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SAINT-BREVIN-LES-PINS

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La commune de Saint-Brevin-les-Pins (bzh.gif (80 octets) Sant-Brewenn) fait partie du canton de Paimboeuf. Saint-Brevin-les-Pins dépend de l'arrondissement de Saint-Nazaire, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-BREVIN-LES-PINS

Saint-Brevin-les-Pins vient de sanctus Bregvinus (septième archevêque de Cantorbéry). Saint-Brévin ou Bréguvin est né au VIIIème siècle en Angleterre sous le règne de Withred, de parents saxons. Il opte pour la vie monastique et vient évangéliser la région. Il a débarqué, dit-on, dans le petit port situé à l'emplacement du bourg actuel. Nommé archevêque de Canterbury, il meurt en 761. Au XIème siècle, nous trouvons les bénédictins de Saint-Aubin d'Angers qui construisent une église. Le choeur roman de l'édifice actuel, la nef et le clocher sont l'oeuvre de ces moines.

La commune de Saint-Brevin-les-Pins est en réalité constituée des deux bourgs de Saint-Brevin-l'Océan et de Saint-Brevin-les-Pins. L'activité est centrée à Saint-Brevin-l'Océan à la saison d'été et elle se reporte à Saint-Brevin-les-Pins en saison d'hiver.

Le bourg de Saint-Blevin-les-Pins vit probablement débarquer les pillards normands qui prirent Nantes en 853. Le Pays de Retz passe en 851 sous la domination du roi de Bretagne Erispoe, après sa victoire en 850 sur Charles le Chauve.

Un village nommé Pontoise aurait autrefois existé à l'emplacement de Saint-Brevin-les-Pins, mais aurait disparu, semble-t-il, durant le règne d'Henri IV en 1598, car certains documents affirment qu'il y eut un ouragan catastrophique qui détruisit plusieurs villages de la côte dont Saint-Michel et Saint-Brévin.

Le territoire de Saint-Brevin-les-Pins appartenait jadis à la seigneurie de La Guerche, vassale du seigneur de Pornic. Les seigneurs de la motte féodale de La Guerche étaient les seigneurs de Paimboeuf, de Saint-Brévin et de Corsept. Le premier seigneur connu est Alain de La Guerche, mentionné lors de la donation de l'église du bourg à l'abbaye de Saint-Aubin d'Angers en 1104. La terre de La Guerche, relevant du duc de Bretagne, est érigée en marquisat en faveur de René de Bruc, par lettres patentes de Louis XIV données en février 1687 et enregistrées par le Parlement de Bretagne, le 3 juillet 1686. Cette terre appartient un temps au Surintendant Nicolas Fouquet qui la revend après sa disgrâce à René de Bruc, seigneur de Montplaisir.

La pointe de Mindin est fortifiée au XVII-XVIIIème siècle pour se protéger des Anglais : on établit pour cela des tranchées et des canons en 1696, et des fortifications en maçonnerie en 1754. Au Pointeau, une batterie est installée en 1893, puis améliorée en 1898 après l'affaire de Fachoda.

Le 17 février 1790, l'assemblée municipale est convoquée par le premier maire Claude Rousseau. Saint-Brevin-les-Pins est alors une paroisse d'agriculteurs, de pêcheurs et de marins. En 1882, une société immobilière est créée, regroupant d'un seul tenant plusieurs grands domaines. La station dite Saint-Brevin-l'Océan venait de voir le jour. Les dunes menaçaient dangereusement le village de Saint-Brevin-les-Pins, c'est pourquoi à partir de 1860, on se mit à planter des pins pour stabiliser le sable. Suite à cela, en 1899-1900 on dénomme la commune Saint-Brévin-les-Pins. Saint-Brevin-les-Pins ne porte pas d'accent depuis 1951.

Note 1 : Une ligne départementale de chemin de fer est ouverte en 1906, mais sera supprimée : elle traversait jadis toute la commune en passant par l'avenue de Mindin actuelle. Lors de l'Occupation, Saint-Brevin-les-Pins devient un camp retranché : l'un des plus puissamment armés de tout le mur de l'Atlantique.

Note 2 : le premier maire de la commune de Saint-Brevin-les-Pins est le recteur Jean Morel de la Touche qui prêta serment. Ce dernier est toujours en place en 1799. Sous le premier Empire, Damien Bouteau est maire et Jean Heuzé adjoint. Sous la Restauration, Gourbeil est maire et a pour adjoint Jean Foucher. Ce dernier le remplace de 1827 à 1830. François Mercier devient maire de 1830 à 1870 sous Louis-Philippe et Napoléon III avec pour adjoint Mathurin Guilloux qui est remplacé par Durand en 1866. Ce dernier est maire en 1871, mais en 1876, c'est Joseph Foucher de 1876 à 1888. Espivent de la Villeboisnet est élu maire en 1888 et Jean Gernioux  peu après. En 1892, on trouve Alfred Durand. Puis on trouve Jean Baptiste Gautier (en 1903), Ernest Penot (en 1904), Gustave Lusseaud (en 1905), Pierre Guillon (en 1908), Henri Hardy (en 1909), Pierre Guillon (de 1912 à 1925), Merceron, Haye, ..., Chauvet, ....

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PATRIMOINE de SAINT-BREVIN-LES-PINS

l'église Saint-Brévin ou Saint-Brewing ou Saint-Bregwineg (XI-XVIIème siècle-1911). Saint Bregwineg (VIIIème siècle) est un évêque britannique. L'édifice actuel est construit à l'emplacement d'une ancienne église des VIème et VIIème siècles. La partie centrale et le chœur datent du XIème siècle. L'église est restaurée en 1648. Le clocher (qui porte la date de 1657) et les transepts datent du XVIIème siècle. Les deux chapelles du transept sont modifiées au XIXème siècle. Les bas-côtés sont ajoutés en 1911 en faisant disparaître le long du clocher le "chapitreau" où se réunissait le Conseil paroissial. En même temps, pour faire communiquer ces bas-côtés avec la nef on remplace les murs pleins par d'élégants arcades de pierre blanche. La dernière réfection a permis de restaurer les retables du XIXème siècle. La grande nef, voûtée en bois, sur poutre traversières, est séparée des collatéraux construits au début du XXème siècle, par trois grands arcs romans aux pierres brutes. Le maître-autel date de 1843. Les retables datent du XVIIème siècle. Le beau retable du transept est d'août 1660 et présente une "Descente de croix". De cette époque encore sont, sur le maître-autel, les deux anges portant une couronne et ces statues symboliques de la corniche en bois courant autour du choeur et du transept : le taureau de Saint-Luc, l'aigle de Saint-Jean, le lion de Marc et l'ange de Mathieu. Sur le pignon sud on peut voir un cadran solaire avec une inscription en latin et en français "Homme mortel, si tu es fin, vois, ce cadran marque ta fin". Un recteur a particulièrement marqué la décoration de l'église, Gilles Desclos, dont une inscription murale de 1657 rappelle le nom de l'angle du Choeur. De cette époque date le grand retable de l'étroite abside avec, parmi les statues de bois, un Saint Roch. Il y manque cependant un bel autel en pierre remplacé par du bois en 1840, et la tableau offert en 1697 par le châtelain local, Charles François de Montplaisir, marquis de la Guerche, oeuvre de Desjardins, représentant l'Ascension. Un tableau représentant une "descente de croix" est situé dans le clocher. Moins heureux sont les travaux de l'abbé Bourdelle en 1840. Outre le maître-autel, il démolit les retables du transept pour en plaquer d'autres, en bois, à la mode du temps. On y trouve aussi d'anciens fonts baptismaux en granit et, dans le transept, un beau trois-mâts votif. Au début du XVIIIème siècle, la mer venait encore jusqu'au cimetière entourant l'église. En 1789, est inhumée en l'église, au tombeau de ses ancêtres, demoiselle Catherine de Bruc, fille de François de Bruc, marquis de la Guerche ;

la chapelle du Lazaret (1831). Cet édifice religieux fait partie d'un ensemble de bâtiments consacrés à l'accueil des handicapés et des personnes âgées ;

la chapelle Saint-Louis (1899-1960), agrandie en 1960. Le chœur est orné de trois vitraux représentant saint Louis, sainte Thérèse de Lisieux et le Cœur Immaculé de Marie ;

le calvaire (1865-1967) situé à La Lambrossais. Il comporte une niche abritant une statue de la Vierge. Son socle est rehaussé en 1967 ;

la croix Châtre (fin du XIXème siècle), œuvre d'artisans locaux ;

le manoir de la Guerche (XVIIIème siècle). La Guerche est, à l'origine, une motte féodale. La châtellenie remonte au XIIème siècle, avec Alain de la Guerche vers 1104. Propriété de la famille Tournemine (vers 1320), Rosmadec (vers 1630), Rieux (vers 1650), du surintendant Fouquet (avant 1677), puis de la famille de Bruc de Montplaisir à partir de 1677. Louis de Bruc rend aveu au roi en 1744 et épouse en 1721 Louise de Sesmaisons. Leur fils François de Bruc épouse, en 1772, Monique Le Normant de Raray, et ne laisse qu'une fille qui s'unit au duc de Clermont-Tonnerre. Au nombre des mouvances de la Guerche, se trouvaient, autrefois, les seigneuries de la Verrie et de la Morinière et les prieurés de Saint-Brévin, Corsept et Sainte-Opportune. L'édifice actuel date du XVIIIème siècle. En 1850, il appartient à la famille de la Blottais ;

la ferme (XVII-XVIIIème siècle), située à la Basse-Lande ;

la ferme des Tabacs (XVIIIème siècle), située route Bleue. Il s'agit d'une ancienne maison noble fortifiée au XVIIIème siècle ;

le fort de Mindin (1754-1860). Il occupe une pointe qui domine l'embouchure de la Loire, et croise ses feux avec les batteries de Saint-Nazaire. Ce fort est fortifié par Vauban en 1696. En 1754, un ouvrage est édifié par l'ingénieur Touros. Le fort actuel date de 1860 ;

A signaler aussi :

des vestiges de deux camps gaulois et six villas gallo-romaines, situés à l'emplacement et non loin du bourg. Deux monnaies gauloises, ainsi que des sarcophages en grès auraient été trouvés en 1861 dans la commune de Saint-Brevin-les-Pins ;

des tumulus ou des mottes existaient au Rosay et à La Guerche à l'ouest du château ;

le menhir de Boivre, de 3,8 mètres de haut et situé en forêt de l'Ermitage (époque néolithique) ;

le menhir de La Roche-des-Près (époque néolithique), situé à Mindin et haut de 1m45. Il est encore appelé "Pierre de Gargantua". La tradition veut que ce soit là une pierre que Gargantua apporta pour jeter un pont sur la Loire, mais quand il revint avec un nouveau chargement, il ne put arracher les premières qui tenaient trop bien en terre ;

le menhir du Pont-Bossu, mégalithe abattu et formant un pont ;

le menhir du Plessis-Gomet ou Plessis-Ganat ;

le menhir de La Pierre-Attelée (haut de 3m) dont le nom vient de ce que les paysans voulurent l'arracher en y attelant des bœufs, sans résultat d'ailleurs ;

le menhir de Caiche ;

le dolmen des Rossignols (époque néolithique), situé avenue des Rossignols ;

les restes du dolmen du "Douanier", arraché à la falaise par l'envahissement de la mer et situé à l'Ermitage ;

les vestiges de pont mégalithique (époque gauloise), situés chemin du Pont-Bossu ;

la découverte à Saint-Brevin-les-Pins de haches de pierre et de bifaces ;

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-BREVIN-LES-PINS

La seigneurie de la Guerche, en la paroisse de Saint-Brévin a donné son nom à. une vieille famille portant un lion dans ses armoiries. Son premier auteur connu est Alain de la Guerche témoin, vers 1104, de la donation de l'église de Saint-Brévin (Saint-Brévin-les-Pins) à l'abbaye Saint-Aubin d'Angers (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I389). La branche aînée de cette famille s'éteignit en la personne de Marquise de la Guerche, fille de Simon sire de la Guerche, qui épousa vers 1258 Hugues de la Muce et apporta la seigneurie de la Guerche. Les sires de la Muce ne conservèrent pas longtemps la Guerche qui devint la propriété d'Olivier Tournemine, seigneur de la Hunaudaye, à la suite de son mariage vers 1320 avec Isabeau de Machecoul fille du seigneur de la Benaste. Vinrent ensuite Pierre Tournemine, mari de Jeanne de Craon , et Jean Tournemine Ier, époux d'Isabeau, de Beaumanoir, l'un après l'autre seigneurs de la Hunaudaye. De cette dernière union sortit Jean Tournemine II qui épousa Jeanne de Saffré et fut également seigneur de la Hunaudaye. Un fils cadet de ceux-ci, Jean Tournemine reçut en partage l'an 1446 la seigneurie de la Guerche pour laquelle il rendit aveu au duc de Bretagne en 1451. Il épousa quatre ans plus tard Mathurine du Perrier, devint grand veneur de Bretagne, et mourut avant le 15 décembre 1473, époque à laquelle sa veuve rendit aveu au nom de leur fils mineur François Tournemine. Ce dernier, né en 1457 et seigneur de la Guerche, fut « grand voyageur en son temps », alla deux fois à Jérusalem, une fois au mont Sinaï et à Lorette et plusieurs fois à Rhodes. Il mourut âgé de 72 ans sans avoir été marié et fut inhumé à Nantes en 1529. Sa succession fut recueillie par son frère Raoul Tournemine, chevalier d'honneur des reines Anne de Bretagne et Claude de France, marié à Marguerite Caillon et décédé vers 1535. De ce mariage naquit René Tournemine Ier sire de la Guerche et pannetier du Dauphin de France. Ce seigneur épousa : -1° Françoise Hingant. -2° Jacquemine Le Hidoux, veuve du comte de Maure. René Tournemine II, fils du précédent et de Françoise Hingant, fut d'abord simplement seigneur de la Guerche vers 1572, mais hérita ensuite de la baronnie de la Hunaudaye ; il épousa Françoise de Coetlogon, mourut en 1594, et fut inhumé au couvent do Bonne-Nouvelle à Rennes. Il laissait un fils René Tournemine III, baron de La Hunaudaye et sire de la Guerche, qui mourut encore jeune et sans postérité le 28 février 1609 à Paris. Son corps fut apporté à Rennes et déposé près de celui de son père. La succession de ce seigneur échut à sa cousine germaine Jeanne de la Motte, fille de Joseph de la Motte, seigneur de Vauclerc, et de Catherine Tournemine. Jeanne de la Motte, épousa successivement : -1° François de Coligny, seigneur de Rieux, -2° Jean de Rieux, seigneur de l'Isle-Dieu, -3° Sébastien de Rosmadec, baron de Molac. Cette dame mourut vers 1630, laissant la Guerche aux enfants de son dernier mariage Tanguy et Catherine de Rosmadec. Tanguy de Rosmadec, baron de la Hunaudaye, rendit aveu au roi en 1630 pour sa châtellenie de la Guerche qu'il abandonna, paraît-il, à sa soeur Catherine possédant cette seigneurie en 1644 (Archives de Loire Inférieure, E516). Catherine de Rosmadec avait épousé Guy de Rieux, seigneur de Châteauneuf, dont elle avait eu René-François de Rieux et Jeanne-Pélagie de Rieux, mariée en 1645 à son cousin Jean-Emmanuel de Rieux, marquis d'Assérac. En 1650 ce dernier rendit aveu pour la Guerche au nom de son beau-frère seigneur de cette terre. Mais René-François de Rieux mourut jeune dès 1656 et sa soeur recueillit son héritage. On sait que M. et Mme d'Assérac durent vendre une partie de leurs terres pour satisfaire leurs créanciers : au nombre des seigneuries vendues alors figura la Guerche qu'achetèrent Nicolas Fouquet, surintendant des finances, et Marie-Madeleine de Castille sa femme. Après la disgrâce si connue de son mari, Mme Fouquet vendit, à son tour, la châtellenie de la Guerche, par contrat du 12 avril 1677, à René de Bruc, seigneur de Montplaisir en Pornic et gouverneur d'Arras ; celui-ci fit l'année suivante hommage de la Guerche au roi (Archives de Loire Inférieure, B1009).

Mais il parait que depuis près d'un siècle les seigneurs de la Guerche qui précèdent ne possédaient de cette châtellenie que la partie — la plus importante d'ailleurs — relevant du roi. Une autre portion, relevant du seigneur de Pornic et comprenant le manoir et la retenue de la Guerche, avait été aliénée vers la fin du XVIème siècle.

En 1590 Jeanne de la Touche-Limousinière, femme de François Veniéro gentilhomme vénitien établi en France, possédait cette dernière partie de la Guerche qu'elle laissa à sa fille Marie Veniéro mariée en 1602 à Jean de Bruc, seigneur de la Grée. De ce dernier mariage sortirent plusieurs enfants, entre autres René de Bruc, seigneur de Montplaisir, qui possédant déjà de l'héritage de sa mère une partie de la Guerche, acheta, en 1677, comme nous venons de la dire, le reste de la châtellenie et obtint en 1682, l'érection du tout en marquisat. Ce premier marquis de la Guerche, très connu par ses poésies, avait en 1665 épousé Denise de Corbie de Jany ; il mourut à Arras dès le 12 juin 1682. René-Charles de Bruc, fils aîné du précédent, marquis de la Guerche et de Montplaisir, gouverneur de Morlaix et marié en 1691 à sa cousine Hélène-Jeanne de Bruc, mourut en octobre 1713. Il laissait deux fils Louis-François de Bruc, marquis de la Guerche, et René-Marie de Bruc qualifié marquis de Montplaisir. Louis-François de Bruc rendit aveu au roi en 1714 et lui fit hommage en 1719 pour son marquisat de la Guerche (Archives de Loire Inférieure, B1027). Il épousa en 1721 Louise de Sesmaisons qui mourut le 5 juillet 1754 ; lui-même décéda le 11 mars 1763. Leur fils Marie-François de Bruc, marquis de la Guerche, fit hommage au roi en 1773 (Archives de Loire Inférieure, B1052). Il avait épousé en 1772 Monique Le Nonant de Raray et ne laissa qu'une fille Modeste de Bruc qui s'unit au duc de Clermont-Tonnerre et mourut sans enfants. 

Châtellenie d'ancienneté, relevant en très grande partie du duc de Bretagne puis du roi sous leur domaine de Nantes, la Guerche fut érigée en marquisat par lettres patentes de Louis XIV données en février 1682, enregistrées à la Chambre des comptes de Nantes le 18 février 1684 et au parlement de Bretagne le 3 juillet 1686 (Archives de Loire Inférieure, B78). Le roi créa ce marquisat en faveur de René de Bruc, seigneur de Montplaisir, pour le récompenser de ses « grands et recommandables services militaires » et des preuves de valeur qu'il avait données. Le marquisat de la Guerche s'étendit en cinq paroisses : Saint-Brévin, Corsept. Saint-Père-en-Retz, Sainte-Opportune, et Saint-Michel-Chefchef. L'auditoire qui se trouvait jadis à Saint-Père fut transporté au bourg de Paimbœuf (Paimboeuf ne fut érigé en paroisse qu'en 1761), et le roi concéda dans ce même bourg un marché tous les samedis et quatre foires par an, le 8 avril, le 3 mai, le 28 août et le 2 novembre.

Au seigneur de la Guerche appartenaient la fondation et le patronage des églises de Saint-Brévin et de Sainte-Opportune — un droit de passage « de Maindin à Saint-Nazaire à travers la Loire » ; — un droit de bris de naufrage « depuis la pierre noire de la garenne Manechin jusqu'à la pierre à l'Aigle et l'estier de Paimbœuf, tant en la Loire qu'en la mer, et ce qu'un homme monté sur un haut cheval, une lance en sa main, peut amener d'épaves et les tirer à terre entre lesdites bornes de la seigneuries » ; — le droit de « prendre le jour de la foire de Saint-Père-en-Retz sur les potiers vendant pots en détail deux pièces à son choix, et chaque lundi, jour de marché audit lieu, une pièce aussi à son choix » (le seigneur de la Guerche fut en 1681 débouté de sa prétention à ces droits de bris et de pots), le droit de percevoir 6 sols, 4 deniers du maître de tout vaisseau abordant au rivage de la châtellenie, etc.. (Déclarations de la Guerche en 1679 et 1714).

En tête du domaine proche se trouvait le manoir ou château de la Guerche avec ses dépendances, le tout relevant de la châtellenie de Pornic. On voit encore aujourd'hui près du château de la Guerche les restes de la motte féodale des premiers seigneurs. Voici maintenant quel était le domaine relevant du roi : les vignes des Guerches, — les bois de Rigolet et la forêt de la Guerche, — les fours à ban de Saint-Père et de Sainte-Opportune, — les métairies nobles de la Rollanderie, de la Brédelaye, de la Vallière et de la Périgaudière, — les moulins à vent de Paimbœuf et de la Sainte-Vierge en Saint-Père, — des dîmes en Saint-Brévin, Saint-Père et Sainte-Opportune (Déclarations de la Guerche en 1679 et 1714). Au nombre des mouvances de la Guerche se trouvaient les seigneuries de la Vairie et de la Morinière et les prieurés de Saint-Brévin, Corsept et Sainte-Opportune (Déclarations de la Guerche en 1679 et 1714).

(à compléter)

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