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SAINT-CONNEC

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La commune de Saint-Connec (bzh.gif (80 octets) Sant-Koneg) fait partie du canton de Mûr-de-Bretagne. Saint-Connec dépend de l'arrondissement de Guingamp, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-CONNEC

Saint-Connec vient de "Conec" (un saint breton), ancien disciple, semble-t-il, de saint Caradec.

Saint-Connec est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Neulliac. La « villa de Sancto Conovo … in parrochia de Mur » est mentionnée en 1284 dans une vente faite par Guillaume de Mûr au vicomte Josselin de Rohan (Mor., Pr, I, 1073)" Ancienne trêve de Mûr. La villa de Saint-Conocus est mentionnée dans un acte du vendredi après les Cendres 1284, par lequel Geffroy de Mur cède à Josselin de Rohan ses droits sur cette villa, sur celle de Kerlean ainsi que sur le territoire situé entre cette dernière et le ruisseau de Quoëtmeur " (R. Couffon).

Sous l'Ancien Régime, Saint-Connec est une paroisse succursale de celle de Mûr. Elle dépendait du diocèse de Quimper. Elle avait pour subdélégation Pontivy et ressortissait au siège royal de Ploërmel. La première municipalité de Saint-Connec est élue le 28 février 1790. Le territoire de la commune de Saint-Connec s’est agrandi en 1840-1841 (ordonnance du 7 septembre 1840 et ordonnance du 21 février 1841) aux dépens de Saint-Guen (villages de Luzurien, Pendelin, Bot-Pierre, Tréhouet), mais a cédé les villages de Guergadic, Parc-Meur, Le Petit-Rodoué et Lézouen, Le Communo et Lotavy. 

On rencontre les appellations suivantes : Villa de Sancto Conoto (en 1284), treffve Sainct Conec (en 1535-1536), Saint-Gonnec (en 1658), Saint Gonnet (en 1676), Saint Gonet (en 1678), Saint-Conec (en 1801) et à nouveau Saint-Connec (dès 1877).

Ville de Saint-Connec (Bretagne).

Note 1 : la commune de Saint-Connec est formée des villages : Tréhouet, Cosquer, Lanrivaux, Luzurien, Botpierre, Kerléau, Kerbigot, Louarc'h, etc...

Note 2 : I. — Bordereau d'imposition en 1696 : M. Kerfago de Guerlogoden, collecteur, verse à Quimper, 300 livres, plus 44 livres pour la subsistance de la milice. 4 prêtres, n'ayant pas de domestiques, sont exempts. Gentilhomme résidant. — Néant. Fermiers de terres à seigneurs. — Néant. 1 procureur fiscal. 1 notaire royal et apostolique. 1 débitant. — Aucun marchand. 41 laboureurs et métayers qui paient, en moyenne par chef : 3 livres 2 sols 9 deniers, par domestique : 1 livre, par servante : 15 sols. (Faculté est donnée de les retenir sur leurs gages). 41 journaliers (chacun) : 5 sols. Ceux ayant domestique : 1 livre. 26 veufs et veuves dont les enfants sont mariés : 1 livre. II. Une ferme, à domaine congéable, selon l'usance du duché de Rohan, établit sa situation comme il suit : (Nous transcrivons en mesures métriques). Terre labourable : 28 h. 27 a. 28 c. ; Pré : 1 h. 45 a. 40 c. ; Lande : 2 h. 28 a. 84 c. ; Friche : 27 a. 60 c.. Total sans la superficie des bâtiments : 32 h. 29 a. 64 c. (Redevances sans la capitation). Au seigneur propriétaire : 59 livres 4 deniers ; 1 boisseau de seigle ; 1 chapon ; 1 mouton ; la treizième gerbe ; différentes corvées ; banalité de four et de moulin ; de chef-rente, 5 sols 5 deniers ; pour le guet, 6 sols, à très-haut, très puissant et très illustre seigneur Mgr Louis-Bretagne-Dominique de Rohan-Chabot, duc de Rohan, pair de France, prince de Léon, comte de Porhoët, marquis de Blein, baron de Fresnais, 1er baron de France et ancien président né de la noblesse de Bretagne, etc. (René Le Cerf).

Note 3 : Cahier des délibérations du Général de la Trève (1755 à 1772). — 1756. Après un procès perdu devant la cour de Pontivy, sous la réserve que toutes les terres exemptes et non exemptes y contribueront, on vote la construction d'un presbytère à Saint-Guen pour M. le recteur de Mûr. — 1757. Construction du presbytère. — 1757. On délibère en présence de Pierre de Guerlogoden, seigneur foncier et patron de l'église. Lui consentant, on achètera des ornements et six chandeliers en fer (qui servent encore aujourd'hui) pour la fausse chasse. — 1760. Charles Nicot est nommé surveillant des travaux attribués à la trève pour le rétablissement de la route de Guingamp à Pontivy par Corlay. — 1765. Pierre-Mathurin Le Bris, qui se déclare héritier des de Guerlogoden, est nommé syndic des grandes routes en remplacement de Guillaume Le Bris, son père. En remplacement du même, il accepte les fonctions de greffier du général. — 1766. On ordonne une quête pour les captifs et la Terre Sainte. — 1768. Achat d'un dais, 72 livres ; d'un pain à chant comme celui de Kergrist avec 2 emporte-pièces 72 livres (ces objets ont été conservés) ; achat d'un coffre-fort, 10 livres. — 1769. Prêt d'une somme à Charles Le Chanony. — 1770. Par suite de la cherté des bleds une somme de 202 livres est mise, en deux fois, à la disposition des administrateurs du bureau des pauvres, Guillaume Le Bris, curé, Yves Pédrot et Mathurin Henrio — pour venir en aide aux indigents. On fait appel à la généro­sité des habitants pour distribution de soupe, bois, etc. Pour remplacer cette somme dans le trésor, on demande au parlement de Rennes qu'il lui plaise d'autoriser une levée de deniers, à l'effet de construire la petite nef de l'église. — 1771. Un procès plaidé à Ploërmel au sujet du non versement du vingtième du dizième. NOTA. — A l'exception de deux et quelquefois trois, les douze délibérants du général signent et souvent d'une belle main. Leurs noms se retrouvent encore dans la paroisse au début du XXème siècle : Pédrot, Nicot, Le Bris, Henrio, Tanguy, Le Couédic, Jouan, Madoré, Le Denmat, Fraboulet, Quinio (René Le Cerf).

Note 4 : Jusqu'en 1818 la paroisse est administrée par des curés d'office qui avaient la même charge ou étaient vicaires, l'un de Mûr, l'autre de Saint-Gilles-Vieux-Marché, deux enfin de Saint-Guen. M. Le Couédic, vicaire de cette dernière paroisse recommence alors la série désormais non interrompue des recteurs de Saint-Connec. M. Joyeux lui succède en 1823 et construit en 1825 un presbytère dont l'emplacement avec les dépendances fut donné à la commune. 1837-1845 : M. Le Gloannec. 1845-1862 : M. Le Bigot. 1862-1867 : M. Jouan. 1867-1881 : M. Quénécan. 1881-1890 : M. Guiomard. 1890-1897 : M. Le Roux. 1897 : M. Vavasseur, etc..

Ville de Saint-Connec (Bretagne).

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PATRIMOINE de SAINT-CONNEC

l'église Saint-Gonery (1784-1787). La première pierre est posée le 25 mars 1784. La tour, qui est datée de 1786, est édifiée en 1786 et 1787 et la croix qui la surmonte bénite le 25 novembre de cette dernière année. L'église, en forme de croix latine, est bénite le 15 juillet 1788 par Mgr. Toussaint de Saint-Luc, évêque de Quimper. Statue ancienne de saint Gonery ; parmi les modernes, de saint Yves, saint Gildas et saint Briac. Le tableau du retable du maître-autel, représentant saint Connec, fut commandé à Gouézou en 1837. A l'intérieur de l'église figurent les armes de la famille Rohan et celles de la famille Kerlogoden ("d'or au lion de sable"). A noter que Jehan de Kerlogoden (alias Guerlogoden) que l'on signale à Neulliac fit aveu au vicomte de Rohan en 1396 ;

Nota : Comptes des Fabriques (1679 à 1757) : Ces comptes n'offrent d'intérêt que pour la question du saint patron. Saint Gonéri, que l'on écrit aujourd'hui Saint Gonnéry (ou Gonery), est notre fête patronale. Lors de sa visite pastorale, en 1884, Mgr. Bouché invita à faire des recherches, afin de rétablir Saint Connec comme patron de la paroisse de son nom. En 1837, le Conseil de Fabrique, M. Le Gloannec, étant recteur, fit exécuter par M. Gouézou un tableau qui orne encore, en 1904, le mur droit du fond de l'abside et où Saint Connec, qualifié IIème évêque de Quimper, est représenté à l'autel, donnant sa bénédiction. On confondait ainsi Connec avec Gonnégan ou Guénégan, en effet, IIème évêque de Quimper. Une tapisserie et une statue qui peuvent remonter au XVIIème siècle, la tapisserie au moins, représentent un évêque qui pourrait être Saint Connec. Mais les comptes des fabriques de 1679 à 1717 ne mentionnent, à l'article dépenses — que le pardon de Saint-Briac ; de 1718 à 1725, le pardon de Saint Connec ; depuis 1759 il n'est parlé que de la fête et du fabrique du bienheureux Saint Gonnéry. Faisons observer qu'en l'absence de tout document historique sur Saint Connec, ce qui a pu porter à croire qu'il n'était autre que Saint Gonéri, c'est que l'orthographe de son nom change assez souvent on écrit Conec, Connec, Gonnec, Gonner. Quoiqu'il en soit, il est constant, d'après le procès-verbal de la bénédiction de l'église actuelle, que Saint Gonnéry en est maintenant le titulaire. A noter enfin, d'après les mêmes comptes, la bouëte du Saint Sacrement. On quêtait, comme on le fait encore dans certaines paroisses, pour la célébration d'une messe par semaine en l'honneur du Saint Sacrement. Un service dit pour le général ou de misericordiâ, était chanté chaque mois à l'intention des défunts. Ces comptes ne nous disent rien d'une chapelle de Saint Gildas que la tradition place au village de Tréhouët. Il est certain qu'on y reconnaît, dans une maison, des pierres qui paraissent avoir appartenu à une chapelle ; que dans un bois, non loin d'un placître, on trouve comme les ruines d'un édifice. On raconte encore qu'à la maison d'école des garçons on employa de ces pierres et qu'on prophétisa qu'elle ne serait pas solide (la prophétie s'est réalisée). Enfin dans le même village il y a une fontaine sur laquelle on lit : L'an 1694 à Dieu soit l'honneur et à Monsieur St Gildas, Indulgence il aura. …. Un Pater, un Ave à M. St Gildas (René Le Cerf).

Ville de Saint-Connec (Bretagne).

Voir aussi   Saint-Connec "Registre des Actes de Naissances, Mariages et Décès (de 1629 à 1792)". 

l'ancienne chapelle Saint-Gildas, située au village de Tréhouet et aujourd'hui détruite ;

les croix de la Motte (XVIIIème siècle), de la place de l'Eglise (XVIIIème siècle), du cimetière (XVème siècle), de Saint-Gonery (XVème siècle), de Tréhouet (XVIIIème siècle) ;

la fontaine Saint-Gonery (XVème siècle) ;

la fontaine Saint-Gildas de Tréhouet (1694). On y voit une inscription : « L’an 1694 à Dieu soit l'honneur et à Monsieur Saint-Gildas, Indulgence il aura. Un Pater, un Ave à M. Saint-Gildas » ;

le manoir ou la ferme de Bot-Pierre (1723) ;

les maisons de Lanrivault (1636, édifiée par la famille Le Clézio), du bourg (XVIIème siècle), de Porsquen (1643), de Kerbigot (XVII-XVIIIème siècle) ;

le moulin de Coëtmeur ;

Ville de Saint-Connec (Bretagne) : le lavoir.

A signaler aussi :

le tumulus de Bernoué (âge de bronze). 

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-CONNEC

La famille de Kerlogoden (alias Guerlogoden) est mentionnée à la fin du XIVème siècle et au XVIIème siècle. Olivier de Guerlogoden est mentionné dans les comptes ducaux en 1419. Jehan de Guerlogoden passe un acte à Pontivy en 1427. Anne Jeanne de Kerlogoden est née le 12 mars 1651 à Saint-Connec. Françoise de Kerlogoden est née le 17 octobre 1656 à Saint-Connec.

 A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Saint-Connec.

(à compléter)

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