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SAINT-HERBLON |
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La commune
de Saint-Herblon ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-HERBLON
Saint-Herblon vient de saint Hermeland, décédé en 720, ancien noble devenu moine.
Sur le territoire de Saint-Herblon se trouve la motte féodale du château Fromont ou Châteaufromont (IX-Xème siècle). Lorsqu'avant 1050 fut fondé près de Châteaubriant le prieuré de Béré, un certain chevalier nommé Fromont voulut contribuer à cette bonne oeuvre et donna au nouveau monastère une terre, dont les moines firent leur jardin et leur verger. Il est permis de voir en ce seigneur le fondateur du château portant son nom Châteaufromont, bâti dans la paroisse de Saint-Herblon. Au siècle suivant, nous trouvons Olivier de Châteaufromont faisant lui-même de pieuses donations aux abbayes de Pontron et de Melleray. En 1196 il fut, avec son frère Garin de Châteaufromont, nommé exécuteur du testament du seigneur de Varades. Marié à Oicie, Olivier de Châteaufromont vivait encore en 1208. Mais en 1230, Olivier de Châteaufromont étant mort, sa seigneurie était échue par héritage à Hervé Le Felle. A l'occasion de ce changement de seigneur, les moines de Pontron se firent confirmer par Hervé Le Felle dans la possession d'une partie des dîmes de Saint-Herblon, la Roussière et Châteaufromont. Nous ignorons comment la seigneurie de Châteaufromont passa des mains des Le Pelle en celles de la famille d'Avoir, mais elle appartenait en 1378 et 1385. à Pierre d'Avoir, chambellan du roi Charles V. Ce seigneur mourut en 1390 sans postérité, laissant Châteaufromont au fils de sa défunte soeur Anne d'Avoir, femme de Jean du Beuil, lieutenant général d'Anjou.
La châtellenie de Châteaufromont s'étendait en Saint Herblon et la Rouxière. Son siège était une forteresse considérable dont il ne restait au XVIIème siècle que des vestiges sur une éminence enceinte de fossés « lesquels sont en partie remplis des ruines dudit chasteau où il paraît encore d'anciennes fortifications, Casemates, etc ». (Procès verbal de l'état de Châteaufromont en 1685). Châteaufromont semble avoir été ruiné depuis bien des siècles : ses fossés creusés dans le roc et l'étendue de sa motte indiquent maintenant encore l'importance du château détruit. Un étang l'environnait en partie. Non loin s'élevait une chapelle dédiée à Saint-Jacques avec un cimetière, et qui portant en 1196 le nom de « Ecclesia Castrifromunti » semble avoir été une église paroissiale, ce que la tradition rappelait toujours en 1685. Les métairies de la Cour de Châteaufromont, de la Chevalerie et de Peltré, avec un moulin à eau et quatre moulins à vent, complétaient le domaine proche. A Peltré les seigneurs de Châteaufromont avaient construit un petit manoir, sans doute au commencement du XVIIème siècle. Il subsiste de nos jours dans la paroisse de la Rouxière et les paysans l'appellent volontiers Châteaufromont, tandis qu'ils donnent aux ruines de l'antique forteresse le nom de château de la Cour. Le sire de Château Fromont jouissait d'un marché tous les mardis au bourg de Saint-Herblon et de deux foires, l'une à la fête de saint Jacques (1er mai) sur le pâtis de la chapelle de ce nom ; l'autre au bourg de la Rouxière à la saint Laurent (10 août). La quintaine était due par les nouveaux mariés de Saint-Herblon et de la Rouxière « couchant dans la chastellenie hors des fiefs nobles ». Ils devaient « au jour assigné par le seigneur, une fois seulement l'un des deux ans subséquant leur mariage, comparoir, leurs lances à la main, bonnes et compétentes, pour courir trois courses, chacun sur un cheval que ledit seigneur doit fournir, et ayant un roquet pour mettre au bout desdites lances ». Les coureurs se réunissaient « dans le pastis devant la chapelle de Monsieur saint Jacques », où se trouvait planté le poteau armorié de la seigneurie. Chaque maladroit et chaque défaillant devaient douze grands boisseaux d'avoine. (Déclaration de Châteaufromont, en 1679). C'est au village de la Famelière qu'était la prison de la juridiction, « avec ceps et fers pour arrester les criminels ». Les tenancier du fief de la Famelière étaient obligés d'entretenir cette prison et d'y garder les détenus. (abbé Guillotin de Corson).
Les lettres patentes données par le roi à Claude de Cornulier en septembre 1683 pour l'union des seigneuries de Châteaufromont et de Vair et leur érection en marquisat, nous font assez bien connaître l'importance de ces terres. Louis XIV érige ce marquisat en considération de ce que : « les terres et seigneuries de Vair, de Châteaufromont, du Chaffault, d'Anetz et de Savenières sont d'une grandeur et revenu fort considérables (le revenu net du marquisat de Châteaufromont était de 25 180 livres en 1790) ; en toute l'étendue des dites terres ledit sieur de Cornulier à tous droits de haute, moyenne et basse justice ; la terre de Châteaufromont est une des plus anciennes châtellenies de la province de Bretagne ; la terre de Vair a présentement un très beau château ; lesdites terres, et seigneuries sont composées de trois cent cinquante fiefs et de domaines considérables, cens, rentes et autres droits seigneuriaux ; les droits honorifiques lui appartiennent entièrement dans les paroisses de la Rouxière et d'Anetz où il a seul ses armes et lisières ; il est seul haut justicier, patron et fondateur en la plus grande partie de celle de Saint-Herblon, où il a, à cause de sa dite châtellenie de Châteaufromont, sa justice élevée à quatre piliers, cep et collier dans le bourg à la porte de l'église ; il a droit de dîme féodale dans toute l'étendue des trois paroisses ; il a droit de faire tenir deux foires par an dans sa dite terre de Châteaufromont, etc.. ». Le marquisat de Châteaufromont relevait directement du roi et ressortissait au présidial de Nantes : il se composait : de Châteaufromont et Vair, — puis des petites seigneuries du Chatfault en Anetz unie à Vair dès 1482, d'Anetz et de Savennières également en la paroisse d'Anetz et unies à Vair en 1653, — enfin de la seigneurie de Maumusson unie à Châteaufromont en 1701.
Le manoir du Pont-Neuf est édifié au XVème siècle et remanié vers les XVIIème et XVIIIème siècles. En 1793, Saint-Herblon est baptisé Belle-Vue.
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PATRIMOINE de SAINT-HERBLON
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l'église
Saint-Hermeland (VIII-IXème siècle - 1900). Une chapelle dédiée à Saint-Jacques avec un cimetière, et qui
porte en 1196 le nom de « Ecclesia Castrifromunti » semble avoir été une église paroissiale, ce que la
tradition rappelle encore en 1685. En 1104, Guillaume, abbé de l'abbaye
Saint-Florent(-le-Veil) obtient de Benoît, évêque de Nantes, la
confirmation de la possession des églises de Saint-Herblon, Anetz, la
Rouxière et Maumusson. L'édifice est incendié en 1899, puis restauré en
1900 ; | |
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la
chapelle de la Roche-Pallière (XV-XVIIème siècle). La seigneurie de La
Roche-Pallière est vassale de la commanderie Saint-Jean et Sainte-Catherine
de Nantes au XVème siècle. Elle semble datée de l'époque de la Templerie
de Grée (vers 1440). Un document atteste l'existence de la chapelle
dédiée à Saint-Georges en 1761 et édifiée par les Templiers. La demeure
appartient à Jacques Guérin, fils de Sébastien Guérin, en 1728 ; | |
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la
Templerie de Grée (XV-XVIème siècle). D'abord propriété des chevaliers
de Malte, puis des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (vers 1312) ; | |
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le château de Juigné (XIXème siècle) ; | |
le château de la Grêlerie. Propriété de la famille des Denion de l'Isle dits encore Denion du Pin. Au sortir de la Révolution, résidèrent chez les Denion, à la Grêverie, la famille Bascher de Beaumarchais ; | |
le château du Roty. Propriété de la famille Delaville, alliée aux Deguer, Fourray de la Grenade, Galbaud du Fort. Victor Delaville (1753-1824) possédait outre Le Roty, le château de Belcour en Monrtbert. Les biens passèrent en partie aux Galbaud, propriétaires du château de Fort-Louis ; | |
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le
manoir de La Drouettière (XVIIème siècle) ; | |
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la mairie (XVII-XVIIIème siècle) ; | |
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plusieurs
moulins
dont celui de la Série, Blanc, de Juguet, Beziau, de la Bille, de la
Chalouère, Beauvais ; |
A signaler aussi :
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le
presbytère (XVIIIème siècle) ; | |
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la tour (XIXème siècle), édifiée à l'emplacement d'un four à chaux ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-HERBLON
Après le décès, en 1390, de Pierre d'Avoir, seigneur de Châteaufromont,
la châtellenie de Châteaufromont échut à Jean du Beuil (fils d'Anne d'Avoir,
sœur de Pierre d'Avoir et époux de Jean du Beuil, lieutenant général
d'Anjou), maître des arbalétriers de France, qui épousa Marguerite Le
Dauphin, fille de Béraud Dauphin d'Auvergne, et fut tué à Azincourt en 1415.
Son fils autre Jean du Beuil, comte de Sancerre, vendit la seigneurie de Châteaufromont,
le 28 août 1431, à Yolande duchesse d'Anjou, pour 14 000 réaux d'or. Cette
dame la donna en dot à sa fille Yolande d'Anjou, femme de François de
Bretagne, comte de Montfort. Ce prince, devenu François Ier duc de Bretagne,
échangea le 10 juillet 1448, Châteaufromont et quelques autres seigneuries
contre la châtellenie de Palluau que lui céda Marguerite d'Orléans, veuve de
Richard de Bretagne, comte d'Etampes.
(à compléter)
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