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SAINT-GUYOMARD

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La commune de Saint-Guyomard (bzh.gif (80 octets) Sant-Gwionvarc'h) fait partie du canton de Malestroit. Saint-Guyomard dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-GUYOMARD 

Saint-Guyomard vient du breton "Win-Ho-March" (l'homme à cheval), traduit par la suite en Guyonvarch.

Saint-Guyomard est un démembrement de la paroisse de Sérent. Saint-Guyomard est une ancienne trève de la paroisse de Sérent qui possédait jadis trois trèves (Le Roc, Lizio et Saint-Guyomard). Dès 1542, la trève était aussi appelée Saint-Maurice. Saint-Guyomard avait pour desservant un sub-curé puis un curé à partir de 1630. Les curés écrivaient le nom de leur trève "Saint-Dyomart", tradition qui s'est poursuivie jusqu'en 1726.

D'après un aveu de 1663, la juridiction de la seigneurie de Malestroit, qui avait haute, moyenne et basse justice, s'étendait dans la paroisse de Sérent dont dépendait Saint-Guyomard. La famille de Sérent jouissait dans l'église tréviale de Saint-Guyomard de tous les droits et privilèges réservés au seigneur supérieur et prééminencier, à cause de sa terre de Sérent dite aussi La Chapelle-en-Sérent.

Note 1 : Ancienne trêve de Sérent, Saint-Guyomard est limité au nord par le cours de la Claie, qui le sépare de sa mère ; il confine à l'ouest à Trédion, au sud au Cours et à Molac, et à l'est à Bohal. Sa superficie est de 1960 hectares, dont une grande moitié est occupée par la lande de Lanvaux. Ce territoire élevé et découvert est traversé par la double route de Vannes à Ploërmel. En 1891, sa population est de 902 habitants. Le bourg est à 9 kilomètres d'Elven, à 14 de Malestroit, à 23 de Ploërmel et à 25 de Vannes. Les Celtes ont laissé dans ce pays de nombreux monuments, situés sur la lande de Lanvaux. On signale une allée couverte près du bois de Coetby ; deux ou trois dolmens ruinés, près de la forêt de Molac ; un cromlech au point culminant du territoire (103) ; un amas de terre en forme de parallélogramme, entouré de pierres inclinées, situé prés du même lieu ; un menhir de 5 mètres de hauteur, près de la route de Malestroit ; un menhir de 6 mètres 30, près de Coetnély, et dans le voisinage deux menhirs renversés et un galgal ; deux sillons parallèles partent de ces menhirs. De la période romaine il reste, au sud-est du bourg, un camp à double enceinte ; il est situé sur le point le plus élevé du pays, d'où l'on voit à quatre et cinq lieues à l'entour. C'est dans l'enceinte extérieure, au nord, que se trouve le cromlech mentionné ci-dessus, composé de pierres d'environ un mètre de hauteur. Les Bretons ont aussi passé par là, comme l'indiquent les noms de diverses localités : Le Fozo, Botvrel, Botquérec, Coetnély, etc... C'est peut-être à eux qu'il faut rapporter une enceinte féodale, située entre la Ville-Mango et la route de Malestroit ; ce petit camp, très régulièrement entouré de fossés, forme un carré d'environ 50 mètres de côté ; les parapets présentent une hauteur de 4 à 5 mètres à partir du fond des douves. L'intérieur est divisé en petits compartiments égaux entre eux ; on remarque, au coin nord-ouest du rempart, une saillie circulaire, qui semble être la motte d'une tour (Cayot Delandre, 294).  

Note 2 : A mentionner plusieurs célébrités ayant vécu à Saint-Guyomard : l'écrivain romantique, Loaisel de Trégate (décédé en 1752) au manoir de la Cour de Bovrel, et l'actrice Sylvie (1883-1970). Liste non exhaustive des villages de la commune de Saint-Guyomard : le bourg, Bijus, Boiry, Le Breuil, Le Fozo, Trevermel, La Vallée, Coueplet, Botquéré, Coennely, Brandecel, ... Plusieurs visites pastorales ont eu lieu à la paroisse de Saint-Guyomard : Mgr Becel (en 1890), Mgr Gouraud (en 1917), Mgr Picaud (en 1929). Les sacristains de Saint-Guyomard sont : Julien Le Cadre, Joseph Guimard (en 1919), Louis Lozevis (en 1924), Clément Dohal (en 1950), Louis Gué, François Sahenard et Théophile Guimard. Les Missions qui ont marqué la vie paroissiale sont celles de 1893, 1896, 1908, 1919, 1936, 1956 et 1966. 

Note 3 : liste non exhaustive des procureurs de la fabrique de la trève de Saint-Guyomard (Saint-Dyomart) : Jean Houellard (en 1706), Vincent Oglart (en 1707), Julien Guezo (en 1708), Pierre Braud (en 1709), Jean Vaillant (en 1710), Joseph Monterrin (en 1711), François Labbé (en 1712), Alain Mollac (en 1713), Joseph Braud (en 1714), ....

Note 4 : liste non exhaustive des curés de la trève de Saint-Guyomard (en la paroisse de Sérent) : Sylvestre Le Cadre (de 1602 à février 1623), Yves Vaillant (de février 1623 à janvier 1626), Julien Marot (de janvier 1626 à 1639), Jean Drouin (de mai 1639 à juillet 1672), Anselme Boueiffoux (d'avril 1673 à octobre 1674), Jean Boueiffoux (de novembre 1674 à mars 1682), Joseph Boueiffoux (de mars 1682 à avril 1687), Guillaume Nayl (de décembre 1688 à février 1689), Julien Thebaud (de janvier 1690 à 1699), Vincent Sene (de juillet 1700 à avril 1709), Joseph Guymart (de mai 1709 à octobre 1728), Pierre François Valy (de mai 1730 à septembre 1732), Yves Faucheux (de février 1733 à novembre 1734), Mathurin Puissant (de novembre 1734 à août 1775), Mathurin Jean Dréan (d'octobre 1775 à février 1779), Noël Briend (de mai 1779 à février 1792, guillotiné à Vannes le 6 mai 1794). Liste non exhaustive des curés et recteurs de Saint-Guyomard : Jean Le Mouée (en janvier 1704), Jean Fraboulet (en janvier 1718), V. Desbois (en mars 1720), Claude Giguet (de 1721 à 1740), Jean Prod'homme (en 1737), Jacques Bonnet (en 1742), Nicolas Michel (de 1743 à 1783), François Olivier (en 1783), Guillaume Thorel (de 1784 à 1789), Melaine Thomoux (en 1790 et du 23 septembre 1802 au 23 septembre 1816) ), René Joseph Fordos (de 1816 à 1817), François Dufresche (de 1817 à 1828), François Joubart (de 1828 à 1851), Julien Reminiac (de janvier 1851 à décembre 1856), Pierre Mouessard (de décembre 1856 à juillet 1857), Louis Durand (de septembre 1857 à août 1863), Mathurin Marcade (d'août 1863 à août 1871), Jean Crosnier (de septembre 1871 à décembre 1876), Louis Gueho (de décembre 1876 à juin 1881), Joseph Houeix (de juillet à septembre 1881), Julien Noury (de septembre 1881 à octobre 1887), Joseph Robert (d'octobre 1887 à mars 1901), Eugène Cadio (de mars 1901 à octobre 1904), Hippolyte Guyot (d'octobre 1904 à novembre 1908), Jean Marie Bouchet (de novembre 1908 à novembre 1913), Jean Haguet (de novembre 1913 à octobre 1918), Julien Guegan (d'octobre 1918 à novembre 1921), Louis Boschet (de novembre 1921 à octobre 1930), Prosper Davoine (d'octobre 1930 à novembre 1945), Adolphe L'Hote (de novembre 1945 à février 1951), Henri Fréour, Eugène Le Frère (d'octobre 1972 à décembre 1974), Félix Gicquel (de février 1975 à septembre 1978), André Le Brazidec, .... Liste non exhaustive des vicaires de la commune de Saint-Guyomard : Jean Michelot (en mars 1857), Michel Serot (en décembre 1857), Etienne Plantard (en 1863), Yves Martin (en 1863), Julien Le Galleux (en 1867), Joseph Noblet (en 1874), Jean Danilo (en 1876), Henri Hervé (en 1881), Jean Seligour (en 1888), Julien Clodic (en 1896), Joseph Heligon (en 1898), François Roux (en 1902), Jean Poyac (en 1907), Joseph Coué (en 1909), Gabriel Mainguy (en 1911), Jean Mainguy (en 1939), Roger Provost (en 1941), Pierre Moulec (en 1942), Vincent Besnard (en 1946), Louis Kerdal (en 1951), Jean Baptiste Lucas (en 1952), Antoine Guyot (en 1957), Joseph Mahé (en 1963), ....

Note 5 : liste non exhaustive des maires de la commune de Saint-Guyomard : Julien Thébaud (à partir du 15 novembre 1792), Yves Faillafeix (de janvier 1793 à juillet 1793), Jacques Lucas (officier public de février 1793 à juin 1793), Guillaume Outin (officier public d'août 1793 à avril 1795), Yves Fablet (officier public vers mars 1795), Jacques Le Hé (agent municipal du 14 juin 1795 au 7 mai 1797), Joseph Julien Picquet (agent municipal du 8 mai 1797 à septembre 1797), Julien Nicolas (agent municipal du 29 octobre 1797 au 9 mai 1800), Jacques Lucas (de juillet 1800 à février 1808), Mathurin Louis Trégouet (de février 1808 à novembre 1815), Jean Marie Guyot (de décembre 1815 à mars 1835), Joseph Fordos (d'avril 1825 à août 1852), Louis Julien Etienne (de novembre 1852 à mars 1859, puis de décembre 1862 à juillet 1865), François Marie Honoré Guillotin (de mars 1859 à mai 1862), Mathurin Pedrono (de septembre 1865 à novembre 1876), Jean Thomin (de novembre 1876 à janvier 1881), Joseph Marie Gicquel (de janvier 1881 à mai 1904), Vincent Marie Billaud (de mai 1904 à mai 1925), Joseph Marie Le Vaillant (de juin 1925 à mai 1935), Eugène Jules Marie Le Cadre (de mai 1935 à décembre 1943), Jean Pierre Marie Reto (en janvier 1944), ...

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PATRIMOINE de SAINT-GUYOMARD

l'église Saint-Guyomard ou Saint-Maurice (1868-1870), oeuvre de l'architecte Edouard Brossay Saint-Marc. Cette église moderne remplace une ancienne église du XVème siècle avec parties plus anciennes. L'ancienne église était en forme de Tau et mesurait 18 mètres de long, sur 7 mètres de large (y compris le bas-côté Sud). Au Sud de l'ancienne église existait un bas-côté, avec un petit porche entouré de deux colonnettes cylindriques à rang de perles au chapiteau. Une autre porte en anse de panier et accolade avec chou et crosses se trouvait du même côté Sud. Du côté Nord, un contrefort roman soutenait l'édifice qui était surmonté d'un clocheton en ardoises au milieu de la nef. A l'intérieur de la nef existaient six travées, distantes chacune de trois mètres. Les fenêtres étaient à cintre brisé pigeonnés à l'extérieur, en plus de deux petites, au Nord, évasées, à plein cintre, de style roman. L'ancienne église a été rasée après 1862. L'église actuelle, dont les travaux ont commencé en juin 1868, est en forme de croix latine et sa fausse voûte d'ogives remonte à 1923. Les deux cloches datent d'octobre 1876 et ont été bénites en 1876 par Mgr Becel, évêque de Vannes. Les deux confessionnaux, faits par Armand Daniel, datent de 1891. La toiture, endommagée à la suite de la tempête du 21 décembre 1911, est restaurée en 1922-1923. Endommagée lors du combat de Saint-Marcel, le 18 juin 1944, l'église est à nouveau restaurée et les travaux de restauration s'achèvent en octobre 1951. L'église est à nouveau bénite le 11 novembre 1951 par l'évêque de Vannes, Mgr Le Bellec. L'église possédait au XIXème siècle un reliquaire renfermant une relique de Saint-Maurice, de Saint-Méen et de Sainte Appoline : ce reliquaire avait été donné par les héritiers de madame Montgermont, décédée à Rennes le 3 mars 1895. Le 1er septembre 1935 sont bénis une nouvelle bannière (fabriquée à Lyon) et un nouveau reliquaire, en forme d'ostensoir, offert par le chanoine de Montgermont et renfermant les reliques de Saint-Maurice. Le 4 février 1920 est placé au-dessous de la statue de Saint-Maurice un tableau représentant "le Calvaire" où sont inscrits les noms des soldats de la commune de Saint-Guyomard décédés pour la patrie durant la guerre 1914-1918. Le "chemin de croix" est un don du chanoine de Montgermont qui le bénit le 13 septembre 1925. Un nouvel ostensoir est acheté en 1931. La restauration des verrières commence sous le rectorat de M. Davoine. La fenêtre du choeur, côté de l'Evangile, est remplacée le 11 janvier 1936 par M. Razin de Nantes. Une seconde verrière, qui représente Notre-Dame-du-Roncier, est posée en décembre 1938 dans la chapelle Nord. Le vitrail de la chapelle Sud, où l'on voit les armoiries de la famille Drouet de Montgermont, est réalisé par M. Razin. Les vitraux du choeur, ayant subi des dégâts lors de la tempête de novembre 1965, sont restaurés par M. Bazin. Les vitraux de la nef sont refaits en février-mars 1969. Les autels latéraux en bois, dédiés au Sacré-Choeur et au Rosaire, sont remplacés en 1964 (bénis le 8 novembre 1964) par des autels en pierre. L'église abrite les statues en bois polychrome de Saint-Guyomard et de Saint-Cornély. Anne de Kerguiris, épouse de Guy Luc de Talhouët, est inhumée dans l'église de Saint-Guyomard le 7 avril 1738 ;

Nota : L'église de Saint-Guyomard a été peut-être à l'origine sous le vocable de ce saint, dont la biographie est complètement inconnue, mais dont le nom a été porté avec éclat par les comtes de Léon. Depuis des siècles son patron est saint Maurice. L'édifice qui vient de disparaître avait un bas côté au sud et une chapelle au nord. On y remarquait un contrefort roman et deux petites fenêtres romanes du côté du nord ; le reste de la construction était de style ogival de diverses époques. La nouvelle église, bâtie en 1870, a la forme d'une croix latine ; elle est aussi sous le vocable de saint Maurice, dont la fête (22 septembre) attire toujours de nombreux pèlerins. Les autels latéraux sont dédiés au Sacré-Coeur et au Rosaire. Il n'y a sur ce territoire qu'une chapelle publique ; elle est, comme l'église, sous le vocable de saint Maurice et le but d'un pèlerinage fréquenté. Une chapelle privée se trouvait au château de Brignac et une autre à Bovrel. La trève de Saint-Guyomard dépendait, comme Sérent, du doyenné de Porhoët et de la sénéchaussée de Ploërmel. En 1790, elle fut érigée en commune, du canton de Sérent et du district de Ploërmel. Son curé, Noël Briend, originaire de Saint-Vincent, refusa le serment en 1791, et n'émigra point ; arrêté dans sa paroisse natale, il fut guillotiné à Lorient le 6 mai 1794, à l'âge de 51 ans. A la suppression des districts, en 1800, Saint-Guyomard passa dans l'arrondissement de Ploërmel, et en 1801 dans le canton de Malestroit. A la restauration du culte, en 1802, il conquit le titre de paroisse, qu'il a toujours gardé depuis. Il est à remarquer que le nom officiel et administratif de cette commune est Saint-Guyomard, mais que le nom populaire et rationnel est Saint-Maurice (J-M. Le Mené - 1891).

la chapelle Saint-Maurice (XVème siècle). Elle succède à un sanctuaire primitif, bâti sur un ancien autel païen comme en témoigne la pierre de chevet et la fontaine toute proche. Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire récemment restauré et sans caractère. La porte en plein cintre est du XVIIIème siècle. Le retable polychrome date de 1779 : de part et d'autre se trouvent les statues de la Vierge à l'Enfant et de saint Guyomard. Elle abrite deux beaux porte-cierges du début du XIXème siècle et des statues en bois polychrome de saint Guyomard (XVIIIème siècle) et saint Maurice (XVIIIème siècle). Le vitrail représente Saint-Maurice. Tout au long du XIXème siècle, des travaux de réparations eurent lieu : ainsi, en 1892, la voûte de la chapelle fut refaite à neuf et l'enduit des murs renouvelé. En septembre 1926, grâce à la générosité de la famille de Virel et des paroissiens, tout le côté Sud et une partie du côté Nord de la chapelle sont refaits, et on place aussi le vitrail de Saint-Maurice qui est brisé en août 1979. La façade s'écroule durant l'hiver 1957, alors que la chapelle est encore la propriété de la famille du Fresne de Virel, de Trédion. La chapelle délabrée, qui menaçait ruines, est vendue le 21 janvier 1964 à la commune de Saint-Guyomard par la marquise de la Garde de Saignes, veuve d'Alban du Fresne de Virel, et la vicomtesse de Rouge, née Antoinette du Fresne de Virel ;

la chapelle (1782), située dans le parc du château de Brignac. Cette chapelle est édifiée suite à l'achat en 1782 du domaine de Brignac par la famille Talhouët. Elle est de forme rectangulaire à angles abattus. On y trouve un retable-lambris daté du milieu du XVIIIème siècle. Georges Jean Anne de Talhouët, né le 8 juillet 1715, est baptisé en la chapelle du château de Brignac le 1er novembre 1734 ;

les croix de Mirangaine (ou les Trois Croix), taillées dans des menhirs. Il ne subsiste aujourd'hui que deux croix monolithiques, situées de chaque côté de la route de Malestroit à Vannes ;

la croix Monnier (1839) ;

la croix du Parc, située en bordure du chemin allant de la Croix de Pierre à la Vallée ;

la croix Thomin, située à l'entrée du village de "Haut-Boiry" ;

la croix des Clos, en fer forgé ;

la croix de Saint-Maurice, érigée lors de la Mission de 1893 et bénite le 26 novembre 1893 par Mr. Lohier, recteur d'Augan ;

la croix de Pierre, située devant le presbytère ;

la croix Neuve (1891), réalisée par M. Le Gouestre et bénite le 29 novembre 1891 par le chanoine Artaud, curé de Malestroit ;

la croix de Bijus ;

la croix du Breuil ; 

le château ou Cour de Bovrel (XV-XVIème siècle). Siège de la seigneurie du Bovrel ou Botvrel, ayant autrefois un droit de haute, moyenne et basse justice, et propriété successive des familles Comenan (Morice de Comenan en 1427, Robert de Comenan en 1464, et Morice de Comenan en 1481), Rosmadec (en 1500) et Ollivier, seigneurs de Saint-Maure et Lochrist (en 1681). Lors de la Réformation de 1536, la seigneurie de Bovrel appartient au sieur de Quistinic (en Péaule). A Bonabès de Quistinic succède son fils Julien de Quistinic, seigneur de Bovrel en 1571 et époux d'Anne Le Pargartz. Marguerite de Quistinic, dame de Bovrel en 1601, épouse Marc de Rosmadec, seigneur du Plessis-Josso en Theix. On trouve ensuite Jean de Rosmadec (marié à Julienne de la Chesnaye), décédé en 1634, puis Sébastien de Rosmadec (marié à Julienne Bonnier), décédé en 1659. Leur fils, Sébastien de Rosmadec (marié à Anne de Goulaine), est seigneur du Plessis-Josso, Brignac, Bovrel, Quistinic, Béhéllec, Brugat, Trébiguet, Ténac, Kerlutu, Kernicol, Kergo, Kergal, Craneguy, Comenan, Lesnevé, Lespinay, Ferrières, Calzac, Roz et autres lieux. En 1681, Anne de Goulaine cède la seigneurie de Bovrel à Sébastien de L'Ollivier, seigneur de Lochrist en Trébivan, et Comte de Saint-Maur, en Mernel. A son décès, en 1703, c'est Sébastien Maurice de l'Ollivier (ou Lollivier) de Lochrist et de Saint-Maur qui hérite du domaine. Ce dernier épouse en premières noces Marguerite Thérèse de Volvire le 23 septembre 1723, puis en secondes noces Louise Françoise de Sanzay du Plessis-Peillac en 1729. C'est la fille de Marguerite Thérèse de Volvire, Marie Philippe de Lollivier de Saint-Maur (épouse de Renée Célestin Bertrand de Saint-Pern), qui hérite du domaine et qui décède sur l'échafaud à Paris le 20 juin 1794. Après la Révolution, le domaine passe entre les mains successives des familles Trégouet, Gousset, Le Brusq pour devenir finalement un foyer culturel d'Art et d'Artisanat, à partir des années 1970. Ce domaine a vu la naissance de l'écrivain Joseph Marie Loaisel de Tréogate (fils de Vincent Joseph Loaisel et d'Anne Françoise de la Cour) le 17 août 1752. On y voit une belle porte couronnée d'une accolade à crochet et de part et d'autre se dressent deux hauts pinacles sculptés. Le portail est en anse de panier et il est fermé par une porte en fer forgé : à son sommet se trouve un blason. Le château possédait autrefois une chapelle privée ;

le château de Brignac (XV-XVIème siècle). Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Brignac (au XVème siècle), Papin (en 1573, suite au mariage de Marie de Brignac avec Jean Papin), Kerguézec, Quistinic (en 1642), Rosmadec, Talhouët (en 1697), au comte de Montgermont (en 1831) et à la comtesse de Neuchèze (en 1930). Jean de Brignac est tué à la bataille de Poitiers en 1356. Pierre de Brignac est l'époux de Françoise de Parisy. Symphorien de Brignac est l'époux de Jeanne Sévérac. Jean de Brignac, époux de Gillette de la Guyomarais, est archer de la duchesse Anne en 1480. Pierre de Brignac, époux de Péronnelle de Robien (décédée en 1532) est "coustilleur" de la maison de la duchesse en 1480 et homme d'armes en 1490 et en 1498. Regnault de Brignac, époux de Anne de la Loherie (ou de la Lohiere), fils de Jean de Brignac, est maître d'hôtel en 1513. Par sa femme, il devient seigneur de Machecoul, du Bois-Ronaud et de la Cruaudais en Frossay, ainsi que seigneur de Bougon en Saint-Père-en-Retz. Julien de Brignac possède la seigneurie en 1515. Sa fille, Marie de Brignac, dame de Kerfily, épouse Jean Papin en 1573. La seigneurie de Brignac passe ensuite à François de Kerguézec, chevalier de l'ordre du Roi en 1642, puis à Marguerite de Quistinic, veuve du baron de Bécherel, et enfin aux Guillemet (avant 1668). A la fin du XVIIème siècle, Sébastien de Rosmadec, déjà propriétaire de Bohurel en Sérent et de Bovrel, est seigneur de Brignac, mais vend cette seigneurie en 1697 à la famille de Talhouët. Le comte de Brignac, Jean de Talhouët (fils de Guy Luc de Talhouët, seigneur de Coesbic, et de demoiselle Anne de Kerguiris) est l'époux de Françoise Renée Bonin de la Villebouquais (le 27 juillet 1706, en premières noces), puis de Jeanne de Poulpiquet du Halgouet (le 7 avril 1712). Leur fils, l'abbé Georges Jean Anne de Talhouët de Brignac habite la demeure seigneuriale à partir de 1786 et jusqu'à sa mort en 1792. François Julien de Talhouët, petit-fils de Jean de Talhouët et de Jeanne du Halgouet, est le fils de Jean Baptiste de Talhouët et de demoiselle Marie Eugénie de Derval (décédée le 3 janvier 1824). François Julien de Talhouët épouse demoiselle Emmanuelle Anne Juvénale Scott. De cette union, naît Emmanuelle Marie Josèphe de Talhouët de Brignac, épouse de René Constant Ange de Marniere de Guer. Leur fille, Constance Françoise Adelaïde de Marniere de Guer (décédée le 3 mars 1895), épouse le 31 août 1831 Léonard Drouet, comte de Montgermont. On trouve ensuite les noms de Léonard Drouet, comte de Montgermont (époux d'Emilie d'Aubert), né le 24 août 1832 et décédé le 2 juillet 1897, d'Yves Drouet, vicomte de Montgermont (époux d'Anne Genreau), né le 17 novembre 1862 et décédé le 11 janvier 1908, d'Hervé Drouet, vicomte de Montgermont (époux d'Odette de Boisroger), décédé en 1914, de Jean Drouet, vicomte de Montgermont (époux d'Yvonne de Montesquieu), né en 1894 et décédé en 1978, de Léonard Drouet, comte de Montgermont (époux de Marguerite Lejeard de la Diriays), décédé en 1943. Marie Thérèse Drouet de Montgermont, épouse le 30 octobre 1930 le comte Robert de Neuchèze. De cette union, naissent plusieurs filles : Chantal (épouse Le Grontec), Solange (épouse Desrateaux), Jeanne (épouse Duregne de Launaguet), Jacqueline (épouse Chevalier), Christine (épouse Amyot d'Inville). Le château possède une tour énorme (XVème siècle). Un second corps de logis de plan carré est édifié à l'arrière de la tour. Le château est remanié au XVIIème siècle et au XVIIIème siècle (vers 1700). Au XVIIIème siècle, une aile perpendiculaire est ajoutée sur la façade, déjà remaniée au XVIIème siècle. La porte en anse de panier date de 1509. La tour-donjon date du XVème siècle : elle est dotée en 1509 d'un escalier en vis qui dessert les différents étages de la tour et porte l'inscription "Fait par P. de Brignac et Péronnelle de Robien, l'an 1509" et l'inscription "I. de Robien et Gillette de La Guyomarais mirent la première pierre". Six fenêtres encadrées de moulures et couronnées d'une accolade fleurie à chou et à crosses s'étagent au-dessus de la porte en anse de panier avec accolade et pilastres à pinacles ; 

l'ancienne fontaine Saint-Maurice (XVIème siècle), située au lieu-dit "La Fontaine", à proximité du bourg de Saint-Guyomard. Ouverte sur trois côtés, le fond avait été creusé d'une niche autrefois occupée par la statue du saint ;

l'ancien presbytère (1738). Le linteau de la fenêtre centrale indique la date de 1738. L'édifice est habité jusqu'en 1969 par le recteur de Saint-Guyomard ;

A signaler aussi : 

le menhir Saint-Maurice, situé au chevet de la chapelle Saint-Maurice ;

le menhir "la pierre longue", haut de 6,30 mètres, large de 4 mètres, et situé dans la forêt de Molac, près de Coënnely ;

le menhir de la Lande des Bois, 5 mètres de haut, 3 mètres de large, et situé à 150 mètres de l'embranchement de la route du village de la Lande des Bois et de la route des "Pruniaux" ;

le menhir Fourchu ;

le menhir Kerléon ;

le menhir Bel-Air ;

le menhir Sournan ;

le menhir de la Belle-Alouette ;

le menhir du Grand Breuil ;

le menhir du Chef-de-Ville ;

les menhirs du Petit Bignon ;

les menhirs de Coëby ;

des menhirs renversés ;

le dolmen du Petit-Bignon ;

les trois dolmens détruits, dès 1847, entre le bourg et la forêt de Molac ;

le dolmen de la lande de Saint-Maurice ou dolmen des Belans (époque néolithique). Il s'agit d'un dolmen à couloir ;

le dolmen de la lande de Sournan ;

le dolmen de Coëby dit la "Roche de l'Ermite" ;

le dolmen de Botquéré ;

l'allée couverte des Belans et celle située près du bois de Coëtby ;

la pierre à sacrifice de la Nouette ;

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-GUYOMARD

Les seigneuries de Saint-Guyomard étaient :

1° Brignac, au nord-ouest, berceau de la famille de ce nom, qui portait de gueules au sautoir d'argent. Le château actuel est moderne sauf une grosse tour ronde et une belle cage d'escalier à pans coupés, qui date de 1510, comme le prouve l'inscription suivante : Fait p. Julien de Brignac, Péronelle de Robien, l'an M. Vc. X. — Jean de Robien et Gilette de Languyona ont assis la première pierre. Ce domaine appartenait encore en 1601 à Marie de Brignac ; il passa ensuite aux Papin et aux Kerguézec, en 1642 à Marguerite de Quistinic, puis aux Rosmadec et enfin aux Talhoët, qui en prirent le nom. Les seigneurs avaient haute justice et prééminence (J-M. Le Mené).

2° Botvrel ou Bovrel, au nord-est, haute justice, possédée en 1400 et 1500 par les Rosmadec, eu 1640 par les Lollivier de Saint-Maur et de Lochrist, et enfin par M. de Saint-Pern de Ligouyer. Le château est en ruines.

3° Le Boiry, au nord-est.

4° Les Clos.

5° La Marçais (ou Marsais), vers l'est.

6° Trévermel, à l'est.

7° La Ville-Mango, vers l'est, aux Dano en 1609.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Saint-Guyomard. Saint-Guyomard dépendait autrefois de Sérent.

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