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SAINT-DOLAY

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La commune de Saint-Dolay (bzh.gif (80 octets) Sant-Aelwez) fait partie du canton de La Roche-Bernard. Saint-Dolay dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-DOLAY 

Saint-Dolay est une dérivation du nom de saint Ethelwold, abbé de Lindisfarne (Angleterre) et mort en 740.

La paroisse est mentionnée pour la première fois en 916 dans le cartulaire de l'abbaye de Redon, sous le nom de Saint-Aelwod. Durant la période féodale, toutes les seigneuries de Saint-Dolay (Cadouzan, Plessis, Baronnie, ...) se trouvaient placées sous la suzeraineté du baron de La Roche-Bernard. La paroisse de Saint-Dolay dépendait autrefois du diocèse de Nantes.

On trouve les appellations suivantes : Saint-Aelwod et Saint-Elvoy jusqu'au XVIème siècle, Saint-Deloy puis Saint-Dolay au XVIIème siècle.

Note : De l'ancien diocèse et comté de Nantes, Saint-Dolay est borné au nord par la Vilaine, qui le sépare de Rieux, d'Allaire et de Béganne ; il est limitrophe, à l'ouest, de Nivillac, au sud, de Missillac, et à l'est, de Théhillac. En 1891, sa superficie est de 4832 hectares, dont une grande partie est occupée par des landes et des marais ; on y voit par contre des terres bien cultivées, de belles prairies, et de nombreux arbres fruitiers. En 1891, la population est de 2825 habitants. Le bourg, placé vers le côté est, se trouve à 12 kilomètres de la Roche-Bernard. M. l'abbé Mahé mentionne dans cette paroisse, auprès du village du Clio, trois fossés parallèles, garnis de talus, et un quatrième fossé isolé, et un peu plus loin trois fosses circulaires disposées en triangle. Une voie romaine, allant de Vannes à Blain, passe sur la pointe sud de ce territoire, en longeant les villages de l'Hôtel-Roho et de la Baronnie. Les Bretons eurent à leur tour quelques établissements dans ce pays, comme l'indiquent les noms encore subsistants de Larmor, Le Bézit, Trédoret, Le Bézo, etc. Quant au nom de la paroisse, on le trouve écrit : Saint-Aelwod, en 916, dans un acte du cartulaire de Redon (227) ; Saint-Elmod, en 1287, dans une liste officielle des paroisses de l'évêché de Nantes (Prol. 514) ; Saint-Elvoy, au XVIème siècle, dans les registres de la paroisse. Le nom de Saint-Dolay, avec cette orthographe, ne parait guère qu'à partir de 1600. On trouve auparavant, mais une fois seulement, la forme Saint-Deloc. De toutes ces variantes, c'est le nom le plus ancien, Saint-Aelwod, qui rappelle le mieux celui de saint Ethelwod, évêque de Lindisfarne, mort en 740 et honoré le 12 février (J-M. Le Mené - 1891).

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PATRIMOINE de SAINT-DOLAY

l'église de l'Immaculée Conception (1889). Une église plus ancienne est mentionnée dès le XIème siècle : elle aurait été construite à proximité du cimetière. L'église actuelle, de style gothique, a été construite de 1887 à 1889 et terminée au XXème siècle par la construction du clocher. Le clocher, qui s'effondre le 1er janvier 1895, n'est reconstruit qu'en 1925. Une cloche date de 1450. La balustrade date du XVIIIème siècle ;

Nota : L'église paroissiale de Saint-Dolay, qui est remplacée par une nouvelle, est un édifice de plusieurs époques. Au choeur se trouvent de grandes arcades plein cintre, pendant que les portes sont en anse de panier. Le baron de La Roche-Bernard y jouissait des droits de prééminence, d'armoiries, d'enfeus, de bancs, etc... Quelques autres seigneurs y avaient aussi des enfeus et des bancs. En 1696, le recteur, M. Martin Regnault, proposa de bâtir, à ses frais, une chapelle du côté du nord de l'église, semblable à la chapelle du Rosaire, située au midi, et de transporter le clocher au bas de la nef. Il commença la démolition de l'édifice, mais il mourut avant sa reconstruction. De là vint un long procès entre ses héritiers et les paroissiens, procès auquel se joignit une contestation relative au presbytère. L'église fut enfin restaurée tant bien que mal, et un nouveau presbytère fut acquis en 1729. D'importantes réparations furent effectuées à l'église en 1823, grâce à la générosité de M. du Rostu, recteur de Théhillac, de Mme de Chasteloger, et de plusieurs particuliers. Ces travaux retardèrent la ruine de l'édifice, mais le 24 janvier 1895, le vieux clocher s'effondra complètement. Déjà l'on s'occupait de la reconstruction de l'église sur un autre emplacement. Les souscriptions, recueillies à domicile, garantissaient la majeure partie de la dépense ; le plan avait été dressé par M. Mainguy, de Nantes, et l'entreprise adjugée à M. Richer. Les travaux commencèrent au mois de mai 1887, et la première pierre fut bénite par M. Régent, vicaire général de Mgr Bécel. La construction marcha rapidement et la bénédiction de la nouvelle église fut faite par M. Le Méter, recteur de la paroisse, au nom de l'évêque, le 10 février 1889. Cet édifice, place sous le vocable de l'Immaculée Conception, est en forme de croix latine et de style ogival ; il mesure environ 40 mètres de longueur sur 15 de largeur. La nef est ornée de bas côtes ; les quatre piliers de l'inter-transept forment chacun un faisceau de treize colonnettes ; les cinq travées de la nef reposent sur des piliers, décorés d'une colonnette pour recevoir la retombée des voûtes. C'est un superbe vaisseau ; le clocher seul n'est pas terminé en 1891. Les chapelles de la paroisse sont : 1° Sainte-Anne, à 4 kilomètres vers le nord-ouest, édifice en grand et moyen appareil, de forme rectangulaire et de style ogival flamboyant, avec contreforts à pinacles. — 2° Sainte-Lienne, mentionnée par Ogée (II. 743), n'existe plus aujourd'hui. On peut ajouter maintenant ce qui reste de l'ancienne église paroissiale, transformée en chapelle. Il y avait de plus des chapelles privées à la Baronnie et à Cadouzan. Le village du Temple semble rappeler un ancien établissement. Le recteur était à la libre nomination du pape ou de l'évêque, et percevait la dîme sur toute la paroisse. Saint-Dolay dépendait de la baronnie et du doyenné de la Roche-Bernard, et de la sénéchaussée de Nantes. En 1790, il fut érigé en commune, du canton et du district de la Roche-Bernard, et annexé, malgré sa position géographique, au département du Morbihan. Son recteur, M. Moesnard, refusa le serment en 1791, et vit bientôt vendre 276 sillons appartenant à la fabrique. Au mois de novembre 1791, des troubles se produisirent à Saint-Dolay, et vingt hommes du régiment de la Guadeloupe y furent envoyés pour rétablir l'ordre. En 1801, ce territoire fut régulièrement détaché de l'ancien diocèse de Nantes, et uni au nouveau diocèse de Vannes. Il est traversé par la route de la Roche-Bernard à Séverac (J-M. Le Mené). 

la chapelle Sainte-Anne (XVIème siècle). Il s'agit d'un bel édifice rectangulaire à décoration flamboyante avec clocheton ajouré en pierre sur le pignon occidental. Les rampants du toit et le larmier sont ornés d'animaux fantastiques. Les fenêtres à réseau flamboyant sont encadrées à l'extérieur par des archivoltes reposant sur des personnages finement sculptés, mais celle du chevet a été bouchée en partie, ainsi que l'oculus de la façade occidentale. La chapelle est couverte d'une charpente aux entraits ornés de têtes de crocodiles et aux sablières décorées de personnages et d'animaux. On y trouve un ex-voto qui date de 1940, remerciant sainte Anne d'avoir accordé sa protection lors d'un bombardement en 1940 ;

l'oratoire (1921), situé à Burin et dédié à Notre-Dame de la Salette. Cet oratoire a été édifié par des habitants de Burin ;

les croix de Le Grippé ;

la croix de Gravignon ;

le château de Cadouzan (XIIIème, XVème, XVIème et XIXème siècles). Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Beizit (dès 1280), Rogon (en 1557), Quelo (en 1623), Cramezel, Quelo (au XVIIIème siècle), Le Gouvello (en 1880), Lechat-Boilève et Berthou (en 1897). La construction du château qui démarre en 1210 se fait en plusieurs étapes. L'habitation principale date du XVIème siècle. L'aile nord date du XIXème siècle. Les tours des portes d'entrée datent du XVème siècle. Le puits date du XVème siècle. Il possédait autrefois une chapelle privée aujourd'hui désaffectée ;

le château du Plessis (1430 et XIXème siècle), restauré au XIXème siècle. La seigneurie du Plessis ayant appartenu successivement aux familles Plessis (en 1447), Gouret (en 1681), Gilles Du Guesclin de La Roberie, Talhouët Bonamour, Thomas de Kercado (en 1802) et Levesque du Rostu. L'ancien édifice sert maintenant de communs au château édifié au XIXème siècle. Il possédait autrefois une chapelle privée. Le château est victime de plusieurs incendies : au XVIIème siècle (sous Richelieu), puis en 1793. Une des lucarnes, surmonté d'un fronton rustique, date du XVème siècle ;

le château ou manoir de la Baronnie (XVIIème siècle). Siège d'une ancienne seigneurie. On y trouve une chapelle privée qui date de 1610 ;

l'ancien château de Fresnaie (XVème siècle). Il ne subsiste plus qu'une seule tour. Ce château appartenait jadis à un vassal du baron de La Roche-Bernard ;

le manoir du Cran (XVIème siècle), propriété des familles Thomas et Galliot (au XVIIIème siècle), puis de la famille de La Perrière ;

le manoir de La Bernardière ;

la fontaine Sainte-Anne ;

les maisons de Sainte-Anne (XVIème siècle) ;

la maison de Burin (1620). Une des lucarnes est ornée par un petit cadran solaire en ardoise ;

les maisons de Le Grippé ;

la maison de Le Ruelmain ;

la mairie (1717), ayant servi d'ancien presbytère ;

le puits. Ce puits est ornementé d'une croix ;

les moulins à vent du Plessix, des Illières, de la Haie, et les moulins de la Baronie, Neuf, du Couédic, de Roho (XXème siècle) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-DOLAY

Les seigneuries de la paroisse de Saint-Dolay étaient :

1° La Bernardière, au sieur de la Porte en 1681.

2° La Baronnie, vers le sud.

3° Le Bézit, au sieur de Rollieuc en 1681.

4° Le Bézo, aux du Bois en 1427, aux Gouret en 1681.

5° Le Bois-Joli, aux Burel en 1447, aux Petit en 1681.

6° Le Brossay, aux Mareil en 1427, et au sieur de Rollieuc en 1681.

7° La Buzardière, à Perrine Guillermo en 1681.

8° Cadouzan, aux Bézit en 1447, Rogon en 1557, Quélo en 1623.

9° Le Clio, aux Bézit en 1447, puis de Langle et Chesny.

10° Le Corno, au sieur de Rollieuc en 1681.

11° La Coudraie, aux Guinaudaie en 1447, aux Talhoet en 1681.

12° La Fresnaie, aux Burel en 1427 et 1602, aux St-Remy en 1623, puis aux Bégasson.

13° Le Hirel, aux Berné, la Lande, le Flo et Quélo de Cadouzan.

14° La Jou-de-Fay, aux sieurs de la Muce, dès 1458.

15° L'Aguihac, aux Guénéal eu 1447 et 1550, au sieur de Rollieuc en 1681.

16° Larmor, au sieur de Mureil en 1427.

17° Launay, aux Launay en 1562, aux Chomart en 1681.

18° Lesquillou, à Jean de Bézit en 1447.

19° Mareil, au sieur de Rollieuc en 1681, aux Bégasson en 1775.

20° Le Plessis, aux Plessis eu 1447, puis Gouret en 1681, et aux du Guesclin de la Roberie.

Ces terres relevaient de la Roche-Bernard (J-M. Le Mené).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Saint-Dolay.

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