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SAINT-ETIENNE-DE-MER-MORTE

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La commune de Saint-Etienne-de-Mer-Morte (bzh.gif (80 octets) Sant-Stefan-Melveurzh) fait partie du canton de Machecoul. Saint-Etienne-de-Mer-Morte dépend de l'arrondissement de Nantes, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-ETIENNE-DE-MER-MORTE

Saint-Etienne-de-Mer-Morte vient de Saint-Etienne-de-Male-Mort. Male-Mort est devenu Marmort puis Mer-Morte.

La première mention de Saint-Etienne-de-Mer-Morte date de 851, lors du traité d'Angers, entre Erispoë et Charles le Chauve.

Surplombant le Falleron, un château féodal, qui dépend de la seigneurie de Machecoul, défend dès le XIIème siècle la frontière avec le Poitou. En 1439, Gille de Rais, seigneur du Retz, propriétaire de cette forteresse, doit s'en séparer au profit De Geoffroy Le Ferron. Contestant cette vente, il demande des comptes au recteur de la paroisse, frère de Geoffroy Le Ferron (trésorier de Bretagne). Ainsi, il entre, à cheval et en armes, dans l'église paroissiale au cours de l'office de la Pentecôte en 1440. Ses brutalités envers le religieux déclenchent alors une enquête qui aboutira à son arrestation. Le territoire de Saint-Etienne-de-Mer-Morte passe ensuite sous la dépendance de Vieillevigne appartenant à la famille Machecoul et y reste jusqu'à la Révolution.

En 1832, l'aventure de la duchesse de Berry se termine sur la commune de Saint-Etienne-de-Mer-Morte.

Note 1 : Né à Champtocé, en Anjou, à l'automne de 1404, arrière-petit-neveu de Du Guesclin, Gilles de Rais (ou Retz) appartient à l'une des plus puissantes familles de son temps. Le 28 septembre 1415, le père Guy de Laval décède confiant la tutelle de son fils à Jean Tournemine de la Hunaudaye, son cousin. Contrairement aux dispositions du testament c'est son aïeul Jean de Craon qui élève le jeune Gilles. En 1420, il épouse une riche héritière, Catherine de Thouars. Il entreprend ensuite une brillante carrière militaire, s'illustrant d'abord dans les guerres de Succession du duché de Bretagne (1420) puis contre les Anglais à partir de 1427. Après s'être battu aux côtés de Jeanne d'Arc à Orléans et à Paris, il se rend avec elle à Reims pour le sacre de Charles VII, en juillet 1429. Vers 1434, Gilles de Rais, qui dispose d'une immense fortune, se retire dans son château vendéen de Tiffauges où il mène une vie fastueuse. En mécène généreux, il dépense dès lors sans compter en faveur de la musique, de la littérature et des spectacles. Sa famille s'alarme lorsqu'il doit vendre ou hypothéquer des terres pour payer ses excès, et obtient en 1435 un décret royal interdisant à Gilles de disposer de ses biens. C'est au milieu des années 1430, que Gilles de Rais se consacre à l'alchimie, à la magie noire et à l'invocation de Satan. Après une enquête menée en 1440 par l'évêque de Nantes, il est emprisonné et accusé de crime, de sodomie et d'invocation des démons. Un tribunal ecclésiastique le condamne pour hérésie et l'excommunie. Gilles est ensuite jugé et condamné pour meurtre par un tribunal civil et exécuté, après s'être repenti, à Nantes, le 26 octobre 1440.

Note 2 : En février 1820, le duc de Berry est assassiné par un anarchiste. Son épouse, Marie Caroline de Bourbon-Sicile (Duchesse du Berry), donne naissance à un fils posthume, l'héritier de la couronne de France : Henri Ferdinand, duc de Bordeaux, futur comte de Chambord. Après l'abdication de Charles X, Marie Caroline se considère investie de la mission de remettre son fils sur le trône à la place de Louis Philippe, l'usurpateur, roi des Français depuis la révolution de 1830. Durant l'année 1832, bien qu'exilée par décret, elle parcourt la France pour tenter d'organiser un soulèvement. En Vendée, elle réussira à réunir un petit groupe de partisans dont le courage et la ferveur n'empêcheront pas la défaite. Trahie par l'un de ses agents, la duchesse de Berry fut conduite à la citadelle de Blaye et confiée à la garde général Bugeaud.  

Note 3 : Jean Rolland était le recteur de Saint-Etienne-de-Mer-Morte depuis 1782. Ayant refusé le serment, il se cacha chez le maire Thomas Médard. Il fut arrêté au village de la Poissardière. Il fut fusillé le 14 décembre 1793. L'abbé Rohart, caché également chez les habitants, continua secrètement le ministère (déguisé en colporteur, il était connu sous le nom de Jean Gris).

Note 4 : liste non exhaustive des maires de la commune de Saint-Etienne-de-Mer-Morte : Thomas Médard, Etienne Giraudet, Goupilleau de La Muraillère (sous l'Empire), Charlemagne de Cornulier de La Caraterie et de La Rondelière (sous la Restauration), Goupilleau (en 1830), Musseau de La Muraillère, Pierre Fleury (de 1832 à 1840), Vergne, Simoneau, Firmin Petiteau, Dubois de La Patelière, de Nouël, Léon Leloup de La Biliais, Aristide Monnier, Joseph Monnier, ....

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PATRIMOINE de SAINT-ETIENNE-DE-MER-MORTE

l'église (1885). Le baptistère de l'église actuelle date du XIIIème siècle (le baptistère de l'ancienne église se trouve à la Tour et date du VIII-IXème siècle). L'autel, œuvre du sculpteur Fréour, date de 1946. Le tableau représentant "Notre-Dame du Rosaire", œuvre du peintre Peithavin, date de 1822. Le tableau représentant la "Pentecôte avec la Vierge", œuvre du peintre Guénior, date de 1827. La famille de Cornulier se faisait inhumer dans l'ancienne église de Paulx (plusieurs membres de cette famille meurent à La Pajotterie et à La Rondelière) ;

le calvaire (XIIIème siècle) du cimetière. Ce calvaire a été déplacé dans le cimetière en 1868 ;

la croix (XIIIème siècle), incluse dans le mur du clocher ;

le château de la Caraterie (XIXème siècle). Propriété de la famille de La Jou au XVIIème siècle, puis des comtes de Cornulier. Le château, qui est dévasté pendant la Révolution Française, est restauré par Louis Auguste de Cornulier. Incendié le 6 juin 1832, l'édifice est reconstruit. A signaler que Auguste de Cornulier prend fait et cause pour la duchesse de Berry en 1832. En son château de la Caraterie, il rassembla plus de 300 personnes. Il subit alors l'assaut des troupes fidèles à Louis Philippe, qui mirent rapidement fin au projet de la duchesse de Berry. La duchesse de Berry se réfugia à Nantes où elle fut retrouvée par la police, derrière une plaque de cheminée, dans l'appartement des soeurs De Guiny. Les héritiers sont les Villebois-Mareuil et Leloup de La Biliais. Les fonctionnaires seigneuriaux étaient : Cailleteau du Pey, Musset et Neau, Pinson, Riou, Herbert du Tertre, Chauvin, Pelletier de La Violière, Cassard du Clody, Thomas, Durand de Bellefond ... ;

le château de La Muraillère, reconstruit à la fin du XIXème siècle. Propriété de la famille Marsillacq, héritière des Musseau. Une concession au cimetière cite Madame Marsillacq, née Elise Euchêne, fille du général de ce nom ;

le clocher (XIIIème siècle), situé au n° 1 rue Générale. Ce clocher appartenait autrefois à l'église du XIIIème siècle qui a été remplacée par une nouvelle église en 1885. Sur le monument une plaque rappelle que Gilles de Retz entra à cheval dans l'église au moment d'un office, d'où plainte de l'évêché, et ce fut le début du procès qui révéla tous ses crimes ;

8 moulins dont le moulin à vent de la Tour et un moulin à eau (XI-XIXème siècle) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-ETIENNE-DE-MER-MORTE

 La châtellenie de Saint-Etienne de Mermorte. — Cette seigneurie, comprenant la paroisse de Saint-Etienne de Mer-Morte, fit pendant longtemps partie de la baronnie de Retz. Raoul sire de Rays possédait en 1238 le château de Saint-Etienne de Mermorte (Cartulaire des sires de Rays, n°171) qui appartint à ses successeurs les barons de Retz jusqu'à ce que Gilles de Laval, dit de Rays, le vendit en 1434 d'abord au duc Jean V, puis à Geffroy Le Ferron. Quoique Marie de Rays, femme de Prégent de Coëtivy, eut retiré Saint-Etienne en 1442, cette seigneurie demeura quelque temps encore à la famille Le Ferron, et Guillaume Le Ferron la possédait en 1467. Mais au XVIème siècle Saint-Etienne de Mermorte vint aux mains de la maison de la Lande dite de Machecoul ; elle appartenait en 1545 à Jean de Machecoul, seigneur de Vieillevigne, et elle demeura depuis lors jusqu'en 1780 unie à la châtellenie de Vieillevigne. Le seigneur de Saint-Etienne jouissait d'une haute justice ; il levait une portion des dîmes de la paroisse et était fondateur de la chapelle Sainte-Anne dans l'église paroissiale de Saint-Etienne (Saint-Etienne-de-Mer-Morte).

Le château de Saint-Etienne de Mer-Morte, voisin du bourg de ce nom, était une place forte où commandait, en qualité de capitaine, en 1436, Conan de Vieilchasteau (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, II, 1294). Il subsistait encore en 1580 et dut être démoli à. la suite des guerres de la Ligue, car, en 1679, ce n'était plus qu'une « vieille masure avec douves, à présent gastée et ruisneuse », entourée d'un étang. Son domaine comprenait aussi un pourpris, un moulin à eau, les deux moulins à vent de Retz et de Lorière et des garennes « où y a faulses à connils » (Déclarations de Saint-Etienne de Mer-Morte en 1580, 1679 et 1694).

Actuellement on voit encore à l'entrée du bourg de Saint-Etienne de Mer-Morte les ruines du château qu'a rendu célèbre son seigneur Gilles de Rays. Ces ruines consistent en débris de tours du XIIIème siècle, avec deux souterrains creusés dans le roc ; dans une belle situation, ces pans de murs dominent de très haut le ruisseau du Falleron (Orieux, Histoire et Géographie de Loire Inférieure, II, 126).

(à compléter)

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