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REMUNGOL

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La commune de Remungol (bzh.gif (80 octets) Remengol) fait partie du canton de Locminé. Remungol dépend de l'arrondissement de Pontivy, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de REMUNGOL 

Remungol vient, semble-t-il, de « remed-holl » (remède).

Remungol est mentionné à partir du XIIIème siècle. En effet, en 1296, Henri Kergoët abandonne à Alain de Rohan, une rente qu’il perçoit sur les paroisses de Pluméliau, Noyal et Remungol.

Remungol uni à Moustoir dépendait autrefois du doyenné de Porhoët.

On rencontre les appellations suivantes : Remungol et le Monstoer (en 1448), Remungol (en 1464, en 1536), Rumengol (en 1477), Remingol (en 1481).

Note : Situé sur la route de Locminé à Pluméliau, Remungol est borné au nord par le Moustoir, à l'ouest par Pluméliau, au sud par Guénin et Plumelin, à l'est par Moréac et Naizin. En 1891, sa superficie est de 2698 hectares, arrosés en partie par l'Evel, et assez bien cultivés ; mais il y a encore beaucoup de landes. Le bourg est à 8 kilomètres de Locminé, à 29 de Pontivy et à 36 de Vannes. En 1891, la population est de 1422 habitants. Ni les Celtes ni les Romains n'ont laissé de traces sur ce territoire ; jusqu'à ce jour du moins on n'a rien signalé. Au VIème siècle, les Bretons s'y établirent et imposèrent à presque tous les villages des noms tirés de leur langue, comme Kergrois, Kergonan, Kerbelec, Cosquéric, Kergal, Kerascoet, etc... Leurs descendants parlent encore le breton. Remungol fut érigé en paroisse d'assez bonne heure, et se vit même annexer la petite paroisse du Moustoir. En 1273, le vicomte de Rohan acquit tout ce qui appartenait dans cette paroisse à Geoffroi de Lanvaux, et en 1296 il fit une acquisition semblable de Henri de Kergoet (Pr. I. 1029, 1118) (Joseph-Marie Le Mené - 1891). 

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PATRIMOINE de REMUNGOL

l'église Sainte-Julitte ou Sainte-Juliette (XVIème siècle), restaurée au XVIIIème siècle. L'église comprend une nef, un transept et un choeur à pans coupés. Le clocher, qui s'élève au Nord de la nef, semble remonter à la fin du XVIème siècle : c'est une tour carrée, massive et nue, amortie d'une flèche en ardoises. Le baptistère date de 1605. Le chœur très décoré et le retable datent du XVIIIème siècle. Le retable en bois sculpté date du XVIIIème siècle : la partie central représente le couronnement d'épines et les niches latérales sont occupées par les statues de saint Blaise et saint Pierre (Saint Nicolas se trouve au-dessus d'eux) ;

Nota : L'église paroissiale est sous le vocable de sainte Julitte, martyre. Les seigneurs de Kergrois avaient un banc sous la voûte, entre le chœur et la chapelle de sainte Marguerite ; ils avaient aussi une tombe prohibitive ; c'est là que voulut être inhumé Louis d'Avaugour, sgr. de Kergrois, suivant son testament du 18 janvier 1499 (N. S.). L'église actuelle est en forme de croix latine, avec des pans coupés au chevet et aux bras, et une tour carrée au bas de la nef. Les autels latéraux sont aujourd'hui dédiés au Sacré-Coeur de Jésus et à la sainte Vierge. Non loin de l'église se trouve une fontaine, surmontée d'un édicule en plein cintre, avec accolade et pignon à crosses et à chou, du XVIème siècle. Les chapelles publiques sont : — 1° Sainte-Anne, au village du Bâtiment, à un kilomètre à l'est du bourg ; il parait que le titulaire était autrefois le Saint-Sauveur ou la sainte Vierge. — 2° La Madeleine, au village de ce nom, à 4 kilomètres vers le nord-est ; il y avait là probablement, au moyen âge, des lépreux, puis des cordiers. Il n'y avait qu'une chapelle privée ; c'était celle de Saint-Julien à Kergrois. Le susdit Louis d'Avaugour y avait fondé son anniversaire, et avait donné aux moines de Lanvaux quelques dîmes en Remungol et en Moréac, à la condition qu'ils viendraient, tous les ans, célébrer cet anniversaire dans sa chapelle. Quant aux chapellenies, on en connaît deux : — 1. Celle de Kergrois, fondée par les seigneurs du lieu, mentionnée dès 1516, et desservie alors dans l'église paroissiale ; — 2. Celle de Saint-Julien, mentionnée également dès 1516, desservie alors à Kergrois et plus tard au Bâtiment, et présentée par les seigneurs. Les frairies étaient celles du bourg, de Castello, de Kerogard, de Penbo, de la Madeleine et de Bourgerel. Le recteur, à la libre nomination du pape ou de l'évêque, jouissait de la dîme à la 33ème gerbe sur ses deux paroisses ; mais il devait une rente ou pension annuelle de 12 livres au grand chantre de la cathédrale, et de plus payer un curé à Remungol et un autre au Moustoir. En 1756, son revenu net était évalué à 700 livres. Remungol dépendait du vicomté de Rohan, du doyenné de Porhoët et de la sénéchaussée de Ploërmel. En 1790, Remungol perdit le Moustoir, et fut érigé en commune du canton de Pluméliau et du district de Pontivy. Son recteur, J. A. Guégano, refusa le serment en 1791, partit pour l'Espagne en 1792 et mourut l'année suivante à Guadalaxara. L'intrus Cassac, qui avait pris sa place, fut tué par quelques chouans fanatiques. Pendant la tourmente, on vendit nationalement la chapelle du Bâtiment, ainsi qu'une maison et un jardin qui en dépendaient. De leur côté, les habitants, révoltés par la tyrannie des républicains, se soulevèrent en 1794, et fournirent de nombreux volontaires à la Chouannerie. Remungol passa en 1800 dans l'arrondissement de Pontivy et en 1801 dans le canton de Locminé. Lors de son rétablissement comme paroisse en 1802, il fut définitivement privé de son ancienne annexe du Moustoir (J-M. Le Mené - 1891).

la chapelle Sainte-Anne-du-Bâtiment (XVIIème siècle), située au village du Bâtiment. Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire sans caractère architectural, terminé par une abside à trois pans. Elle servait de lieu de rassemblement pour les cordiers de Remungol ;

la chapelle Sainte-Madeleine (XVIème siècle), reconstruite au XVIIIème siècle et située au village de Sainte-Madeleine. La chapelle abrite une statue de sainte Madeleine (XVIème siècle) ; 

la croix de l'ancien cimetière (XVIème siècle), située route de Plumelin. Le fût de la croix porte six têtes gravées ;

la croix de l'église (XVIème siècle) ;

l'ancien château de Kergroix (1840). La seigneurie de Kergroix ou Kergrois est la propriété de la famille Avaugour (en 1280), qui se fondra plus tard dans la famille Bellouan. Puis le château passe entre les mains de la famille Marchecoul et de la famille Lambilly (en 1651 et jusqu'au XIXème siècle). Il possédait autrefois une chapelle privée dédiée à Saint-Julien et restaurée en 1946. Ayant brûlé durant la Révolution, il sera reconstruit par Thomas Hippolyte, marquis de Lambilly et baron de Kergrois (1802-1876) vers 1840 ;

la fontaine Sainte-Julitte (XVIème siècle). Au centre de l'édifice se trouve une statue de sainte Julitte et saint Cyr ;

la maison des cordiers (XVIIème siècle), située rue du Bâtiment ;

une verrerie bâtie sur une ancienne forge de fer ;

A signaler aussi :

le camp retranché de Bourgerel (XIème siècle) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de REMUNGOL

Les seigneuries de Remungol étaient :

1° Le Breil, au sud-est, possédée en 1400 par Jean Le Godec, et plus tard par les Lentivy (ou Lantivy).

LE BREIL, écrit quelquefois Le Breuil. Terre et manoir nobles en la paroisse de Remungol, évêché de Vannes, appartenaient en 1448 à Jean Le Godec. Passés aux Lantivy par le mariage, avant 1513, de Jeanne Le Godec avec Jacques de Lantivy, seigneur de Kernazel. En 1666, la maison noble du Breil avec ses maisons, deux métairies, un moulin et autres dépendances, était affermée 500 livres. Le 1er septembre 1678, Gillette Abillan, veuve de Louis de Lantivy, seigneur de Talhouet, rendit aveu et dénombrement au Roi des manoir et seigneurie du Breil. Les Lantivy possédèrent le Breil jusqu'au milieu du XVIIIème siècle (Théodore Courtaux, 1899).

2° Kergrois, au nord, a donné son nom à une branche de la famille d'Avaugour, fondue plus tard dans les Bellouan ; en 1651 les Lambilly acquirent celle terre, qu'ils possèdent encore en 1891. Il y avait là, avant la Révolution, une verrerie qui avait succédé à une fonderie.

3° Kerveillo, vers le sud.

4° La Madeleine, au nord-est.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Remungol comptabilisés avec ceux de Moustoir-Remungol :

Guillaume LE GODEC (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Jehan GUILLART (50 livres de revenu), remplacé par son fils Eon : porteur d'une brigandine ;

Jehan de BELOUAN, sieur de Kergroix (700 livres de revenu), remplacé par deux archers, un coustilleur à paltoc et un page à lance ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Remungol comptabilisés avec ceux de Moustoir-Remungol :

Louis d'AVAUGOUR (400 livres de revenu), comparaît avec deux archers : Charles de Launay et Thebaud Poctoy ;

Eonnet GUILLART (400 livres), comparaît vêtu d'une robe, accompagné d'Allain Noguoreh vêtu d'une brigandine ;

Guillaume LE GODEC (400 livres de revenu), remplacé par son fils Nicolas : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Yvon GUELROULT : défaillant ;

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