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SAINT-ANDRE-DES-EAUX

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La commune de Saint-André-des-Eaux (bzh.gif (80 octets) Sant-Andrev-an-Doureier) fait partie du canton de Guérande. Saint-André-des-Eaux dépend de l'arrondissement de Saint-Nazaire, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-ANDRE-DES-EAUX

Saint-André-des-Eaux vient, semble-t-il, du nom d'une ancienne chapelle ayant appartenu à une léproserie et placée sous le vocable de saint André.

Au Xème siècle, le territoire de Saint-André-des-Eaux dépend de la vicomté de Donges. La maison de Donges s'est fondue, au XIIIème siècle, dans Blain d'où la vicomté de Donges passe aux Rochefort puis aux Rieux d'Assérac. Elle est vendue, en 1860, aux Lopriac qui la transmettent par alliance aux Kerhoënt. Lors de l'énumération des biens constituant le domaine de Donges en 1683 et 1705, il est précisé : « sont les hommes de la vicomté de Donges en possession de prendre des mottes pour chauffage et litières et faire paître leurs bestiaux, sans pouvoir en estre empeschés, dans les marais de Montoir compris entre les paroisses de Pontchâteau, Crossac, Herbignac, Saint-Lyphard, Saint-André et Saint-Nazaire ».

Suite au mariage de Charles de Coësmes avec Marguerite, sœur du vicomte de Saint-Nazaire, le territoire de Saint-André-des-Eaux passe dans la Vicomté de Saint-Nazaire. La haute juridiction de Saint-Nazaire comprenait alors la grande paroisse de ce nom et une partie des paroisses voisines : Montoir, Escoublac et Saint-André-des-Eaux. Cette juridiction s'exerçait à Saint-Nazaire dans l'auditoire joignant le cimetière de l'église paroissiale, « sous laquelle auditoire sont les prisons » (Déclaration de Saint-Nazaire en 1673). Les fourches patibulaires se composaient de quatre piliers.

Au XIVème siècle, Guillaume de Saint-André prend part à la guerre de Succession de Bretagne. En 1634, René de Kerpoisson devient propriétaire de la seigneurie de Saint-André.

La maison seigneuriale était le château d'Ust. Ust jouissait d'une haute justice exercée au bourg de Saint-André-des-Eaux et s'étendant dans les trois paroisses de Saint-André-des-Eaux, Saint-Nazaire et Guérande. Ses principaux fiefs étaient ceux d'Ust, de Saint-André(-des-Eaux) et des Cleuz.Les autres maisons nobles étaient le château Lou (qui était en 1394, à Jean du Branguen) et le château de Saindenac (qui appartenait, en 1533, à Adrien du Vergier).

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PATRIMOINE de SAINT-ANDRE-DES-EAUX

l'église (1875-1878), œuvre de l'architecte Henri Gilée. Cette église remplace un ancien sanctuaire qui fut considéré comme paroisse en 1476. Le vicomte de Saint-Nazaire était seigneur supérieur et fondateur et prééminencier de l'église paroissiale de Saint-André-des-Eaux et de la chapelle Notre-Dame audit bourg. Le sire d'Ust jouissait jadis aussi des prééminences, armoiries, banc et enfeu dans l'église paroissiale de Saint-André-des-Eaux ; il avait également des « tombes et enfeu » dans l'ancienne chapelle Notre-Dame au bourg de Saint-André-des-Eaux. Le clocher est construit en 1937. Le maître-autel est orné d'un bas-relief représentant saint Pierre et saint Paul ;

la chapelle (XVIII-XIXème siècle) du manoir de La Ville-Savary. C'est ici que repose Gabriel Le Bras (1891-1970) ;

la croix (XVème siècle), située à La Ville-au-Jau ;

l'ancien manoir (XVIème siècle), situé à Bauvran ;

 A signaler aussi :

la chaumière briéronne (XVIIIème siècle), située à Bilac ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-ANDRE-DES-EAUX

« Au bord du littoral de l'ancien comté nantais, dans cette presqu'île guérandaise, jadis si féconde en vaillants chevaliers, s'élevait au XIVème siècle, en la paroisse de Saint-André-des-Eaux, le vieux château d'Ust, berceau de l'ancienne famille chevaleresque de ce nom ». Cette famille remontait à Olivier d'Ust vivant en 1336 ; vint ensuite Jean Ier d'Ust qui rendit aveu au duc de Bretagne vers 1380 et scella en 1392 un acte de son sceau portant : de sable fretté d'argent de six pièces. Ce Jean d'Ust, seigneur dudit lieu, fut chambellan du duc Jean V et mourut vers 1421. Son fils, Jean II d'Ust, lui succéda et épousa avant 1439 Marguerite Levesque, dame du Molant ; ils vivaient encore en 1455, mais en 1461 Jean II était mort, car son fils François d'Ust rendit aveu pour sa châtellenie d'Ust, le 18 avril de cette année-là ; quant à Marguerite Levesque, elle décéda le 20 janvier 1464 (Archives de Loire Inférieure, B, Guérande, 38). François d'Ust, sire dudit lieu, mourut lui-même le 9 mai 1483, laissant ses seigneuries à son fils, Jean III d'Ust, seigneur d'Ust et du Molant. Celui-ci épousa Guyonne de la Bintinaye, fille du seigneur de la Grignonnaye, et mourut en janvier 1518. Olivier d'Ust lui succéda, fit aveu en avril 1518 et contribua généreusement en 1530 à la construction de l'église des Dominicains à Guérande (Archives de Loire Inférieure, H296). Ce seigneur fut remplacé à Ust par Jean IV d'Ust, qui s'unit à Marguerite Lenfant et décéda le 1er mars 1558. Jean IV sire d'Ust ne laissait que deux filles Jeanne et Françoise. Nous trouvons l'aînée, Jeanne d'Ust, épouse : -1° en 1559 de Jacques de Champaigné, seigneur de la Montagne, -2° en 1574 de François Perrault, seigneur de la Fontaine, -3° en 1601 de Jean de la Bourdonnaye, seigneur de Braz. De ses trois unions cette dame ne laissa point d'enfants, aussi adopta-t-elle pour son héritier présomptif son neveu Jacques du Boberil, fils de sa soeur Françoise d'Ust qui avait épousé en 1562 Vincent de Boberil, seigneur dudit lieu. Jacques de Boberil succéda à sa tante en 1810 et fut tout à la fois seigneur du Boberil, d'Ust et du Molant ; il fit hommage, le 14 juin 1617, pour sa châtellenie d'Ust (Archives de Loire Inférieure, B1014). De son union avec Marguerite de Coëtogon il laissa, en mourant vers 1614, un fils, Jean de Boberil, qui rendit aveu pour la terre d'Ust en 1618. Mais Jean de Boberil, marié dès 1609 à Hélène du Bouexic, ne conserva pas Ust ; par contrat du 7 août 1626, il vendit cette châtellenie à René de Kerpoisson, seigneur de Trevenegat, et à Louise de Goësbriant sa femme (Archives de Loire Inférieure, G564). Ceux-ci eurent un fils, autre René de Kerpoisson, qui fut à son tour seigneur d'Ust et laissa cette châtellenie à sa fille Louise. Louise de Kerpoisson épousa d'abord Pierre Bonnier, seigneur de Launay et gouverneur de Guérande, et lui apporta la seigneurie d'Ust pour laquelle ils firent aveu au roi le 3 mai 1879 (Archives de Loire Inférieure, B, Guérande, 65). Elle se trouvait en 1696 remariée à Maurice Avril, seigneur de la Chauvière et conseiller au Parlement de Bretagne, qui mourut le 28 octobre 1728. De ce second mariage était né un fils nommé comme son père ; Maurice Avril, seigneur de la Chauvière et d'Ust, rendit aveu le 28 octobre 1730 pour cette dernière seigneurie ; il décéda en janvier 1748, laissant veuve Marie-Josèphe du Chastel. Son fils, Anne-Camille Avril hérita de la châtellenie d'Ust, mais dut la vendre peu de temps après à Julie Le Pennec, veuve de Charles de Sesmaisons, seigneur dudit lieu. Mme de Sesmaisons mourut dès le 28 décembre 1749 ; la châtellenie d'Ust échut alors à son fils Claude-François, marquis de Sesmaisons, marié en 1743 à Marie-Gabrielle de la Fontaine-Sollart ; ce seigneur décéda en 1779. Claude-François-Donatien, comte de Sesmaisons, fils. des précédents, fut le dernier seigneur d'Ust ; il avait épousé en 1778 Renée de Goyon de Vaudurant et il mourut en 1804.

La seigneurie d'Ust est qualifiée châtellenie dans les aveux rendus aux ducs de Bretagne au XVème siècle et aux rois de France au XVIème siècle ; mais dans sa déclaration en 1679 elle ne porte point cette qualification qui reparaît de nouveau dans l'aveu de 1730. Elle relevait directement du domaine ducal de Guérande.
Ust jouissait d'une haute justice exercée au bourg de Saint-André-des-Eaux et s'étendant dans les trois paroisses de Saint-André-des-Eaux, Saint-Nazaire et Guérande. Ses principaux fiefs étaient ceux d'Ust, de Saint-André(-des-Eaux) et des Cleuz. Parmi les droits féodaux appartenant au seigneur d'Ust notons celui de « philiponage » consistant à « prendre une robe ou cinq sols des hommes et femmes mourant estagers en les proche et arrière fiefs de la juridiction » ; — le droit d'exiger de certains vassaux soit « une paire de gants blancs », soit un certain nombre de lamproies, etc. (Déclaration d'Ust en 1679).

Le sire d'Ust jouissait des prééminences, armoiries, banc et enfeu dans l'église paroissiale de Saint-André-des-Eaux ; il avait également des « tombes et enfeu » dans la chapelle Notre-Dame au bourg de Saint-André-des-Eaux et dans l'église conventuelle Saint-Yves appartenant aux dominicains de Guérande. Enfin il présentait les chapellenies de Saint-Vincent du Quisio et de Saint-Jacques des Rivières, desservies dans la chapelle de son manoir d'Ust (Déclaration d'Ust en 1679).

Les mouvances de la châtellenie d'Ust étaient assez nombreuses : les principales étaient les seigneuries de Kerpoisson, de Ranlieu, de Trévecar, de Coëtcas, Saint-Denac, etc. (Déclaration d'Ust en 1730).

Le domaine proche d'Ust renfermait plusieurs métairies qui lui donnaient de l'importance. C'était d'abord le manoir d'Ust avec sa chapelle, son colombier, ses jardins, étang, bois futaie et vignes, le tout contenant 120 journaux, — plusieurs bois taillis — des moulins à vent en Saint-André-des-Eaux et en Saint-Nazaire — plusieurs salines à Saillé — les anciens manoirs de la Ville-Savary, de Trevenegat et de Kerfrézou enfin les métairies nobles d'Ust, la Ville-Rouaud, Péhant, la Ville-Josse, le Bois de Merlan, Kerfrézou, Beauvran, Pontbihan, Keroland, Villeco, le Bilo, Tréhé et le Groschesne (Déclaration d'Ust en 1730).

(à compléter)

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