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SAINT-CHRISTOPHE-DES-BOIS

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La commune de Saint-Christophe-des-Bois (pucenoire.gif (870 octets) Sant-Kristol-ar-C'hoad) fait partie du canton de Vitré. Saint-Christophe-des-Bois dépend de l'arrondissement de Rennes, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-CHRISTOPHE-DES-BOIS

Saint-Christophe-des-Bois vient de saint Christophe, martyrisé au IIIème siècle sous Décius. 

L'église de Saint-Christophe-des-Bois est donnée au milieu du XIème siècle par ses possesseurs laïques à l'Abbaye de Saint-Florent en Anjou qui y établit un prieuré au lieu-dit les Abbayes (près de l’église).

En racontant les commencements du prieuré de Saint-Christophe-des-Bois, membre de l'abbaye de Saint-Florent de Saumur, nous faisons connaître l'antiquité de la paroisse de ce nom, dont l'existence est constatée au milieu du XIème siècle siècle. Depuis cette époque jusqu'à la Révolution, l'abbé de Saint-Florent présenta le recteur de Saint-Christophe, et les dîmes de la paroisse furent levées par le prieur du lieu, qui payait par suite une portion congrue au recteur. D'après le Rôle ms. diocésain de 1646, cette pension était d'environ 600 livres (Pouillé de Rennes).  

La paroisse de Saint-Christophe-des-Bois dépendait autrefois de l’ancien évêché de Rennes. 

On rencontre les appellations suivantes : ecclesia Sancti Christofori (en 1122), Sanctus Christophorus de Nemore (en 1516).

Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Saint-Christophe-des-Bois : Jean de Malenoë (en 1547 et en 1551), Guillaume Belot (en 1573), Pierre Bazin (en 1586 et en 1617), Adrien Guillard (en 1618 et en 1647), Jean Potier (vers 1660 et en 1676), Julien Beziel (vers 1679 et 1701), Antoine Lemonnier (1714-1720), Julien-François Touquette (1720-1747), Jacques Boulay (1747-1761), Augustin Le Royer (1761-1789), Michel Courtillé (1803-1810), Jean Bellier (1810-1854), N... Morin (1854-1856), Jean-Joseph Gouillaud (1856-1862), Jean Lemarié (1862-1876), Constant-Pierre Guillet (à partir de 1876), ....

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PATRIMOINE de SAINT-CHRISTOPHE-DES-BOIS

l'église Saint-Christophe (1886), édifiée par l'architecte Arthur Regnault en remplacement d'une ancienne église. Dédiée à saint Christophe, martyr, l'ancienne église se composait d'une nef remontant en partie aux origines de la paroisse, ajourée de quatre meurtrières romanes, trois au Nord et une au Sud, et terminée par un arc triomphal remanié. Le bas de cette nef, relevé au XVème siècle, présentait une jolie façade de style ogival fleuri : la porte était surmontée d'une riche archivolte à contre-courbure, avec panache et choux, et accompagnée de pilastres décorés dans le même genre ; au-dessus s'ouvrait une fenêtre flamboyante. La porte du chapitreau méridional, quoique moins riche, était également ornée d'une belle archivolte panachée. Le choeur, peu ancien et construit en ogive, était terminé par un chevet droit, derrière lequel s'élevait une tour bâtie en 1842. Sous le choeur se trouvait un vaste caveau voûté, en partie bouché au milieu du XIXème siècle ; la tradition attribue sa construction aux moines, mais il est plus vraisemblable que c'était l'enfeu du seigneur de Malenoë, qui jouissait des prééminences de l'église (nota : la seigneurie de Malenoë était très ancienne. Dès le XIème siècle il est fait mention d'un seigneur nommé Aubry de Malenoë, « Albericus de Malanoda ». La famille de Malenoë possédait encore ce manoir au XVIIème siècle, mais vers 1689 Jacques de Farcy en devint seigneur, et ses descendants possèdaient toujours Malenoë à la fin du XIXème siècle). En 1636, en effet, Pierre de Malenoë, et en 1741 Jacques de Farcy, seigneur de Malenoé, furent inhumés dans le choeur de Saint-Christophe. La confrérie du Rosaire existait en cette église dès 1691 (Pouillé de Rennes). Le portail des années 1500 provient de l'ancienne église. Le maître-autel date du XVII-XVIIIème siècle. La cuve baptismale date du XVème siècle. Le chœur date de 1886 ; 

l'ancien prieuré Saint-Christophe-des-Bois. « D'argent au bâton prioral de sable, accosté des deux lettres S. C. de même » (Armorial général ms. de 1698). Vers le milieu du XIème siècle, un chevalier, nommé Roger, donna, à l'instigation de sa femme et de ses enfants, à l'abbaye de Saint-Florent de Saumur, un huitième de l'église de Saint-Christophe, qu'il avait tenu jusqu'alors à titre de bénéfice militaire : « Rotgerius miles dedit octavam partem ecclesiae Sancti Christophori ». Quelque temps après, sous le gouvernement de Sigon, abbé de Saint-Florent de 1055 à 1070, deux cousins du même chevalier, qui possédaient à eux seuls les sept autres huitièmes de l'église de Saint-Christophe, l'un clerc, nommé Hamon, l'autre laïque, appelé Geoffroy, les abandonnèrent également à l'abbaye de Saint-Florent, à condition d'y être admis à prendre l'habit religieux, ce qu'ils firent peu de temps après. En entrant au monastère de Saumur, Geoffroy ajouta même à sa première libéralité la moitié d'un moulin qu'il possédait sur la rivière de Cantache et sous l'église Saint-Georges de Châtillon-en-Vendelais ; de son côté, Hamon ajouta aussi à son premier don celui du quart de l'église de Vendel et toute la dîme de Mésauboin. Pour assurer ces diverses donations, Gaultier, moine de Saint-Florent, offrit 60 sols à Robert, seigneur de Vitré, dans les fiefs duquel se trouvaient tous ces biens, et ce baron consentit à confirmer les religieux dans la possession de ce qu'on leur avait donnée (D. Huynes, Histoire ms. de Saint-Florent - Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 416). Les papes Calixte II en 1122, Innocent II en 1142, et Urbain III en 1186, confirmèrent à leur tour l'abbaye de Saint-Florent dans la possession de l'église de Saint-Christophe, « ecclesiam Sancti Christofori » (Archives départementales de Maine-et-Loire). Enfin, l'Ancien Pouillé de Saint-Florent dit que deux moines occupaient Saint-Christophe-des-Bois, ou plutôt du Bois, « in prioratu Sancti Christophori de Nemore habemus duos monachos », et qu'ils possédaient la cure du même nom. En 1790, le prieur Pierre Douillet déclara que son prieuré se composait : d'un logis prioral ; — d'une métairie ; d'une grange dîmeresse ; — des dîmes grosses et menues de Saint-Christophe, — et de 64 demaux de seigle sur les dîmes de Vendel. Il affermait alors le tout du prieuré 1 350 livres au recteur de la paroisse. Mais sur cette somme il fallait déduire les charges, telles que les honoraires de trois messes par semaine dues à Saint-Christophe ; — une rente de 16 demaux de seigle due à l'église de Châtillon ; — 12 livres de rente due à l'abbaye de Saint-Florent ; — l'entretien des chanceaux des églises de Saint-Christophe et de Vendel (un sixième pour celle-ci) ; — les portions congrues, etc., de sorte qu'il ne devait pas rester grand chose au prieur (nota : en 1713, en effet, le prieur affermait au recteur tout son prieuré moyennant 100 livres de rente seulement, parce que ledit recteur s'engageait à remplir toutes les charges dues par le prieur - Voir les Archives départementales de Maine-et-Loire). Le seul souvenir resté à la fin du XIXème siècle à Saint-Christophe de son ancien prieuré est le nom que portait une maison voisine de l'église et appelée les Abbayes ; c'était évidemment l'ancien manoir prioral du lieu ; 

nota : Liste des prieurs de Saint-Christophe-des-Bois : - Goscelin fut témoin, en 1165, de l'accord dont nous avons parlé, conclu entre les religieuses de Saint-Sulpice et le prieur de Châtillon-en-Vendelais. - Georges de Savonnières de Lignière, se disant prieur commendataire, et dom Guillaume Chotard, Bénédictin, prétendant au même prieuré, ne voulurent pas céder l'un à l'autre et résignèrent tous les deux vers 1662. - Guy de Lopriac de Coëtmadeuc, fils de Guy de Lopriac, seigneur de Kermassonet, et de Julienne Grignon, clerc et bachelier en théologie, prit possession le 7 février 1662. - François Bernard fut condamné en 1680 à payer le cens à l'abbé de Saint-Florent. - Louis Le Chapelier, prieur dès 1701 et recteur de Châtillon-en-Vendelais, décédé en 1710. - Jean-François Danjou de la Noë, prêtre de Saint-Brieuc et recteur de Châtillon-en-Vendelais, fut pourvu le 9 septembre 1710 ; il résigna, paraît-il, une première fois. - Jacques de Vauquelin, curé d'Ecourché, en Normandie, afferma son prieuré en 1713 au recteur Julien Beziel. - Noël de Bray résigna en 1722. - Jean-François Danjou de la Noë, recteur de Châtillon, reprit possession le 8 novembre 1722, et résigna de nouveau en 1752 en faveur du suivant, avec réserve d'une pension de 300 livres sur le prieuré (décédé en 1754). - Julien Danjou de Coulouvray, prêtre d'Avranches, fut pourvu en juin 1752 et résigna en 1758 en faveur du suivant. - Jean Hamon, recteur de Châtillon, pourvu le 10 mai 1758, résigna le 6 octobre 1779 en faveur de son neveu, qui suit. - Pierre Douillet, vicaire puis recteur de Châtillon, fut pourvu le 14 janvier 1780 du prieuré de Saint-Christophe, qu'il conserva jusqu'à l'époque de la Révolution (Pouillé de Rennes) ;

la croix (XVIème siècle) du cimetière ; 

le château de Malnoë ou Malenoë (1801). Reconstruit au début du XIXème siècle, il avait autrefois une fuie, et une chapelle privative qui remontait au XVIème siècle. La chapelle Saint-Jean de Malenoë avoisinait le manoir de ce nom. Cette chapelle, construite, dit-on, au XVIème siècle et mentionnée en 1635, était vers 1713 fondée de trois messes par semaine. Son chapelain, Etienne Rivet, avait droit en 1668 à 32 boisseaux de blé et 16 boisseaux d'avoine sur les revenus de Malenoë. Le domaine possédait un droit de haute justice et un droit de quintaine. Il relevait de la châtellenie de Châtillon-en-Vendelais. Propriété successive des familles Malenoë (en 1094), Cervon, barons des Arcis (en 1653), Farcy, seigneurs de Mué (en 1676 et 1789) ; 

le puits (XIXème siècle), situé rue de l'Eglise ; 

le moulin à eau de Cucé : 

A signaler aussi : 

l'ancien manoir du Plessis-Saint-Christophe ou du Plessis-Cucé. Propriété successive des familles Malestroit (en 1513), Chevallerie, Godard (vers 1553), Malenoë (en 1599 et 1615), Farcy (en 1744 et 1772) ; 

l'ancienne chapelle Notre-Dame de Bon-Secours de la Roussière. Bâtie par Mlle Suzanne Grandgirard et M. Grandgirard, son frère, recteur de Marpiré, sur leur propriété de la Roussière, cette chapelle a été bénite le 24 septembre 1856 par M. Châtel, doyen de Saint-Martin de Vitré ;

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-CHRISTOPHE-DES-BOIS

La seigneurie de Malenoë : La terre seigneuriale de Malenoë en Saint-Christophe-des-Bois est très ancienne, car elle a donné son nom à une famille figurant dès la fin du XIème siècle et portant pour armes : d'or à trois aiglons d'azur, becqués et membrés de gueules. Nous trouvons, en effet, dans une charte des environs de 1094, le nom d'Aubry de Malenoë, « Albericus de Malanoda » paraissant parmi ceux de quelques témoins d'une donation faite dans le pays de Vitré, à l'abbaye de Marmoutiers, par Guillaume Hay, seigneur de La Guerche et de Pouancé (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 485). En 1254, Geoffroy de Malenoë vendit, en faveur du prieuré projeté de la Dauphinaye, en Romagné, une portion des dîmes qu'il levait dans la paroisse de Parcé (Maupillé, Notices historiques et architecturales sur les cantons de Fougères, 11). Plus tard, en 1380, Philippot de Malenoë servit en qualité d'écuyer dans la compagnie de Jean de Coëtquen, guerroyant à Clermont en Auvergne, sous le haut commandement du connétable Bertrand du Guesclin (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, II, 249). Guillaume de Malenoë, chevalier et seigneur dudit lieu, épousa par contrat de 1402, Perronnelle Le Bret, fille d'Etienne Le Bret, seigneur de Saint-Etienne-en-Coglais (Saint-Etienne-en-Coglès) ; elle apporta à son mari la terre seigneuriale de la Gretaye en Acigné (Du Paz, Histoire généalogiques de plusieurs maisons de Bretagne, 489). De cette union naquit Jean de Malenoë, seigneur dudit lieu, qui épousa, selon du Paz : - 1° Guillemette de la Chapelle, - 2° Marie de Bintin. Ce seigneur de Malenoë vivait encore en 1488, quand mourut le duc de Bretagne François II, car il reçut à l'occasion des funérailles de ce prince quatre aulnes et demie de drap noir valant 7 livres l'aulne, pour se faire confectionner un « béguin » ou vêtement de deuil consistant en « robbe et chaperon » (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, III, 605). Georges de Malenoë, fils de Jean qui précède, était dès 1464 homme d'armes de la compagnie du sire de Lohéac réunie à Vitré (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, III, 123). Devenu à la mort de son père seigneur de Malenoë, Georges s'unit à Roberde de Fontenailles, qui lui donna un fils nommé Michel. Le P. du Paz qualifie ce Michel de Malenoë, seigneur dudit lieu, de « chevalier preux et hardy, capitaine de Vitré et de Chastillon du temps d'Anne de Laval, dame desdits lieux de Vitré et de Chastillon » (Du Paz, Histoire généalogique de plusieurs maisons de Bretagne, 490). Il épousa vers 1511 Jeanne du Chastellier, dame du Bas-Chastellier (nota : Le seigneur du Bas-Chastellier devait accompagner et assister le baron de Fougères et sa femme lorsqu'ils faisaient leur première entrée en cette ville. En récompense il avait droit de prendre « le cheval ou la haquenée que montaient lesdits seigneur et dame » ou « le prochain cheval de la litière ou carosse » s'ils entraient à Fougères en voiture) en Saint-Germain-en-Coglais (Saint-Germain-en-Coglès) et de Combourtillé en la paroisse de ce nom. Le fruit de ce mariage fut un fils appelé Michel comme son père et qui succéda à celui-ci en qualité de seigneur de Malenoë. En 1541 il se présenta à la montre militaire, « monté et armé en habillement d'homme d'armes, accompagné de deux hommes à cheval, un coustilleux et un page portant lance, bien en ordre tous les trois ». Il déclara posséder en fiefs nobles environ 600 livres de rente (Ms. De Missirien – Bibliothèque de Rennes). Le 21 février 1553, il rendit aveu au baron de Vitré, seigneur de Châtillon, pour sa seigneurie de Malenoë, relevant de Châtillon. Michel de Malenoë avait épousé, vers 1550, Jeanne Croc, dame de la Ronce en Billé, veuve de lui en 1565. Il en eut François de Malenoë, seigneur dudit lieu après lui, qui s'unit à Perronnelle d'Anville, dame de la Normandaye et du Plessix en Dourdain. Michel de Malenoë, seigneur dudit lieu et fils des précédents, épousa vers 1580 Jeanne Gédouin, fille du seigneur de la Dobiaye. Il prit une part fort active au mouvement de la Ligue et combattit sous les ordres du duc de Mercœur ; aussi voit-on son nom figurer parmi ceux des Ligueurs du pays de Vitré que poursuivirent le Parlement de Bretagne en 1589 et le sénéchal de Rennes en 1590. Il dut mourir environ dix ans plus tard, car en janvier 1599 il vivait encore et le 17 décembre 1600 son fils Pierre faisait hommage au sire de Châtillon en qualité de seigneur de Malenoë (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, III, 1497 et 1510 – Archives d'Ille-et-Vilaine, E). Ce Pierre de Malenoë, seigneur dudit lieu, avait été baptisé à Saint-Christophe-des-Bois le 12 septembre 1581. Il devint « chevalier de l'Ordre et gentilhomme de la Chambre du roi, premier capitaine du régiment de Bretagne levé pour le service du roi sous le commandement de M. le prince de Talmont et maître des camps » (abbé Pâris-Jallobert, Registre paroissial de Saint-Christophe-des-Bois, 11). Il épousa vers 1599 une riche héritière, Perronnelle Harpin, dame de la châtellenie de la Chesnaye en Parigné et de la seigneurie de Marigny en Saint-Germain-en-Coglais (Saint-Germain-en-Coglès). Ce seigneur « mourut le 22 décembre 1636 au Petit Landelys, dont il commandait la garnison, et fut inhumé le 2 janvier 1637 dans une voulte et enfeu par luy faict bastir dans le choeur de l'église de Saint-Christophe-des-Bois » (abbé Pâris-Jallobert, Registre paroissial de Saint-Christophe-des-Bois, 11). Sa veuve Perronnelle Harpin se retira à Fougères, mourut en cette ville le 15 avril 1642 et y fut inhumée en l'église Saint-Léonard. Leur fils Jacques de Malenoë, seigneur dudit lieu, avait été baptisé à Saint-Sauveur de Rennes le 15 mars 1600. Il s'unit, par contrat de mariage du 27 mars 1619, à Eléonore du Bellay, fille de Jacques du Bellay, seigneur de la Feuillée au Maine, et de Radegonde des Rotours. Il en eut un fils, Jacques, mort jeune vraisemblablement, et une fille Suzanne, née à Malenoë et baptisée à Saint-Christophe-des-Bois le 22 août 1622 ; elle épousa en 1656 Gilles des Nos, seigneur d'Hémesnard. Jacques de Malenoë fut le dernier représentant mâle de sa maison. Comme son père, il fut chevalier de l'Ordre, gentilhomme de la Chambre du Roi et maréchal des camps ; il était, de plus, en 1650 lieutenant aux gouvernements du Port-Louis, d'Hennebont et de Quimper  (Potier de Courcy, Nobiliaire de Bretagne, II, 225). Il vendit, le 17 janvier 1653, ses seigneuries de Malenoë, la Ronce et Combourtillé, et, le 14 octobre 1655, celles de Marigny et de la Chesnaye, quoiqu'il portât habituellement le nom de Marigny. Tallemant des Réaux a consacré à ce seigneur, qu'il qualifie de « philosophe cynique », une de ses Historiettes dont nous extrayons ce qui suit : « MARIGNY-MALENOE. - C'est un gentilhomme de Bretagne, qui épousa la soeur de M. de la Feuillée du Belay, belle fille dont il devint amoureux. Au bout de quelque temps la jalousie le prit, à ce qu'on dit avec quelque fondement. Un beau matin, il dit à sa femme : « Vous n'êtes point bonne cavalière ; il faudroit que vous vous accoutumassiez à aller à cheval. Venez-vous en avec moi visiter de nos amis et de nos parents ». Ils montent tous deux à cheval ; alors les carosses n'étoient pas si communs qu'à cette heure. Il la mène assez loin, et puis lui dit : « Ecoutez, mon dessein est d'aller jusqu'à Rome et de vous y mener. — J'irai partout où vous voudrez, » répondit-elle. Quand ils furent en Italie, Marigny lui déclare froidement que son intention étoit de la faire mourir. Cette femme, quoi qu'elle n'eût que vingt-deux ans, lui répondit froidement : « J'aime autant mourir ici qu'en France, et autant dans huit jours que dans cinquante ans ». (Car on n'a jamais vu un couple de gens si extraordinaires) — « Bien, lui dit-il, voyez de quel genre de mort vous voulez mourir ». Ils furent quelques jours à en parler aussi froidement que si c'eût été simplement pour s'entretenir. Enfin elle choisit le poison. Il lui en apprête et le lui présente dans une coupe. Elle le prend délibérément, et, comme elle alloit avaler, il lui retint le bras. « Allez, lui dit-il, je vous donne la vie ; vous méritez de vivre puisque vous avez le courage de mourir si constamment. Désormais je vous veux donner liberté toute entière ; vous ferez tout ce que vous voudrez de votre côté et moi du mien ». Ils se le promirent réciproquement et revinrent les meilleurs amis du monde ensemble. Ils n'ont eu qu'une fille, qui, voyant qu'ils ne songeoient point à la marier et qu'on la vouloit tenir toute sa vie en religion, en sortit et se maria à l'âge de trente-quatre ans, sans leur consentement. Le gendre, car la coutume de Bretagne rend le mariage d'une fille responsable des dettes de la famille, même contractées depuis, voulut les faire interdire. Ils firent évoquer à Paris sur parentés, et ici ils gagnèrent leur procès. De peur d'accident, ils vendirent Marigny et Malenoë, dont ils firent cinquante mille écus, toutes dettes payées. Il en donna la moitié à sa femme et garda l'autre pour lui. Il est souvent en Bretagne où il a le gouvernement de Port-Louis. Elle ne fait que jouer à Paris où elle demeure toujours depuis quelques années » (Les historiettes de Tallemant des Réaux, X, 212 et 213). L'acquéreur de la terre seigneuriale de Malenoë et de ses annexes la Ronce et Combourtillé fut, en 1653, Urbain de Cervon, baron des Arcis, et Charlotte Harel, sa femme, demeurant au château des Arcis en la paroisse de Mellay au Maine. Ils versèrent aux vendeurs, Jacques de Malenoë et Eléonore du Bellay, la somme de cent seize mille livres tournois. Charlotte Harel se trouvait veuve dès 1656 et elle se remaria avec Claude Carpeau, seigneur de Pontsery. Mais son fils, Joseph de Cervon, baron des Arcis, succéda à son père à Malenoë. Il fut chevalier de l'Ordre du Roi et conseiller au Parlement de Bretagne ; il épousa en 1657 Claude de Volant. Ce baron des Arcis, Joseph de Cervon, vendit, le 9 août 1673, les seigneuries de la Ronce et de Combourtillé, démembrées à cette occasion de celle de Malenoë, à Jacques de Farcy, seigneur de Paisnel, faisant pour ses trois fils, Michel de Farcy, seigneur dudit lieu, René de Farcy, seigneur de la Villedubois, et Jean de Farcy, seigneur de Mué (Archives d'Ille-et-Vilaine, Minutes de Bretin, notaire). Mais ce dernier demeura seul possesseur de la nouvelle acquisition qu'il compléta, le 23 mars 1676, par l'achat de la seigneurie même de Malenoë que lui vendit aussi ledit Joseph de Cervon (Archives d'Ille-et-Vilaine, Minutes de Bretin, notaire). Jean de Farcy, seigneur de Mué en Parcé, avait épousé en 1670, Suzanne de Ravenel ; ils étaient l'un et l'autre protestants et, lors de la révocation de l'édit de Nantes, cette dame se retira dans le Hanovre. Ils eurent cinq enfants, dont l'aîné Jacques-Annibal de Farcy, seigneur de Malenoë, épousa, par contrat du 26 mars 1695, Gillette de Gennes, fille de Paul de Gennes, sieur des Roches. Ce seigneur de Malenoë mourut au manoir de ce nom, à l'âge de soixante et onze ans, le 24 août 1741, et fut inhumé le lendemain dans son enfeu au chanceau de l'église de Saint-Christophe-des-Bois. Il ne laissait qu'une fille, Marie-Jeanne-Suzanne de Farcy, née le 5 janvier 1696 et mariée : : - 1° le 17 juillet 1725, à Maurice de Guichardy, seigneur de Martigné ; - 2° le 7 janvier 1730, à Toussaint-Sébastien Le Vicomte, comte du Rumain. Cette dame mourut sans enfants à Paris le 2 décembre 1762 (Généalogie de la maison de Farcy, 292 et 295). L'héritage de la comtesse du Rumain, à Malenoë, fut recueilli par son cousin Charles-Joseph-Anne de Farcy, seigneur de la Villedubois en Mordelles, fils aîné de Jean-Charles de Farcy et de Louise Taillard du Resto, seigneur et dame de la Villedubois. Né le 17 juillet 1728, le nouveau seigneur de Malenoë épousa : - 1° le 18 mars 1762 Jeanne-Mathurine Bertho, décédée le 15 mai 1779 ; - 2° le 26 juillet 1784, Marie-Yvonne du Boisboissel qu'il perdit également le 10 septembre 1786. Il mourut lui-même le 5 août 1796. Quoique Charles-Joseph-Anne de Farcy ait été le dernier possesseur de la seigneurie de Malenoë, le troisième de ses fils, Guillaume de Farcy, né en 1765, héritant de cette terre, en prit le nom et forma ainsi la branche des Farcy de Malenoë qui subsiste encore à la fin du XIXème siècle. Il s'unit en 1796 à Marie-Elisabeth Tranchant des Tullayes et mourut en 1837, laissant un fils unique, Guillaume-Cajétan de Farcy de Malenoë, marié en 1827 à Esther-Marie Thomé de Keridec, qui décéda en 1858. Lui-même mourut le 28 novembre 1869, ayant un fils Armand de Farcy de Malenoë, marié en 1858 à Louise Thomé de Keridec ; de cette union sortirent deux garçons : Armand en 1861 et Henri en 1874 (Généalogie de la maison de Farcy, 325 et 328). La seigneurie de Malenoë, relevant en sa plus grande partie de la châtellenie de Châtillon-en-Vendelais, avait néanmoins quelques fiefs tenus de la baronnie même de Vitré, le tout « à debvoir de foy et hommage sans rachapt ». Elle acquit de l'importance au XVIème siècle par l'adjonction des seigneuries de la Ronce en la paroisse de Billé et de Combourtillé, paroisse de même nom ; ces deux terres relevaient également de Châtillon et de Vitré. Ces trois seigneuries, unies sous le nom de Malenoë, s'étendaient en 1744 dans dix paroisses et comprenaient 65 fiefs, savoir : 20 fiefs en Saint-Christophe-des-Bois, 4 en Montreuil-des-Landes, 5 en Combourtillé, 10 en Billé, 16 en Mecé, 4 en Javené, 2 en Châtillon-en-Vendelais, 2 en Izé, 1 en Saint-Georges-de-Chesné et 1 en Pocé. 

A l'origine les juridictions de Malenoë et de la Ronce étaient des moyennes-justices et celle de Combourtillé n'était qu'une basse-justice ; il en était encore ainsi au XVIIème siècle ; mais en 1767 le seigneur de Malenoë exerçait une haute-justice à Saint-Christophe-des-Bois (Archives d'Ille-et-Vilaine, C 1818), ce que confirme Ogée dans son Dictionnaire de Bretagne, en 1780. Les vassaux de Saint-Christophe-des-Bois reconnaissaient au seigneur de Malenoë « droit de quintaine universelle sur toute ladite paroisse de Sainct-Christophe, et que tous ceux qui épousent ou couchent, l'une des trois premières nuits de leurs épousailles, en ladite paroisse, sont tenus de courir ladite quintaine, le jour et feste de sainct Christophe, 25ème de juillet, au milieu du bourg de Saint-Christophe-des-Bois, à l'issue de la messe paroissiale ; chacun nouveau marié garny de sa lance de bois d'aulne non viciée et convenable pour courir quintaine ; ledit seigneur de Malenoë doibt luy fournir un cheval sellé et bridé et mesme un roquet pour mettre au haut de la lance et mesme des éperons ; et doibt ledit marié demander congé pour prendre les éperons, monter à cheval, courir et descendre dudit cheval, faute de quoy il paiera le droit entier » . Or ce droit entier, dont le coureur de quintaine rompant bien sa lance ne payait qu'une moitié, consistait pour chaque nouveau marié en « quatre mines d'avoine, six chapons, douze pouletz et six justes de vin valant douze pots » (Déclarations de la seigneurie de Malenoë en 1744 et 1782). En Saint-Christophe-des-Bois également le sieur de Montigny-Le-Mercier devait en 1744 au seigneur de Malenoë, à son banc seigneurial en l'église de la paroisse, la nuit de Noël, chaque année, une rente de trois deniers « présentés entre les deux élévations de la messe de minuit ». Le propriétaire d'une maison au bourg de Saint-Christophe était, de son côté, tenu d'offrir au seigneur de Malenoë tous les ans, « au jour et feste de saint Christophe, une paire de sonnettes et une paire de gants », sonnettes à faucon et gants de chasse très probablement (Déclaration de la seigneurie de Malenoë en 1744 et 1782). En la paroisse de Mecé le possesseur de la terre noble de la Hodairie devait au seigneur de Malenoë (Déclaration de la seigneurie de Malenoë en 1744 et 1782) « le jour Saint-Jean-Baptiste, chacun an, une paire d'éperons de fer dorés, montés et équipés de cuir couvert de velours noir, arrentés à 3 livres 4 sols et présentés audit seigneur à l'issue de la messe dite en la chapelle du manoir de Malenoë ». De plus le même sieur de la Hodairie devait, à chaque changement soit du seigneur de Malenoë soit du propriétaire de la Hodairie, présenter à son dit seigneur une autre paire d'éperons, mais ceux-ci « d'argent dorés, pareillement équipés de cuir et couverts de velours noir, appréciés 75 livres » (Déclarations de la seigneurie de Malenoë en 1744 et 1782). Tous ces fiefs de la seigneurie de Malenoë procuraient à son possesseur de nombreux droits honorifiques et prééminences dans les églises des paroisses où s'étendait sa juridiction. C'est ainsi qu'à Saint-Christophe-des-Bois le sire de Malenoë était seigneur fondateur de l'église dans laquelle il avait « enfeu et lisière d'armoiries, tombe de marbre élevée dans le chanceau et bancs à queue tant en ce chanceau qu'en la nef ». — A Billé, à cause de sa terre de la Ronce, il jouissait en l'église paroissiale d'une « tombe eslevée de terre, de banc avec accoudoir, et de litre armoriée tant en dedans qu'en dehors de l'édifice ». — A Combourtillé il était également fondateur et seigneur prééminencier de l'église de la paroisse et y avait « bancs et enfeus, armoiries ès vitres et murailles, tant au chanceau qu'en la nef ». — Il se trouvait encore seigneur fondateur de l'église de Mecé, à cause de ses terre et fief de la Tesnière, et en ce temple lui appartenaient « lisière et armoiries, banc et enfeu au chanceau ». — Enfin le droit de fondation et la prééminence lui étaient réservés dans l'église paroissiale de Montreuil-des-Landes, à cause de sa terre de la Motte, et il jouissait de « banc, enfeu et armoiries au chanceau de ladite église, du costé de l'évangile » (Déclarations de la seigneurie de Malenoë en 1744 et 1782). Pour en finir avec les privilèges féodaux du seigneur de Malenoë, disons qu'il avait le droit d'avoir des halles au bourg de Saint-Christophe-des-Bois et d'y faire tenir un marché tous les mardis et plusieurs foires par an, notamment à la fête de saint Christophe ; il jouissait aussi au même bourg du droit d'avoir un four banal où ses vassaux devaient faire cuire leur pain ; enfin, en la paroisse d'Izé, un droit de bouteillage lui appartenait sur les boissons vendues certains jours de fête (Déclarations de la seigneurie de Malenoë en 1744 et 1782). 

Le domaine proche de la seigneurie de Malenoë comprenait ce qui suit : le manoir de Malenoë avec sa chapelle, son colombier, ses bois et ses étangs — l'auditoire, les halles et le four à ban du bourg de Saint-Christophe-des-Bois — l'ancien manoir et la métairie noble du Plessix-Saint-Christophe ou Plessix-Cucé et la métairie noble de la Gervoyère, le tout en la paroisse de Saint-Christophe-des-Bois — le manoir du Haut-Combourtillé et la métairie noble du Bas-Combourtillé, « à costé de laquelle s'élève une motte avec ses douves et fossés à l'entour, contenant vingt-neuf cordes de terre » ; le tout situé au bourg même de Combourtillé — la métairie noble de la Tesnière en Mecé — les métairies nobles de la Motte et de la Coquardière en Montreuil-des-Landes — les moulins à eau de Cucé en Saint-Christophe-des-Bois, du Pont de Billé en Billé et de Peluet en Javené, etc. (Déclarations de la seigneurie de Malenoë en 1744 et 1782). Au commencement du XVIIIème siècle l'intendant de Bretagne estimait les terre et seigneurie de Malenoë rapporter à leur possesseur environ six mille livres de rente (Archives d'Ille-et-Vilaine, C, 2157). Aujourd'hui l'ancien manoir de Malenoë n'existe plus ; il a été remplacé dans les premières années du XIXème siècle par une grande construction moderne qu'entourent toutefois encore les douves du château primitif. Cette importante propriété appartenait encore, à la fin du XIXème siècle, à la famille de Farcy de Malenoë. Elle a  été ensuite vendue et a été achetée par M. Bouëssel-Dubourg, conseiller général de Fougères (abbé Guillotin de Corson)..

(à compléter)

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