus important qui en subsiste est l'enceinte de douves de son ancien château-fort. Cette enceinte était rectangulaire, et possédait environ cent mètres de long sur cinquante mètres de large (ses plus longs côtés sont orientés Nord-Sud et parallèles au Jaudy). Près de l'enceinte du château sont les vestiges d'une petite chapelle dont laquelle fut inhumée en 1449 le Commandeur Pierre de Keramborgne. En amont de cette enceinte, sont les bâtiments actuels qui ont été jadis les anciens bâtiments de la Commanderie. Sur des pignons de fenêtres, on peut voir des pierres sculptées. A noter que la romancière Zénaïde Fleuriot (1829-1890), née à Saint-Brieuc, a résidé au Palacret ;

le manoir de Rubriand (1730) ;

3 moulins

A signaler aussi :

le menhir de Keramforest (époque néolithique) ;

la motte castrale de Castel-Pic ;

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-LAURENT

La seigneurie de Kergomo-Barac'h possédait jadis un droit de haute justice (ou moyenne et basse justice en 1701 et 1766) qui s'exerçait au bourg de Guénézan (en Bégard). Propriété de Charles de Perrien, seigneur de La Ville-Chevalier (en 1690), puis du sieur de Kernilien (vers 1770).

La seigneurie de Kergoniou, qui s'étendait à Trézélan (en Bégard), possédait jadis un droit de moyenne et basse justice. Propriété de Charles de Knec'hriou (avant 1583), puis de Charles de Perrien, seigneur de La Ville-Chevalier (en 1701).

La seigneurie du Palacret est une seigneurie ecclésiastique appartenant jadis aux Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem. Cette seigneurie était composait, au XVIIème siècle, de trois membres : le Palacret lui-même, Plouaret et Plélo. La seigneurie du Palacret se déclarait fondateur de plusieurs chapelles ou églises placées la plupart sous le vocable de Saint-Jean : entre autres de celle de Saint-Jean Brézéhan (à Ploumiliau), Saint-Jean (à Plouaret), Saint-Jean Kerdaner (à Saint-Gilles), Saint-Jean du Réchou (à Plounérin), Saint-Jean (à Locquirec), Saint-Jean du Temple (à Plélo), Saint-Jean (à Trévoazan), Saint-Jean de Loquével (à Louargat), ...etc. La juridiction du Palacret s'étendait sur Saint-Laurent, Runan, Trévoazan (en Prat), Louargat, Moustéru, Plouëc, Plouisy, Saint-Gille-Le-Vicomte, Squiffiec et possédait un droit de haute justice avec patibulaire, ceps et collier qui s'exerçait en 1680 au Palacret ou à Guingamp. Le membre de Plouaret s'étendait jadis sur les territoires de Plounérin, Ploulec'h, Ploumilliau, Penvènan, Coatrèven, Loguivy-Plougras, Plounévez-Moëdec, Locquirec et sa juridiction s'exerçait au bourg de Plouaret. Le membre de Plélo s'étendait à Plélo et Boquého et exerçait sa juridiction à Châtelaudren.

La seigneurie de Saint-Illio qui s'étendait à Trézélan (en Bégard) et à Pédernec, possédait jadis un droit de moyenne et basse justice (en 1556). Propriété de François Hingant (en 1477), de François Le Cozic (en 1664) et de François Daniel (en 1701).

La seigneurie de Trobescond (ou Tnoubscoumec) possédait jadis un droit de moyenne et basse justice (vers 1555) qui s'exerçait à Guénézan (en Bégard). Propriété d'Yvon Jagu (en 1535), de Pierre de La Roche-Huon (en 1583), puis de la famille du Dresnay (fin XVIème siècle, suite au mariage de Louis de La Roche Huon avec Hector du Dresnay). La famille Jagu de Saint-Laurent portait pour armes " De sable à trois fasces d'or "

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence d'un seul noble de Saint-Laurent :

Jehan JAGU de Tnoubscoumec (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

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