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Bienvenue chez les Saint-Fiacrais

SAINT-FIACRE-SUR-MAINE

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La commune de Saint-Fiacre-sur-Maine (bzh.gif (80 octets) Sant-Fieg-ar-Mewan) fait partie du canton de Vertou-Vignoble. Saint-Fiacre-sur-Maine dépend de l'arrondissement de Nantes, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-FIACRE-SUR-MAINE

Saint-Fiacre-sur-Maine est fondée au IVème siècle par saint Hilaire, évêque de Poitiers.

Saint-Fiacre-sur-Maine s'appelle primitivement Le Coin ou Saint-Hilaire-du-Coin (Sanctus Hilarius del Cugno). Le Coin fut jadis le refuge des fées. Tolérées par les Celtes et les Romains, les fées du Coin maintinrent leur culte et leur indépendance assez tard, puisque ce n'est qu'au XIIème siècle que le christianisme s'implanta et domina sous le patronage de saint Fiacre et de saint Hubert. Saint-Hilaire, évêque de Poitiers, fut le premier évangélisateur d'où le nom de Saint-Hilaire-du-Coin. Plus tard on lui préféra Saint-Fiacre.

Sous la pression des hauts et puissants seigneurs de Château-Thébaud et de La Chasseloire, des fiefs se constituent : au Coin, à La Canterie, La Géraudière, Beauséjour, La Ramée, Gras-mouton. Au domaine du Coin, se fixèrent les Pantin, les Lucas et plus tard les Bacqua de noblesse espagnole, puis les de Couesbouc. A la Canterie, se fixèrent les de Marquez, seigneurs de La Babinais, puis les de Chasteigners. A la Ramée, se fixèrent les de Prézeaux. A Beauséjour, se fixèrent les Boguais de La Boissière, parents des Le Loup. Les de La Boissière ont habité cette terre jusqu'à la fin du XIXème siècle. Ils ont été remplacés par un négociant en vin, Huteau, puis ensuite par la famille Dubigeon.

Ce n'est qu'au XVIIème siècle qu'apparaît l'appellation Saint-Fiacre-du-Coin qui devient Saint-Fiacre-sur-Maine à partir de 1918. Jusqu'à la fin du XVIIIème siècle, trois seigneuries se partagent le territoire de Saint-Fiacre-sur-Maine : Le Coin, La Cantrie ou La Canterie et La Chasseloire.

Saint-Fiacre-sur-Maine a un passé historique très chargé. Elle est le théâtre d'affrontements sanglants entre Chouans et Républicains durant la période révolutionnaire. Lors de ces évènements le maire Rousseau de la Brosse est tué (1793), le logis des Lenormand-Trébuchet (descendants de Victor Hugo) est pillé et saccagé et l'ancienne église incendiée. C'est dans le bourg de Saint-Fiacre, qu'est tiré un des premiers coups de feu des guerres de Vendée. Il y avait autour du bourg au moins 6000 hommes armés de fusils, de faux et de bâtons. Un jeune homme de 17 ans fit partir son arme par inadvertance. Aussitôt le parti qui se crut attaqué répondit par une décharge et plusieurs hommes furent tués. C'est en 1794, que les colonnes infernales traversent Saint-Fiacre-sur-Maine en brûlant tout sur leur passage.

Note 1 : quelques personnages célèbres ont leur nom associé à la commune de Saint-Fiacre-sur-Maine comme Sophie Trébuchet, future mère de Victor Hugo, qui venait en vacances chez son grand-père René Lenormand et Marc Elder, prix Goncourt 1913 qui prît le Manoir de la Cure comme cadre à l'un de ses romans. Une bataille entre Bleus et Blanc eut lieu au Coin et le maire Rousseau de La Brosse, à la tête de sa Garde Nationale, fut massacré, et tout le logis des Lenormand-Trébuchet fut pillé et saccagé. Le curé réfractaire fut l'abbé René Charron qui devint capitaine royaliste dans la division de Clisson. René Charron fut remplacé par le curé constitutionnel Pierre Orhont. Le père de Montfort vint y prêcher une mission en 1710; 

Note 2 :  les principaux maires de Saint-Fiacre-sur-Maine sont : Jean Rambaud, Fourmon de La Métairie (sous Napoléon Ier), Paul Millet, Alexis Bonamy, le baron de Chasteigners de La Canterie (sous la Restauration), Garnier, Brossaud, Delaporte puis Gouté de La Canterie (sous Louis-Philippe), Bacqua du Coin, Emile Polenne (sous Napoléon III), Georges Rosier (de 1913 à 1935), Fresnay de La Chasseloire, Couesbouc.

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PATRIMOINE de SAINT-FIACRE-SUR-MAINE

l'église Saint-Hilaire (XIXème siècle), œuvre de l'architecte nantais Le Dibarder. Son style romano-byzantin et son clocher en forme de tiare sont dus au projet réalisé en 1893 par M. Auguste Bacqua, maire, et l'abbé Baholet, curé de la paroisse. La première église de Saint-Fiacre-sur-Maine, probablement fondée au XIIème siècle par les seigneurs de Goulaine, est incendiée en 1794 par les révolutionnaires. En 1893, il est décidé d'en construire une nouvelle. La première pierre de cette nouvelle église est posée le 13 janvier 1895, jour de la fête de Saint-Hilaire. Le 15 septembre 1895 à lieu la bénédiction de la nef. La façade et le clocher seront achevés en 1896. Au dessus de la porte, on voit une statue de Jeanne d'Arc et un bas-relief de Saint-Fiacre (patron des jardiniers). L'ornementation murale de la demi-coupole du choeur est très riche. A la base, les fresques de M. Le Petit, réalisées sur albâtre, évoquent la vie de Sainte Cécile, patronne de la musique. Les mosaïques, situées au-dessus des fresques, sont de Facchina, artiste décorateur, et représentent les quatre évangélistes : Luc ayant pour symbole le boeuf ; Jean, ayant pour symbole l'aigle ; Marc, ayant pour symbole le lion, et Mathieu. Le choeur a été modifié en 1966 et se compose des trois panneaux de l'ancienne chaire ; mosaïques entourées de pierres de Palinges, oeuvres de M. Paillard (1913). On y trouve une belle peinture du Christ-Roi, réalisée en 1931 par l'abbé Bouchaud. Les deux autels latéraux sont taillés dans la pierre jaune de Paray-le-Monial : celui de gauche est dédié à la Vierge et son tableau central en porcelaine de Limoges représente la résurrection de Marie (les cinq représentations de sa vie terrestre sur faïences de Nevers sont l'oeuvre de la Maison Montagnon) ; celui de droite est dédié à saint Fiacre (sa vie est contée sur des émaux de Londres et des panneaux de verre opaque). Les vitraux, oeuvres de Maignen-Cesbron, représentent Saint-Hilaire (docteur de l'Eglise), Joseph (le charpentier), Fiacre (ermite et patron des jardiniers), Donatien et Rogatien (martyrs nantais), Augustin, Clovis, Jean-Baptiste, Jeanne d'Arc. Le vitrail de "Saint-Georges terrassant le dragon", œuvre du maître-verrier Maignen-Cesbon, date du XXème siècle. Le Chemin de Croix est l'oeuvre de M. Victor Richard ;

la croix Brosse (XIX-XXème siècle). Cette croix indique les chemins menant au château du Coin et au Gué Priou ;

le calvaire (XXème siècle), érigé en souvenir de la mission de 1933 ;

le manoir de la Cantrie ou La Canterie (vers le X-XIXème siècle). Propriété de René de Marquez, seigneur de La Babinais, en 1735, puis de la famille de Chasteigners. Le château médiéval est détruit par les colonnes infernales. La cave date du X-XVII-XIXème siècle. Il a appartenu ensuite à la famille Gouin et au général Schérer ;

la tour (XVème siècle), située à La Chasseloire. Ce vaste domaine appartenait primitivement à la famille Leloup de Chasseloire, puis aux familles Sesmaisons, Cossin de Maubreuil, Angereau et Fresnay. La Chasseloire a fait partie successivement de Château-Thébaud, Maisdon et enfin Saint-Fiace-sur-Maine. La seigneurie s'étendait dans les trois paroisses englobant La Giétrie, Saint-Vincent, La Bidière, Saint-Georges, Grasmouton, Beauséjour. Le château est détruit et brûlé pendant la Révolution. Le cellier actuel, propriété de la famille Chéreau, possède des poutres engoulées par des animaux fantastiques et qui s'appuient sur des sculptures représentant d'un côté les sept péchés capitaux et de l'autre les vertus. Des vitraux rappellent les divinités de la vigne et de la culture (Noé, Saint-Vincent, Saint-Fiacre, Saint-Cucupha) et au fond brillent les armes de France et celles des Leloup ("de gueules à 2 fasces d'argent chargées de 3 et 2 étoiles de sable") ;

la vieille cure (XVIIIème siècle). C'est en 1829, que fut acquis comme presbytère une maison du bourg. La cure actuelle de Saint-Fiacre-sur-Maine eut pour propriétaires successifs : Louis Mourains (en 1758), Clouet, Meslin (directeur des forges de Pouancé et de La Primaudière), Piston et Peneau ;

la maison (XVIII-XIXème siècle), située aux n° 7-9 rue Sophie-Trébuchet. Propriété de René Pierre Lenormand du Buisson (1732-1810), puis de la famille Trébuchet. René Lenormand, sénéchal de La Chasseloire et procureur fiscal de Goulaine, s'établit à Saint-Fiacre-sur-Maine par mariage avec demoiselle Pélagie Brevet. Ils eurent une fille qui épousa le capitaine de navire Jean François Trébuchet. Les trois fils Lenormand : Louis, François et Charles firent suivre leur patronyme du nom d'une terre : du Buisson, du Pâty, de La Noë. Lors de la Révolution, René Lenormand et sa famille se retirèrent à La Hérissière en Saint-Herblain et c'est là que Sophie connut le capitaine Sigisbert Hugo, cantonné à La Hibaudière. Après la mort de René Lenormand, en 1810 à Nantes, les biens de Saint-Fiacre-sur-Maine passèrent à Sophie et à son frère Joseph Trébuchet. Le logis des Trébuchet est devenu ensuite la propriété de la famille Gaudin ;

le colombier (XVIII-XIXème siècle) du château du Coin. Au domaine du Coin se fixèrent les familles Pantin, Lucas et plus tard la famille Bacqua de noblesse espagnole, puis la famille de Couesbouc. Le château du Coin est acheté en 1807 par Gabriel-Henry François de Noury. Il ne subsiste que quelques vestiges du château seigneurial. Le colombier est restauré au XIXème siècle ;

3 moulins dont le moulin des Mariés, du Coin, ... ;

A signaler aussi :

le four à pain (XIXème siècle) de La Métairie. Le four était jadis chauffé aux sarments de vigne ;

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-FIACRE-SUR-MAINE

La Ramée était jadis à la famille de Prézeaux et Labeyrie.

Beauséjour était jadis la propriété de la famille Boguais de La Boissière, parents des Le Loup : il s'agit à l'origine d'un rendez-vous de chasse et la famille de La Boissière a habité cette terre jusqu'à la fin du XIXème siècle. On trouve ensuite la famille Huteau et la famille Dubigeon.

La Péraudière était la propriété des familles Riom et de La Rochebrochard.

La Métairie était jadis la propriété des Fourmon et Bertier.

Le Coin était jadis la propriété successive des familles Pantin, Lucas, Bacqua et Couesbouc. Une bataille entre Bleus et Blancs eut lieu au Coin.

La Canterie était jadis aux familles de Marquez et de Chasteigners.

(à compléter)

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