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RELECQ-KERHUON

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La commune de Le Relecq-Kerhuon (pucenoire.gif (870 octets) Ar Releg-Kerhuon) fait partie du canton de Guipavas. Le Relecq-Kerhuon dépend de l'arrondissement de Brest, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE du RELECQ-KERHUON

Le Relecq-Kerhuon vient du breton « relec » (relique), de « Ker » (village) et de Huon (nom de famille, d'origine germanique).

Le Relecq-Kerhuon est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploubavas (Ploebeves). Relecq-Kerhuon est en fait un ancien village de Guipavas. Une chapelle y fut fondée, semble-t-il, par les seigneurs de Lossulien, plus précisément par Guillaume de Cornouaille, à son retour de la Croisade vers 1096-1145) "il y fut fondée au XIIème siècle une chapellenie d'un revenu de 66 livres, à charge de 90 messes basses par an" (voir acte de 1670) et dépendait autrefois de l'ancien évêché de Léon. 

Le Relecq-Kerhuon devient le 7 janvier 1869 le siège d’une paroisse constituée par les quartiers du Relecq, de Sainte-Barbe et de Camfrout. La chapelle de Camfrout est un prieuré de Daoulas : dans l'acte de fondation de l'abbaye de Daoulas ce prieuré est appelé "Hôpital de Treisquinet" (l'hôpital est mentionné en 1180). Le Relecq-Kerhuon est érigé en commune en 1896. On rencontre l’appellation Le Relec en 1544.

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PATRIMOINE du RELECQ-KERHUON

l'église Notre-Dame (1895-1898). Elle est consacrée en 1898. L'édifice comprend une nef de six travées avec bas-côtés et clocher encastré, un transept et un choeur, comprenant une travée droite et un rond-point de cinq arcades avec carole sur laquelle s'ouvrent trois chapelles rayonnantes. L'église abrite une statue en kersanton de sainte Anne et une Mise au tombeau de sept personnages du XVIIème siècle, restaurée en 1958. A signaler, que à l'extérieur de l'église, contre le chevet, se voit une croix de kersanton avec calice et les deux dates : 1589-1621 ;

Nota 1 : M. Cariou nous dit que cette chapelle fut fondée par Guillaume de Cornouaille, à son retour de la croisade (1096-1145), dans sa propriété de Lossulien. « Il y fut fondé une chapellenie d'un revenu de 66 livres, à charge de 90 messes basses par an. Ces renseignements sont puisés dans un titre de 1670 qui indique que la fondation a eu lieu au XIIème siècle ». Lossulien passa par alliances aux mains des Kerguern, Guengat et du Poulpry. En 1727, cette terre était possédée par Messire Michel-Corentin de Fleury, sieur de Lossulien, qui s'opposa aux prétentions de Louis-Gabriel-Michel, sieur du Deffais, recteur de Guipavas, qui se qualifiait également recteur du Relec et prétendait avoir des droits sur cette chapelle ainsi que sur celles de Sainte-Barbe et Saint-Laurent et Camfrout, que les seigneurs de Lossulien avaient fait bâtir pour leur commodité et celle de leurs vassaux. Dans un factum (H. 187) il se plaint particulièrement que le Recteur. « ait changé l'ordre de la procession du 15 Août, qui allait de Saint-Pierre à Notre-Dame du Run, pour se rendre à Notre-Dame du Relec ; qu'il a obtenu un bref d'indulgence pour la chapelle du Relecq et a suggéré (dans sa supplique) qu'elle était publique et fréquentée par un grand nombre de pèlerins. Il s'est saisi des clefs de la chapelle et empêcha les ouvriers du Sr. de Lossulien de changer ses bancs dans la chapelle, sous menace de coups de bâton, et fit enfin défense à un peintre de peindre la litre funèbre dudit Seigneur. On dit qu'un prêtre de la paroisse fit bâtir la croix de pierre qui est à quatre pas de la porte de la chapelle, que cela se voit par quelques lettres de l'alphabet distantes l'une de l'autre au pied de la croix ; mais aux pieds du Christ, on voit, depuis deux cents ans, les armes de Jasques de Guengat et de Madame de Poulpry, sa femme, un écu chargé de trois mains et un rencontre de cerf ». A ces allégations, le général répondit : Raisons mises en avant par l'avocat du général de Guipavas pour défendre les droits de la fabrique sur les chapelles du Rellec, Sainte-Barbe et Saint-Laurent contre le sieur de Lossulien : 1° Une croix distante de quatre pas de la chapelle du Rellec a été faite non pas par le seigneur de Lossulien, mais par missire Le Billant, prètre, en 1622 — Cette croix existe toujours. 2° Ce prêtre fit une fondation, à la même époque, à la chapelle du Rellec, et cette fondation est desservie encore aujourd'hui. — C'est-à-dire au moins en 1722. 3° Les anciens calices de ces trois chapelles portent des noms ou des dates qui ne sont point du fait du seigneur de Lossulien. Pour celui de Saint-Laurent il y est écrit, " en écriture bien antique ", qu'il a été donné par un nommé Gourvézent. Il y en a deux autres dans la chapelle de Sainte-Barbe, faits en l'année 1663, et sur un d'entre eux, il est écrit qu'il a été fait sur l'ordre de Claude Le Bris, alors marguillier de Sainte-Barbe. 4° La procession solennelle faite tous les ans, à l'église de Sainte-Barbe, par les paroissiens de Saint-Goueznou, le lundi de la Pentecôte. Conclusion. Nous reconnaissons au seigneur de Lossulien le droit de prééminence, même de fondateur sur ces chapelles, mais le droit de propriété prohibitive, non. « A proximité du manoir de Lossulien est une autre chapelle, dédiée à Notre-Dame, dépendante et à la présentation de l'abbaïe de Daoulas, possédée actuellement par le sieur de Kerbiquet, chanoine de la ditte abbaïe. — Pourquoi le sieur de Lossulien ne cherche pas à s'emparer de cette chapelle, plus proche de son manoir que celle de Saint-Laurent ? Il y aurait peut-être pensé s'il avait cru trouver aussi peu de résistance du côté des Jésuites du séminaire royal de la marine de Brest, auquel la dite abbaïe de Daoulas a été réunie... ». La chapelle du Rellec tombait de vétusté. Elle fut reconstruite du temps de M. Le Roux, chanoine de Léon et curé de Guipavas, de 1740 à 1741, peut-être ne fut-elle achevée qu'au commencement de 1742. Toutes les dépenses faites par Jean Le Roux, marguillier de Notre-Dame du Rellec, du 15 Août 1739 au mois de Septembre 1742, sont employées à la reconstruction de la chapelle, qui coûta 7.967 livres 7 sols. Les ressources pour cette reconstruction furent fournies : par le Trésor, 3.032 livres 16 sols ; par le seigneur de Lossulien, 1.500 livres ; par la vente des débris de l'ancienne chapelle, et surtout par les offrandes des fidèles, plus généreux que jamais durant ces années. A partir du 15 Août 1742, la messe, le jour du pardon, est chantée à l'intention du seigneur de Lossulien, et le marguillier pour cette messe donnait au prêtre un honoraire de 15 sols. En 1746, la foudre tombe sur le clocher, l'abat et défonce la toiture. Quélennec, maçon, reçoit 22 livres pour refaire le clocher. Le Goff, de Brest, fait le retable en 1747, et reçoit pour son travail 1.072 livres. Callac fait une statue en pierre pour la fontaine qui fut refaite è l'occasion de la reconstruction de la chapelle. Mesivin reçoit 415 livres pour peindre le retable (1750). Cette année, on refond la cloche (274 livres 2 sols 6 deniers), puis on en achète une autre plus petite. Pour le pain chant, le marguillier paie au bedeau : en 1735, 1 livre 10 sols ; en 1739, 3 livres ; en 1742, 6 livres. La chapelle du Rellec était de forme rectangulaire ; M. L'Hostis, en 1863, l'agrandit en y faisant faire deux bras de croix. Le 7 Janvier 1869, un décret impérial érigea en succursale la section de Guipavas dite Relecq-Kerhuon (MM. Peyron et Abgrall).

la chapelle de Lossulien (XVIème siècle), dédiée à Saint-Pierre. Il s'agit d'une ancienne chapelle privée de plan rectangulaire remontant en partie au XVIème siècle. La chapelle abrite une statue ancienne de saint Jean. Le coffrage d'autel ancien comporte un bas relief représentant saint Suliau ;

la chapelle Sainte-Barbe (1959-1991). Cette chapelle appartenait autrefois aux Récollets. Une baraque en bois, dénommée chapelle Sainte-Barbe, a servi au culte de 1952 à 1958. Cette chapelle en bois a été remplacée en 1958 par une chapelle construite au lieu dit Kervalous, sur les plans de M. Lafforest de Morlaix. Deux calices datent de 1663 : l'un des deux a été fait sur demande de Claude Le Bris, ancien marguillier de Sainte-Barbe ;

Nota 2 : Cette chapelle, qui a donné son nom à une partie de l'ancien terroir de Lannaërec, fut construite primitivement en bois, dans le XVème siècle, par les soins de la famille Caillart de Keraret, de Coatanguy. On peut croire que les Gourio du Refuge, qui habitaient le manoir de Lannaërec, ont contribué à cette édification et particulièrement à la reconstruction en pierres, vers la fin du XVIIIème siècle, par les soins de leurs héritiers, les Rosily. Les seigneurs de Lossulien y avaient droit seigneurial et possédaient auprès de la chapelle une cave pour distribution de vin le jour du pardon. Cette chapelle était bien dotée et avait un fabrique spécialement désigné pour la gouverner. « Le pardon y avait lieu le lundi de la Pentecôte, avant la Révolution. On y disait seulement deux messes basses et, l'après-midi, le clergé de la paroisse s'y rendait croix et bannières dans des étuis, d'où on les sortait, à la croix Penastreat. Des officiers et détachements de la Marine y étaient réunis, tambours et musique en tête, et la jonction de la procession de Gouesnou étant faite, on se rendait à la chapelle pour y chanter les vêpres, à l'issue desquelles la Marine donnait un goûter au clergé, au manoir de Lannaërec » (Cariou). En 1642, Jean Kerouanton (fabrique) donna 33 livres à Guillaume Guéguen par commandement du Sr. de Guengat, pour peindre les images de la chapelle de Sainte-Barbe, et pour sculpter sur les bancs les armes des seigneurs de Lossulien et du Cludou (H. 187). Un mariage y est célébré le 26 mars 1775 entre Honoré la Coste et Marie de Penmarc'h. Cette chapelle est vendue comme bien national sous la Révolution.

la chapelle du Carmel (1952). Le Carmel de Brest s'établit en 1948 dans la propriété dite du Prince Russe. La chapelle, construite sur les plans de M. Michel, est bénite le 8 décembre 1952 et l'autel est consacré le 25 juillet 1953 ; 

les anciennes chapelles de Relecq-Kerhuon, aujourd'hui détruites ou disparues : la chapelle de Camfrout (ancien prieuré de Daoulas), la chapelle Saint-Isidore (dite aussi chapelle Saint-Tridon), la chapelle Saint-Laurent (située jadis près du manoir de Camfrout ; un acte de 1507 en fait mention comme appartenant à Jacques de Guengat, sr. de Lossulien) ; 

Nota 3 : la chapelle de Camfrout était un ancien prieuré, au passage de Treisquinet, dépendant de l'abbaye de Daoulas, appelé « hôpital de Treisquinet » dans l'acte de fondation de l'abbaye, vers 1180. L'abbaye présentait à ce prieuré les titulaires, qui furent longtemps des chanoines de l'abbaye. Au XVIIIème siècle, les seigneurs de Lossulien usurpèrent ce droit de présentation. Voici quelques noms des prieurs : - 1485 : Christophe Kersulguen. - 1543 : Guénolé Keroulas. - 1557 : Charles de Kergoet, décédé. - 1557 : Hervé Cann. - 1577 : Hervé Rodellec. - 1598 : François Rodellec. - 1625 : Tanguy Jouan. - 1703-1725 : François Garnier. - 1725 : Jean Guillou. - 1743 : Pierre Boulic, décédé. - 1743 : Jean-Marie Golias. - 1754 : Grégoire Ansquer, clerc de Quimper, décédé. - 1754-1756 : Noël Auffret, chanoine de Daoulas. - 1756-1763 : Hervé Lélias. - 1763 : François Cazuc. - 1772 : Mathurin Antheuil.

la chapelle Funéraire de Rosalie Léon (1892) ;

la croix de Kerminihi (X-XIème siècle) ;

le calvaire de Penn-ar-Stréat ou Penarstréat (XVIème siècle ou 1661), situé au lieu-dit Kermadec ;

le calvaire de l'église Notre-Dame de Relecq-Kerhuon (1621). Le calvaire est restauré en 1902. Les armoiries sont de Guengat, seigneurs de Lossulien. Certains historiens prétendent que ce calvaire fut érigé par Missire Le Billant, prêtre. Le type de sculpture est de l'atelier du calcaire de Plougastel ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Kerjean (Moyen Age), la croix ou stèle du presbytère de Relecq-Kerhuon (Haut Moyen Age), la croix de Rubian ou Carmel (Haut Moyen Age), la croix de Sainte-Barbe (Haut Moyen Age). A signaler aussi la croix ou stèle de Rumen, aujourd'hui disparue ;  

le manoir de Lossulien (XVème siècle), propriété des familles de Guengat, Kergolay, Fleury, Kergroadès et Kerouartz (XVIIIème siècle). En 1536, Ollivier de Cornouaille, seigneur de Lossulien, était l'époux de Françoise de Lanroz. En 1727, le domaine appartient à Michel Corentin de Fleury ;

la fontaine Sainte-Barbe (XVII-XVIIIème siècle). On y voyait jadis une statue ancienne de Notre-Dame du Relecq ;

le presbytère (1870-1872) ;

l'ancienne maison des Kerhorres (XIXème siècle) ;

la maison Le Cosquer (1870) ;

le moulin blanc (1877-1883) ;

A signaler aussi :

le viaduc ferroviaire de Kerhuon (1863-1865) ;

la stèle du presbytère (âge de fer) située rue Abbé-Letty ;

le pont Albert-Louppe (1925-1930) ;

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ANCIENNE NOBLESSE du RELECQ-KERHUON

(à compléter)

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