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LE ROC SAINT-ANDRE

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La commune de Le Roc Saint-André (bzh.gif (80 octets) Roz-Sant-Andrev) fait partie du canton de Malestroit. Le Roc Saint-André dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE du ROC SAINT-ANDRE 

Le Roc-Saint-André tire son nom de la chapelle de Rotz, édifiée sur un roc dédié à saint André.

Le Roc-Saint-André est, semble-t-il, un démembrement de la paroisse de Sérent et devient trève de la paroisse de Sérent en 1608 sous le nom de Saint-André-du-Roc puis se transforme en Pont-du-Roc à la Révolution, pour devenir enfin par arrêté préfectorale du 21 mai 1951, le Roc-Saint-André. Roc-Saint-André est une simple trève de Sérent jusqu'en 1802.

Le Roc-Saint-André est érigé en commune du canton de Sérent en 1790. La commune de le Roc-Saint-André est rattachée au canton de Malestroit en 1801.

Note : Ancienne trêve de Sérent, Saint-André du Roc, dit aujourd'hui le Roc-Saint-André, est limité à l'est par la rivière d'Oust, au nord par Quily, à l'ouest par Lizio et au sud par Sérent. Sa superficie est de 993 hectares, dont la moitié environ est cultivée, le reste se partageant entre prés, landes, etc. Tout ce territoire est montueux et accidenté ; les meilleures terres sont celles qui s'étendent le long de la rivière ; celles de l'ouest et du nord sont généralement médiocres. Près de la Villeder se trouve une mine d'étain assez riche. Le bourg est très pittoresquement situé sur un escarpement de la rive droite de l'Oust, à l'endroit où la route de Vannes à Ploërmel traverse cette rivière, sur un beau pont en pierre de treize arches, construit en 1760. Le roc, du côté du canal, a plus de 15 mètres de hauteur. Le bourg est à 10 kilomètres de Malestroit et à 10 autres de Ploërmel. En 1891, la population est de 851 habitants. Les Celtes ont laissé dans ce pays plusieurs traces de leur passage. Près de la Touche-Carné, dans le champ du Terra, se trouve un dolmen à moitié ruiné. Près de la mine de la Villeder, on a trouvé à diverses époques des haches en fibrolite polie, ou en d'autres substances. Comme témoins d'une civilisation plus récente, on a aussi rencontré quelques coins ou haches en bronze, et à l'écluse de la Ville-ès-fils-Glins une lance en cuivre. Les Romains sont venus à leur tour. Au sud du moulin de la Villeder, on trouve les restes d'un retranchement qu'on leur attribue. Ce qu'il y a de certain, c'est que les environs présentent de nombreux fragments de briques romaines ; d'un autre côté, à une petite distance de ce camp, est une ferme qui porte encore le nom significatif de " la Grée-aux-Romains ". (Ogée. II. 682). Les Bretons, à partir du VIème siècle, ont dû occuper une partie de ce territoire, mais leur langue s'y est perdue plus tard, et les Ker ont été changés en Villes (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

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PATRIMOINE du ROC SAINT-ANDRE

l'église Saint-André (1901-1903). Cette église, bâtie sous l'impulsion de l'abbé Pirio et suivant les plans de l'architecte Arthur Regnault, remplace une ancienne église tréviale du XVIème siècle, rasée en 1901, pour cause de vétusté. Le retable est l'oeuvre d'André Le Dréan. La chaire et le maître-autel sont l'oeuvre de Tréguoët et Plédran. Les peintures de Saint-Benoit et Saint Romuald, peintes par Lhermitais et datées de 1738, proviennent du monastère de Camaldules de Roga de Saint Gognard ;

Nota : La trêve du Roc-Saint-André parait avoir été érigée vers 1608, car dès le commencement de 1609, Guillaume Poullain et Jeanne de Lézenet, sa femme, seigneur et dame de Pontlo, du Val-Néant, etc..., donnèrent les fonts baptismaux de l'église et le premier registre des baptêmes. L'église tréviale, puis paroissiale du Roc est sous le vocable de l'apôtre saint André. Elle a la forme d'une croix latine, à bras inégaux, ce qui indique une retouche au plan primitif. Les portes, les arcades des transepts et les fenêtres sont de style ogival. De nombreux écussons mutilés se trouvent à l'intérieur et à l'extérieur. On y remarque trois tableaux du peintre breton Lhermitais, provenant du couvent de Roga. A l'ouest se dresse un clocheton carré, en pierre, à deux baies. De ce côté, le porche est formé par le prolongement de la nef : disposition unique en son genre. Les autels latéraux sont dédiés à la sainte Vierge et au Sacré-Coeur. Les chapelles privées étaient celles de Sainte-Anne à la Villeder, et de N.-D. de Bonne-Nouvelle au Val-Néant ; elles subsistent encore en 1891. Les chapellenies du quartier étaient : — 1° Celle de N.-D. de Bonne-Nouvelle au Val-Néant, fondée en 1695 par Fr. Esmerault, et chargée d'une messe chaque lundi. — 2° Celle de la Haye, fondée par un membre de cette famille et desservie dans l'église du Roc-Saint-André. — 3° Celle d'Olivier Caret, fondée en 1732 à l'autel de la sainte Vierge et chargée d'une messe chaque samedi. En 1790, le Roc-Saint-André fut érigé en commune du canton de Sérent et du district de Ploërmel. Son curé, Marc Le Thiec, refusa le serment en 1791, et dut bientôt se cacher. Les biens constituant la dotation des chapellenies ne purent échapper à la confiscation ni à la vente. A la suppression des districts, en 1800, le Roc fit partie de l'arrondissement de Ploërmel, et au remaniement des cantons, en 1801, il fut rattaché à celui de Malestroit. L'année suivante, à la réorganisation du diocèse, il fut érigé en paroisse succursale et détaché définitivement de Sérent (J-M. Le Mené).

la croix de Lery (1705), située à La Hye. Cette croix monolithe porte en son socle l'inscription "Vous qui avez le coeur de Marie gravé ne passa N.C. DREUM AVE - 1705" ;

le manoir de la Touche-Carnée (XV-XVIème et XVIIème siècles). L'ancienne seigneurie, qui possédait autrefois un droit de haute justice, était la propriété de la famille Carné puis des familles Rogier (en 1638) et Du Breuil de Pontbriand (au XIXème siècle). Il est restauré au XVIIème siècle. Les salles hautes, situées sous les combles, ont disparues au XVIIème siècle. La porte en arc brisé date du XVème siècle ;

le manoir de la Villeder ou Ville-Der (XVII-XVIIIème et XIXème siècles). Ce manoir relevait autrefois de l'ancienne seigneurie de La Villeder, qui possédait un droit de haute justice. La seigneurie est la propriété successive des familles Guillard (en 1340), Lézenet ou Lézouet (en 1580), Kermeno (vers 1648), Moro (en 1676), du Lys (en 1750 et en 1770), Boisbaudry (en 1843-1878) et Hecht (en 1984). La chapelle privée est dédiée à Sainte-Anne. Il subsiste une tour du XVème siècle, mais la demeure actuelle date du XVIIème siècle et a été restaurée au XIXème siècle. La grille d'entrée, en fer forgé, date du XIXème siècle. On retrouve le blason sculpté de la famille Boisbaudry sur la façade de l'édifice ;

le manoir du Val Néant (XVIIIème siècle). Siège d'une ancienne seigneurie possédant un droit de moyenne justice. Propriété successive des familles Néant (au XIVème siècle et 1520), Poullain de Pontlo (en 1608 et jusqu'à la fin du XVIIème siècle) et Le Douain ou Le Douairain ou Le Douarin (en 1760). Le manoir possédait autrefois une chapelle privée dédiée à Notre-Dame de Bonne-Nouvelle ;

la fontaine (1760). Elle abrite une statue de Saint André ;

le pont (1760) de treize arches, construit sur l'Oust par le duc d'Aiguillon. Il est remanié au XIXème siècle pour permettre le passage du canal de Nantes à Brest ;

le moulin à eau de Poulho, et les moulins à vent de la Villeder et de la Garenne ;

A signaler aussi :

la mine d'étain de la Villeder exploitée du temps des celtes et des romains. Réouverte en 1850, puis fermée en 1913 ;

la découverte au bord de l'Oust, en 1824, d'une lance antique en cuivre, lors du creusement pour l'établissement de l'écluse de la Ville-ès-Fils-Glins ;

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ANCIENNE NOBLESSE du ROC SAINT-ANDRE

Les seigneuries du Roc-Saint-André étaient :

1° Prassays, vers l'ouest, aux Lentillé dès 1615, puis aux seigneurs de la Villeder.

2° La Touche-Carné, au nord, haute justice, aux Carné en 1601, puis aux Rogier du Crévy ; on y voit encore une tour en 1891.

3° Le Val-Néant, au sud-ouest, moyenne justice, aux Néant en 1520, aux Poullain du Pontlo en 1608, et aux Douarain en 1760.

4° La Ville-Chevrier ou Cherouvrier, moyenne justice, à P. Audren en 1510, aux Mahieux en 1650.

5° La Villeder, à l'ouest, haute justice, aux Lézenet en 1580, aux Kermeno en 1648, aux Moro en 1676 et aux de Lys en 1770.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Le Roc-Saint-André. Le Roc-Saint-André dépendait autrefois de Sérent.

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